Texte pressé avant de dormir

Alors que je n’ai plus écrit grand chose de créatif ces derniers temps, voilà qu’un soir caniculaire, alors que le soleil est déjà couché, mais que le thermomètre affiche une température supérieure à 28 degrés dans la chambre, les mots ci-dessous sont venus me surprendre par leur vérité et intensité.

Mon licenciement n’est que l’enveloppe du cocon dans lequel une profonde tristesse s’est installée en chrysalide.

La nymphe, ce sentiment que l’on nomme bonheur, a émergé un jour de soleil.

Ma chenille de mauvaise humeur fabriquait sa réserve de larmes pour inonder mes joues épuisées par des jeux de sourires figés depuis trop longtemps.

Aujourd’hui, mes yeux pétillent d’une liberté retrouvé.

Légèreté.

Nouvelle peau, mue chez une arthropode

Y a de la vie dans notre maison ! Après l’émergence d’un papillon de nuit, voici que nous avons eu la chance d’assister à la mue d’une araignée ! Et ceci, grâce à ma fille, oui , oui. L’arachnophobe qu’elle est n’a pas hurlé devant ce spectacle étrange. La curiosité a été la plus forte, elle a donc terminé de prendre sa douche, tout à son aise (faut pas exagérer, étrangement, la douche n’a pas duré longtemps ha! Ha!), puis m’a appelée :-)

La mue chez l’araignée pourrait en quelques sortes correspondre à la métamorphose du papillon. L’un délaisse son cocon ou sa chrysalide, l’autre abandonne sa vieille cuticule ou exosquelette devenue trop petite pour elle. L’un comme l’autre signe là une croissance chez l’animal.

J’ignorais qu’une araignée pouvait muer ! Je suis donc très contente d’apprendre cela en visu. Cela valait bien quelques photos…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Accrochée au plafond de la salle de bain, la bestiole a fasciné (et un peu dégouté) ma fille qui assistait à la scène ! La toute dernière photo a été faite une heure après les autres, et c’est la seule où j’ai utilisé un flash car il était près de 22h et la luminosité n’était plus aussi belle. On pourrait croire qu’il s’agit d’une toute autre photo, à cause du flash, on dirait que l’araignée est plus grande, plus foncée. Différente. Mais je confirme qu’il s’agit de la même… la vieille cuticule se racrapote, se recroqueville, elle s’assèche, pendant que la « nouvelle » araignée se sèche également afin que sa peau se durcisse.

J’ai utilisé le mode « macro » de mon téléphone portable ! La bêbête ne mesure pas plus d’1,5 cm… j’aurais pu l’écraser de mon pouce, mais je n’en ai rien fait…

En faisant quelques recherches sur le net, j’apprends que les araignées européennes ont une durée de vie comprise entre 6 mois et 3 ans. Que le mâle stoppe sa croissance (arrive à maturité) 1 à 2 mue(s) avant la femelle. Selon l’espèce, le nombre de mues est différent. Pour les plus petites d’1 mm = 3 mues. Pour l’Epeire diadème (espèce courante dans nos jardins, jolie espèce) = 7 mues !

Si vous avez une idée sur son identification pour celle-ci… je suis partante, je ne suis pas très douée pour les insectes.

Naissance nocturne : émergence

Le 9 mai 2017, en retournant la terre de ma petite serre sur pied pour remplacer mes plantes aromatiques, et enlever tout mon « élevage involontaire » de cousins dont presque tous étaient morts, j’avais trouvé ceci ! Ignorante, j’ai mis la chose de côté, puis en faisant une photo, j’ai demandé à ma maman si elle avait une idée de ce que cela pouvait être. Un insecte, oui, mais lequel ?

Un cocon de papillon de nuit ? Oh ! En cherchant sur internet comment réinstaller confortablement la nymphe protégée de son enveloppe, je la déplaçai et l’enfoui sous à 1,5 cm de terre récupérée de ma serre, dans un ancien petit aquarium en plastique. J’humidifiai la terre, plaçai 3 petites branches et confia le papillon en devenir à mon fils en l’installant dans sa chambre, à l’abri du soleil direct.

pap nocturne (1)

Pourquoi des branches ? Tout simplement pour permettre au papillon qui allait sortir de pouvoir s’installer au mieux afin de lui permettre de sécher ses ailes.

