Les contes de la Reine Fabiola

La Reine Fabiola était notre 5ème reine des belges. D’origine espagnole, elle est née en juin 1928 et est décédée à Bruxelles, à Laeken, en décembre 2014. Elle a régné durant presque 33 ans, jusqu’à ce que son époux, le Roi Baudouin décède, en 1993.

Pour plus d’infos concernant la Reine, je vous invite à aller faire une petite recherche sur le net, vous ne serez pas déçu :-)

Grâce à une bande dessinée (Bob et Bobette : Quand les elfes danseront, numéro 168), j’apprends que la Reine a écrit des contes durant sa jeunesse !  En effet, c’est en 1960 qu’elle a écrit 12 nouvelles pour enfants, et une année plus tard, ce recueil espagnol sera traduit en français : Les 12 contes merveilleux de la reine Fabiola.

C’est donc durant la même année qu’elle épousa le Roi Baudouin (15/12/1960) et qu’elle publia son livre !

Avec beaucoup de chances, j’ai pu m’offrir un exemplaire de cet ouvrage. Je l’ai sans doute payé un peu plus cher qu’ailleurs, mais je ne le regrette pas (sauf qu’il est un peu sale à certains endroits), car j’associe l’image et le sourire de la Reine Fabiola à ma « tante Sidonie » à moi. Le Roi Baudouin, son époux, est décédé à la même période que ma tante Sidonie :-(

Dans les années 80 (1984 ??) la Reine Fabiola a visité le Studio du dessinateur belge Willy Vandersteen, papa, créateur, entre autres BD, de Bob et Bobette.

Très sincèrement, j’aime bien la plume de feu notre reine :-) Je n’ai pas encore tout lu, mais voici les titres de ses contes merveilleux

  1. Les deux escargots Kiyi et Yogo
  2. Flip
  3. Le nain barbu
  4. Wynn, le fils du boulanger
  5. Les nénupars des Indes (ce conte qui a inspiré l’album 168 de Bob et Bobette Et qui a aussi inspiré le parc d’attraction Efteling, au Pays-Bas)
  6. La fillette aux moufles rouges
  7. Le prince de la montagne blanche
  8. Les trois filles du forgeron
  9. Le roi des eaux
  10. La reine Myrta
  11. Le savon bleu
  12. La petite missionnaire

Certains de ces contes me font penser à d’autres, mais ils sont très bien écrits, avec pas mal de poésie dedans et une morale. De beaux dessins illustrent les pages : Tayina.

Ce livre de 80 pages a été imprimé en Belgique en décembre 1961, pour les éditions Desclée De Brouwer. Il a été écrit en espagnol et a été traduit en français et en néerlandais.

Tous les bénéfices de la vente de ce livre ont été réservés à l’Oeuvre Nationale de l’Enfance.

 

Donner sa langue au…

Bec ! Eh oui, le héron peut aussi donner sa langue, mais pas au chat  :-) Il hésitait à pêcher, il y avait trop de témoins, mais cela ne semblait pas trop le gêner…  Quand j’ai fait la photo, je n’avais même pas vu que sa langue dépassait ha ha

Héron cendré portrait, langue

Et une photo en vol…

Héron cendré en vol

Et une petite dernière pour la route, où on peut l’admirer en « entier »  :-)  2 pour le prix d’un…

Héron cendré reflet

Une dernière car je n’y résiste pas…

Héron cendré

Une étrange araignée

Une araignée à pris vie,
Dans les crayons de ma fille.

Souvenez-vous, elle était apparue,
Dans un cauchemar, la nuit venue.

Ma fille maintient sa version,
Ce n’était pas une hallucination.

Moi, je crois qu’avec cette immensité,
Si j’avais vu cette créature, j’aurais aussi crié !

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Je félicite ma fille car oser dessiner ce monstre, sans crier, avec je trouve, pas mal de réalité, il faut oser le faire quand on est arachnophobe comme elle !

La confusion chez les animaux

Ou comment mes enfants identifient les animaux qu’ils voient par une technique bien à eux :

  • La grenouille, c’est la femelle du crapaud (erreur courante)
  • La chouette, c’est la femelle du … hibou ! (ils ne sont pas les seuls à se tromper)
  • la corneille, c’est la femelle du corbeau (logique !)

Et quand j’essaie de les « interroger » sur un animal que l’on voit, ça donne :

  • Là, c’est une corbeille (corneille)
  • Lui, c’est un corbeau affreux (corbeau freux)
  • Heu, un cornèbre ? (doute entre une corneille et un corbeau, donc on lui donne un nom de Pokemon) :-)

J’adore les mots d’enfants.

