Écrire un texte à partir d’une liste de mots

J’avais envie depuis longtemps, de reprendre mes exercices d’écriture donnés à l’occasion de l’atelier d’écriture créative par correspondance. J’avais suivi ce cours durant une année, en 2007, puis une seconde fois 5 ou 6 ans plus tard. Je décide de reprendre des idées de jeux, d’exercices, et d’en prendre d’autres, plus ou moins connus, pour m’aider à redémarrer, à retrouver un rythme dans mon écriture créative, pour partager ce passe-temps que j’aime tant :-)

Vous voulez m’accompagner dans ces petites contraintes ? Soyez les bienvenus. Je ne suis pas une animatrice, je ne vais pas donner de retours, mais simplement mon avis.

Nous allons donc commencer par dresser une liste, une liste de mots. C’est un échauffement, facile à faire, de chez vous, ou en groupe.

Grâce à un mot, nous allons faire une liste d’autres mots, par association d’idées, que ce soit par famille, ou phonétiquement.

Ce mot : MER (la mer, l’océan, l’eau)

Il n’y a pas d’autres règles que celle-ci et chacun d’entre vous agrandira cette liste en fonction de ses goûts, de ses idées, de ses préoccupations, de son imagination.

Aucun interdit, aucun risque de se tromper, lâchez-vous et amusez-vous à avoir le plus de mots possibles.

Vous avez, nous avons, 10 minutes pour cela.

Après ce temps, choisissez 5 mots qui vous « parle » le plus, que vous avez envie de donner vie, d’intégrer dans un texte. Ici, une seule règle, ne prenez pas des mots qui se ressemblent de trop comme « orange » et « pulpe » ou « livre » et « histoire ». S’ils sont trop similaires, trop ressemblants, vous risquez d’être vite coincés dans vos idées.

Et pour le cas où vous n’avez trouvé que 5 mots, pour vous aider un peu à fabriquer votre premier texte avec moi, ici, je vous invite à intégrer le mot suivant : cactus.

Amusez-vous bien et surtout, n’hésitez pas à venir me trouver en cas de blocage, de doute ou de question. Je joue le jeu avec vous.

Je mettrai, avec votre accord, votre texte à la suite de cet article, d’ici 15 jours, vers la mi-juillet.

A bientôt !

  • Scoobydu a joué le jeu ! Elle a rajouté le mot cactus. C’est ici que ça se passe. Merci 😉
  • Béa a joué le jeu ! Elle a choisi 5 mots et d’autres. C’est ici que ça se lit. merci
  • mon texte : ici

Citation : auteur inconnu

Toujours dans le livre de Bernard Werber : le 6ème sommeil, une phrase philosophique dont la source est la citation d’un auteur inconnu :

A force de se planter, un beau jour, on devient une fleur

Moi, je ne me plante plus, car je suis déjà une fleur qui s’épanouit davantage de jour en jour  !! :-) :-) :-)

Déterrer un… mini texte

Mes yeux parcourent les entrailles de mon ordinateur. Par cette matinée déjà bien chaude (21°C sur la terrasse à 9h00), voici deux petits textes écrits début mai… quand il faisait frais, ha ! ha!

Je sens les pattes chaudes de mon chat sur mes jambes empyjamatées. La vibration de son ronron est apaisant et réchauffe le salon refroidi par une nuit glaciale et humide. Le félin se couche enfin sur mes genoux sans pour autant trouver sa position préférée : il veut encore une petite dose de câlin. Repus par ce moment de complicité, dans un nouveau sommeil, il va pouvoir enfin sombrer.

L’agenda était bien chargé, tant et si bien qu’elle n’a rien écrit de la journée. Pas su se poser, pas su se reposer, pas deux lignes, elle a su aligner.

Il/Elle n’est plus là… et pourtant…

À toi, Mona. À toi, Jean-Pierre. À toi, Frédéric. À toi, Pascal. À toi, Georgette. À toi, Florence. À toi, Roger. Et à tous les autres partis vers un autre ailleurs. Si loin de nos yeux, mais si proche de nos cœurs.

Il est petit, il est grand.
Il est coloré, il est blanc.
Il est musique, il est vent.
Il est lourd et léger pourtant.
Il est calme, il est bruyant.
Il est tantôt caché, tantôt impressionnant par sa personnalité dévoilée.
Il est masculin, il est féminin.

Lui, elle, un esprit, un souvenir, une présence, un nom, un grand vide qui se crée ou qui nous remplis de tant de tristesse.

Un enfant, un parent, un ami, un amant, un amoureux, un époux, une femme, un bébé.

Dans le ciel, dans la mer, dans la terre ou dans les étoiles, elle est toujours là, présence réconfortante, présence absente, présence envahissante, présence passionnante.

Un souvenir, un sourire. Une anecdote, un rire.
Des moments partagés… à garder… pour l’éternité.

Tantôt écrasé par le chagrin, tantôt dissimulé derrière les chutes de nos larmes, tantôt pressant nos cœurs devenus si gros, si lourds, si petits tout à coup, qu’on ne le voit pas tout le temps, on ne la devine pas aisément.

Pourtant il est là.
Elle aussi.

Si près de nous. À côté de nous. Devant nous. Avec nous.

Pensez à cette brise soudaine, à cette musique de fond, à ce parfum discret, à cette présence impalpable… Tous ceux que l’on a aimés, ceux partis parfois trop tôt, partis dans la douleur ou dans la peur, dans la légèreté ou dans la liberté, sont là. Toujours. Dans nos pensées, dans nos rêves, dans nos discussions, dans nos souvenirs, sur nos photos et vidéos…

 

PS : J’ai « travaillé » 1 jour comme hôtesse d’accueil dans un crématorium. Un petit jour. Un seul. Mais ce jour à suffit pour remplir mes pensées d’une attention particulière pour eux, ma famille, des parents, mes amis partis trop tôt, partis dans la souffrance ou partis vers une nouvelle liberté.

