Retour aux sources : L’Université Européenne d’Écriture

Il y a des lieux qui semblent faits pour accueillir nos silences.
Depuis quelque temps, le mien s’appelle mon bureau. Une pièce à part, un refuge, un entre-deux où la lumière peine à entrer, mais où mes pensées, elles, s’éclairent peu à peu.
Peut-être parce qu’ici, à l’abri du monde et sous le regard bienveillant de mes chats, je peux enfin écouter ce qui remonte de loin : les souvenirs, les élans d’autrefois, les envies de demain.
Ce texte est né là, dans cet entrelacs de passé et de présent, entre nostalgie et envie de recommencer à écrire.

Mon bureau, mon antre

Depuis un peu plus d’un mois, j’ai mon propre bureau. Une vraie pièce, entière, rien que pour moi.
Elle est presque comme je le veux, encore quelques détails à fignoler, peut-être un petit coup de pinceau si j’ai le courage, mais déjà, j’en suis très contente.

La pièce n’est pas très lumineuse, car c’est une cave aménagée. Avant nous, les précédents locataires, quelqu’un y dormait. Elle est un peu froide et humide, en contrebas du jardin.
J’ai une belle vue, un peu cachée par la terrasse qui prolonge la maison et assombrit le ciel. En contrebas, les buissons et les arbres remplissent la pente, comme une petite jungle.

Mais j’aime cet endroit. Il est calme, à l’écart du monde, un peu coupé du reste de la maison. Et surtout, j’y ai toujours un, deux ou trois chats pour me tenir compagnie.
J’ai même aménagé pour eux plusieurs coins pour dormir… au point qu’on pourrait se demander si c’est vraiment mon bureau ou le leur ! (rires)

Une nostalgie qui remonte du sous-sol

Depuis plusieurs semaines, je me sens nostalgique, peut-être mélancolique.
Je traverse une période émotionnelle un peu difficile, la faute à des souvenirs oubliés qui ont refait surface, comme des bulles venues du fond d’un verre de champagne. Ils m’ont déstabilisée, fragilisée.

Et voilà qu’aujourd’hui, en ce dimanche gris et pluvieux, au milieu de mon rangement, je tombe sur une farde bleue, fine, en plastique.
Sur la languette, une inscription :

“U.E.E. 2010-2011.”

L’Université Européenne d’Écriture.
Une session de plusieurs mois (un an ? je ne sais plus) sur l’écriture pour enfants, chaque samedi.

Souvenirs d’université… pas tout à fait comme les autres

De cette période, je garde peu de souvenirs précis. Je me rappelle pourtant la candidature, le CV à envoyer : tout le monde ne pouvait pas y entrer.
Moi qui n’ai pas terminé mes humanités, le mot université me faisait un peu peur.

J’aimais beaucoup le groupe, mais certains cours ou professeurs n’étaient pas du niveau que j’avais espéré.
Peut-être est-ce pour ça que cette période reste floue dans ma mémoire.
Mais, comme toujours, chaque expérience laisse une trace.

C’est là-bas, pourtant, que “Neige de Feu” est né.
Depuis sa mise en lecture libre sur Atramenta (juin 2012), ce texte est mon deuxième plus lu, avec 915 lectures et plus de 600 téléchargements !
Il vient juste après La coccinelle qui cherchait l’automne, publiée en novembre 2011, qui culmine à 1 235 lectures. (une comptine que j’ai volontairement écrit pour être imprimée au format kamishibaï, avec mes propres photos, et qui est passé en première position !)

C’est aussi le premier texte que j’ai soumis à la critique d’une IA (avril 2025).
J’en ai même parlé sur mon blog :
👉 Neige de Feu – Une histoire fantastique

Le feu de l’imaginaire… et la lenteur du présent

Ces derniers temps, j’ai besoin de revisiter mes anciens écrits, pour retrouver ce plaisir-là : celui de l’imaginaire, de la création spontanée, de l’élan.
Parce qu’aujourd’hui, ce feu s’est un peu éteint.