Vu la chaleur des jours qui se succédaient, j’humidifiai tous les jours un peu la terre où le cocon se trouvait.  Je regardai également tous les jours si l’enveloppe ne se trouvait pas à la surface au cas où j’aurais loupé sa sortie. Mais 10 jours plus tard, je ne vis rien. Me disant que j’avais trop dérangée la nymphe en la déplaçant de la sorte, je cru qu’elle n’avait pas survécu et la dégagea de la terre. A ma grande surprise, le cocon bougeait du « derrière », il gesticulait de « sa pointe » comme pour dire « Oh ! Hé ! Tu veux bien me foutre la paix ! Redépose moi immédiatement et prends patience ! »

Dans la nuit du 24 au 25 mai, mon fils s’est fait littéralement mangé par un ou des insectes. Le torse à l’air, il s’était fait piqué une quinzaine de fois en cette seule nuit. Cherchant du regard partout, je ne découvris qu’un seul moustique et n’eus aucune pitié à l’écraser !

La nuit suivante, une grosse tache au-dessus de la porte me fit lever la tête !

papillon nocturne (20)

Ce matin, c’est donc avec joie que je félicitais mon garçon : son papillon était né ! Je grimpai dans son lit en hauteur pour immortaliser cette naissance que voici. Zoom utilisé.

papillon nocturne (10)

Disposant une coupelle de miel et d’eau, je laissai l’animal respirer après cette petite photo.

Puis, ma fille me demanda à voir le cocon…

Chose toute fragile, j’ai dû « déterrer » l’objet : le papillon était sorti de son refuge en creusant la terre. A l’air libre, voici ce que cela donne :

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le papillon est plus grand que le cocon. Il est trop haut actuellement pour que je puisse le « mesurer » approximativement, mais je dirais à vue de nez qu’il fait 1/3 de plus que la longueur de son cocon qui est de 2,5 cm.

Je libérerai le papillon ce soir, quand le soleil ne chauffera plus trop.

Quant à l’identification… le cocon ressemble beaucoup à celui d’un sphinx, mais lequel ?

 

Séraphin et les animaux de la forêt

Un petit passage dans ma boutique BD, m’a permis de trouver cette superbe bande dessinée, magnifiquement illustrée :

Séraphin et les animaux de la forêt. Scénario : David Chauvel & Jérôme Lereculey. Dessins : Jérôme Lereculey et mise en couleurs par Cédrine Louise. Album paru aux éditions Delcourt, 2008.

Une 60taine de pages où Séraphin le petit lutin nous donne plein d’infos sur la vie de ces animaux en forêt : leur durée de vie, ce qu’ils mangent, comment ils vivent, comment ils chassent, combien certains peuvent courir très vite, etc. Les illustrations sont tout simplement féériques, justes, précises, belles, et les couleurs collent à la réalité. Un très joli ouvrage. Les explications ne sont pas compliquées et adaptées aux jeunes lecteurs (collection jeunesse)

Un vrai coup de coeur pour cette « BD » que je classerais davantage dans les ouvrages d’informations, superbement illustrés.

Merci BD Liège ;-)

BD Seraphin ani (2)BD Seraphin ani (3)BD Seraphin ani (1)BD Seraphin ani (5)BD Seraphin ani (4)

L’évolution de la BD Bob et Bobette

L’évolution des Bob et Bobette

Roulement de tambours… J-5 : le nouveau visage de ma BD préférée !

Eh oui ! Il faut s’adapter à tout, même à l’évolution de nos personnages imaginaires que l’on aime tant. Voici quelques photos avec des albums de bandes dessinées que j’ai chez moi.

Je parle en tant qu’amatrice, fan de cette série de BD. Je ne vais pas parler chiffres ou statistiques ici, des photos et quelques infos pour expliquer les différences, les changements dans la vie de cette bande dessinée qui existe depuis 1945 !