Petit bonheur à partager

Un petit bonheur, ça se garde, ça s’écrit, ça se partage. Même si, aux yeux de certains, ce n’est trois fois rien.

Plus tôt dans la semaine, alors qu’il pleuvait et ventait depuis la veille, je traverse un petit parc pour aller chercher mes enfants à l’école. Très vite, je vois au milieu du parc, juste à côté d’un chemin, au pied d’un arbre, du mouvement. Ce sont deux tourterelles turques qui se font la cour. L’une décolle brièvement du sol, bat une ou deux fois des ailes et retombe à terre. L’autre l’imite, face à l’autre. L’une tourne autour de l’autre, le cou tendu puis rabaissé. Le mâle monte un peu sur le dos de la femelle, mais redescend aussitôt. Et le début de la chorégraphie reprend de plus belle. C’est la danse de l’amour !

Je souris, c’est beau l’amour. J’aime la nature. J’aime les oiseaux. J’aime observer ces instants éphémères qui ne durent que quelques minutes, mais qui sont remplis d’attention, de tendresse, d’imitation, de tentation, de séduction.

Arrive une dame, seule, qui marche sur le chemin des amoureux. Le couple s’envole et se percher sur un arbre du parc, pas très loin. La femme me dit alors : « Pff, c’est terrible ! Tout le monde se dispute. Même les animaux ! ». Sans arrêter de sourire, je rassure la dame en disant que ces oiseaux ne se disputaient pas, que du contraire, ils se séduisaient. Ne semblant pas comprendre, j’explique un peu la technique de drague (parade nuptiale) chez ce couple de tourterelles, en terminant par « S’ils sont sur la même longueur d’ondes, s’ils dansent au même rythme, s’ils sont d’accord, alors ils s’accouplent ».

Et la dame me salue en terminant par un : « Merci, merci beaucoup, c’était très intéressant », avec un large sourire sur son visage.

tourterelle turque

Contes des Particuliers

Titre : Contes des Particuliers
Auteur : Ransom Riggs
Traducteur : Sidonie Van Den Dries
Édition : bayard jeunesse
Genre : recueil de contes, jeunesse
Année d’impression : 2016
Nombre de pages : 176
Note personnelle : 10/10

10 contes pour une note identique. J’ai adoré ! J’ai dévoré ! J’en redemande !!

Dès le début, on est « à fond » dans le livre, car c’est Millard Nullings, cet enfant particulier qui sait se rendre invisible, qui nous explique la raison d’être de ce livre. Un recueil indispensable pour encore mieux cerner le monde extraordinaire des Particuliers, depuis le début, ou presque, de leur apparition. Où l’on comprend enfin comment se forme une boucle intemporelle et qui l’a découverte et qui l’a créée. (merci à la première Ombrune)

Si vous êtes végétarien, je vous conseille de passer la première nouvelle… quoiqu’il n’est pas question de manger des animaux, ici, ou alors une sorte très particulière que l’on appelle : humain.

Si vous aimez les contes de prince, de princesse et d’amour, vous ne trouverez votre bonheur non pas au 2ème mais au 4ᵉ titre, cela devrait vous plaire, car il finit par « Et ils vécurent heureux jusqu’à la fin des temps ». Il y a aussi des géants très particuliers, des pigeons pas gentils mais qui finissent par comprendre les travaux des humains, une enfant qui dompte les cauchemars, un autre qui se transforme en n’importe quel animal dès que sa famille ne l’aime plus, un garçon qui dompte les vagues et les courants et d’autres titres, tous remplis d’extraordinaire, d’impensable, de fantasmagorique !

J’en viens à me dire que l’auteur à une telle imagination, qu’il parvient à nous embarquer si facilement dans son monde particulier que je le soupçonne d’être un peu différent de nous :-)

Je suis une vraie fan qui en redemande.

Ce titre, tout comme la trilogie des Enfants Particuliers de Miss Peregrine, est un chef-d’œuvre rien que par son objet : la couverture, rigide, est enluminée par des illustrations gravées dans le papier. Couleur or pour la couverture, couleur encre pour l’intérieur. L’épaisseur et la qualité du papier fait que l’on pourrait croire à davantage de pages, mais c’est très agréable de tourner ces feuilles un peu épaisses, décorées et mises en page de la sorte. Un vrai travail qui vaut bien les quelques euros supplémentaires que coûte un poche.

Je donne rarement des notes de 10/10, mais je ne vois vraiment pas pourquoi est-ce que je donnerais moins, il n’y a rien qui me déplaît en ce livre particulier !

Je remercie ici mon nouveau magasin de mon quartier : La Parenthèse. Cela faisait bien des mois que j’hésitais à me procurer ce titre, mais ma PAL étant déjà bien remplie, je repoussais à chaque fois le jour de cette acquisition. Puis, en parlant un peu avec l’un des vendeurs (il m’a conseillé de bonnes séries BD pour mes enfants), qui pourtant ne connaissait pas ce titre, je me suis laissée faire en le commandant. Je l’ai reçu rapidement et je ne regrette nullement cet achat compulsif.

être plongé dans un roman… jusqu’au cou

Ah ! Que j’aime cette sensation d’être DANS un livre jusqu’au cou… plus rien n’a d’importance autour de moi, je n’entends plus rien, je ne fais qu’un avec les mots des pages qui défilent sous mes yeux.

Et quand je ferme mon livre, je découvre un vrai déluge au-dehors !! Grêlons, averse, vent à décorner un boeuf… y avait pas ça dans mon bouquin ! Ha !Ha !