Extrait de sagesse : l’art de ronronner (fin)

Derniers extraits que je souhaitais partager avec vous  :-)

(…) il peut être utile d’avoir des buts. Une raison d’être. Mais nous ne devrions jamais croire que notre bonheur dépend de leur réalisation.

(…) La période préobjectif, le sentiment positif que les gens ont en travaillant à l’atteinte d’un objectif, est plus intense et plus durable en termes d’activité cérébrale que la période postobjectif, laquelle débouche sur une sensation de libération de courte durée. Le parcours (pour atteindre l’objectif) est vraiment plus important que la destination.

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Le chat du dalaï-lama et l’art de ronronner

art de ronronner chat du dalai lamaVoici le livre que je viens de terminer… je crois que je m’en souviendrai toute ma vie, car la coïncidence a voulu que je le commence il y a 2 semaines environ et que je le termine après le décès de mon chat Chouna… Ce livre parle d’un chat, bien sûr, mais pas n’importe lequel : celui du dalaï-lama ! Un roman plein de sagesse, de conseils, de bonheur. Un vrai plaisir de lecture malgré ce qu’il s’est passé avec Chouna.

Voici ce qu’il y est écrit sur le dos du livre :

« Quand un adorable petit chaton recueilli par le dalaï-lama vous raconte ses aventures en vous transmettant de magnifiques leçons de sagesse, c’est original et inspirant » (Nicole Korchia, Femme Actuelle)

Notre chaton a grandi, et reçoit de nouvelle leçons de sagesse du dalaï-lama et des moindes de Dharamsala.

Comment trouve-t-on le bonheur profond
qui vient du cœur,
et vous fait ronronner ?

De toutes les questions que l’on se pose, c’est la plus importante, car nous sommes tous à la recherche du « bonheur »… Notre esprit n’est-il que notre cerveau ? Comment fonctionne l’intuition, et quelle est la nature de nos pensées ? Comment s’ouvrir à l’amour et faire confiance à la vie ? Et enfin quels sont les secrets qui conduisent à une paix intérieur plus grande ?

Apprendre à calmer son esprit grâce à la méditation, pratiquer le lâcher-prise et être plus dans l’instant présent, ne pas juger mais accueillir ce qui est : voilà les découvertes que fera notre chat malicieux…

David Michie est spécialiste du bouddhisme et de la méditation de pleine conscience. Il donne des conférences sur ces sujets dans le monde entier. Il est l’auteur du Chat du dalaï-lama. »

J’ai commencé par le deuxième livre… ce n’est pas grave, c’est juste que je découvre un chat déjà adulte… un roman qui m’a fait beaucoup réfléchir et dont je vais partager avec vous quelques extraits dans les jours qui viennent.

Ce livre a été traduit par Martin Coursol.

 

Un conte, un stage pour conter, une histoire, des rencontres…

Le week-end dernier, j’ai eu le bonheur, le plaisir, la joie d’avoir mon 1er stage d’initiation aux… contes ! Eh oui ! Après l’envie d’écrire de petites histoires, je sentais qu’il était temps pour moi d’essayer la technique du conte. Transmettre, partager, donner du rêve, du voyage le temps d’une histoire contée… cela m’a toujours fascinée. Et puis, il faut bien l’avouer, mes enfants me demandent régulièrement de leur conter une histoire plutôt que de leur en lire une, le soir, lors du rituel qui prépare au sommeil. Ils ont beau être plus grands, eux comme moi, apprécions ces moments de tendresse, de partage, de rire, d’émotions.

Il me fallait choisir un conte… mais lequel ? Hésitante, j’ai lu à mes enfants ceux que je préférais et ils mettaient une « note » sur chacune des 6 histoires que je leur racontais/lisais. Finalement, nous avons choisi : Le plus malin des lionceaux. Cette histoire, ce livre, nous l’avons depuis plus de 10 ans. Ce n’est pas un conte traditionnel, mais Anne Lamy l’a écrit de telle façon qu’il passe très bien pour tel !

le plus malin des lionceaux

Grâce à la formatrice, qui est un peu fée, un peu magicienne, il faut bien l’avouer, grâce à mes enfants qui m’ont fait répéter et bien sûr grâce à cette belle histoire d’Anne Lamy, je n’ai presque eu aucune difficulté à conter oralement cette histoire devant notre groupe composé de 6 adultes.  C’était la première fois que j’osais raconter une histoire avec ma voix, avec mes gestes, avec mes yeux, mon sourire, mon visage et tout mon corps entier.

Que dit cette histoire, ce conte ? Ce n’est pas parce qu’on est le plus petit lionceau d’une fratrie qu’on ne peut pas remporter le trône et devenir ainsi le plus courageux de tous les petits lions de la savane.

