Avancement de mon projet recueil 3

Bientôt mi-octobre et mon recueil prend fière allure. J’ai installé confortablement tous mes textes dans le fichier, j’ai agrémenté chacun des 18 17 textes par de petites images sympathiques et j’ai saupoudré chacune de ces histoires d’une explication du jeu d’écriture qui m’a amenée à écrire le texte et d’une petite page de notes où je raconte comment m’est venue Dame Inspiration.

A ce stade de mise en page, mon livre fait 204 pages au format A5. Il va y avoir quelques-unes en plus car une histoire, la plus longue (la 18ème), n’est pas encore décorée d’un petit dessin que j’essaie d’intégrer à chacun des 5 chapitres. Je rappelle que toutes ces nouvelles, moins une, ont comme thème identique : les animaux.

Je m’arrache quelques cheveux quant à la pagination demandée. J’essaie, via les explications du net, d’intégrer la numérotation des pages qu’à partir de la page 7, mais je n’y arrive point.

Je suis têtue, donc j’y arriverai, quitte à y laisser quelques autres cheveux ha! ha!

Une première relecture a été faite par une autre personne que moi (sourire) et j’ai pu, sur ses conseils bien avisés, corriger des fautes, retravailler des phrases mal construites et améliorer la fin d’un texte.

Je dois à présent, relire, moi, à mon aise, toutes ces histoires car j’estime que certaines méritent encore des améliorations.

Comme ma fille me l’a demandé, ce livre sera vendu au profit d’une association de protection des animaux. Je ne sais pas encore laquelle…

Suite au prochain épisode ;-)

Aposématique – vocabulaire

Même en jouant avec les enfants, on apprend des mots de vocabulaire. Grâce au jeu « défi nature – les insectes« , voici un joli mot typique scientificonature :-)

Aposématisme : Quand un animal n’est pas bon à manger, il peut le signifier par différentes façons : visuelle avec des couleurs particulières connues dans tout le règne animal comme étant un poison (le rouge et noir, ou le jaune et noir), chimique avec une odeur particulière, ou même sonores.

Ce moyen de défense (comportement de protection) sert aussi bien la « proie » que le « prédateur », l’un pour ne pas se faire manger, l’autre pour savoir que ce qu’il convoite n’est pas comestible, toxique, voir mortel.

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Bien sûr, certains animaux, rusés, peuvent utiliser le mimétisme en « utilisant » cette méthode d’avertissement pour faire croire qu’ils ne sont pas bons à manger. Ceux-là, sont… intelligents ha ha ha

Les autres, qui ne savent pas « mentir » sur leur goût, ont d’autres ressources pour essayer d’échapper à leur destin de repas : camouflage ou comment se fondre dans le décor, « faire le mort », déstabiliser l’adversaire par des bonds prodigieux, la fuite, la tromperie (faire croire qu’ils sont blessés, empoisonné), et j’en passe.

 

Je t’aime un peu, beaucoup, passionnément, …

Un an plus tard… et des poussières.  Cher blog, me revoilà ! Pour combien de temps ? Nul ne le sait… qui vivra, verra…

Moi : « Les enfants, j’aimerais écrire une nouvelle histoire. Avez-vous une idée sur quoi je pourrais écrire ? »

Eux : Oui, une histoire avec un panda, me dit-il. Et avec un panda roux, complète-t-elle.

Me voilà avec de nouvelles idées, hum hum…

Qu’à cela ne tienne, c’est parti mon kiki. On fonce, on y va, on s’en fout du qu’en dira-t-on.

Ne dit-on pas que l’appétit vient en mangeant ? Et bien l’écriture vient en écrivant, non ?

Donc ma nouvelle histoire que vous allez pouvoir suivre, va parler de pandas, des roux et des pas roux. Et puis aussi d’enfants, bien sûr, une fille et un garçon. Et on va bien trouver quelque chose pour qu’ils vivent plein de belles aventures, non ? J’ai déjà une petite idée… pas vous ?

A bientôt. A très vite. A demain ? Qui sait !

Poème pour Némo, chadorable

Un petit poème, de grosses pensées pour Némo, un chat adorable fort malade.

Au paradis des animaux
Va arriver le beau Némo.

Il ne va plus souffrir,
Et sur les nuages, il va courir.
Il va reprendre du poil de la bête,
Tout là-haut, il va faire la fête.

Il va rejoindre Mila,Chat, parmi les chats.
Retrouver tous nos autres compagnons,
Partis trop tôt, que toujours, nous aimons.

Bon repos,
Adorable Némo,
On pense fort à toi,
Tu nous manqueras.

nemo

Espèce en danger à détruire !

9ème jeu déjà avec Rébecca ! Description de la contrainte : changer les règles, faire travailler votre imagination.

Les chaînes publiques de télévisions lancent une nouvelle campagne de publicité-obligation.

Sur fond de musique douce, un slogan incite les téléspectateurs à regarder, à écouter :

« Une nouvelle espèce vivante vient de s’ajouter sur la liste de celle en voie d’extinction. Elle va s’éteindre dans la décennie qui suit et nous avons l’obligation de ne pas agir. Cette espèce DOIT mourir ! Le gouvernement demande de ne pas tenter de la sauver. Vous avez le devoir de dénoncer sa présence auprès des autorités compétentes. Si celles-ci tardent à venir, vous avez l’autorisation d’utiliser tous les moyens possibles pour éliminer la cible.

