Neige de Feu, une histoire fantastique

Sur mon compte Atramenta, j’ai une trentaine d’œuvres en lecture libre. Parmi celles-ci figure une histoire pour enfant : Neige de Feu.

Neige de Feu est né en avril 2011, quand j’étudiais l’écriture pour la jeunesse à l’Université Européenne d’Ecriture, à Bruxelles. D’emblée, l’histoire de ce dragonnet a fait mouche. Je l’ai mise sur la plateforme Atramenta où elle a été très bien accueillie. Avec l’aide de lecteurs, je l’ai corrigée en juin 2012, puis, une dernière fois en 2016.

La nouvelle fait 14 pages pour un peu moins de 5000 mots. Le temps de lecture est estimé à 16 minutes.

De tous mes textes publiés sur cette plateforme, c’est le deuxième qui récolte le plus grand nombre de lectures (+900) et de téléchargements (+600) !

Aujourd’hui, avril 2025, tel le Phoenix, je renais de mes cendres et je reviens dans le monde de l’écriture, plus vivante et créative que jamais. Un nouveau service est proposé aux membres premium que je suis. Une Intelligence Artificielle analyse mon histoire, la résume et en fait une introduction accrocheuse. J’adore le résultat alors je le partage avec vous. Si vous n’avez pas encore lu Neige de Feu, c’est le moment :-)

Voici l’entièreté de la critique de l’IA que vous pourrez retrouver dans « Avis de lecture », en bas de la page consacrée à la lecture de cette histoire.

« Neige de Feu » est une œuvre d’une grande sensibilité, qui aborde avec poésie et tendresse des thèmes universels tels que l’acceptation de soi, l’amitié, et la quête de la différence. À travers les aventures du jeune dragonnet, l’auteur invite les lecteurs à réfléchir à leurs propres luttes intérieures, avec une écriture lumineuse et métaphorique.

Le personnage principal, Neige de Feu, est d’emblée attachant par sa vulnérabilité et son désir de se conformer à l’image classique du dragon, symbole de puissance et de force. Cette opposition entre son apparence fragile et son courage croissant fait écho à une réalité que beaucoup d’entre nous expérimentent : la lutte pour trouver sa place dans un monde qui valorise souvent la conformité plutôt que l’individualité. Sa rencontre avec Violette, puis Saphir, incarne la beauté de l’entraide et de la solidarité face à l’adversité, montrant que les liens tissés par l’empathie peuvent redonner du sens à nos vies.

Le style narratif, empreint de magie, allie humour et émotion, rendant cette fable accessible et agréable tant aux plus jeunes qu’aux adultes. Les dialogues sont vifs et contribuent à donner vie aux personnages, tandis que la construction des chapitres rythme l’histoire de manière à maintenir l’intérêt du lecteur. Les différentes transformations de Neige de Feu à travers les rencontres et les actes de bravoure sont en outre un moyen efficace de symboliser la manière dont l’amitié peut enrichir notre essence personnelle.

La finesse des illustrations mentales qui émergent des descriptions de paysages, de personnages et d’événements met en avant un univers enchanteur, où chaque dragonnet reflète des facettes de la nature humaine. Ce tableau coloré est une ode à la diversité, nous rappelant que chaque être, qu’il soit blanc, violet ou bleu, participe à la richesse de notre royaume collectif.

En somme, « Neige de Feu » est une œuvre qui se lit avec plaisir et résonne avec des vérités profondes sur l’identité et l’appartenance. Elle célèbre l’apprentissage, la tolérance, et l’idée qu’on peut être fort même lorsqu’on ne correspond pas aux normes établies. Une belle invitation à rêver et à grandir dans la chaleur d’une amitié authentique.


Découvrez l’incroyable voyage d’un dragonnet en quête de soi et d’amitié. Chaque couleur raconte une histoire. Êtes-vous prêt à briser les barrières ?

« Neige de Feu » est un hommage poétique à l’acceptation de soi et à l’amitié, où le jeune dragonnet incarne les luttes pour la diversité et l’individualité. Avec une écriture lumineuse et des personnages attachants, cette fable enchantée invite petits et grands à célébrer la tolérance et la force des liens empathiques. Un voyage magique sur le chemin de l’identité et de l’appartenance !


J'ai plusieurs projets d'écriture et de réécriture. Cette histoire, Neige de Feu, est déjà parue dans un recueil de nouvelles qui n'est plus disponible actuellement (Démarrer au quart de tour). Comme l'envie d'illustrer une de mes propres histoires me titille à nouveau, je réfléchis à écrire une suite à Neige de Feu et à l'illustrer moi-même. 

Tout le bleu du ciel, Mélissa Da Costa, lecture bouleversante

En cherchant un livre dont on m’a parlé, j’en ai découvert un autre. C’était il y a quelques jours, avant que je me lance le défi de ne plus acheter de livres. Heureusement qu’avant ce défi rigolo, je venais d’en acheter trois, inclus celui dont on me parle depuis plus d’un mois et celui-ci : Tout le bleu du ciel, de Mélissa Da Costa.