Le papa d’une amie de ma fille m’a donné les quelques Bob et Bobette qu’il avait encore chez lui. Dans ceux-ci, un album en bichromie édité en juillet 1966 : Le singe volant. En page d’introduction, les visages des héros : contents, fâchés, surpris, rigolant, réfléchissant, etc. Les pages sont numérotées et sont au nombre de 56 en tout. La dernière case est celle reconnaissable entre toutes , la fin de l’aventure avec le clin d’œil de Bobette. En 4ème de couverture, seuls Bob et Bobette sont représentés et un cadre avec les titres des albums et leur numéro correspondant ainsi que ceux de la série à part « Jérôme », du même auteur.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Album édité par les éditions Standaard

Ensuite, deux albums de 1977 : un numéro « normal « : La fleur de la jungle et un spécial (55 pages), un supervolume (80 pages) : Le Rapin de Rubens. Editions Erasme cette fois-ci.

Le supervolume aurait pu être édité en « hors série » tant les différences de couverture et de visuel sont grandes : en 3 mois qui séparent l’impression de ces 2 albums, les numéros de pages ont disparu, la page d’introduction représente une fois Bobette et Bob, et Bob et Bobette, la 4ème de couverture est une « normale » représentant la célèbre pyramide des héros avec la liste des titres dans un cadre blanc, tandis que l’autre est une vraie illustration supplémentaire avec un résumé de l’histoire et la présentation des personnages spéciaux. La dernière page montre toujours Bobette et son clin d’oeil mais dans le supervolume, le rêve de Lambique représente une pleine et magnifique page, je devine presque le plaisir qu’à eu le dessinateur de faire cette planche spéciale qui est reprise en couverture.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Les 2 albums suivants sont aussi différents. On pourrait croire qu’il s’agit ici aussi d’une occasion spéciale, d’un supervolume, mais non. Celui dont la couverture est différente, mais ce n’est pas sans rappeler celle du Rapin de Rubens a été édité en 1985 : Panique sur « l’Amesterdam », édition Erasme. L’autre, aux éditions Standaard, date de 1993 : le harpon d’or.

20170511_111128

Apparaît une page d’introduction différente avec une image-résumée.

20170511_111134

On retrouve les numéros de page sur l’un, mais plus sur l’autre.
On passe également de 220 planches à 180, soit de 58 pages à 47 pages.
Le clin d’oeil de Bobette signe toujours la fin de l’histoire et on retrouve également la pyramide de nos amis ainsi que la liste des titres et numéros dans un cadre blanc. Un code barre apparaît également.

20170511_111144

1995 : 50ᵉ anniversaire de nos amis ! Tous les albums futurs seront édités par les éditions Standaard. 1990, le papa de Bob et Bobette, Willy Vandersteen nous quitte. Entre 1989 et 2001, les albums seront signés Paul Geerts. La 1ère de couverture ne change pas, mais le dos oui : nos amis ne changent pas de position dans la pyramide, mais leurs vêtements prennent des couleurs plus modernes. Et c’est là que je remarque que Lambique (l’homme chauve en nœud papillon) retrouve son bras gauche (rires). Effectivement sur les autres albums, les 2 mains de Lambique sont bien dessinées, mais il n’y a pas de bras derrière la fine cheville de la tante Sidonie :-)

La couleur de fond de couverture a également changé : elle est toute en dégradé et le titre Bob et Bobette est en noir (et non plus en rouge/orange).

Depuis 2002, les albums sont signés Peter Van Gucht pour les textes et Luc Morjaeu pour les dessins.

L’album de 2006 que j’ai ici, L’intrus de la Ronde de Nuit, il y a juste la pyramide des personnages qui change : des vêtements pour Bob et Bobette encore plus modernes avec pour Bobette une robe identique mais sans manche, les enfants qui ont grandit en maturité, la poupée Franfreluche est rouge et non plus verte, et Lambique a vieilli, car quelques petites rides se sont rajoutées sur son visage. La tante Sidonie a vu sa longue jupe noire se raccourcir légèrement : Lambique lui tient ses chevilles nues :-) Jérôme semble également avoir pris du poids au niveau des jambes et du torse, il fait encore plus « armoire à glace ». Habillé ainsi et les proportions de ses muscles redessinés, on dirait qu’il est plus petit : un bloc de muscle. Ah oui, je remarque également chez lui, et ce depuis les années ‘90, une barbe blanche (sans couleur avant, ou couleur peau)
46 pages

2007 : année du grand changement graphique pour toute la couverture, avant et arrière. Explications avec photos de l’album 336, paru en 2016 : Le pays sens dessus dessous.

