Lire à voix haute ou conter

Depuis longtemps, je souhaite suivre une formation de lecture à voix haute. Pour le moment, la seule qui me semble très complète est plutôt longue et je préfère choisir un stage plus court afin de pouvoir rester disponible rapidement pour mon futur employeur qui aurait envie de collaborer avec mon dynamisme, ma motivation et mes compétences :-)

Aussi, quand j’ai découvert un week-end d’initiation du conte dans la bibliothèque de mon quartier, mon cœur a fait BOUM ! Et de pulsation en pulsation, j’ai écouté mon cœur et je me suis inscrite à cette petite formation. J’ai toujours aimé raconter des histoires à mes enfants, même quand ils n’étaient encore que des nourrissons. Quand ils ont grandi, ma fille, surtout elle, me demandait de lui raconter une histoire, mais que j’inventerais, sans support visuel, sans « aide », si ce n’est des mots ou des thèmes qu’elle aimait piocher dans le jeux de cartes que j’avais fabriqué pour que je puisse écrire des histoires personnalisées pour mes enfants. Et là, je me suis rendu compte que je perdais mes moyens, que je n’y arrivais pas, que je balbutiais… alors que je peux démarrer au quart de tour en écriture, à voix haute, en impro, je suis plutôt nulle… ou disons plutôt que je manque de confiance en moi dans ce domaine : parler devant un public m’a toujours mis le trouillomètre à zéro ! Pourtant, ce ne sont que mes enfants, ils ne sont que 2 et malgré ça, je redoutais leurs critiques.

J’ai donc continué à lire à voix haute, mais en lisant grâce à un livre (même un roman, en lisant un chapitre par soir, durant 15 jours, nous sommes parvenus à la fin avec tout au long de la lecture un plaisir non dissimulé), et mes enfants ont commencé à s’inventer des histoires sans support, entre eux, pour eux.

Je vais donc, grâce à ce week-end qui est déjà fort attendu, enfin pouvoir briser ce mur qui se dresse devant moi à chaque fois que je souhaite parler, transmettre, offrir des images, des voyages, des rêves. J’attends beaucoup de ces deux petits jours… et comme je suis à peu près nulle part dans ce domaine, je sais que je vais beaucoup apprendre et cela me réjouis de me former dans cette activité. L’animatrice, Chantal DEVILLEZ, est une professionnelle en la matière et j’ai hâte de faire sa connaissance :-)

Vos textes à partir du mot MER

Un petit article,  juste pour mettre en évidence vos productions à partir du mot MER, mon 1er jeu d’écriture :-) il fallait donc dresser une petite liste de mots à partir du mot MER et en choisir 5. Si on n’avait pas beaucoup d’idée ou pour corser un peu l’affaire, on pouvait rajouter le mot CACTUS, comme Scoobydu l’a fait ;-)

Le texte de Béa

Le texte de Scoobydu

Le texte de Cécile (c’est moi)

La force d’une image exprimée par des mots

Extrait de « Une collection très particulière », de Bernard Quiriny. Extrait de la nouvelle intitulée « Oromée, en Bolivie ».

« Mon visage sera impassible, et même un peu souriant : je ferai comme si tout était normal, en tâchant d’atteindre à l’indifférence des gens du coin. (…)  , comme un infirmier dévoué aide à mourir en secret son patient épuisé, en lisant des remerciements dans ses yeux mouillés »

 

 

L’auberge entre les mondes, tome 1 : péril en cuisine ! de Jean-Luc Marcastel

Titre : L’auberge entre les mondes, tome 1 : Péril en cuisine !
Auteur : Jean-Luc Marcastel
Édition : Flammarion jeunesse
Genre : roman jeunesse
Année d’impression : 2017
Nombre de pages : 216 (sans compter les 3 recettes de cuisine en fin de livre)
Note personnelle : 9/10

auberge entre mondes_Nathan et Félix sont 2 amis orphelins, étudiants dans la même école hôtelière. Pour les grandes vacances ils ont été embauchés comme étudiants dans l’Auberge de Monsieur Raymond, un aubergiste bien connu qui vient de temps à autres donner des cours de cuisine en tant que prof dans leur bahut. Très vite, dès leur arrivée en fait, Nathan est pris d’hallucinations visuelles. Suite à un accident avec la voiture, sa tête a cogné et il a dû se faire sacrément mal, car il dit avoir vu une étrange et effroyable créature non loin de l’auberge.

Quelques jours plus tard, Nathan a cette fois clairement vu quelque chose de bizarre. Et puis il y a ces pièces qui ont l’air plus grandes une fois qu’il est à l’intérieur ! Ceci + cela l’amène à penser qu’il y a vraiment quelque chose d’anormal ici.

Voici une auberge où je ne suis pas certaine de vouloir me rendre… non pas à cause du menu qui bien que spécial semble être parfaitement maîtrisé, mais je risque de me perdre dans cet établissement plus qu’étrange ! Des créatures toutes plus bizarres les unes que les autres, des personnages attachants et des recettes qui, selon les goûts, peuvent donner l’eau à la bouche…

Voilà le début d’une série qui me donne envie de connaître la suite, et qui m’a paru trop court. J’ai eu à peine le temps de me mettre en appétit que c’était déjà fini.