J’ai toujours mille idées à la seconde, mes idées “pop-corn”, comme je les appelle. Elles surgissent dans tous les sens : sur ma vie, mon travail, mes projets, ma maison, mes loisirs… Mais quand elles sont trop nombreuses, je me perds à les trier, à leur donner une priorité. Alors je stagne. Et cet état de lenteur, je le déteste.

Je suis impatiente et hyperactive, je le sais, j’essaie de me soigner… mais c’est difficile. Et dans ce contexte dépressif, imaginez l’intérieur de ma tête : un volcan en ébullition. Je m’en veux d’aller si lentement, de ne pas trouver l’élan, de renoncer à peine une idée née.

Retour à l’UEE : écrire en musique

Bref, je digresse, comme souvent.
Je suis partie d’un souvenir pour en raconter un autre, puis pour tenter de revenir au présent. Alors, si vous avez du mal à me suivre, soyez les bienvenus dans ma petite tête : j’ai moi-même du mal à me suivre par moments…

Mais revenons à l’Université Européenne d’Écriture. C’est là que j’ai découvert l’écriture en musique. Quelle expérience ! Entendre une même mélodie et, à partir d’elle, voir naître tant d’univers différents selon chacun.

C’est aussi là que j’ai commencé à écrire sur le thème de la peur, avec ma première nouvelle : Derrière la porte.
J’ai retrouvé deux versions imprimées que je vais relire… et je vous les partagerai bientôt. (si je n’oublie pas, si j’en ai encore envie…)

Les suites inattendues

Après l’UEE, je suis restée un temps en contact avec Laurence, une participante.
Elle avait créé des ateliers d’écriture mêlés à la cuisine.
Lors d’un de ses ateliers, j’ai écrit un texte érotique, mon premier et mon seul ! intitulé Melon et Cerise.
Vous pouvez aussi le lire sur Atramenta.

Et aujourd’hui…

Voilà, c’était un moment “souvenir”, un peu décousu.
Un moment de partage d’histoires, d’allers-retours entre passé et présent, entre lumière et brouillard.
Je crois que mon bureau de cave, avec sa pénombre et ses chats endormis, est le lieu parfait pour ce genre d’exploration.

Peut-être qu’en retrouvant ces traces, une farde bleue, une vieille université, quelques textes oubliés, je retrouve aussi des morceaux de moi.

À bientôt, pour de nouvelles aventures dans les limbes et labyrinthes de mes souvenirs.


J’ai volontairement laissé l’image de présentation générée par l’IA, car, pour une fois, elle a représenté quatre chats dans leur entièreté ! J’ai pourtant décrit avec détails mon bureau, mais finalement, l’image n’est pas mal, en dehors des incohérences (amusez-vous à les trouver)

Tortue dans le train, fourmi dans la ville

Tortue.
Carapace.
Lenteur.

Le train n’a rien d’une tortue. Il est rapide. Pressé.
Le train, pour moi, s’apparente à une torture : monde, foule, bruit, boucan, promiscuité, bousculade, visages fermés, écrans partout, frontières invisibles, vitesse imposée.
Tout ce que je déteste.

Le train.
Bruxelles.
Retour en arrière. Berceau de mon enfance. Nuisances. Souvenirs de violences.

Alors je me mets en mode tortue.
Je ralentis.
J’avance lentement.
Je rentre dans la gare comme je rentre dans ma carapace.

Je me coupe du monde, de la foule.
J’étouffe le bruit, le boucan.
J’agrandis ma bulle de protection.
Je solidifie mes épaules.
Je fuis les inconnus.
Je ferme les yeux devant les écrans lumineux.
Je trace les frontières à ne pas franchir.
Je respire.

Casque vissé sur les oreilles, une douce musique berce mon cerveau embrumé.
Je suis dans ma bulle.
Bien.
Confortable dans cette carapace personnelle, unique, sécurisante.
Une heure durant.

Je respire.
Je ralentis.
Je fuis le réel.