Fragments de temps, Virelles et sa région au fil des saisons

Voici un superbe livre que j’ai reçu, en remerciement du projet que j’ai de vendre mon dernier recueil « Démarrer au quart de tour », pour le Creaves de l’Aquascope Virelles. Grâce à ma visite, j’ai même eu droit à une jolie dédicace de l’auteure des textes : Anne Sansdrap :-)  Il ne me faudra plus que rencontrer Yves Fagniart, peintre animalier belge, pour lui demander aussi une petite dédicace et ce livre sera personnalisé par les 2 personnes qui lui ont donné vie ! Merci Anne !

Fragments de temps, Virelles et sa région au fil des saisons
Aquarelles et croquis : Yves Fagniart
Texte : Anne Sansdrap
Pages : 127
Année d’impression : 2012
Préface de Claudine Brasseur.

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Extrait de plume de Anne :

« (…) une femelle de harle bièvre. Elle quitte le repos pour une séance de pêche mais a sans doute les yeux plus grands… que le bec ! Très rapidement, elle capture un gros gardon mais il lui est impossible de l’avaler. Elle le retourne, le laisse s’échapper, (…) Rien n’y fait… Elle le perd à plusieurs reprises (…) L’air de rien, en quelques coups de pieds palmés, une silhouette noire (…) s’approche de la rouquine ébouriffée. (…) Il n’a pas fallu deux secondes pour que ce grand cormoran vienne la lui chaparder et l’engouffrer de sitôt. Je l’ai sentie comme un peu vexée… »

Anne Sansdrap a les mots d’ambiance, des mots d’observation, des mots doux et justes qu’on lit, comme on entend une poésie, musique naturelle et tellement belle. Les aquarelles et croquis d’Yves Fagniart, délicatesse et finesse , accompagnent ses textes si bien qu’on ne sait pas qui a fait quoi avant. Ce duo fonctionne à la perfection, ils nous emmènent avec eux depuis n’importe quel lieux de lecture.

Émotions, souvenirs, sourires et bonheur garantis tout au long de ce voyage magnifique, dans cette région de mon pays. Un moment agréable, plaisant qu’il est bon de s’offrir, encore et encore.

Site d’Yves Fagniart

Anne Sansdrap

Izo, de Pascal de Duve

Titre : Izo
Auteur : Pascal de Duve
Édition : Espace Nord
Genre : roman
Année d’impression : 2016
Nombre de pages : 288
Note personnelle : 8/10

Izo est l’homme au chapeau melon noir et au long imperméable, imaginé par le peintre Magritte. Izo est né, telle une goutte de peinture tombant du ciel. Il est là, devant nous et quelqu’un qui l’a vu naître l’accompagne dans cette naissance un peu particulière. Izo est un homme bon, intelligent, curieux. Il apprend très vite et se pose mille et une questions sur absolument tout.

Il m’a fait redécouvrir ce qu’est la vie, l’émerveillement, la simplicité d’une chose simple :-)

IzoCe livre, je l’ai aimé, que dis-je, je l’ai adoré ! Quel imaginaire ! Quelle écriture ! Quel voyage !

Ce livre, je l’ai dévoré, du début jusqu’à la moitié, dépassée de quelques pages. Oui, car, les meilleures choses sont les plus courtes. Même si ce livre n’est pas très épais, à un moment, je me suis retrouvée sur ma faim, on avait fait le tour des surprises, et si la fin est extra (elle a été retravaillée nous confiera l’auteur – décédé – dans un entretien en fin d’ouvrage), pendant une vingtaine de pages, je n’ai fait que survoler l’histoire, car on revenait un peu à des choses – extraordinairement bien racontées et imaginées – qui avaient déjà été abordées.

Un livre riche en instants poétiques, plein de couleurs et d’émotions en tous genres. Les descriptions sont tout simplement, complètement, extraordinairement visuelles, auditives, olfactives qui ont permis à mon esprit de touche à toutes ces sensations faites de mots noirs sur fond de papier blanc, c’est renversant !

Ce livre m’a donné envie de connaître davantage ce peintre surréaliste belge dont j’aime beaucoup les peintures. D’ailleurs, bon nombre de ses œuvres se retrouvent en clin d’oeil dans ce roman.

Et, grâce à ce livre cadeau (merci Val), je découvre cet auteur belge également, qui est malheureusement décédé jeune. Je pense que je vais tâcher de me procurer son ou ses autre(s) livre(s).

Extraits :

« Je m’apprêtai à partir lorsque je remarquai que son nez s’était mis à couler. Un filet bleu joliment marbré de jaune descendait de sa narine gauche. Il s’en rendit compte au moment où la morve atteignait sa lèvre supérieure. Pris de pitié (mais aussi dégoûté par son expédient consistant à tirer la langue pour lécher la zone humectée), je lui tendis un mouchoir en papier dans lequel il éternua aussitôt.

