Bernard Werber et moi…

Un rêve cette nuit m’a conduit à cet article !!

Un article sur internet que j’ai lu plus tôt dans la semaine concernant cet écrivain que j’aime beaucoup, Bernard Werber, m’a donné la puce à l’oreille.

Enfant, on décèle une maladie chez Bernard Werber : la SPA, Spondili Arthrite Ankylosante, maladie qui touche les vertèbres. Lire l’article sur le site d’Actualitté. Lisez-en davantage sur son post ici ou sur son site là.

L’auteur va s’en sortir grâce à l’écriture ! Si la lecture et l’écriture ont commencé bien plus tôt chez lui que chez moi, nous avons eu le même genre de professeur de français : encourageant quant à cette passion qui nous chatouille les doigts et notre imagination.

Son professeur aussi bien que le mien nous dit que nous sommes plutôt doués en écriture, mais surtout dans le fond, car la forme laisse toujours à désirer…

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photo de mon bulletin de 2ème ou 3ème secondaire (autour de 14 ans)

Nous n’avons pas que cela en commun : la curiosité pour le monde des possibles et de l’imaginaire, les chats, les rêves et leurs interprétations, le fait d’écrire à l’école, enfance solitaire et introvertie, …

D’ailleurs, j’ai encore pensé à lui et à un de ses livres quand j’ai imaginé faire une candidature et un CV différent… je l’ai intitulée « La candidature des possibles ». J’ai travaillé énormément dessus, et j’aimais bien le résultat… mais visiblement cela n’a pas plu autant que je l’espérais à l’employeur visé, car à ce jour (2 mois plus tard), je n’ai encore reçu aucune réponse…

Vous pouvez la découvrir ici… et me dire ce que vous en pensez ?

Voilà, c’était ça mon rêve : l’employeur à qui j’ai envoyé cette candidature des possibles voulait m’engager !! Si seulement, c’était un rêve prémonitoire… j’en serais très heureuse :-)

Comment parler le belge et le comprendre

Petit livre de chevet où je grappille de temps en temps un mot 100% pur belge.

Philippe Genion a recueilli plusieurs mots spécifiques à mon petit pays, il les a regroupé dans ce livre paru aux éditions Points, dans la série « Le goût des mots », collection dirigée par Philippe Delerm (dont j’ai d’autres petits livres que je trouve super sympa)

Titre complet : Comment parler le belge et le comprendre (ce qui est moins simple)

Aujourd’hui, je choisi le mot ATHENEE, car depuis le 1er septembre, ma fille y est ! L’Athénée chez nous, équivaut au Lycée chez vous :-) école de niveau secondaire où vont les élèves âgés de 12 à18 ans. Jusque dans les années septante (encore un mot bien belge), quatre-vingt on faisait encore une distinction entre athénée pour les garçons et lycées pour les filles. C’est aux environs de ma naissance (autour de 1980) que la mixité dans les écoles est arrivée et du coup, plusieurs Athénées ont modifié leur nom en Lycée…

Le Pays des contes, Le sortilège perdu de Chris Colfer

Titre : Le pays des contes : Le sortilège perdu (tome 1)
Auteur : Chris Colfer
Traducteur : Yan Brailowsky
Édition : Michel Lafon Poche
Genre : roman jeunesse
Année d’impression : 2013
Nombre de pages : 465
Note personnelle : 9/10

pays des contes chris colferAlex et Conner sont des jumeaux de 10 ans. Alex, très douée à l’école adore les contes de fées que lui racontait leur père et aujourd’hui, leur grand-mère. Conner est différent, il s’ennuie à l’école et dort souvent en classe. Un jour, Alex découvre que le gros livre des contes de grand-mère est particulier. Il émet des bruits, de la lumière et semble vivant ! Alex, trop curieuse est vite happée par le pouvoir de ce grimoire familial. Quand elle disparaît de sa chambre, son frère décide de la suivre. Ici, commence leur incroyable aventure ! En effet, les jumeaux vont vite se rendre compte qu’au pays des contes, plus rien n’est comme avant ; les différents royaumes regorgent autant de bonnes que de vilaines choses. Les héros de leurs contes ont évolués et pas toujours comme ils le croyaient : Blanche-Neige semble cacher un lourd secret, Boucle d’Or est recherchée dans tout le pays pour des crimes et méfaits qu’elle a commis, la Reine Petit Chaperon Rouge n’est qu’une jeune adulte pourrie gâtée qui n’a même plus peur du Grand Méchant Loup et Jack, malgré son haricot magique, sa richesse et sa bonne réputation semble malheureux comme les pierres. De plus, ils arrivent au pire moment, celui où la Méchante Reine s’est échappée de sa prison ! Entre gobelins, trolls et autres créatures méchantes, ils vont devoir faire preuve de bon sens et d’ingéniosité s’ils veulent un jour retourner chez eux, dans leur monde. Pour cela, il n’existe qu’un seul moyen : réunir 8 objets magiques… mais ils ne sont pas les seuls à vouloir ces objets, la Méchante Reine a bien des amis elle aussi.