Normalement, avec ce livre, cette série éditée en 2004 par les éditions Hachette, il y a un cd avec la voix de Marlène Jobert qui raconte l’histoire. Petits, mes enfants écoutaient les cd’s, après mon passage et ils s’endormaient avec les deux versions de l’histoire :-)

Aujourd’hui, ils n’écoutent plus le cd, mais ils m’encouragent à raconter d’autres histoires « comme celle du lion le plus malin », avec ma voix, mes gestes et ma « mise en scène ».

Conter une histoire, c’est fantastique. Offrir un petit bout de plaisir, écouter, regarder, s’émerveiller, s’étonner, sursauter, s’esclaffer, se marrer, sourire, faire pétiller des yeux… c’est du bonheur, c’est une découverte, c’est à… refaire !

Je dois énormément mon plaisir de cette découverte à la formatrice/conteuse/passeuse de rêve : Chantal Devillez. Ces instants passés ensemble durant 2 jours n’auraient pas pu se faire sans tout le groupe, tous les participants présents : 6 personnes bien différentes, mais tellement intéressantes avec leurs univers riche et particulier qu’elles ont bien voulu partager avec moi, avec nous : Véronique, Sabrina, Sarah, Nancy et Pierre. Enfin, bien sûr, je n’aurais pas pu trouver la confiance en moi pour réaliser cette « prouesse », sans l’auteure de l’histoire : Anne Lamy. Un petit échange avec elle m’a suffit de comprendre qu’elle n’a pas fait qu’écrire un texte, elle lui a donné vie et elle l’a aidé à grandir afin qu’il puisse toucher autant de petits que de grands cœurs tout au long de son chemin, et bien au-delà encore.

Durant 2 jours, j’ai entendu plusieurs conteurs et conteuses, les invités, les professionnels, la formatrice, mais aussi nous, les apprentis conteurs déjà passeurs d’histoires et d’émotions !

Merveilleux – Magique – Étonnant – Incroyable -…

que des mots forts et positifs, énergisants, encourageants que je ne peux vous cacher, qui ne demandent qu’à être partagés.

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Texte pressé avant de dormir

Alors que je n’ai plus écrit grand chose de créatif ces derniers temps, voilà qu’un soir caniculaire, alors que le soleil est déjà couché, mais que le thermomètre affiche une température supérieure à 28 degrés dans la chambre, les mots ci-dessous sont venus me surprendre par leur vérité et intensité.

Mon licenciement n’est que l’enveloppe du cocon dans lequel une profonde tristesse s’est installée en chrysalide.

La nymphe, ce sentiment que l’on nomme bonheur, a émergé un jour de soleil.

Ma chenille de mauvaise humeur fabriquait sa réserve de larmes pour inonder mes joues épuisées par des jeux de sourires figés depuis trop longtemps.

Aujourd’hui, mes yeux pétillent d’une liberté retrouvé.

Légèreté.

La clé du bonheur (5 et fin)

— Voici la clé de ton bonheur, lui dit Iris sur le ton de la confidence en pointant le doigt sur la feuille morte qu’elle a replacée pour faire croire à la fleuriste qu’elle n’y a pas touché.

Myosotis roule des yeux, ne voit rien de particulier et commence à perdre patience : elle n’aime pas ce ton rempli de sous-entendus que la fée a utilisé. Comme si la réponse était là sous les yeux et qu’elle n’a jamais été capable de le voir.

— Je ne vois rien. Il n’y a aucune clé, tu me fais marcher et je n’aime pas ça, lui reproche-t-elle en croisant les bras.

Iris réalise à quel point la fleuriste est triste et désespérée. Elle est aveuglée par la colère, à un point tel qu’elle prend tout au pied de la lettre.

— Bien sûr, il n’y a pas de clé à proprement parler. Je voulais dire que nous pensons avoir trouvé une partie du mystère qui t’empêche de sourire à la vie. Regarde cette feuille morte, la vois-tu ? Qu’en penses-tu ?

La fleuriste ravale un sanglot, réfléchit à toute vitesse, et lâche d’une voix tremblotante :

— Il n’y a plus aucune feuille sur un arbre, nous sommes en plein hiver malgré des températures très douces pour la saison. Cette feuille ne devrait pas être là…

— Tout à fait exact ! s’exclame Iris. Donc si elle est là, c’est qu’elle a quelque chose à te dire… rapproche-toi d’elle et examine-la plus attentivement. Quand je parle de clé du bonheur, il faut comprendre que la solution est là.