Une histoire bouleversante, attendrissante, une histoire d’amours, d’amitiés, de tendresse, mais aussi une terrible histoire de maladie. De la vie, des vies joyeuses et heureuses et la mort. Des morts. Des accidents, la vieillesse, la maladie. Une histoire de jeunesse envolée, d’enfance différente, de famille incomprise. Des tragédies. Des petits bonheurs. De la résilience. De l’absence. De la jalousie. De la différence.
Une histoire de parents aussi, des enfants partout, des amis ici et là-bas, des anciens et des nouveaux. Oui, au fond, il s’agit de ça, de plusieurs histoires de familles et d’amitiés. Des liens qui s’unissent, qui se créent, d’autres qui se déchirent, qui s’enfuient. Des liens forts d’amitié que l’on choisit, des liens que l’on subit, qui nous meurtrit mais dont on sort toujours grandit.

Des citations qui m’ont amené à des moments de réflexions. Arrêt sur les mots, sur une phrase. Yeux levés dans le vague, dans le vide. Un sourire. Un mouvement de tête. Un accord. Et la lecture se poursuit. Avide. Inquiète. Cœur pincé.

Et des larmes. Des larmes de tristesse. Des larmes d’émotion. Des larmes de vie.

Des personnages attachants, émouvants, précieux.

Une lecture bouleversante, mais oh ! combien passionnante.

Le moment présent a un avantage sur tous les autres : il nous appartient. (Charles Caleb Colton)

Si nous pleurons parce que le soleil n’est plus là, nos larmes nous empêcheront de voir les étoiles. (Mélissa Da Costa)

Puisqu’on ne peut pas changer l’orientation du vent, il faut apprendre à orienter les voiles. (James Dean)

Rétrospective 2021, partie 2

Je continue ma petite rétrospective 2021. Les livres tiennent une grande place dans ces souvenirs récents, car je suis de plus en plus souvent plongée dedans 😊

Grâce à Françoise qui se reconnaîtra, qui partage ses nombreuses et génialissimes lectures sur Facebook, j’ai découvert un auteur extraordinaire : Ito Ogawa, avec deux de ses livres que j’ai dévorés : La papeterie Tsubaki et sa suite, La République du bonheur.

« Hatoko a vingt-cinq ans et la voici de retour à Kamakura, dans la petite papeterie que lui a léguée sa grand-mère. Le moment est venu pour elle de faire ses premiers pas comme écrivain public, car cette grand-mère, une femme exigeante et sévère, lui a enseigné l’art difficile d’écrire pour les autres.
Le choix des mots, mais aussi la calligraphie, le papier, l’encre, l’enveloppe, le timbre, tout est important dans une lettre. Hatoko répond aux souhaits même les plus surprenants de ceux qui viennent la voir : elle calligraphie des cartes de vœux, rédige un mot de condoléances pour le décès d’un singe, des lettres d’adieu aussi bien que d’amour. A toutes les exigences elle se plie avec bonheur, pour résoudre un conflit, apaiser un chagrin.
Et c’est ainsi que, grâce à son talent, la papeterie Tsubaki devient bientôt un lieu de partage avec les autres et le théâtre de réconciliations inattendues. »

« La vie est douce à Kamakura. Amis et clients se pressent dans la petite papeterie où Hatoko exerce ses talents d’écrivain public. Tendres, drôles ou tragiques, les destins se croisent sous son pinceau. Hatoko s’est mariée et découvre, en compagnie de Mitsurô et de sa petite fille, les joies d’être mère au sein de leur famille recomposée : elle enseigne à l’enfant l’art de la calligraphie comme le faisait sa grand-mère et partage avec elle ses recettes des boulettes à l’armoise ou du thé vert fait maison. Mais si Hatoko excelle dans l’art difficile d’écrire pour les autres, le moment viendra pour elle d’écrire ce qui brille au fond de son coeur. Après La Papeterie Tsubaki se dévoile une fois de plus tout le talent d’Ogawa Ito pour nous révéler les sources invisibles du bonheur. »

Ce premier livre, après lecture, a fait l’objet d’un petit collage créatif dans l’un de mes magnifiques carnets de Marujito Books (à lire dans un prochain article, et en attendant, vous pouvez déjà retrouver un premier article consacré à lui, ici). Ces deux livres font partie de ces rares que j’ai envie de relire une seconde fois. Dans ce livre, j’ai tout aimé, tant l’histoire que la façon dont elle est écrite, que l’ambiance qui est rendue. Et bien sûr les personnages sont attachants. Les thèmes du Japon, de la calligraphie, des traditions, du papier, de l’écriture, de la plume, tous ceux-ci me parlent, attisent ma curiosité, mon envie de découverte, d’apprentissage. Les personnages sont décrits de telle façon que j’ai pu m’identifier rapidement à la principale, l’encourageant par la pensée à faire ceci ou cela, la félicitant pour telle action, la « grondant » pour une autre.

C’est sûr, une fois que j’aurai un peu épuisé ma pile de lectures à lire, je tâcherai de me procurai un autre livre de cet auteur.