Notez bien son nom et sa description : Braconnus Tendurus, aussi appelée plus couramment Destructurus Animalus. »

Sur l’écran de télévision, les téléspectateurs peuvent voir deux bipèdes dans la campagne. Le premier est pendu par les pieds; ses mains et son cou, à force de se débattre, se sont pris dans le filet dans lequel il est tombé. L’homme gesticule dans tous les sens, créant davantage de nœuds. Il crie, crache, semble furieux et… impuissant.

Le second, plus grand, bouge moins et ne parle pas car un hameçon est accroché à sa bouche. Il est sur la pointe des pieds, les mains liés dans son dos. Sur sa tête, un bonnet en peau de renard roux est en équilibre précaire et à son cou pend une patte de lapin. S’il bouge trop, soit il s’arrache la lèvre supérieure, soit il s’étrangle avec le collet qui ne s’est miraculeusement pas encore resserré, soit il met un pied dans un piège à mâchoire.

Pour ne pas heurter la sensibilité des plus jeunes téléspectateurs, la scène est rapidement coupée, laissant place à une illustration barrée d’un homme qui tient d’une main, un filet de tenderie, de l’autre un fusil et une canne à pêche et dont un des pieds repose sur un tas de pièges. Le nom Braconnus Tendurus clignote en rouge et en bas de l’écran « on ne veut plus jamais les voir » s’affiche en blanc.

La publicité se termine sur une voix douce qui annonce « Une espèce dans la liste rouge que l’on ne regrettera pas quand elle disparaîtra ».

Dans l’immense pays Rouge, le chat viverrin, la tortue de Mulhenberg, la girafe de Rothschild, l’our polaire, le panda géant, le rat-kangourou de Tipton, le tigre du Bengale et bien d’autres animaux sautent de joie à cette annonce.

Bientôt, on ne parlera plus d’eux, cela voudra dire qu’ils seront enfin sauvés et que leurs noms seront rayés de la fameuse liste rouge des espèces en voie d’extinction.

Ils pourront sortir de leur cachette et ne plus craindre pour leur vie.

Léon le petit hérisson

Léon, le petit hérisson (nouvelle parue en 2010, dans mon recueil « Mes animaux imaginaires« )

Sur le chemin de terre qui mène à une ferme, il y a un petit hérisson penseur. Il trouve que le temps se rafraîchit bien vite et qu’il serait temps pour lui de chercher un abri pour hiberner tranquillement.

Il marche à son aise, faisant bouger ses picots à droite puis à gauche. À la vitesse à laquelle il avance, il risque fort de ne pas arriver dans son jardin favori avant le lever du jour.

Soudain, un bruit fort le met en boule. Il ne bouge plus, tétanisé par ce qu’il vient d’entendre. Ça ressemble étrangement à un coup de fusil. L’éclat recommence et on dirait même qu’il se rapproche. Léon, le petit hérisson, ose relever la tête et avance un peu plus vite. Il est presque drôle à courir ainsi. Mais il a peur. Il ne pense même plus à faire un tour dans le potager, à la recherche de quelque limace bien gluante et si succulente à se mettre sous les dents. Il fonce, tête en première dans un tas de feuilles mortes.

Nous sommes fin octobre. L’automne est bien présent et les arbres se déshabillent de leurs feuilles. Léon a déjà commencé à faire ses provisions pour l’hiver et il veut encore un peu manger, histoire de pouvoir dormir le ventre plein. Car il devra dormir longtemps, très longtemps, avant de pouvoir ressortir de sa cachette.

Mais le bruit se fait de plus en plus proche. Il n’ose même pas trembler, de peur qu’on le découvre.

Une demi-heure plus tard, quand plus aucun bruit ne se fait entendre, Léon ose, timidement creuser la terre pour sortir le bout de son museau et voir ce qu’il se passe. Rien à l’horizon si ce n’est une très vieille voiture qui n’était pas là avant. Il attend encore un instant et éclate de rire. Il a complètement oublié que ce tas de ferrailles fait toujours un bruit du diable quand il roule ! Le pot d’échappement est troué depuis des mois et c’est seulement maintenant qu’il se rend compte du potin qu’il fait !

Le vent froid rentre dans les petites narines du mammifère. Bien à l’abri, le petit hérisson change d’avis. Tout compte fait, il est bien là parmi le tas de feuilles et de branches. Il se retourne, se remet en boule mais cette fois-ci, c’est pour se tenir au chaud et garder une position confortable. Il ferme les yeux. Son cœur ralentit et il commence un long, un très long dodo. Il ne se réveillera, bien plus tard, que quand la nature sera douce et belle.

Par la fenêtre de la cuisine, Maxime a tout vu. Le petit garçon en pyjama va vite trouver ses parents encore au lit pour leur chuchoter qu’il ne faut surtout pas toucher aux tas de feuilles mortes du jardin, qu’il y a la, là dedans, une merveilleuse petite boule piquante qui s’y est réfugiée.