Myosotis s’approche davantage par curiosité que par certitude. Elle a raison, il n’y a plus de feuille sur les arbres. Comme tout ceci est étrange ! Une petite bise l’accompagne sur le chemin de la vérité. Le vent qui souffle à présent est aussi doux que les températures du jour, et ce malgré la froidure qui va s’abattre, plus tard, dans la nuit. La fleuriste s’accroupit comme l’ont fait nos amis un minute plus tôt. C’est à cet instant que le soleil décide de jouer à cache-cache. Un rayon arrive entre les branches du noyer et vient illuminer la feuille morte. La fleuriste découvre par transparence l’image d’une clé un peu particulière ! Puis, le soleil disparaît derrière un nuage et la vision de la clé se volatilise aussitôt. Le temps s’est arrêté. La fleuriste ne bouge pas d’un centimètre et garde la position qui devient vite inconfortable. Iris et son compagnon se regardent et pensent passer à côté de quelque chose car eux n’ont pas vu le jeu de lumière qui s’est joué là juste sous les yeux de Myosotis. Puis, tout là-haut, le nuage passe. Le soleil revient. La clé réapparaît aussi, en ombre chinoise, sur la feuille morte du noyer. Alors la fleuriste, aussi délicatement que possible, soulève la feuille et découvre une tige avec une fleur esseulée de myosotis ! Surprise doublement, et par la présence de cette fleur, de SA fleur, ici, et par la disparition du dessin de clé. Elle repose aussi vite la feuille sur la fleur et la magie recommence. Par quelque effet d’optique ou de lumière et de coïncidence, notre Myosotis perçoit à nouveau la silhouette éphémère d’une clé, une vraie clé avec une tige, une sorte d’anneau végétal et même des formes qui ressemblent étrangement à des rouets destinés au moule d’une serrure particulière… cette serrure, son image vient percuter les idées de notre fleuriste aussi soudainement qu’une idée jaillit de notre tête.

« Mais oui ! Bien sûr ! La petite fleur, la clé, c’est moi et la feuille du noyer, la serrure, c’est mon ami le Journal que j’ai mis de côté ! L’un ne va pas sans l’autre. Nous sommes unis comme les deux doigts d’une main, nous sommes les meilleurs amis, nous sommes inséparables ! » pense-t-elle.

Notre fée, son ami et sa conseillère essayent de percer les pensées de Myosotis. Iris voit aussi dans la présence de la petite fleur bleue, la jeune fleuriste, elles portent le même nom, c’est facile à deviner. Myosotis a donc la solution en elle, ou avec elle, mais Iris n’a pas encore tout deviné. Elle ne sait pas que le meilleur ami de la fleuriste, c’est un journal où elle note toutes ces idées, tous ses sentiments et tous ses secrets.

Myosotis redépose la feuille sur la fleur. Elle est souriante, lumineuse. Elle se dirige vers la cabane avec une idée précise. Elle en ressort tout aussi vite avec son journal entre les mains et déclare :

— Mes amis, je vous présente Monsieur Journal, c’est mon ami, mon meilleur ami. On s’est disputé, c’est pour ça que je ne vous l’ai pas présenté, j’en suis désolée. Je réalise maintenant queje lui demandais de résoudre tous mes problèmes alors que c’est moi qui avais la solution.

— Tu crois que c’est lui qui a saccagé ton carré de muguets ? Lui demande alors le papillon d’un air étonné.

Myosotis ne répond pas tout de suite, car Iris lui demande de regarder discrètement sur la tranche de Monsieur Journal… une belle tache, couleur chocolat, s’étale jusque sur l’arrière de la couverture. Il n’y a donc aucun doute sur le rôle qu’il a joué, mais la fleuriste répond quand même :

— Je ne sais pas, peu importe celui qui a fait ça, j’ai enfin trouvé ma potion magique pour innover mes bouquets de fleurs. En été ou en hiver, j’ai chez moi tout ce qu’il vous plaira !

Ce slogan, Myosotis va l’afficher tout en haut de sa porte d’entrée. Sur cette nouvelle pancarte, sont dessinées des fleurs uniques, petites, parfois fanées mais toujours colorées et parfumées. Elles sont enrobées d’une feuille morte ou de deux ou de trois… Trempées dans une sorte de colle naturelle et transparente, les feuilles mortes se transforment en support magique, solide mais pas rigide, noir, jaune ou brun, idéal pour faire ressortir les petites fleurs qui ont peur du froid et même les plus grandes qui ont une tendance à pencher sur un côté. Et grâce à la forme que la fleuriste leur donne, ils gardent le parfum de la fleur bien plus longtemps !