J’aime un peu, beaucoup, passionnément les contes… les originaux, comme les édulcorés. Ici, je n’ai pas pu m’empêcher de faire la comparaison avec la série que j’ai déjà lue : Les sœurs Grimm, détectives de contes de fées, de Michael Buckley. Bien que ces 2 séries soient le résultat d’un même travail : détournement des contes, les histoires n’en sont pas moins différentes. Je dirais que cette série-ci est moins « magique », mais plus « psychologique ». Beaucoup de détails ont été gardés, et tous les contes les plus connus se retrouvent dans ce pays. Il y a plusieurs royaumes avec plusieurs rois et plusieurs reines. Il y a des amours, des amitiés improbables, de la jalousie, de la haine, de la vengeance, mais aussi des liens familiaux attendrissants et des rebondissements assez appréciés.

J’ai beaucoup aimé découvrir l’univers de cet auteur, héros d’abord de la série Glee (si, si c’est lui, Kurt !) La fin de ce 1er tome est vraiment bien imaginée, un retournement de situation, où l’on découvre pas mal de secrets et d’histoires inédites. Je me tâte pour voir si je lis le 2ᵉ tome tout de suite ou non… mais cette lecture me donne envie de relire l’autre série dont j’ai parlé plus haut.
Admirative du travail d’écriture, de l’évolution des personnages, de la création de ce monde fantastique. Je pense néanmoins que cette série s’adresse aux jeunes lecteurs de plus de 11 ans qui connaissent bien les contes (alors que l’autre est accessible aux 9 ans et plus).

Don au Creaves de Virelles

Grâce à mon recueil « Démarrer au quart de tour », j’ai déjà pu verser un 1er don d’un montant de 120 euros pour le Creaves de Virelles. Tout ceci n’est possible que grâce à vous ! MERCI !

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Il servira à ce projet, car le centre reçoit de plus en plus d’animaux blessés, malades, perdus, accidentés, etc.

Je ferai un second versement plus tard, fin de l’année 2017 et j’espère qu’il sera aussi important que ce premier :-) Je n’ai actuellement plus de livre en stock, chez moi, mais vous pouvez toujours le trouver sur Atramenta (commande en ligne), ou à la Maison Liégeoise de l’Environnement , à l‘Aquascope de Virelles bien sûr, ainsi qu’à la Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux. Il reste également quelques exemplaires chez mon libraire, à Liège.

N’hésitez pas à me contacter pour tout renseignement !

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Je vous rappelle que mon livre est également disponible en multi formats numériques ;-) c’est moins cher et pourtant la même somme est reversée dans l’action ! Pensez-y : pratique, facile et rapide.

Je conte, tu contes, nous contons…

Comme je suis dans ma période « conte » et que j’ai du mal à décoller de ma planète « rêve », je vous propose comme 3ème jeu de revisiter un conte, tout ou en partie…

Lors de mon week-end d’initiation aux contes, nous avons eu le plaisir d’écouter des conteurs et j’ai adoré toutes ces histoires entendues, principalement celles où les contes avaient été « revisités », modernisés, adaptés à une sauce personnelle, en changeant pourtant si peu et tant de choses à la fois. Le début, le milieu et la fin restent les mêmes, tout comme la trame générale, mais j’ai été impressionnée d’écouter le conte de Blanche-Neige made in « Dona », du nom de la conteuse. Le début me semblait familier, et puis, rapidement, j’ai su que ce serait un conte différent grâce aux détails, aux caractères et physiques différents des personnages qui prenaient vie dans sa théâtralisation.

Je vous invite à choisir un conte que vous aimez ou détestez et que vous le revisitiez pour nous donner votre version de ce conte. Une petite partie du conte suffit, par exemple le moment où Blanche-Neige découvre la maison des 7 nains, la maison peut être différentes, les occupants différents. Ou pour donner un autre exemple avec le conte du Loup et des 7 chevreaux, changez les chevreaux ou le loup ! Ou encore mettez 2 soeurs qui ne s’entendent pas dans le conte de Hansel et Gretel… Bref, les possibilités d’adapter un conte traditionnel sont nombreuses.