Un monde fantastique s’ouvre devant nos yeux, tantôt inquiétant, tantôt amusant. Si on sent l’humour distillé tout au long de l’histoire, il n’y a pas moins une quête sérieuse, intrigante, angoissante et importante pour Nathan. Mais l’ado n’est pas seul dans cette aventure, son meilleur ami et protecteur, Félix, ainsi que mademoiselle Fan qui sous ses airs de commandant cache une délicieuse et tendre jeune fille, sont toujours à ses côtés.

Un mini regret : j’aurais aimé voir l’une ou l’autre illustration en plus de celles déjà présentes à l’intérieur de la couverture… c’est juste… pas assez :-)

Pour clore ce 1er tome, 3 recettes de cuisine délicieuses et rigolotes sont proposées par l’auteur. A tester rien que pour voir/goûter si c’est aussi bon que les chefs cuistots le prétendent ;-)

L’auberge entre les mondes, Jean-Luc Marcastel

Lecture en cours. L’auberge entre les mondes, tome 1 : Péril en cuisine ! de Jean-Luc Marcastel, paru chez Flammarion Jeunesse.

Mon fils a rencontré cet auteur jeunesse il y a peu de temps, il l’a même assisté durant une séance de dédicaces ! Un super auteur proche de ses jeunes lecteurs et qui n’est pas avare d’explications sur son monde d’écrivain, ses idées, ses histoires et surtout ses recettes de cuisine :-)

Sur le site de Ricochet-Jeunesse, vous pourrez y lire sa biographie ainsi qu’un entretien donné en 2011. Retrouvez également le blog de l’auteur.

Et voici la 4ème de couverture de ce livre :

Nathan est apprenti cuisinier dans une auberge réputée pour ses bonnes recettes. Avec son ami Félix, il sent très vite que cet endroit regorge de mystères. Les murs bougent; des créatures inquiétantes semblent vivre tapies dans l’ombre; et il y a cette force qu’il ressent au plus profond de lui…

Invente-moi un animal

Mes enfants vont sans doute participer au chouette concours de dessin organisé par … La chouette. Comme je suis trop grande pour pouvoir y participer, je me suis dis que je n’avais qu’à inventer, avec des mots et non un dessin, mon propre oiseau  :-)

Alors, voici ce que je vous propose comme 2ème jeu d’écriture, du style « dessine-moi un mouton » ou ici « dessine-moi une chouette » :

Inventez un animal et décrivez-le moi. La description peut être purement physique ou biologique, ou même intégrée dans une histoire. C’est un peu comme le jeu où il faut inventer le mode d’emploi d’un objet… si ce n’est qu’ici, vous donnez vie à un animal. Il peut exister, il peut être un savant mélange de plusieurs espèces animales, il peut venir de la mythologie ou il peut sortir tout droit de votre imaginaire. Soyez créatifs et n’ayez pas peur de sortir des sentiers ordinaires…

Comme pour le précédent jeu, je vais bien sûr aussi jouer avec vous :-) A bientôt !

Babette la pipelette et les babeluttes

Voici mon petit texte pour mon 1er jeu d’écriture de juillet 2017

64 mots trouvés à partir du mot MER. (33 en 5 minutes, puis 31 les 5 minutes suivantes).

J’ai choisi ces 5 mots-ci :

Coquillage – famille – pieds nus – goéland – babelutte

Babette la pipelette bavait devant des babeluttes en se demandant si Jonathan, son goéland apprivoisé, allait aussi aimer cette confiserie bien sucrée. Pieds nus sur le trottoir, les yeux rivés sur les bonbons exposés dans la vitrine, Babette se battait avec son envie irrésistible de dévaliser le magasin entier. Elle connaissait bien sa famille et si elle osait revenir avec un seul sachet, un seul, on la traiterait d’égoïste. Ce n’était pas faux. Tout au plus, voulait-elle bien partager un bonbon avec Jonathan, juste par curiosité, pour voir comment il allait réagir avec ce délice caramélisé qui fondait dans sa bouche en libérant toutes ses saveurs douces et exquises. L’oiseau allait-il pouvoir ressentir les mêmes sensations qu’elle ? Son bec ne collerait-il pas trop après tout ça ?

Babette se décida de pousser la porte vitrée du royaume des confiseries quand, soudain, elle vit le reflet de son père dans la vitre de la porte. Son père disparut en mer depuis deux ans. Deux années sans nouvelle, deux années qu’elle le croyait mort ! Son père, meilleur dénicheur de coquillages rares de toutes les plages, de toutes les mers du monde. Son père, son meilleur ami. Ici ! Derrière elle. Elle n’osait pas se retourner. Elle était figée. Son cœur était comme une babelutte : fondant et collant à la fois.