Ecrire des contes, Mireille Pochard, éditions Eyrolles

Ce jour, j’ai reçu ce génial ouvrage sur les contes. Sur l’écriture des contes. Mais pas que !

Plein d’infos intéressantes sur les origines des contes, les changements, évolutions, les différentes sortes de contes et … 200 propositions d’écriture.

On ne pourra pas dire qu’on ne sait pas quoi écrire lors de notre challenge Nano-contes !

J’ai l’immense plaisir de vous annoncer que mes deux enfants vont participer à ce challenge. Ils ne vont peut-être pas écrire un long conte (ou deux, ou trois ? 😱) , mais je suis sûre qu’ils seront géniaux.

Un objet dont il faut se méfier

Pour le deuxième atelier d’écriture fantastique avec Katia, il fallait décrire un objet. Pas un objet spécial, un ordinaire, mais avec lequel on n’était pas très copain.

L’objet de toutes mes peurs (ou presque :-) )

Il est là, tout près de moi. Je l’utilise presque tous les jours. Presque tous les jours ? Tous les jours en fait, au travail. Une ou deux fois par semaine, à la maison. On en trouve partout, en grande surface, en librairie, chez les voisins, chez les amis, dans la famille. On pourrait presque dire que c’est un objet de tous les jours, un objet de la vie quotidienne. Un objet inoffensif. Tout le monde peut l’acheter. Ce n’est pas comme la bière ou l’alcool, il ne faut pas être majeur pour pouvoir s’en procurer un !

Sauf que moi, je déteste cet objet. Je le dis à mes enfants : cet objet est malveillant si on n’y prend pas garde. Il est sournois. Il triche. Il ment.

D’ailleurs, c’est bien simple, au bureau, comme à la maison, il est caché dans un tiroir. Pour pas que je le vois. Ce n’est pas tant le voir qui me pose un problème, c’est l’utiliser. Non pas que je ne sache pas l’utiliser, mais disons qu’un souvenir de mon enfance m’a plutôt marqué. Souvenir marqué dans ma mémoire comme la trace que laisserait une cicatrice sur ma peau pâle.

Car un jour, voyez-vous, cet objet banal, inanimé, m’a fait mal ! Oui, certes, tout était entièrement de ma faute, mais quand même… comme je dis toujours, dans un mariage comme dans un divorce, il faut être deux pour que ça marche ou que ça capote. Donc ici aussi, dans cet incident, nous sommes deux : lui et moi. En plus, je devrais plutôt dire elle. Elle et moi. Car son petit déterminant est féminin. Elle n’est pas bien grande, même si elle peut avoir des tailles différentes. Disons que nous sommes habitués à ce qu’elle soit à peine plus grande qu’une main. Mais il n’y en a de plus petit, de beaucoup plus petits, si petits qu’elle tient au creux d’une main, même d’une main d’enfant. Elle a aussi de longs ongles comme les filles (ou comme ceux qui jouent de la guitare), des griffes, des serres en forme de U, sa peau est froide, en plastique ou en métal. Sa couleur varie, je me demande bien d’ailleurs pourquoi, sa couleur n’a aucune incidence sur son utilité ou sur son fonctionnement. Quant à son poids, ça dépend, on peut la classer parmi les poids plumes ou un peu plus lourds, mais à mon avis, il ne dépasse rarement une centaine de grammes !

Malgré son poids léger, elle est gourmande. Oui, il lui faut toujours lui fourrer quelque chose dans le gosier pour qu’elle fonctionne. Sans ça, ben ça ne marche pas. Alors, seulement, on peut dire qu’elle est inoffensive, quelconque, anodine, banale…

Je disais donc que je l’utilise depuis que je suis toute petite. Quand elle m’a fait mal, quand elle m’a mordue, je devais avoir six ou sept ans. Peut-être bien huit. Car quand même, on ne met pas cet objet, pas si anodin que ça, entre n’importe quelle main ! Quand j’avais huit ans, donc, je me souviens pourtant de la mise en garde de ma tante. Elle me disait de faire attention, de bien vérifier qu’elle était fermée, que je ne devais pas mettre mes doigts juste en-dessous.

Et moi, je voulais bien faire. Peut-être bien que c’était la première fois que j’utilisais. C’était un week-end, ça je m’en souviens très bien, car j’allais chez elle que les week-ends ou durant les vacances scolaires. Ma tante était âgée. En fait, ce n’était pas tout à fait ma tante, elle n’était pas de ma famille, mais on faisait comme si. C’est elle qui m’a élevée, en partie, avec mon père. Ma tante était très gentille. Elle était proviseur d’une école. Elle avait donc l’habitude des enfants, des affaires scolaires et de cet objet.