20170511_111231

L’illustration de la 1ère de couverture est en pleine page. La mention des éditions Standaard ne ressort que grâce à sa couleur : blanche (couleur qui avait déjà changé quelques années auparavant). Le titre de la série est toujours en blanc et le titre de l’aventure toujours en jaune. Le nom du papa des personnages, Willy Vandersteen, toujours en noir également, mais tout cela tient à présent dans un encart blanc sur fond rouge, pour rappeler l’univers bien connu de cette série.

20170511_111304

La 4ème de couverture n’a plus rien à voir avec celle que l’on connaît si bien : la pyramide n’est plus, à la place Tante Sidonie conduit la petite Vitaminette, Jérôme se tient debout sur l’arrière de la voiture et porte sur chacune de ses épaules Bob et Bobette qui fait son clin d’œil. Lambique, lui, le sot veut faire croire qu’il peut en faire autant, mais il ne tient pas debout et il est « croqué » à mi-chemin de la chute. Bobette a retrouvé ses manches, mais elle garde ses baskets devenues blanches. On peut à présent lire un petit résumé de l’histoire à l’arrière et une mini image des derniers numéros parus en vignette. Le tout sur fond rouge intégral.

On retrouve tous les titres et numéros, dans leur intégrité, à l’intérieur de la 4ème de couverture, en caractères minuscules et blancs.

20170511_111403

Je ne vais pas détailler les hors série qu’il peut exister. Autrefois, il était possible de recevoir gratuitement des albums en collectionnant des timbres postes, des timbres d’une marque pour pellicules d’appareils photo argentique, ou en achetant certaines marques bien connues de produits commerciaux. Mais ces hors série sont aussi de tailles variées, allant du format plus petit que poche au format habituel mais avec un nombre de page équivalant à la moitié d’un album normal actuel.

Il existe bien sûr de nombreuses rééditions particulières : les albums de vacances, ceux qui regroupent 4 ou 5 histoires, avec ou sans jeux, réédité pour un journal ou autre, publicitaire, etc.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Pour les fans encore plus mordus que moi, qui suivent les aventures de nos amis Bob et Bobette, j’ai sûrement oublié de parler de l’un ou l’autre changement,m que je n’aurais pas remarqué d’un premier coup d’œil, n’hésitez pas à ma le dire, cet article sera top grâce à vous !

Enfin, aujourd’hui, pour le 15 ou 17 mai 2017, il est annoncé de nouveaux albums ! Le mystère a été long/est long ! Nous sommes plusieurs à nous demander comment ça va être. Est-ce que ça va encore nous plaire ? Va-t-on accrocher à ces nouveaux visages, à ces évolutions, à ces changements graphiques ? Nous avons pu entendre qu’il était question d’un album cartonné rigide, comme la plupart des BD. En bleu ? comme la série rééditée du Prince Riri   ou comme les 8 titres réédités dans cette série et ce format ?

20170511_111338

Évidemment, à tous ces changements une hausse du prix est envisageable.

Je n’ai pas tous les détails, mais je crois comprendre qu’il y aura 2 événements à la mi-mai : le nouveau relooking des albums à paraître ET une réédition d’anciens titres également dans un nouveau format ?

Je nage un peu dans le flou, mais ce n’est pas grave, dans moins de 10 dodos, ma curiosité sera enfin satisfaite ha ! ha !

Je consacrerai un autre article sur les personnages eux-mêmes, car là aussi, differents visages, differents styles. 

Algodystrophie en poème

Elle fait de l’algodystrophie,

Ma pauvre petite fille.

Suite à une cheville foulée,

Une double entorse à son pied,

Sa jambe change de couleur,

Ça lui fait mal, ça lui fait peur.

Sa cheville, ses orteils sont gelés,

Heureusement, tout ça n’est plus gonflé.

Mais elle ne sait plus marcher longtemps,

Ni sauter, ni monter ou grimper normalement.

Tout à commencé en janvier de cette année,

Nous sommes fin avril et c’est loin d’être terminé,

L’orthopédiste parle de 6 mois,

D’autres témoignages sont moins sympas.

Elle va continuer à boiter,

Car on ne sait rien faire pour l’aider !