La poule du loup, jeu d’écriture

Devoir n°4 de mes cours d’écriture créative par correspondance. En partant des mots tourisme et bleu (mélangez les lettres, et vous obtiendrez d’autres mots… jouez avec ces mots et d’autres qui vont avec), écrivez un texte.

Un jour, un loup ordinaire se trouva seul devant un miroir. Il avait déniché l’objet dans la forêt des rêves bleus, abandonné à son triste sort. Ce loup avait faim et il venait de mettre ses chaussures, après son pantalon et sa chemisette, quand une idée extraordinaire lui était venue à l’esprit. Il toisa le miroir, se lécha les babines, puis dit d’une voix remplie de rimes :

« Miroir ! Oh ! Mon beau miroir, dis-moi où puis-je trouver une belle poule en ce beau soir ? Se cacherait-elle parmi la foule ? »

 Le miroir, contrairement au loup, n’était pas un miroir ordinaire. Il était magique, et aussi un peu moqueur.

Il brilla de mille éclats et lui répondit :

« Une poule tu veux, une poule tu auras. Je te conseille de marcher dans les bois pendant une heure, tu devrais y croiser, tout près d’une lueur, une belle poule.»

 Le loup qui avait une grande faim ne prit pas même le temps de remercier le miroir et s’en alla dare-dare dans la forêt. Il y marcha une heure durant, puis comme le miroir l’avait prédit, il trouva une lueur. À une longueur de queue, un animal de gros gabarit lui tournait le dos. Si c’était là sa poule, elle allait pouvoir lui donner à manger dix jours durant ! Elle était toute noire et plutôt poilue, mais cela ne dérangeait pas notre loup ordinaire. Il mangeait des poules de toutes sortes, de toutes tailles, de toutes les couleurs.

Il prit alors la position du chasseur. Il allait bientôt fondre sur elle, s’imaginant la morsure fatale qu’il allait infliger à sa proie, quand tout à coup, la poule se tourna et dévoila son visage. En plein saut, le loup s’étonna : ce n’était pas une poule, c’était sa poule, enfin sa compagne, sa femme quoi, son amour, sa fiancée si vous préférez !!

Comprenant que le miroir l’avait dupé, le loup sauta dans une voiture pour lui briser le reflet. Grâce au véhicule volé, il avança rapidement. Affamé, et énervé, il ne fit pas attention à la route qui était verglacée. Sa voiture glissa et

il ne put éviter un nid de poule aussi gros qu’un nid d’aigle ! Un instant, le loup crut qu’il allait avoir des omelettes au menu, mais quand il se rendit compte que le nid n’était pas un vrai, mais un trou dans la chaussée, il enragea de plus belle, sortit de la voiture accidentée pour dévorer le premier qui croiserait son chemin. Et c’est ce qu’il se passa ! Jjuste après le tournant, il y avait une poule qui picorait des grains sur un mur.

« Picoti picota, trois petits tours, et puis le loup t’avala ! »

Texte avec tourisme et bleu

Devoir n°2 pour l’EAD. A partir d’une liste de mots tirée depuis TOURISME et BLEU, écrire un texte.

J’ai toujours rêvé d’un voyage sans doute irréalisable pour moi : les îles des Galapagos. Déjà que je ne voyage pas beaucoup, alors là-bas, si loin de moi, ça tient un peu du rêve. Mais, les rêves, les miens, je les entretiens. Certains songes sont éveillés, quand je me projette volontairement dans cet ailleurs qui m’est inaccessible. Un ailleurs qui se rapproche de moi selon l’intensité et la fertilité de mon imagination.

Aujourd’hui, face à ce ciel immensément bleu, je pense à ces oiseaux fabuleux qui fendent l’air, qui se laissent tomber d’une hauteur extraordinaire – une vingtaine de mètres, pour pénétrer dans la mer. C’est ainsi qu’ils pêchent, à la recherche de leur mets favori : le poisson. Je parle bien sûr de ces fous, ces oiseaux au corps fuselé, nés pour piquer l’océan, les rois des plongeurs. Dans cette famille des fous, il y a, je crois, trois ou quatre espèces. Celle qui attire ma curiosité et qui se rencontre facilement sur ces îles éloignées, c’est celle aux pieds bleus. Une couleur si intense et profonde à la fois sur des pattes ! Indigo, azur ou plutôt tiré sur le vert turquoise, on pourrait se demander d’où leur vienne cette couleur, si c’est comme celle des flamants roses qui se nourrissent de crevettes roses…

La mer d’un bleu si…

Il m’arrive parfois de vouloir absolument écrire quelque chose. N’importe quoi mais quelque chose. Un peu histoire de voir si mon imagination m’est toujours aussi fidèle ; ou pour je ne sais quelle autre véritable raison, j’ai ce besoin de faire naître un petit bout de quelque chose qui n’existe pas mais dans lequel j’aimerais bien plonger pour m’évader, un tout petit instant seulement.

Alors voilà, c’est un soir, dans le lit, mon cahier et un crayon à la main que je regarde mon compagnon et que je lui demande :La mer d’un bleu si…

–          Tu veux bien me donner cinq mots au hasard, cinq mots qui te viennent comme ça à l’esprit sans réfléchir ?

Mon homme, un peu malade, son ebook à la main me sort :

ebook – papillon – bleu – chien – bateau

Le premier ne me surprend pas, les autres un peu… aurait-il besoin de prendre l’air, de voir du paysage, de faire une balade dans la nature ? Voudrait-il un chien ? un bateau ? Rires !

Bref, cela me suffisait et j’étais partie…

Il fait beau. Les papillons volent avec le vent. Ils dansent dans la bise tel ce bateau avançant dans l’océan si librement. Toutes ailes déployées, toutes voiles sorties, ils naviguent sur le chemin de leur destinée.
Le ciel et la mer sont bleu, bleu cobalt, bleu profond, bleu beauté et plaisir partagé.
Un chien jappe de plaisir et brise le silence de la solitude. Ses petites pattes l’amènent où son odorat flaire de bonnes odeurs. Il est content, il est joyeux et ça s’entend.
La belle vie…
Soudain, un objet métallique casse l’horizon tout doux de la nature. Le chien s’arrête. Il renifle l’objet et lève la patte.
Voilà à présent un ebook immergé d’urine et recouvert de sable doré, se dissimulant à mon regard, l’intrus du paysage.

Non, non ! Je n’ai absolument aucun compte à rendre avec les liseuses… au contraire, j’en ai une moi-même. C’est jusque que ce soir-là, pour écrire un petit texte avec ces cinq mots, c’était l’intrus du moment :-)