Bref, toujours est-il que je me souviens de la morsure de la bête : atroce, piquante, douloureuse. Et puis ce sang. Et mon cri. Est-ce que j’avais crié de douleur ou parce que j’avais vu le sang ? Je ne sais plus… Et la feuille qui tenait à mon pouce. Mon pouce ! Ma chair, ma peau, mon sang, moi. J’étais blessée. J’avais mal. Je pleurais. Et j’enrageais, car elle me l’avait bien dit : n’oublie pas de retirer ton doigt.

Trente ans plus tard, je me méfie toujours des agrafeuses.

Crime, Criminel, Meurtre, Réimpression, Sang, Effet

Image Pixabay / geralt

Atelier d’écriture avec Katia Lanero Zamora

Tous les samedis après-midi du mois de septembre, je participe à l’atelier de Katia, à la bibliothèque La Bila, la bibliothèque des littératures d’aventures de Beaufays.

Samedi passé, premier atelier. Découverte du thème : le fantastique. Rencontre avec les autres participants. Nous sommes huit.

Après avoir pioché deux mots, deux noms communs, dans un livre, il nous fallait trouver un titre et écrire pendant une heure. D’autres petites consignes sont venues se rajouter à ces deux mots. Voici mon texte. J’avais écrit à la main (aïe aïe aïe) et le soir, je l’ai réécris sur l’ordinateur. J’ai tout mis au présent et ai corrigé des incohérences, ainsi que rajouté l’un ou l’autre détails, mais vraiment pas grand chose :-)

La curieuse barque

Tom, petit Tom, se rend chaque matin, avant le lever du soleil, au fond du jardin.

Au fond de ce jardin, un lac. Sur ce lac, une barque. La barque appartient à sa famille.

Tom habite avec ses parents dans une maison, une ancienne ferme. Pas ou très peu de voisins aux alentours. Tom est enfant unique. Il a 8 ans. Il n’est plus un bébé, il est grand à présent.

Voilà six semaines qu’il nourrit, à l’insu de ses parents, une famille de chats. Une maman et ses trois chatons. Tom les cache dans la barque, sur le lac. Sous une couverture, ils sont à l’abri, au chaud et au sec.

Le printemps est proche. Tom doit se lever, chaque jour, un peu plus tôt pour ne pas se faire prendre. Il ne sait pas comment, mais sa maman se réveille en même temps que le soleil, été comme hiver ! Dès qu’il voit le ciel se couvrir de rose, d’orange, il rentre dard-dard, sur la pointe des pieds.

Se réveiller si tôt le fatigue, mais voir les chatons grandir le met dans une si grande joie qu’il en oublie rapidement qu’il manque, chaque jour, de plus en plus de sommeil.

Avant-hier, petit Tom, qui n’est plus si petit, a commencé à avoir peur. Car avant-hier, la barque qui sert de refuge aux petits chats, et qui d’habitude est toujours attachée par une corde courte, a changé de place ! Tom n’a pas prêté attention à la longueur de la corde, ni à sa couleur : couleur de nouveauté. Non, ce qui l’a intrigué, c’est que la barque se trouvait alors à trois enjambées plus loin. Et toujours attachée…

Hier, à cinq heures tapantes, Tom s’était imaginé que la barque, en plus de s’être encore déplacée de quelques centimètres, s’était également mise à grandir !

Les trois chatons qui grandissent, eux, normalement, ont étrangement encore toute la place pour se dégourdir les pattes, autant de place qu’à leur naissance.

Bizarre !

Au début, c’est-à-dire avant-hier, Tom croyait qu’il s’était imaginé tout ça. Qu’il avait dû rêver. Qu’il était fatigué et avait dû sûrement s’endormir debout. Une barque en bois, ça ne grandit pas. Le bois, c’est mort. Ça grince, ça craque, ça se fend, mais ça ne pousse pas !

Aujourd’hui, Tom a pris, en plus des croquettes pour la maman et d’une bouteille d’eau fraîche, un mètre. Enfin, sa latte d’école. Il n’est pas arrivé à ouvrir la boîte d’outils de son père. En plus de tout ça, il sort de son sac à dos, un carnet à spirale et un crayon. Il a déjà commencé à noter la date et il a laissé la place pour inscrire, sous la date du jour soulignée, les mesures de la barque : longueur et largeur.

Mais au moment où il s’apprête à tirer la corde pour ramener la barque près de lui, celle-ci s’est volatilisée ! Pfffuit ! Disparue !