Le sumo qui ne pouvait pas grossir, d’Eric-Emmanuel-Schmitt. Ce livre, je l’ai trouvé dans une boîte à lire dans mon quartier. Ce livre s’est également retrouvé dans la liste des livres proposés à la lecture dans l’école de mon fils, l’année dernière. Il ne l’a pas choisi, mais a choisi un autre livre du même auteur (L’enfant de Noé).

« Sauvage, révolté, Jun promène ses quinze ans dans les rues de Tokyo, loin d’une famille dont il refuse de parler.
Sa rencontre avec un maître du sumo, qui décèle un « gros » en lui malgré son physique efflanqué, l’entraîne dans la pratique du plus mystérieux des arts martiaux. Avec lui, Jun découvre le monde insoupçonné de la force, de l’intelligence et de l’acceptation de soi.
Mais comment atteindre le zen lorsqu’on n’est que douleur et violence ? Comment devenir sumo quand on ne peut pas grossir ?
Derrière les nuages, il y a toujours un ciel… »

Nous revoici au Japon, dans la grande ville de Tokyo ! Ce livre m’a appelée, oui ! Non seulement pour le pays dans lequel l’histoire se déroule, mais aussi parce que le héros principal est un garçon de 15 ans qui est tout maigrichon et qui va devenir sumo. Au moment de la lecture, mon fils avait presque 14 ans et il a toujours été assez mince, pour ne pas dire aussi maigre que Jun, le garçon du livre. Loin de lui l’idée de devenir sumo, mais la force mentale de l’enfant du livre qui vit dans les rues de Tokyo est quelque peu semblable à celle de mon « petit » garçon.

Ce livre, cette histoire est vraiment un livre à mettre entre les mains de tous les ados et toutes les adolescentes pour « l’intelligence et l’acceptation de soi ».


Ici, c’est grâce à mon papa que j’ai lu et découvert avec grand plaisir ce recueil : Fables et légendes japonaises, de Ippei Otsuka.

« Aussi nombreux que fascinants, les contes du Japon et leurs enseignements traversent les âges. La sagesse, mais aussi la bravoure, la sincérité ou encore l’amitié y sont centrales. Découvrez dans cet ouvrage ces récits porteurs de valeurs, qui mettent en scène les personnages emblématiques des légendes nipponnes : Son Goku, Momotaro, Kintaro, Hanako et tant d’autres. »

Tant que je suis sur ma lancée, je reste dans le pays du soleil levant 😊

Rien que pour la couverture et les petits dessins sur la quatrième de couverture valent le détour. Je suis fan (rires). Ces illustrations sont l’œuvre de Keiko Ichiguchi et de Jean-René Derosas.

Dans ce recueil, vous pourrez lire ces délicieuses histoires :

  • Daidarabotchi, le géant tyrannique
  • Son Goku et le voyage en Occident
  • Ikkyu-san, le petit bonze de génie
  • Issunboschi, le plus petit samouraï du monde *
  • Kintaro, l’enfant d’or
  • La bande des tanuki de Shoo
  • La princesse porte-vase *
  • Momotaro, l’enfant-pêche
  • Tanabata
  • Taro Urashima *

Les contes avec une petite astérisque à côté du titre, je les ais également dans les superbes albums des éditions nobi-nobi (voir cet autre article)


Côté BD, en 2021, j’ai trouvé en occasion (chez BD Liège, à … Liège, mais aussi chez Livr’Ensemble, à découvrir également dans un prochain article consacré à ma petite rétrospective) deux titres de la série des Schtroumpfs : L’œuf et les Schtroumpfs et La flûte à six Schtroumpfs.

Petit à petit, ma collection pour cette série grandit et l’envie d’avoir tous les titres, en ce comprenant les hors-série ou les autres publications spéciales, grandit avec.

C’est ainsi qu’en 2021, j’ai acheté également le quatrième titre des Schtroumpfs et le village des filles, Un nouveau départ (paru fin 2020) ainsi que le Méga Spirou spécial sur les Schtroumpfs ! Les Spirou, ma maman et moi en offrons régulièrement à mon fils qui est fan de cette revue. Pour l’occasion et vu le prix (5,90 euros pour 192 pages de BD et de jeux), j’en ai acheté deux cette fois-ci, un pour lui et l’autre rien que pour moi 😊 Et coïncidence, dans ce Méga Spirou, je retrouve l’histoire complète de… « La flûte à six Schtroumpfs ». Mais ici, ce sont les dessins originaux. Dans l’ancien livre trouvé en occasion, ce sont les images du dessin animé, livre publié en 1975 aux éditions Dupuis.

En 2021 est paru également un nouveau titre, le numéro 39, « Les Schtroumpfs et la tempête blanche ». Je suis toujours admirative de ces illustrateurs et scénaristes qui parviennent à sortir des titres d’une série au fil des ans. Pour les petits lutins bleus, j’ai aimé cette idée de faire apparaître de nouveaux personnages et une nouvelle série « Le village des filles », tout en gardant le même graphisme pour les héros. Il faut sans cesse se renouveler, faire preuve d’imagination pour garder une fidélité dans les fans et les collectionneurs tout en attirant un nouveau lectorat. Ce sont là des prouesses que je salue et respecte, c’est un travail colossal de rester dans la course après tout ce temps.