Bruxelles Midi.
Je sors du train.
Je quitte ma bulle.
Le monde me heurte aussitôt.
Foule grouillante. Coups d’épaules. Visages flous.
Je me faufile. Je glisse entre les corps.

Fourmi dedans. Tortue dehors.

Perdue dans les rues.
Paumée dans les travaux, par milliers.
Je tourne. Je cherche. Rien n’est plus familier.

Je respire. Mal.
Agressée par cette puanteur de pisse qui se déverse dans les recoins de la ville.
Narines inondées. Écœurée.

Fourmi dedans. Tortue dehors.

Et puis, enfin, une porte.
Ma destination.
J’y suis.
Arrivée.

Je respire. Mieux.
Je souris.
Victoire.

Souvenirs d’enfance, Bruxelles 1988-1990

Avec mon groupe d’atelier d’écriture, la semaine dernière, nous avons parlé de nos chers disparus. Que ce soit une personne de notre famille, une amie, un copain, un animal, j’ai invité les participants à se remémorer un souvenir gai avec la personne ou l’animal aimé et disparu. Ils étaient concentrés, ils réfléchissaient. Le principal était de nous présenter cette personne ou cet animal de façon à partager avec nous un chouette moment de complicité, d’amitié, de famille.

Et pour une fois, j’ai écrit avec eux. Enfin, de mon côté. Cet exercice m’a donné envie d’écrire davantage sur cette personne que j’ai connue et aimée comme ma grand-mère.

J’ai aimé écrire sur cette époque en me concentrant uniquement sur les bons souvenirs, les moments agréables. Je dois préciser, qu’enfant, j’ai subit un traumatisme, et que ma mémoire a d’énormes trous. Entre autres, je ne me souviens de rien ou si peu, d’avant mes 8 ans. Mes principaux souvenirs de ma petite enfance sont absents, et ceux que j’ai après mes 8 ans sont surtout liés à l’école. Entre 10 et 14-15 ans, beaucoup de tristesse et de douleurs.

Je commence donc ici, il y aura, peut-être, une suite.

1988 – 1990

La personne aimée et disparue. Je l’appelais Mona. Je l’ai toujours appelée ainsi. En réalité, son prénom était Yvonne. C’était une amie de la maman de mon papa. Je n’ai connu aucun de mes quatre grands-parents. Mon papa a, en quelques sortes, été élevé par cette amie de la famille. Mais petit, il ne savait pas bien prononcer les « V » et disait « M ». Yvonne est devenue Vona et puis Mona. Je l’ai toujours connue ainsi. C’était une personne intelligente, cultivée, respectée, volontaire. Elle avait un grand cœur, mais avait une santé fragile. Elle était grande et mince. Elle avec des problèmes aux yeux et n’entendait pas très bien.

Mona était une personne âgée. A l’époque, quand une personne avait plus de 60 ans, on disait qu’elle était âgée. Petite je lui donnais 80 ou 90 ans, alors qu’elle s’est éteinte sans avoir soufflé ses 75 bougies. En effet, je ne l’ai jamais vue courir et je la considérait comme ma grand-mère. Dans les faits, elle a été officiellement ma « tante », la seule figure féminine présente pour m’élever. Si elle n’avait pas été là, j’aurais dû aller en famille d’accueil. Début des années 80, en Belgique, quand un couple divorçait et que la maman n’avait ni revenu fixe ni endroit où vivre, le papa, seul, ne pouvait élever sa fille. Mes parents ont divorcé quand j’étais toute petite, vers 3 ans, je n’en garde aucun souvenir. Je veux dire que je n’ai en mémoire ni une vie de famille avec papa et maman ni moment de disputes ou instant douloureux où je pleurais.