Tout du moins, c’est qu’il croit au premier regard, car au bout de la corde, il n’y a rien. Avec son cœur qui bat plus vite, il tourne la tête à gauche, et là, ouf ! Il la voit : la barque. Elle n’est plus attachée, mais flotte librement à trente centimètres du bout de son jardin. Trois mètres plus loin que là où il l’avait laissée hier. Attachée.

Plus l’enfant s’approche de la barque, plus celle-ci s’éloigne.

Tom s’arrête de marcher. Il appelle les chats. Il ne voit que leur tête dépasser. Trois têtes. Le compte n’est pas juste ! Il en manque un !

Cependant, il ne cède pas à la panique. Le petit tigré, noir et brun, l’unique tigré de la portée, peut très bien dormir au fond de la barque.

Tom fait alors semblant de ne plus se diriger vers la barque et tourne la tête dans la direction opposée. Discrètement, dos au lac, il ouvre sa boussole et fait apparaître un miroir. Il s’accroupit dans l’herbe humide et dirige le miroir de façon à avoir la barque en vue, sur le couvercle de sa boussole.

L’enfant doit se retenir pour ne pas crier ou se retourner.

Heureusement que la lune, pleine, éclaire encore la barque, sinon il aurait pu croire qu’il hallucinait !

boat-2751842_1920

Tom distingue clairement le mouvement de la barque ! Elle bouge. Toute seule ! Pourtant le lac est calme. Pas de gros poisson, ni de castor ou de rat musqué nageant qui pourrait expliquer ce mouvement… Et tout doucement, la barque se rapproche de la berge. De la berge et de Tom qui est toujours dos à elle. Plus près de lui, la barque n’apparaît plus en entièreté dans son miroir. Il sort alors quelques croquettes qu’il jette par-dessus ses épaules pour inciter la maman à sauter de la barque et à le rejoindre.

Dehors, pas un bruit. Pas le moindre chant d’oiseau. Pas de vent soufflant, ni de pluie bruyante.

Plus un mouvement. La barque s’immobilise. Tom aussi. Il tremble comme une feuille. De peur. Il doit aussi faire pipi.

Tout à coup, de petits miaulements percent le silence de mort. Tom ajuste sa boussole de façon à avoir le bout de la barque visible dans son miroir.

Un à un, il voit les petits minous sortir de la barque pour sauter sur la terre humide. Il y a d’abord Chaussette qui saute maladroitement ; le plus grand des chatons a été appelé ainsi, car il a le bout de ses quatre pattes, blanc. Ensuite, vient le tour de La Boiteuse. Tom suppose que c’est une femelle, car elle a une toute petite voix, aigue, timide. Boiteuse, car l’une de ses pattes avant est tordue et le chaton ne sait pas s’en servir, mais que cela ne l’empêche pas de sauter comme son frère. Enfin, saute gracieusement la maman. Pas de doute, il manque Gourmand, le dernier chaton à l’appétit insatiable !

Mais où est-il passé ? Tom n’ose pas se retourner et fouiller la barque à sa recherche. Il jette le reste de croquettes n’importe où, laisse la bouteille d’eau ouverte, contre une pierre devant lui et essaie de réchauffer ses mains glacées. Ses dents claques. De froid. De peur.

Treize minutes se sont écoulées depuis que Tom est sorti de la maison.

Il ne fait plus nuit noire à présent, mais le soleil n’est pas encore levé, ni sa maman.

Toutefois, en avançant vers la porte, la barque toujours en ligne de mire pour être sûr qu’elle ne va pas le dévorer tout cru, Tom voit distinctement que non seulement la barque est plus petite, mais qu’elle a pris en plus une étrange couleur sombre, tigrée de noir et de brun, comme le pelage de Gourmand !

Barque, Hiver, Étang, Gris, Calme, Campagne

photos : pixabay (clic sur les photos)

Jeux d’écriture avec Stéphane Van Hoecke

Week-end atelier d’écriture au château de Sartay, à Liège, fin février 2018 avec Stéphane Van Hoecke comme animateur

À partir de 5 mots, écrire 10 lignes en 20 minutes environ (en respectant l’ordre)

Caillou – vivant – trembler – bois – effacer

Ce caillou n’était pas comme les autres. Il portait en lui la vie ! Oui, dans ses entrailles pierreuses, dormait un être vivant très important. Toute la communauté des Roches Éternelles tremblait d’impatience quant à cette prochaine naissance. Celle-ci était prévue aux alentours de la deuxième lune de ce deuxième cycle solaire. Ce petit être, tout de bois précieux vêtu devait, par son existence, effacer toutes les mauvaises langues :

Les langues de bois, les langues aux chats, les langues de vipère, les langues bien pendues, les langues dans les poches, les langues mortes.