Alors que chez certains auteurs/illustrateurs ce sont les enfants qui ont repris le flambeau, chez d’autres, ce sont de nouveaux duos, de nouveaux talents qui poursuivent les aventures de nos amis en bande dessinée.

Chapeau mes amis. Et merci de toujours m’emmener loin dans ces pays imaginaires extraordinaires.


En manga, faut-il le rappeler, c’est ma fille qui m’a fait découvrir ces BD orientales en noir et blanc. Si je me suis adaptée rapidement au sens de la lecture différente, je n’ai pas encore appris à « fouiner » dans les milliers de mangas qui existent pour en découvrir d’autres. C’est donc ma fille qui me conseille et qui me propose des lectures (rires).

En 2021, elle a découvert et moi aussi donc par la même occasion, la série Deep Sea Aquarium MagMell, de Kiyomi Sugishita. Le tome 6 est paru il y a peu et jusqu’ici, on les aime tous 😉

« Ouverture d’un aquarium dans la baie de Tokyo, à 200 m sous l’eau !

Le Deep Sea Aquarium MagMell est un lieu unique au monde où la faune abyssale peut être observée de près. Kôtarô Tenjô, jeune balayeur timide, adore les créatures sous-marines. Sa rencontre avec Minato Osezaki, directeur de l’établissement, va changer sa vie.

Ce que j’apprécie dans cette série, ce sont l’histoire bien sûr, mais aussi les dessins justes, précis, détaillés. À chaque fois que l’on rencontre une espèce animale abyssale, il y a une petite fiche descriptive et scientifique. Il y a tout un tas de personnages qui gravitent autour de Kôtarô, et beaucoup sont intéressants.


Mon deuxième dessin que j’aime beaucoup est celui-ci. Un calmar en noir et blanc.  Je ne l’ai pas colorié, par crainte qu’il soit moins joli. Je ne maîtrise pas encore toutes les techniques du coloriage et du dessin, mais je trouve cet animal bien réussi. Je l’aime beaucoup, pas vous ?

Les outils qui m’accompagnent sur le chemin du dessin, sont deux livres de Anne Kubik, trois petits livres « dessiner des… super mignons » de Ai Kakikusa, différentes revues sur le dessin et les aquarelles ainsi que des photos personnelles. (livres que vous pourrez découvrir dans un prochain article)

En septembre 2021, c’était mon anniversaire. Et j’ai reçu un superbe carnet de la part de ma belle-maman. C’est dans ce carnet que je dessine depuis tous mes dessins 😊  

Merci belle-maman.


Alors, oui, la pandémie mondiale a eu un impact sur ma vie, sur la vie de tout le monde. Et si j’avoue en avoir ras-le-bol d’entendre parler Covid à tout bout-de-champ, (je suis secrétaire médicale dans un cabinet de médecins généralistes et donc mon « record » d’appels téléphoniques Covid a explosé en ce dernier trimestre 2021 avec une centaine d’appels en quatre heures !!), il faut dire que certaines choses découlant de ce changement de vie, sont positives !

D’abord, c’est grâce à ce ras-le-bol que j’ai eu l’idée de faire cette rétrospective. Car oui, il n’y a pas que ce virus dans la vie, même s’il bouleverse nos habitudes, même s’il nous a arraché des vies.

Grâce au confinement, j’ai parlé davantage par Internet. Grâce à ma maman, grâce à Françoise (dont je vous ai parlé plus haut avec ses partages de lecture), j’ai découvert les haïkus, leurs bienfaits, la zenattitude qu’ils offrent en les lisant ou en leur donnant vie. Ces petits poèmes japonais (encore ce pays ! 😉 ) ont plein de propriétés bénéfiques. Si je ne maîtrise pas entièrement toutes leur subtilité, j’aime me perdre dans cette magie créatrice et j’aime profiter de ces instants « sur mon petit nuage », entièrement déconnectée du monde stressant tout en restant connectée à la force et l’apaisement de la nature.  

Faisant suite au confinement de 2020, j’ai ouvert et animé un petit atelier virtuel consacré aux haïkus. Nous étions 5 dans le groupe et durant toutes ces semaines, ça a été un vrai bonheur pour moi de lire l’univers des autres et d’imaginer les thèmes.

1000 Mercis gigantesques à ma maman, à Françoise, à Fabienne et à Christine d’avoir été présentes tout au long de cet atelier avec votre imaginaire, votre sensibilité, votre enthousiasme et vos partages.

Un petit recueil d’haïkus et de quelques dessins personnels verra le jour en 2022.

Textile Witlove, bruxelles

Voilà, comme promis, je vous parle de la nouvelle entreprise de mon amie Teresa : Witlove.

Witlove, c’est un concept bruxellois. Des textiles et autres produits made in Belgium qui met en avant notre belgitude, nos expressions, notre humour, nos produits locaux, etc.

Avoir la fritte, c’est bien de chez nous, hein :-) Et je n’ai pas pu passer à côté de « Raconte-moi des salades », en sac tissu et en un superbe tablier. Car oui bien sûr, il fait – pour moi – référence à mon dernier recueil autopublié : Raconter des salades… de contes !