Mona donc. Je passais chez elle tous mes week-ends, congés et vacances. Elle habitait en plein centre de Bruxelles, à deux pas de la Place de la Monnaie, dans un immeuble, au cinquième étage. C’était un petit appartement que nous partagions avec elle, Mona, qui dormait dans un fauteuil « genre » clic-clac, au salon; mon père, mon frère et moi dans une seule chambre. Au début, je dormais avec mon père. Vers 8 ou 9 ans, j’ai demandé à dormir dans le canapé qui se trouvait à l’arrière, dans la pièce où l’on mettait nos jouets, nos livres et la garde-robes de Mona. Ma chambre était ainsi à côté de la salle-de-bain.

L’immeuble avait un nom, il s’appelait « Monnaie Bulduing ». Il était situé à la rue Fossé aux Loups (Clic pour lire article sur Wikipedia). Il était en forme de U inversé. C’est-à-dire qu’il y avait plusieurs entrées au rez-de-chaussée. De mémoire, il y avait des magasins au rez-de-chaussée : un magasin de vêtements pour enfants, un café/bistrot ou restaurant, un ancien cinéma, un grand magasin de mercerie, un restaurant chinois ou vietnamien. Je dis bien je crois.

Durant les week-ends et les vacances, j’allais souvent faire du patin à roulettes dans la rue Neuve, qui était juste à droite. Les patins, à quatre roues, deux avant et deux arrière, ont été remplacés plus tard par quatre roues en ligne. J’adorais patiner. J’allais partout à patins. Même dans les bus !

A midi, nous allions faire nos courses dans le shopping de la Monnaie. La Poste était située à l’étage où nous y montions par des escalators. Au rez-de-chaussée du shopping, on allait chercher le pain et des revues à la librairie. Au sous-sol, un seul étage en-dessous du sol qui donnait accès aux métros, nous allions manger des sandwichs. Je prenais régulièrement un thon mayonnaise avec un sprite. Mona se contentait souvent d’un café. Elle buvait beaucoup de café. Au même niveau, il y avait une boucherie où je recevais souvent une tranche de saucisson, puis plus tard, une tranche de saucisson aux champignons. En face ou non loin de cette boucherie, j’allais chercher toute seule le ou les paquets de cigarettes de Mona : de longues Kent Doré. C’est au même niveau que j’aimais regarder la vitrine de plusieurs magasins : celui où j’allais plus tard acheter mon walkman après avoir économisé assez d’argent, mais aussi le magasin d’objets de décoration orientale en pierre, en verre, en minéraux.

Quand nous prenions le métro à cet endroit, il fallait encore pointer un ticket rectangulaire en carton, dans une machine qui découpait de petits carrés. Nous avions souvent des tickets avec 10 places. L’arrêt était De Brouckère.

Dans la rue Fossé aux Loups, il y avait une librairie spécialisée en voyage et en littérature anglaise. Je crois qu’elle existe toujours si je crois les photos des rues sur Maps.Google !! Si nous continuions un peu plus loin de cette librairie, nous prenions la première rue à gauche et là, nous arrivions sur la Place des Martyrs. C’est sur cette place que se trouvait une autre librairie où je me rendais souvent pour acheter les livres scolaires.

Durant le Carnaval, la fête se déroulait dans la rue. La circulation était ralentie voir arrêtée, rarement déviée. Du haut du 5e étage, depuis la fenêtre ouverte de la cuisine, j’aimais regarder le defiler passer et admirer la fanfare. J’avais déjà un peu le vertige, mais le plaisir de cet événement diminuait ma peur du vide.

Mona aimait écouter la radio et les disques vinyles. J’aimais écouter les histoires de Fox et Roucky sur un petit disque 45 tours. Ou celui des Trois petits cochons. Je me souviens aussi du disque et du livre accompagnant de Mary Poppins. Pour tourner les pages et suivre l’histoire, il y avait le son d’une petite cloche qui tintait. (Ou un autre son ?)

Avec Mona, j’aimais faire des puzzles. On les faisait, on les admirait, puis on les défaisait pour les refaire un autre jour. Je me souviens qu’elle a plastifié un puzzle qu’elle a accroché au-dessus de la porte d’entrée. Il représentait un violon en bois brun, et derrière lui, des feuilles de partition et des fleurs, des roses rose. Il devait être de 500 ou de 1000 pièces. Un autre puzzle était en cours sur le petit meuble du salon. Un Walt Disney : Les Aristochats.