Même jeu avec 6 mots, 12 lignes et 24 minutes environ

Souliers – piquant – diable – dévêtue – guérir – coffre

Pierre Nowelle avait oublié de chausser ses petits souliers avant de partir travailler. Pourtant, dehors, il faisait déjà très froid ! Un vent piquant faisait ressentir la température bien plus basse que les zéros affichés sur le thermomètre extérieur.

  • Diable ! dit-il en grelottant des orteils, où ai-je la tête ? A trop penser au travail, je finirais un jour non pas à oublier mes souliers ou ma tête, mais de m’habiller ! En y pensant, je me demande comment réagirait ma femme si elle me voyait déambuler sur les toits, complètement dévêtu ?

Et Pierre Nowelle ressorti de chez lui avec cette fois-ci ses beaux souliers dorés aux pieds. Il n’avait pas fait deux pas dans la rue qu’il se demanda si le rire pouvait guérir les dépressions. Un coffre plein de dés primés se matérialisa dans ses pensées et il souriait à l’idée de voir ces petits cubes de bois changer la face du monde.

« Si chaque dé primé offrait le même nombre de rire que de points qu’il arbore sur chacune de ses six faces, alors le pourcentage des dés primés positifs serait autant égal si pas supérieur au nombre de points affichant une pensée négative d’un dé primé. »

Pierre Nowelle n’était pas bon en mathématiques, mais il débordait d’idées, de projets, de formules peu, prou ou pas magiques. Il se coupait toujours en quatre pour satisfaire le maximum de ses clients. C’est pourquoi, il lui arrivait, comme aujourd’hui, d’oublier certains détails…

Se ressourcer avec l’écriture

Oui, je me suis ressourcée grâce de supers moments partagés avec un groupe d’écriture extraordinaire, lors d’un atelier organisé par le tout aussi extraordinaire Stéphane Van Hoecke :-)  (clic)

Voici ma modeste contribution à cet atelier qui m’a laissé plein de souvenirs bien agréables. C’était là où j’étais le week-end passé, à cet endroit que j’ai découvert en avril 2016… au château de Sartay, à Embourg, Liège, Belgique. (les photos extérieures datent de mon 1er atelier d’écriture là-bas, en avril 2016. La photo intérieure = février 2018)

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Écrire un texte qui parle de l’écriture à partir de mots choisis dans différents textes reçus + à partir des mots qui ont été imaginés en regardant des dessins illustrant « la page blanche » + un mot choisir avec la 1ère lettre de nos 6 prénoms (Amélie, Carine, Dominique, Charles, Stéphane, Cécile)

–> À partir de ces mots et dans l’ordre :

Illusion – Se libérer – Penser-panser – Groupe – Paupières – Frontières – Capacité – Déclamation – Création – Apprendre – Stylo

L’écriture n’est qu’une illusion, faut pas se leurrer ! Se libérer de nos pensées ou comment panser un groupe qui écrit sous leurs paupières ? L’écriture n’a aucune frontière ; elle fait grandir dans ses entrailles la capacité à élaborer quelle que déclamation que ce soit. L’acte de création n’est que le reflet de nos apprentissages, de nos désirs enfouis sous la délicatesse du trait de notre premier stylo tenu entre nos doigts enfantins.

Texte à écrire suite à 10 mots imaginés : aïe – maisheu (mais) – aimer – partage – oiseau (oie + zoo) – bleu – journée (jour + née) – voler – lumière – fantastique

Aïe ! Cette lumière fantastique, ce bleu si puissant, réverbère une illusion sur la vitre et un oiseau amoureux de l’image irréelle la heurte en plein vol ! C’est ainsi que sa journée s’est achevée, mais non sans mal, il l’a quand même partagée.

D’autres textes disséminés dans les prochains jours… :-)

Histoire à plusieurs mains en préparation

Sur l’insistance de ma fille, je suis occupée à préparer un atelier d’écriture qui va se dérouler dans son école, à l’occasion de leur semaine de la coopération. Pendant toute une semaine, différents ateliers vont être organisés afin d’apprendre à mieux se connaître, à travailler ensemble, à respecter et à coopérer.