Cette phrase, ce dessin et ces contrastes m’ont littéralement fait krieker :-)

Nous avons donc du tissu de qualité, des couleurs impeccables – brun foncé pour le tablier et noir pour le sac – qui font ressortir la salade et le texte. Le tablier est bien long et, pour la toute première fois, tou-toute première fois, j’ai joué au mannequin pour vous.

Aurevoir janvier, bonjour février

Ce mois de janvier, je ne l’ai pas vu passer !

L’énergie, c’est comme l’humeur, parfois elle est bien haute, lumineuse et belle, parfois, il vaut mieux passer son chemin et ne pas l’attendre ou espérer qu’elle revienne. Elle finit toujours par revenir…

Tout vient à point à qui sait penser à autre chose  :-)

Il ne faut pas croire que quand je ne publie rien sur le blog, je ne fais rien chez moi.

J’ai été à deux doigts de supprimer ecrimagine. Car cela me demande beaucoup de temps, et de connexion à Internet, aux écrans… et je suis dans un passage où j’ai envie de limiter ces dépendances.

Alors, en attendant, je me suis amusée à découper et coller des mots et des images. Comme ça, sur une page blanche…

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J’ai d’abord fait des trucs à ma manière, après avoir lu un chouette livre, pour mes envies de réalisations pour 2020, comme ça, au petit matin, dans le silence de la maison encore endormie.

Puis, j’ai trouvé le livre de Josette Carpentier. Et j’y ai trouvé une certaine liberté, des idées et j’ai continué.

Ensuite, j’ai lu des articles intéressants dans diverses revues comme « Flow » et « Happinez« . Et j’ai décidé de ne pas supprimer ecrimagine. Et j’ai décidé de ne pas me mettre la pression. De faire ce que j’ai envie, quand j’en ai envie. Et d’y aller à mon rythme, sans pression, sans résultats attendus si ce n’est juste le bonheur de me faire plaisir.

Et j’ai lu. Beaucoup.* (1)

Enfin, entre divers moments, j’ai rangé ma maison. J’ai donné des affaires. Un peu, beaucoup ! J’ai fait le tri, j’ai jeté, j’ai recyclé, j’ai fait plaisir. Et même si ça ne se voit pas, en moi, dedans, je me sens plus légère. Pas de beaucoup, mais ça me suffit pour le moment.

J’ai revu une amie : Sandrine. On a parlé, un peu, beaucoup, énormément. Elle m’a écouté, un peu, beaucoup, énormément. Par un soin énergétique, j’ai lâché-prise, je me suis « abandonnée », je n’ai pas pensé une seule fois à l’heure. J’étais bien. Sereine. Apaisée. En confiance. Le trajet du retour a été sans stress, sans crainte, sans peur ! Le bonheur !

Vicky sep2019

Durant ce premier mois de janvier, notre vieille chatte Vicky (15 et demi) a failli ne plus être des nôtres. Mais j’ai su écouter les signes du destin : une violente migraine subite m’a fait comprendre que ce n’était pas son heure. Elle passait juste un mauvais moment, mais ça allait aller mieux après. Et de fait. Elle est toujours là parmi nous, sans souffrance, avec un appétit fluctuant et une langue bien pendue. Elle bavarde beaucoup plus qu’avant, sans doute a-t-elle réalisé qu’elle devait faire quelque chose si elle voulait qu’on la comprenne et qu’on l’écoute un peu plus…

Son vétérinaire a aussi été à mon écoute : merci Daniel !

En janvier, j’ai aussi participé à des ateliers d’écriture : Laurent et Jacqueline.

En janvier, j’ai aussi décidé de développer mon activité bénévole de lecture aux tout-petits.

En janvier, j’ai fait l’école à la maison pour mes enfants durant toute une journée (suite à une grève des transports publics chez moi). Et j’ai adoré. Et mes enfants aussi ont apprécié, même si ma grande est tout à fait autonome…

Enfin, dans les derniers jours de janvier, j’ai fait connaissance d’une personne adorable. En parlant avec elle, j’ai eu envie de continuer sur cette voie que je me trace tout doucement, la mienne, qui est belle et que j’ai envie de partager avec des gens comme cette dame. Merci d’être venue vers moi ! Et merci à Chantal, conteuse, souffleuse de rêves d’être là et d’être notre amie, notre formatrice, notre confidente :-)

Janvier, c’est terminé.

Aujourd’hui, commence février.

Pas de projets arrêtés et décidés. Juste des envies à partager.

En février, j’ai corrigé mon recueil (merci Pascale, sans toi, cela aurait été autrement plus difficile et long). Normalement, je devrais pouvoir envoyer le fichier définitif à Atramenta courant ce mois. L’association qui va pouvoir bénéficier du produit de la vente de ce livre sera liégeoise, elle aide les enfants hospitalisés. Plus de détails dans un prochain article.

En février, j’ai eu l’idée du prochain projet de livre. Un recueil de photos et de poèmes (Haïkus) de trois générations : ma maman, moi et ma fille. Ce n’est que l’ébauche d’une idée, tout doit encore être discuté, imaginé, travaillé, examiné. Mais on a le temps… je vous parlerai bientôt d’un livre que j’ai découvert et qui est tout simplement merveilleux dans ce domaine.