Certains soirs, surtout les samedis, Mona et mon papa aimaient jouer aux cartes; je ne sais plus quel était le nom de ce jeu, mais je me souviens que mon papa jouait souvent « le mort ». Sur la grande table du salon, Mona était assise côté mur, face à la fenêtre et tout près de la porte qui donnait sur le couloir, lequel donnait sur la chambre des garçons, la toilette et la cuisine. Derrière Mona se trouvait un grand tableau représentant la ville de Bruxelles, un plan dessiné, avec certains noms de rues et de places.

Parfois, on allait au café sur la place de la Monnaie. Je jouais alors sur une machine où il fallait glisser une pièce de 20 francs belge pour pouvoir jouer une partie et tirer sur le bâton pour qu’il cogne sur un ressort et lance une bille de métal. La bille de métal rebondissait alors sur différents objets. Il fallait éviter que la bille ne tombe entre les deux barres. Barres que nous faisions bouger en appuyant sur des boutons. Barres qui propulsaient la bille en haut de la machine et qui, quand elle touchait le plafond ou un endroit bien précis, faisait « diling diling ». Une musique un peu forte nous disait quand on gagnait des points, ou à l’inverse, quand on en perdait. Quels chouettes souvenirs avec ces flippers !

Dans ma chambre qui était donc une pièce polyvalente, j’aimais lire les nombreuses bandes dessinées : Bob et Bobette, Boule et Bill, Le Scrameustache, Les Schtroumpfs, Popeye, Benoit Brisefer, Cubitus, Petzi, etc. Je pouvais parfois acheter moi-même les albums, avec de l’argent de poche ou parce que j’avais été sage, ou que j’avais bien travaillé à l’école primaire. J’allais donc à pieds me rendre dans la librairie du shopping de la place de la Monnaie. Je pouvais aussi acheter les magazines Pif et Hercule dans lesquels il y avait des jeux et jouets, des farces et attrapes.
Dans la chambre des garçons, il y avait aussi une petite bibliothèques avec des romans. Principalement de la collection « La bibliothèque rose » et la « Bibliothèque verte ». Je me souviens uniquement des Oui-Oui.

Les jeux électroniques ont aussi fait leur apparition fin des années ’90 (de mémoire). On a pu avoir Donkey Kong dans un jeu qui pouvait se fermer et s’emporter partout : une Nitendo Game & Watch (d’après une rapide recherche sur Google). Une Gameboy et une Gamegear (une Gameboy « horizontale » et en couleurs). Nos cassettes : Mario et Sonic.

La cuisine était assez grande pour que nous y mangions tous ensemble. La table était extensible avec des planches qui remontaient à l’horizontale et se fixaient en y glissant un pied en métal. On la repliait quand ne mangeait pas, elle prenait ainsi beaucoup moins de place. Je m’asseyais souvent sur un tabouret. Un tabouret spécial, car on pouvait soulever l’assise (une planche en bois avec un coussin en plastique cloué dessus) et dedans, j’y glissais tout un tas de choses, comme des magazines, des petits jouets, des trésors oubliés. Dans la cuisine, il y avait aussi un placard. Je ne sais plus ce qu’il y avait dedans, sans doute tout le matériel pour nettoyer l’appartement, matériel utilisé par une femme de ménage qui venait un jeudi matin sur deux, mais je me souviens que j’avais peur d’ouvrir la porte, car il y faisait sombre.

Des repas, je ne m’en souviens pas de beaucoup. Sauf de la blanquette de veau qui était délicieuse et dans lequel elle rajoutait de petites boulettes en plus des champignons et des carottes. Elle mettait un peu de citron dans la sauce. On la mangeait avec des pommes de terre cuites à l’eau. Elle préparait souvent aussi des puddings, ceux où il suffit de rajouter du lait à la poudre déjà toute faite et à mettre au frigo : vanille, fraise, chocolat et moka. Miam ! Mais je me souviens que mon père aimait particulièrement se faire une tartine avec de la mayonnaise et des oignons crus le samedi midi. (dans mes souvenirs, je pense que c’était même le matin, mais je trouve ça bizarre de se faire ça si tôt, je lui poserai la question la prochaine fois que je le verrai – rires).