J’hésitais sur l’activité à animer : un atelier d’écriture ou une activité d’information, d’observation, d’étude sur… les escargots (sans en manger, ni en tuer bien sûr !). Vous l’aurez deviné, le thème des escargots m’est venu naturellement à la lecture de la revue La Hulotte :-) mais ma fille n’était pas emballée, elle voulait un atelier d’écriture, sur le thème des animaux fantastiques. En sachant que je pourrais avoir jusqu’à 20 enfants et que l’activité devrait durer 1h30 à 2h, j’ai pensé à l’écriture d’une histoire faite avec plusieurs mains et dont les enfants seraient les héros. En effet, ils choisiraient eux-mêmes quels chemins prendrait leur histoire.

J’avais d’abord commencé un début d’histoire, pour les mettre dans l’ambiance et puis cherché sur Internet comment découper l’atelier de façon à ce que le lecteur puisse choisir les actions. Mais cela semblait trop compliqué à mettre en place avec plusieurs groupes d’enfants… donc je me suis arraché quelques cheveux et j’ai dormi dessus… Bingo, le lendemain matin, j’avais les idées plus claires et j’ai trouvé le truc !

Les enfants devront d’abord choisir un groupe « thème » pour débuter l’histoire générale : inventer un héros, donner vie à un animal, choisir un objet magique et trouver le lieu où tout cela se passerait. Dans chaque groupe d’enfants, il y aurait des créateurs d’histoires et des créateurs d’images. Ensuite, après un temps déterminé, je dirais STOP et les feuilles passeraient dans un autre groupe afin de poursuivre l’histoire grâce à des « contraintes », des questions auxquelles il faudra répondre : ouvrir ou non une porte, choisir un chemin, boire ou non une potion, aider ou non quelqu’un en difficulté, etc. Les feuilles circuleront de groupe en groupe afin que chaque groupe de départ retrouve sa feuille d’origine pour enfin clore l’histoire. Il y aura donc 4 fins différentes et les enfants pourront choisir si ça se termine bien ou non.

Je suivrai de près chaque groupe afin que les parties de l’histoire imaginées par chaque groupe « colle » aux autres.

Ce sera la première fois que je vais faire cela et je sens que je vais m’amuser (ou m’arracher encore davantage les cheveux ha! ha!).

Mes enfants et 2 de leurs amis vont être mes cobayes, afin que je teste cette animation en live et voir où ça coince… histoire que j’ai le temps de rectifier si nécessaire.

Écrire des contes, de Mireille Pochard

Emprunt à ma bibliothèque : écrire des contes, de Mireille Pochard, paru en 2012 aux éditions Eyrolles. Avec dans ce livre, 200 propositions d’écriture autour des contes, légendes, mythes & épopées.

écrire des contes, M. Pochards

J’aime beaucoup les contes, mais aussi les histoires dérivées des contes. Tout comme les légendes, les contes transmettent non seulement des valeurs, parfois des morales, et toujours de belles choses concernant la vie au travers des personnages imaginaires (ou pas !), ou animaux fantastiques. La magie, le rêve, la réflexion, tout ça se retrouve dans les contes et bien plus encore.

Je n’en suis qu’au début, mais déjà je souris à la mention d’Alice au pays des merveilles…

On peut analyser les contes, c’est super intéressant. Personnellement, je m’occupe actuellement à décortiquer une bande dessinée que j’aime particulièrement : Bob et Bobette. Dans le numéro 85, Lambique au bois dormant, on va traverser plusieurs contes connus. Il me faut apprendre à lire cette BD autrement, sous un autre angle, m’arrêter plus longtemps sur des détails, revenir sur une expression, étudier davantage une illustration en la décortiquant, etc.

Bon, j’ai du pain sur la planche, ma maison en pain d’épice ne s’est pas construite en un seul jour  ;-)

Je vous laisse avec la 4ème de couverture de ce livre :

« Nés à une époque où l’écriture n’existait pas encore, les contes nous sont parvenus à travers les siècles, preuve qu’ils sont universels et indémodables.

Vous trouverez dans cet ouvrage tout ce qu’il faut savoir pour vous lancer dans l’écriture de tous les types de contes:  merveilleux, étiologiques, philosophiques, fantastiques, facétieux… et des fables, comptines, devinettes, charades et blagues…

Vous pourrez également jouer avec d’autres genres issus de la littérature orale : mythes, épopées, légendes, et poursuivre par des détournements parodiques.

Que vous écriviez seul ou que vous animiez des ateliers de création, cet ouvrage vous offrira une mine de pistes individuelles et collectives et les techniques indispensables pour explorer les nombreux aspects de ce patrimoine universel issu du folklore populaire.

Les contes ont un avenir littéraire, vous avez d’illustres prédécesseurs, Lewil Carrool, Andersen… suivez la piste ! »

Mireille Pochard, médiatrice lecture jeunesse et formatrice, anime des ateliers d’écriture auprès de publics variés.