Émerveillez-moi ! Emmenez-moi dans votre univers, dans votre imaginaire !

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Un conte, un stage pour conter, une histoire, des rencontres…

Le week-end dernier, j’ai eu le bonheur, le plaisir, la joie d’avoir mon 1er stage d’initiation aux… contes ! Eh oui ! Après l’envie d’écrire de petites histoires, je sentais qu’il était temps pour moi d’essayer la technique du conte. Transmettre, partager, donner du rêve, du voyage le temps d’une histoire contée… cela m’a toujours fascinée. Et puis, il faut bien l’avouer, mes enfants me demandent régulièrement de leur conter une histoire plutôt que de leur en lire une, le soir, lors du rituel qui prépare au sommeil. Ils ont beau être plus grands, eux comme moi, apprécions ces moments de tendresse, de partage, de rire, d’émotions.

Il me fallait choisir un conte… mais lequel ? Hésitante, j’ai lu à mes enfants ceux que je préférais et ils mettaient une « note » sur chacune des 6 histoires que je leur racontais/lisais. Finalement, nous avons choisi : Le plus malin des lionceaux. Cette histoire, ce livre, nous l’avons depuis plus de 10 ans. Ce n’est pas un conte traditionnel, mais Anne Lamy l’a écrit de telle façon qu’il passe très bien pour tel !

le plus malin des lionceaux

Grâce à la formatrice, qui est un peu fée, un peu magicienne, il faut bien l’avouer, grâce à mes enfants qui m’ont fait répéter et bien sûr grâce à cette belle histoire d’Anne Lamy, je n’ai presque eu aucune difficulté à conter oralement cette histoire devant notre groupe composé de 6 adultes.  C’était la première fois que j’osais raconter une histoire avec ma voix, avec mes gestes, avec mes yeux, mon sourire, mon visage et tout mon corps entier.

Que dit cette histoire, ce conte ? Ce n’est pas parce qu’on est le plus petit lionceau d’une fratrie qu’on ne peut pas remporter le trône et devenir ainsi le plus courageux de tous les petits lions de la savane.

Normalement, avec ce livre, cette série éditée en 2004 par les éditions Hachette, il y a un cd avec la voix de Marlène Jobert qui raconte l’histoire. Petits, mes enfants écoutaient les cd’s, après mon passage et ils s’endormaient avec les deux versions de l’histoire :-)

Aujourd’hui, ils n’écoutent plus le cd, mais ils m’encouragent à raconter d’autres histoires « comme celle du lion le plus malin », avec ma voix, mes gestes et ma « mise en scène ».

Conter une histoire, c’est fantastique. Offrir un petit bout de plaisir, écouter, regarder, s’émerveiller, s’étonner, sursauter, s’esclaffer, se marrer, sourire, faire pétiller des yeux… c’est du bonheur, c’est une découverte, c’est à… refaire !

Je dois énormément mon plaisir de cette découverte à la formatrice/conteuse/passeuse de rêve : Chantal Devillez. Ces instants passés ensemble durant 2 jours n’auraient pas pu se faire sans tout le groupe, tous les participants présents : 6 personnes bien différentes, mais tellement intéressantes avec leurs univers riche et particulier qu’elles ont bien voulu partager avec moi, avec nous : Véronique, Sabrina, Sarah, Nancy et Pierre. Enfin, bien sûr, je n’aurais pas pu trouver la confiance en moi pour réaliser cette « prouesse », sans l’auteure de l’histoire : Anne Lamy. Un petit échange avec elle m’a suffit de comprendre qu’elle n’a pas fait qu’écrire un texte, elle lui a donné vie et elle l’a aidé à grandir afin qu’il puisse toucher autant de petits que de grands cœurs tout au long de son chemin, et bien au-delà encore.

Durant 2 jours, j’ai entendu plusieurs conteurs et conteuses, les invités, les professionnels, la formatrice, mais aussi nous, les apprentis conteurs déjà passeurs d’histoires et d’émotions !

Merveilleux – Magique – Étonnant – Incroyable -…

que des mots forts et positifs, énergisants, encourageants que je ne peux vous cacher, qui ne demandent qu’à être partagés.

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La tige verte

Voilà mon petit animal inventé à l’occasion de mon jeu d’écriture n°2.