Dans le couloir, il y avait un fauteuil carré, de couleur verte si je me souviens bien. En face de ce fauteuil, la porte d’entrée. A sa gauche, une armoire rectangulaire en métal sur lequel il y avait le téléphone, le vieux téléphone noir, avec son combiné et son cadran rond. A sa droite, la salle-de-bains. Je me souviens d’une grosse bêtise que j’ai faite : j’ai appelé en cachette les pompiers ! Cela m’a valu une énorme remontrance ! Je crois bien que c’était la première fois que Mona me criait ainsi dessus.

Chez Mona, je n’ai vraiment manqué de rien, je peux même dire, aujourd’hui, que j’ai été gâtée. Mona est décédée quand j’avais 13 ans. Une année charnière pour moi. Mais ça, c’est une autre histoire, plus triste, douloureuse, à laquelle, je n’ai pas envie d’y repenser.

Je ne veux garder que les bons souvenirs. Me plonger dans cette époque, avec elle, me donne du baume au cœur. Je suis entièrement d’accord avec cette citation. Mona était mon étincelle, mon soleil :-)

Quiconque a connu l’obscurité totale, verra dans chaque étincelle de clarté, un soleil. (Anonyme)

Voici ce que j’ai trouvé sur Google, aujourd’hui ! Parfois, comme cela fait des années et des années qu’elle est partie au paradis des gens aimés, et qu’on n’en parle plus beaucoup, plus souvent, j’ai l’impression qu’elle n’a existé que dans mes rêves…

« Mademoiselle », car Mona n’a jamais été mariée, n’a pas eu d’enfants biologiques. Si ma mémoire est bonne, je crois qu’elle a été fiancée, mais que son amoureux a été tué lors de la deuxième guerre mondiale. Ma maman pourra peut-être m’éclairer sur ce point ;-)

Des carnets faits mains en Belgique

En novembre 2020, je vous ai déjà fait part de la découverte d’un artisan : Luis, de Marujito Books.

Et bien, j’ai récidivé en passant une nouvelle commande chez lui ! Ses carnets sont tellement beaux et de belle qualité que je n’ai pas pu résister. Malgré mon écriture que j’estime pas très jolie, j’ai quand même écrit sur ces pages :-)

J’ai actuellement 3 carnets :

  • petit carnet A6 pour m’autoencourager et me montrer que la vie est belle et qu’il faut toujours voir le bon côté des choses
  • un carnet A5 que j’ai baptisé « Carnet créatif, grimoire de mes rêves »
  • un carnet A5 consacré au Japon, ses contes et légendes, ses livres, ses traditions, ses vêtements, sa vie, sa nourriture, …

Projet pour les autres carnets :

  • un autre carnet A5 pour les articles, dessins et livres (mangas et romans) sur le Japon, car le 1er est presque déjà rempli !
  • un carnet A5 (ou deux) sur les livres lus pour lesquels j’ai eu un coup de cœur. Je vais y mettre une photo de la couverture du livre, des mots et des images (dessins ou images libre de droit trouvées sur la toile).
  • un carnet A5 pour les contes que j’aime beaucoup et que j’aimerais partager de vive voix (à bas le trac de parler en public – rires). Contes connus ou publiés ou que j’aurais écrit de mes petites mains.
  • un carnet A5 garder une trace des comptines que j’adapte et transforme dans un format style kamishibaï-à-ma-sauce. C’est-à-dire que je garde les paroles (version que je préfère), auxquelles je rajoute une/des image/s, un volet à ouvrir, une page à déplier, etc. Utiliser des images et du papier & carton pour lier un mot à une image, tout en apprenant à manipuler du papier. Ceci dans le cadre de mon activité bénévole de papoteuse dans une crèche de ma région.
    J’en avais déjà fait il y a deux ou trois ans environ. A lire ici ou ici.