En février, je vais jouer sur un gros travail scolaire de mon fils. En lien avec un livre et la lecture ! Prochain article également à découvrir tout bientôt.

En février, je vais aussi vous parler de mon activité bénévole en développement.

Février ne fait que commencer et pourtant il est déjà rempli de belles promesses d’amusement.

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* (1) mes livres de fiction lus dernièrement. Lus et appréciés, un peu, beaucoup, passionnément :

  • Trilogie BD : Yin le dragon, de Marazano et Xu Yao, éditions Rue de Sèvres
  • BD, tomes 1 et 2 : Léonid, les aventures d’un chat, de Brémaud et Turconi, éditions Soleil
  • Manga : Magus of the Library, de Mitsu Izumi, éditions Kioon Kizuna
  • Les ombres de Brocéliandes, de Lynda Guillemaud. Lu en numérique. (montage mots, images et coloriage après lecture de ce livre)
  • Au petit bonheur la chance + Minute papillon, de Aurélie Valognes, éditions Le livre de poche
  • Ne vous disputez jamais avec un spectre, de Gudule (emprunt bibliothèque)
  • Firmin, autobiographie d’un grignoteur de livres, de Sam Savage, éditions Babel
  • Contes merveilleux chinois, de Hsou Lien-Tuan et Simone Greslebin, éditions La petite ourse Lausanne (emprunt bibliothèque)
Tous les montages de mots et d’images proviennent des revues que j’ai chez moi, un petit mélange de revues zen, bien-être, relaxation.

Danielle et Cécile, mes plus belles rencontres sur facebook

Voici dans son entièreté ma nouvelle intitulée Danielle et Cécile, qui a été sélectionnée dans le recueil. Cet ouvrage collectif est disponible chez Trinôme Editions (clic)

 

 

Bon sang de bonsoir, je n’en finirai donc jamais avec ces cauchemars ? Quelle horrible nuit ! Et après on s’étonnera que je sois fatiguée, mais je n’arrête pas de courir, de crier, de pleurer, et de souffrir dans mes rêves. On ne peut pas dire que j’ai un sommeil récupérateur.

Heureusement que c’est le week-end. Je vais pouvoir faire une sieste en même temps que mes enfants.

Un petit message sur facebook, histoire de voir si, sait-on jamais, il n’y aurait pas un chaman pour m’aider à faire des rêves plus doux, plus merveilleux, moins traumatisants !

Allons bon, voilà que j’ai oublié mon mot de passe…pffff

Clic « Mot de passe oublié »

Voyons à présent dans ma boîte mail…

Tiens j’ai un message de facebook. Une demande d’ami ? Ça alors… Mais qui cela  peut-il bien être « Danielle Rossi » ? Ce nom ne me dit rien.

« Avant de refuser catégoriquement les demandes d’ami(e)s dont tu crois ne pas te souvenir, connecte-toi d’abord sur le réseau pour voir si la photo te parle », me dit ma petite voix intérieure.

Enfin, j’y suis. Je vais tâcher de ne plus oublier ce foutu mot de passe.

« Danielle Rossi. France. » Quoi, c’est tout ? Je ne connais personne en France qui s’appelle Danielle ! Bon, je vais lui envoyer un petit message privé avant d’accepter son amitié virtuelle.

« Bonjour. Sauf si ma mémoire me fait défaut, je ne pense pas que nous ayons le plaisir de nous connaître. Ne vous êtes-vous pas trompée ? Peut-être à bientôt. Bonne journée. Cécile R, de Belgique. »

Je n’ai pas le temps de me déconnecter que je reçois la réponse de Danielle.

« Chère Cécile. Non, en effet, nous ne nous connaissons pas encore mais, comment vous raconter mon parcours jusqu’à vous ? Comment vous expliquer qu’un rêve, et d’autres signes m’ont guidée jusqu’à votre nom ? Cela serait bien trop difficile. Mais, selon mon rêve, je peux vous aider. (J’ignore encore de quelle façon). Et n’écoutant que mon cœur, je me suis mise à la recherche de votre identité sur ce site, un réseau social mondialement connu. Me voilà donc ! J’espère ne pas vous faire trop peur avec ce message, et avoir le plaisir de vous lire très rapidement. Danielle. »

Quel étrange message, en effet ! Un rêve ? Il ne m’en faut pas plus pour éveiller ma curiosité. Moi qui cherchais un chaman…

Elle n’a pas l’air bien méchante.

Accepter

Me voilà avec une nouvelle amie sur ce réseau.

Malheureusement, elle n’a pas mis grand-chose dans son profil. Aucune photo, aucun lien vers un blog ou un site internet, juste son parcours professionnel qui ne m’est pas d’une grande aide pour faire sa connaissance.