— Bon, et bien, mon ami… nous devons repartir. Je crois que Myosotis a trouvé sa clé du bonheur, claironne Iris en faisant quelques petits pas de danse tellement elle est heureuse de voir la fleuriste épanouie.

La clé du bonheur (4)

Chapitre 2

La visite du jardin est précieuse. Iris et son papillon observent tout avec grande attention. Il est vrai que ce jardin ressemble un peu à celui d’Iris, autrefois, quand Monsieur Boudin ne se sentait pas bien. Aussi discrètement que possible, nos deux compères regardent discrètement chaque coin et un regard échangé leur permet de comprendre le nœud du problème.

Le papillon, tout beau, tout blanc, pose sa question avec un accent charmant :

— Myosotis, tout se passe bien avec les voisins ? Il n’y en a pas un qui est jaloux de toutes ces belles fleurs, de cette explosion de couleurs dans ton jardin ?

La fleuriste trouve cette question étrange, car jamais personne ne lui a fait la moindre remarque, pas même un voisin car tous profitent de son superbe jardin.

— Non, j’ai d’excellents contacts avec eux, répond-elle d’un ton très sérieux.

À ces mots, la coccinelle s’envole pour se poser plus loin, à l’entrée de la cabane où Myosotis travaille. Tout de suite, Iris et son ami y découvrent là un signe. Ils demandent à leur hôte s’il leur serait possible de visiter la cabane en bois, tout là-bas.

Chemin faisant, Iris se demande qui pourrait faire du mal à cette fleuriste bien sympathique ? Tout à coup, la coccinelle virevolte au ras des pâquerettes et notre fée manque de peu de l’écraser. Elle s’arrête tout net, observe sa conseillère et tente de donner un sens à ce vol en zigzag.

— Oh ! Eh ! Wouah ! Du calme belle conseillère, tu voles trop bas pour moi, je ne peux pas lire ton message, aide-moi à l’interpréter !

Le petit insecte s’arrête. Il souffle un peu et sautille sur une toute petite fleur bleue. Enfin, la fleur est cachée sous un tas de feuilles mortes, si bien qu’Iris ne comprend pas tout de suite le message codé. C’est son compagnon, le grand, le majestueux papillon qui lui révèle la solution. Dès qu’il vient se poser à côté de la fée il fait s’envoler le petit tas de feuilles. Iris s’accroupit et soulève le coin de la dernière feuille restée couchée, pour découvrir une splendide fleur, une seule, minuscule mais oh combien extraordinaire ! Une fleur qui d’habitude se retrouve en grappe avec d’autres, une fleur qui a toute sa raison d’être ici, une fleur commune, mais qui, par sa seule présence ici donne toute son importance.

Grâce à la coccinelle, grâce à son ami aussi, Iris est sur le point de découvrir le fin mot du mystère qui empêche notre délicieuse fleuriste d’être heureuse et joyeuse. Elle attend que Myosotis arrive à son niveau pour lui prendre la main et l’emmener vers la réponse à son destin.

LIRE LA SUITE et FIN ici

Orange bonheur

Prenez une orange, un peu de bonheur, mélangez le tout et vous obtiendrez un texte comme celui-ci… ou un autre, si cela vous tente.

L’âne qui finissait ses jours était couché dans la grange. Il était grand et vieux. Tout de brun vêtu, il aurait pu passer pour un âne ordinaire, sauf qu’à la place de ses oreilles, se dressaient deux nageoires ! De sa naissance et jusqu’à son sixième anniversaire, personne n’avait compris pourquoi cet âne aimait tant l’eau. Il pouvait passer des heures dans la rivière, sans jamais refroidir, se lasser, se blesser ou boire la tasse. Au début, ces excroissances auraient pu passer pour des oreilles un peu bizarres, mais plus il grandissait, plus elles se développaient ! Si bien qu’à sept ans, quand la croissance de l’âne était terminée, il avait sur la tête des ailes de poissons si grandes que s’il n’était pas si gras, il aurait pu s’en servir pour voler dans les airs ou nager dans la rivière. Il ne savait même plus comment les ranger. C’était le Jumbo de la prairie.

Et Jumbo avait d’autres particularités : il aimait trotter dans une flaque de boue au citron,  se rouler en plein sur des brins de muguets, et faire des nœuds dans les carottes rien qu’avec sa langue ! Ah ! Notre Jumbo, c’était un sacré numéro. Et en ce moment, il est sûrement occupé à transmettre sa recette du bonheur à ses nombreux petits enfants.

JAMADROU a joué le jeu, elle a écrit un poème avec mes 18 mots ! clic ici, et découvrez son beau poème. Merci Jamadrou.