Ci-dessus, ma jolie collection de carnets. J’aime admirer les reliures, toutes différentes et faites avec beaucoup de précisions. Tous ces carnets sont de véritables œuvres d’art.

Si vous aussi vous souhaitez avoir ces magnifiques carnets, n’hésitez pas à contacter Luis, il vous enverra des photos de tout ce qu’il peut réaliser, vous aurez l’embarras du choix :-)

Retrouvez sa bannière dans la page « du côté de mes amis »

Textile Witlove, bruxelles

Voilà, comme promis, je vous parle de la nouvelle entreprise de mon amie Teresa : Witlove.

Witlove, c’est un concept bruxellois. Des textiles et autres produits made in Belgium qui met en avant notre belgitude, nos expressions, notre humour, nos produits locaux, etc.

Avoir la fritte, c’est bien de chez nous, hein :-) Et je n’ai pas pu passer à côté de « Raconte-moi des salades », en sac tissu et en un superbe tablier. Car oui bien sûr, il fait – pour moi – référence à mon dernier recueil autopublié : Raconter des salades… de contes !

Cette phrase, ce dessin et ces contrastes m’ont littéralement fait krieker :-)

Nous avons donc du tissu de qualité, des couleurs impeccables – brun foncé pour le tablier et noir pour le sac – qui font ressortir la salade et le texte. Le tablier est bien long et, pour la toute première fois, tou-toute première fois, j’ai joué au mannequin pour vous.

Blaise présente sa BD : L’empoté

Voici une BD originale : Les aventures mobiles et immobiles de l’Empoté.

J’ai découvert cet illustrateur, Blaise, grâce à la créatrice de Witlove : Teresa Oger. C’est lui qui fait les visuels pour cette nouvelle entreprise textile Bruxelloise ;-) J’y consacrerai un autre article aussi, car j’ai le bonheur d’avoir chez moi des produits de chez elle aussi !

Donc la BD :-) Très beau produit de qualité, avec une couverture en dur et du papier épais, doux et agréable au toucher. C’est vraiment un livre-objet. Un livre, plus qu’un livre. On y découvre au début la naissance, l’idée de ce projet. Lors du 1er confinement en Belgique, les idées ont fusées et quelle belle naissance ça a donné ! Et puis, il y a des histoires, de nombreuses histoires, des histoires généreuses, souriantes, surprenantes, aimées. À la fin, il y a l’histoire de la BD, son projet, ses idées. La rencontre entre deux univers, entre deux personnes qui ont permis de concrétiser bien des choses. Et encore des histoires, racontées, écrites, partagées, échangées. Quelle belle relation, trait-d’union : love :-)

C’est presque une BD sans texte, presque. On suit les aventures, réelles et imaginaires, d’un homme : l’Empoté. Un personnage qui ne peut se passer de son pot. Normal, il est né dans un pot, il a grandit, évolué, mûri. Les techniques y sont diverses et variées, mais l’humour prend une belle place.

Ce que j’ai préféré ?

  • l’humour
  • les dessins des animaux, car j’adore les oiseaux (surtout les oiseaux)
  • les couleurs et les dessins
  • la combinaison des dessins colorés sur fond de photo en noir et blanc : j’adooore l’effet, genre 3D, plus vivant, contrasté
  • ma dédicace, extraordinaire, magnifique, belle, j’adore, j’adore, j’adore

Se défendre bec et ongles

Savoir se défendre bec et ongles… je crois que ces piafs-là n’ont aucun soucis de ce côté haha

Je crois que la photo parlera à De bec et de plumes  :-)

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Alors, on sait ce que c’est ?  Non loin de mon boulot, à Bruxelles, en sortant de la gare… pas farouches du tout.

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Photo pas de top qualité mais prise avec zoom de mon gsm…

Sacré bec, n’est-ce pas ?