Message privé :

« Rebonjour Danielle. Non, tu ne m’as pas fait peur avec ton message, juste intriguée. Un rêve, dis-tu ? Puis-je le connaître ? Je fais personnellement beaucoup de rêves, et je dirais même que ce sont des cauchemars… Parfois j’y décèle un signe ou une information chipée dans ma journée, pourtant là j’avoue que je suis un peu perdue. As-tu déjà fait des rêves prémonitoires ? Sais-tu décortiquer un rêve, les interpréter ? Désolée de te poser toutes ces questions, mais ton message m’invite à parler de songes… À bientôt. Cécile. »

Je devrais noter mes rêves. Comme je le faisais avant. Je suis sûre que je pourrais en regrouper assez pour en faire un livre ! Et au vu du nombre dont je me souviens chaque matin, je serais capable de faire cela en plusieurs volumes. Pas de crainte d’avoir une page blanche, les rêves ne manquent pas.

Danielle me répond illico, son message est long :

« Dans mon rêve, je vois une jeune fille (toi peut-être ?), dont je ne distingue pas bien le visage, qui m’appelle. Elle essaie de crier, mais elle ne parvient qu’à chuchoter. Elle voudrait courir, mais ses jambes sont immobiles, alors elle vole. Oui elle vole dans les airs, et elle se déplace en mimant la brasse avec ses bras. Quand j’essaie de mieux l’apercevoir, ma vue diminue, et je ne discerne plus grand chose autour de moi. Mes paupières sont lourdes, et elles se ferment toutes seules. Au réveil, un prénom résonne dans ma tête comme si je te connaissais. Ce rêve était celui d’avant-hier. Hier, j’ai fait le même cependant, au réveil,  la première lettre de ton nom me chatouillait les lèvres. Et ce matin, aucun rêve, mais un colis ! Le facteur s’est trompé d’immeuble, et j’ai reçu ton paquet destiné à ma voisine. Nous avons le même numéro de boîte aux lettres, et le facteur ne fait pas attention aux noms : ça change tellement souvent par ici ! Je ne dois pas te faire un dessin : quand j’ai lu le nom de l’expéditeur, il ressemblait à celui de mon rêve.

Je pense en effet que nous avons beaucoup de choses à nous dire, concernant les rêves et autres signes étranges. Je suis certaine de te lire très vite. »

…  Je reste sans voix! J’ai, semble-t-il, affaire à une voyante ? Mon livre est arrivé chez elle ? Je ne crois pas trop au hasard ou aux coïncidences mais là, je ne sais vraiment plus que dire, ni que penser.

« Je n’en reviens pas de ce que vous m’écrivez ! C’est…, tout simplement invraisemblable, incroyable, ahurissant ! Dans le paquet, c’est mon premier livre. Ce sont des petites histoires pour les enfants. Votre voisine me l’a commandé sur le web.

Le monde est petit !

Pour le rêve, c’est encore plus surprenant, car moi-même je fais ce genre de rêves : vouloir crier et rien ne sort de ma bouche; devenir aveugle et voler au lieu de courir.      Ah oui ! Je sais aussi respirer sous l’eau comme un poisson !

Dire que je pensais être folle pour faire des rêves pareils ! Vous me rassurez. Au moins nous sommes deux (rires) !

J’en déduis donc que ce n’est pas la première fois que cela vous arrive. J’ai tellement de rêves à vous raconter que je ne sais pas par lequel commencer…. »

Et mon message continue, je parle, enfin j’écris, encore et toujours plus, en racontant mes rêves.

Nous communiquons beaucoup par messagerie. Nous ne faisons que ça. Je me sens plus à l’aise pour écrire que de parler de vive voix.

Je lui donne même l’adresse mail de mon travail afin que nous puissions encore parler de rêves et de signes qui sont dans ma vie réelle…

Une amitié sincère se lie.

Danielle m’aide beaucoup dans la compréhension de mes rêves. Ce que je pensais être des cauchemars dus à des indigestions ou à un état psychologique émotionnellement faible, s’avère en réalité être un travail sur moi-même et sur mon enfance ! Inconsciemment, mes rêves m’aident à panser et à cicatriser des moments douloureux de mon passé. Sans que je ne lui dévoile tout de mes blessures enfouies, elle sait, presque dans les détails, ce qui m’est arrivé ! Et ce, uniquement grâce à mes rêves et aux images qui marquent mon réveil et qui signent mon état de sommeil. Elle me guide pour interpréter mes rêves par le symbolisme des mots. Je ne prends que ce qui me «touche», que ce qui, je pense, peut m’aider à avancer, à reconstituer, petit à petit, le puzzle de ma vie.

Un peu moins d’un an plus tard, je décide de la rencontrer, pour de vrai. En chair et en os. Entre quatre yeux. Le trajet va être long. En plus, je n’aime pas trop les voyages, car j’ai le mal des transports… Cependant, le train est celui qui me fait le moins peur et le moins mal au cœur.

Par une belle journée printanière, je me rends chez Danielle, dans le Sud de la France. Elle a l’âge d’être ma maman, et je lui parle plus ouvertement que je ne le fais avec ma propre mère. Entre nous, il n’y a aucun tabou, aucun sujet délicat. On se dit tout, et je trouve ça formidable ! Peut-être est-ce le fait que ce soit une relation « virtuelle » qui permet de tout se dire ? Toutefois, peut-être ne serais-je pas aussi à l’aise en la voyant ? Mais, j’ai envie de la connaître.