La tige verte

Bernard n’en revient pas ! Voilà des jours qu’il est là, à 4 pattes, à farfouiller le sol à la recherche d’un soi-disant animal hyper rare et la bestiole est là juste sous ses yeux, dans son propre jardin ! S’il avait connu l’histoire des enfants qui avaient été rétrécis, peut-être aurait-il directement cherché dans l’herbe de son jardin et gagné ainsi quatre jours, épargnant par la même occasion ses genoux en compote et ses yeux fatigués. Mais Bernard ne regarde jamais la télévision et s’interdit de lire un roman qui a été tiré d’un film.

Il est donc là, assis près de son jardin, ses fesses posées sur le bord de la dernière marche de l’escalier qui sépare l’entrée arrière de sa maison, par la cuisine, de son terrain de 6 mètres carrés. Avec une loupe, il scrute son gazon qu’il aurait dû tondre la semaine dernière. Hautes de 20 centimètres, les tiges vertes dansent au gré du vent léger qui souffle dans l’air.

– Des cheveux ! L’herbe, c’est sa tignasse !! Ce sont leurs tignasses ! dit Bernard en touchant ses cheveux hirsutes, bruns foncés, absolument pas coiffés ni coupés.

Bernard n’en revient pas ! Voilà des heures qu’il est là, à 4 pattes, à admirer le sol à sourire devant l’animal hyper rare… la bestiole en question, les bestioles sont là juste sous ses yeux, dans son propre jardin ! Chacun de ces minuscules animaux ont en effet des cheveux verts sur leur tête brune. Des tiges, des brindilles semblables à de l’herbe, tant par leur forme, que par leur couleur et même leur texture. Pas étonnant qu’ils passent inaperçus. Ils se confondent si bien dans le paysage que si ça se trouve, Bernard en a déjà écrasé quelques-uns… Il en est absolument sûr, ces animaux qui étaient classés dans la catégorie des raretés peut dès à présent sortir de la liste rouge des espèces menacées d’extinction. Bernard en est convaincu : tout le monde qui a un jardin doit abriter une dizaine si pas une centaine de ces petites créatures particulières.

L’homme sort son appareil photo de sa sacoche, choisi sur la roulette le menu « macro » afin d’immortaliser cette chose et la rendre ainsi moins inconnue aux yeux de tous. Dans sa tête, Bernard créé la fiche d’identification de l’animal :

« D’une taille dépassant rarement les 4 centimètres, il a le dessus de la tête verte comme de l’herbe, un visage de forme variable, mais de couleur unie, brune, sans oreille apparente. De petits tubercules informes peuvent servir de pattes antérieures, sans doigts ou griffes, l’animal est inoffensif. On ne le voit pas du premier coup, et je suppose que je le découvrirai si j’en prends un dans ma main, mais les pattes postérieures sont dissimulées dans la terre du jardin, sans doute comme autant de racines souples et agrippantes que celles des plantes envahissantes. »

Il en est là dans l’élaboration de sa fiche, quand il se rend compte que la mise au point de son appareil patauge… impossible de faire la netteté sur le visage, pour saisir les yeux noirs et brillants, le nez ridiculement petit ou la bouche souriante qui semble se moquer de lui.

« Cri ou chant inconnu, mais semble être douée d’une intelligence certaine. »

Avec son pouce et son index, Bernard simule une pince pour attraper un des sujets et l’observer de plus près afin de vérifier son hypothèse sur les pattes arrières et découvrir si l’animal peut être rangé chez les minis-mammifères ou plutôt, ce qui est fort probable, chez les insectes. Mais au moment où il veut en capturer un, ses doigts se referment sur une petite touffe d’herbe banale ! Il a beau se concentrer, viser, jeter ses doigts et pincer, chaque tentative se solde par un échec.

À quelques mètres de là, sa voisine l’observe d’un bien étrange air… mais Bernard ne la voit pas, il n’a d’yeux que pour ces bestioles qui commencent à lui courir sur le haricot ! Si au début, le petit jeu semblait amusant, jouer au chat et à la souris lui fait rapidement perdre patience.

Une idée horrible commencer à germer dans son esprit. Une idée qui le fait sourire, car il est presque sûr de gagner : la tondeuse viendra à bout de ces mauvaises herbes, qu’elles soient animales ou végétales, cette espèce ne fera plus de longues brindilles.

Et Bernard part dans un éclat de rire gras.

Textes d’autres participants :