De deux jours l’un

Locution que j’invente pour évoquer deux jours distincts comme un seul et unique…

Je parle bien sûr de deux jours d’écriture.

C’est toujours le Nanowrimo !

_ Quoi ? Encore ?

Bah oui, le mois d’avril n’est pas encore terminé.

_ Tu nous bassines avec ce défi depuis des mois ! Tu n’en as pas marre ?

D’abord, ça ne fait pas des mois, mais seulement quinze jours. Mais je conviens que ça peut paraître plus long avec le temps.

_ Comment fais-tu pour continuer, jour après jour, ce défi complètement dingue ?

Justement, depuis hier, j’ai un peu de mal. Je tarde de m’installer devant mon ordinateur. Je dors mal et je suis davantage tentée de poursuivre ma nuit, plutôt que d’écrire. Mais vois-tu, j’ai dit que j’y arriverais. Alors, aucune excuse bidon pour abandonner maintenant, si près du but !

_ Soit, c’est ton droit. Ton problème. Ta folie. Abrège un peu, veux-tu ?

En haut, nous avons une Corneille noire dans le brouillard. En bas, deux sternes différentes : la Pierregarin (plus petite) et Caugek (je crois)

Il y a une première fois à toute chose

13. Treize jours d’écriture. Toujours là. Vivante.

La meilleure façon de prédire l’avenir est de le créer. – Peter Drucker

Avec tout ce que j’ai écrit ce matin, j’ai choisi la case n°15 de mon tableau d’encouragement spécial « Nano ».

Si j’ai énormément de mal à écrire le soir, on peut dire que le matin – ou la fin de nuit, comme vous préférez – me réussit beaucoup. Surtout lorsqu’il s’agit du week-end !

Et, pour la première fois depuis que j’écris (notez que ça fait des lustres que j’écris), j’ai pleuré !! Oui ! J’ai pleuré en écrivant une scène. Milliard ! Que je suis sensible !

Mais revenons au début. D’abord, j’écris. J’écris, j’écris, j’écris. Puis, je me dis, « décidément, Cécile, tu ne t’en sors pas avec ce passage, tu t’éloignes de plus en plus du thème de ton histoire ». Je me parle souvent toute seule. Heureusement, c’est dans ma tête que je me parle. Je ne suis pas certaine que si j’oralisais à voix haute, mes enfants et mon amoureux apprécieraient. Il est toujours 4h30-4h50 quand je commencé à écrire. « Bon, c’est le Nano, le principal, c’est d’écrire. Tu corrigeras, modifieras après. » Après une bonne heure d’écriture, j’écris « Sa mère ouvre la porte. » Là, je décide de faire une pause. Car je ne sais pas très bien ce que je vais raconter :

  • quel genre de mère est-ce ?
  • y a-t-il quelqu’un d’autre dans la maison ?
  • qu’est-il arrivé à M** ? est-elle encore là ? partie ? blessée ? morte ?

Je me fais un petit chocolat chaud (très important le sucre quand on fait ce genre de défi, au diable le régime). Je réfléchis. Je joue à la portière avec mes chats, un qui rentre, un autre qui sort, un second qui rentre. Je réfléchis. Je bois mon chocolat chaud, hum, trop bon ! Stop ou encore ? J’écris encore ou je laisse à demain ?

À ce moment-là, j’avais dépassé les 20 K, c’est ce que je voulais. « Tu reportes le problème. Tu es toujours coincée dans ce passage. Sors de cette scène et avance dans l’histoire. »

Me revoilà pianotant sur le clavier de mon ordi préféré. Le jour se lève. Trois chats sur quatre sont rentrés. Les enfants dorment toujours. Leur papa aussi. Et là, pendant que j’écris, mes yeux s’humidifient. Je frotte mes paupières et … crotte de bique ! Je pleure ! Eh ben voilà, ça t’apprendra à t’embarquer dans des histoires pareilles. « Ressaisis-toi bon sang de bonsoir ! ». Tellement plus facile à dire qu’à faire.

Et donc ça : trois heures pour 3.300 mots d’écrits ! Et j’ai terminé, tant bien que mal, cette scène qui sort un peu de mon sujet principal de l’histoire.

Je peux en conclure que mon histoire fera plus que l’objectif initial que je m’étais fixée, à savoir 30 K. Sauf si j’ai une panne d’inspiration. Sauf si je suis malade. Sauf si … avec des « si », vous connaissez la chanson, on peut mettre Paris en bouteille :-)

Demain, je me fixe comme objectif d’intégrer des cochons volants dans mon histoire ! C’est le challenge du groupe des Nanobes. J’y ai pensé ce matin, et puis j’ai oublié. Les cochons se sont bien envolés et ont disparu de ma mémoire…

L’inspiration peut surgir à tout moment

Une heure d’écriture ce matin. Et quelle heure ! Quelle écriture ! Quelle inspiration !

Je viens d’écrire une scène qui n’était pas prévue. L’histoire prend un autre tournant. Mon héros, un jeune homme est tombé amoureux. Et ça fait mal. Ce n’est pas tout à fait une histoire d’amour ordinaire. Je n’en parle pas beaucoup, mais expliquer la situation, brièvement, m’a demandé deux pages A4. L’histoire de fond est mise entre parenthèse, le temps que mon héros retombe sur ses pattes, enfin sur ses deux belles gambettes.

Quatre heures après avoir écrit cette scène, après avoir conduit les enfants à l’école, après avoir fait un brin de ménage, je me pose pour faire ma petite photo : choix de l’oiseau, choix du petit mot d’encouragement.

Et ce douzième jour d’écriture, comme hier, correspond exactement à mon état d’esprit au moment où j’ai écrit ! Incroyable !!

J’ai fait trois petits tableaux :

  1. mon préféré : un spécial « encouragements » rien que pour ce défi
  2. avec des citations sur l’atteinte d’un objectif, un succès, un but atteint
  3. avec des citations sur l’écriture et l’imagination

Je vous laisse avec Monsieur Moineau domestique. J’ai encore du pain sur la planche.

Belle journée