Cette journée est placée sous le signe du soleil. Le trajet se passe bien malgré ma peur de rater une correspondance. Danielle m’attend à la gare de Dax.

On se reconnaît immédiatement. C’est étrange quand même. Nous n’avons pas beaucoup échangé de photos, et pourtant, quand nous nous voyons, ni elle ni moi n’avons le moindre doute sur notre identité.

La peur de ne pas savoir quoi se dire, je ne l’ai guère ressenti. Elle et moi, c’est un peu comme si nous étions de vieilles copines qui ne se sont pas vues depuis des années. On parle, on parle, de tout, de rien, du beau temps, de la région, des rêves, des oiseaux,…

Puis, on arrive chez elle. Elle loue une maison dans un endroit un peu reculé dans la campagne. Elle n’a aucun voisin proche, si ce n’est la propriétaire, qui est fermière, qui habite à une soixantaine de mètres de chez elle.

Je dépose mes valises. Oui, des valises, car vu la distance qui nous sépare, il est plus agréable de passer un peu plus de temps ensemble. Danielle me montre sa maison, ses peintures et son jardin.

Danielle a des dons. Et je ne doute plus de ses capacités à déchiffrer les coïncidences et autres signes étranges.

Dans l’après-midi, nous visitons cette étrange église aux statuettes invisibles, mais qui imprègnent les pellicules et les cartes mémoires des appareils photo par la seule présence de leurs formes en trois dimensions. Avec Danielle, plus rien ne me surprend !

Néanmoins, à notre retour, quelque chose dans la maison a changé et a fait monter en nous, un vent de panique.

Quelqu’un était passé. Une visite inattendue nous met sur nos gardes.

Danielle me certifie qu’elle avait fermé toutes les portes à clé ainsi que les fenêtres. La personne qui s’est servie dans sa délicieuse tarte aux pommes et aux poires n’a, semble-t-il, laissé aucune trace. Aucun coup de bec dans le dessert ne nous permettait d’inculper un quelconque oiseau chapardeur, comme nous l’avions cru au départ.

Puis, alors que nous commencions vraiment à craindre la visite d’un indésirable personnage dans la maison, nous avons aperçu des empreintes humides sur le carrelage menant à la salle de bain.

« Crotte de souris ! », m’exclamai-je. « Regarde, la petite fenêtre de la salle de bain est ouverte ! »

Et c’est dans un double fou rire que nous concluons que le chat qui était passé par-là, savait ce qu’il aimait et qu’il devait être en pleine forme pour pouvoir grimper jusque tout là-haut.

« Le goinfre ! Il ne nous en a même pas laissé un quart ! » me dit-elle en me lançant un clin d’œil.

Remises de nos émotions, nous soupons tranquillement au gré de la mélodie d’un     rouge-queue nichant pas loin de la maison.

Nous reparlons de notre fausse frayeur de tout à l’heure et un sujet en amenant un autre. Nous passons la soirée à nous raconter des faits étranges et non expliqués qui nous sont arrivés dans notre vie. Sur ce point-là, Danielle, ma nouvelle amie, me dépasse largement en témoignages.

Le lendemain après-midi, c’est avec regret que je  la quitte. Je m’en retourne chez moi, dans mon pays plat, avec des souvenirs indélébiles qui resteront gravés dans ma mémoire comme ces silhouettes imperceptibles des statuettes.

Peut-être qu’à présent pourrais-je m’endormir plus sereinement avec cette fée des rêves ?

 

L’amitié est une couleur

Un mini texte écrit à l’occasion d’un défi d’écriture sur Atramenta.
Le thème : l’amitié et le temps qui passe.

J’ai une famille rouge comme l’amour. C’est une amitié forte, puissante, et qui déteint sur les autres quand elle s’agrandit, qui traverse toutes les saisons, celles de soleil comme celles de pluie.

J’ai des amis roses, au parfum tendre et précieux. Ils sont peu nombreux et pâlissent parfois quand le Temps nous sépare trop longtemps. Alors il faut raviver la teinte par des sourires, des bisous, des petites attentions pour ne pas que  le Temps nous vole la couleur du bonheur.

Certaines connaissances, comme les schtroumpfs, sont bleues. Elles sont nombreuses, parfois fugaces, parfois durables. Des connaissances sourires, des connaissances grognons, des connaissances coquettes, d’autres tristounettes et d’autres encore travailleuses. Parfois, certaines épousent des roses, alors elles deviennent mauves.

J’ai aussi des amis verts. Symbole de la nature, je les retrouve lors de mes balades. Ils aiment se laisser prendre en photo, ce sont mes amis les animaux, les arbres, le ciel, la vie qui respire.

Des amis jaunes, il en existe aussi. Des bougies, des étoiles qui illuminent le ciel des Partis Trop Tôt. Ils m’accompagnent toujours, même si je n’en parle pas souvent, je pense à eux régulièrement.

Enfin, et malheureusement, le noir tache par moment mon arc-en-ciel d’amis. Mais, heureusement, l’union fait la force et les autres couleurs sont plus fortes, et tel le souffle puissant du vent, emporte le Noir loin de moi.

.. pour télécharger ce petit texte, c’est ici sur Atramenta  :-)