Le résultat me stupéfia. Après avoir déchiffonné le mouchoir, je ne pus que m’émerveiller : Izo éternuait à peu de chose près, du Jackson Pollock en bleu et jaune. »

« Après un silence il lâcha un profond soupir, bizarrement saccadé comme ceux qui expriment l’émotion. Dehors le ciel rouge-soir était devenu noir-orage ; il s’était mis à pleuvoir légèrement et la vitre pleurait des petites gouttes nerveuses. »

Le pouvoir de l’imagination la nuit !

Cette nuit, il était 2 heures du matin quand ma fille de 11 ans a reçu de ma part une médaille pour avoir réussi à me faire marcher dans son imagination.

Il est donc 2 heures du matin, mais je ne le sais pas encore. Dans mes rêves, j’entends une porte qui s’ouvre, une clinche qui fait du bruit et puis un sanglot… ça ne colle pas à mon rêve, donc je me réveille immédiatement (instinct maternel, quand tu nous tiens !). Bingo, sur le palier de l’escalier, ma fille de 11 ans pleure de frayeur.

  • Il,… il y a une grosse araignée dans ma chambre, près… près de mon lit, elle est très, … très grosse, j’ai peur.

Faut-il préciser que ma fille est arachnophobe et que cela s’empire avec le temps ? Faut-il préciser que je l’étais moi-même enfant et adulte également ? Qu’il a fallu attendre une trentaine d’années pour que ma curiosité envers l’espèce animale à 8 pattes, poussée par le désir de faire des photos parfaites pour ces petites bêtes, m’aide dans cette terreur vivante ?

Courageusement, je me dirige vers sa chambre, ouvre sa porte et lui demande quand même où est-ce qu’elle a vu cette araignée ? Quand j’allume, il me vient à l’esprit qu’elle était peut-être sur l’interrupteur : horreur ! mais trop tard, j’ai allumé et la réalité m’a sauvé, point de bestiole sur le carré en plastique.

  • Là, près de mon lit, à côté de ma tête. Je l’ai vue, elle bougeait. Elle était grosse et poilue. J’ai même vu son croupion !

Bon, là, mon courage diminue un peu et j’enlève les nounours et autres bazars qui se trouve par terre, à la tête de son lit. Je retourne quand même vite fait les nounours, car on sait que ces bestioles peuvent se cacher et surgir sournoisement… mais je ne vois rien. Puis, il y a un mouchoir, ouvert, non utilisé semble-t-il. Elle se cache sûrement en-dessous. Je prends ce que je trouve, c’est-à-dire la patte d’un nounours qui n’est pas mou et qui vierge de toute araignée, et je l’utilise pour retourner le mouchoir… Brrrr… Mais rien, nada, quedal !

Rassurée, je prends sa lampe de chevet amovible et je dirige le faisceau derrière le lit, derrière l’armoire, sous le lit, partout où je n’ai pas encore regardé.

  • Elle est vraiment grosse.

Bon, visiblement, je ne la vois pas. Puis, une réflexion lumineuse me frappe en cet instant :

  • Mais ma chérie, tu dormais, tu avais les yeux fermés. Il fait noir de chez noir. Tu n’as pas pu la voir. Tu as du rêver. C’était un vilain cauchemar.
  • Mais non, j’ai même regardé l’heure. Je t’assure, ce n’était pas un rêve, elle est là. Regarde encore.

2h25 du matin.

  • Tu sais, certains rêves peuvent sembler très réel. Tu as pu rêver de ta chambre, de ton réveil et de l’araignée. Regarde, j’ai tout enlevé, tout soulevé, tout fouillé. Je n’ai rien vu. Mets ta tête de l’autre côté du lit et essaie de te rendormir s’il te plait.

Je la vois hésitante. Peut-être que j’ai réussi à la convaincre qu’elle avait rêvé.  Je termine mon sauvetage nocturne par une plaisanterie, histoire de détendre l’atmosphère :

  • Tout ça pour avoir un bisou de maman la nuit. Ils sont chers ces bisous tu sais.

Et je lui en colle 2 sur chaque joue, des biens bruyants, bien gros, bien rassurants.

Elle mettra du temps avant de se rendormir, mais elle y est arrivée.

Elle a vraiment presque réussi à me convaincre qu’elle a pu voir une araignée la nuit, car au petit matin, elle me dit :

  • Tu sais, la nuit, nos yeux s’habituent à l’obscurité. Le noir devient gris et je peux voir les ombres… j’ai vu l’araignée…
  • Quand même, à deux heures du matin, tu devais certainement dormir…

Alors, pour vous, pour moi, vous pensez que c’est quel genre d’araignée qu’elle a vu/rêvé ?

C’est la saison où elles sortent, où elles osent se montrer… et ici, chez nous, dans le jardin, il y en a quelques-unes. Va falloir qu’on travaille sérieusement à cette phobie si nous ne voulons pas être réveillés trop souvent :-)