Ne me raconte pas d’histoire !

Si, justement, j’adore les histoires ! Je viens de trouver dans un magasin, une petite boîte bien sympa pour titiller mon imagination ou celles de mes enfants et… des autres :-)

9 dés, avec un dessin sur chacune des six faces… Le Rory’s story cubes nous donne donc 54 symboles pour des milliers de possibilités d’histoires ! Celui que je me suis offert est le kit de « base », le classic. Il existe plusieurs autres boîtes, aussi grande ou plus petite (avec 3 dés) pour décliner des thèmes comme « action » « énigme » « mythologie », etc.

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Voulez-vous jouer avec moi ? Je mettrai vos textes après le mien, dans cet article.

J’ai lancé les 9 dés et je vois ces symboles :

  • smiley souriant,
  • petit pont qui passe au-dessus d’un cours d’eau,
  • ampoule, dé normal,
  • des flèches qui partent dans tous les sens,
  • un œil,
  • une flèche qui monte (ou descend tout dépend le sens),
  • un aimant en forme de u et
  • une clé.

Il était une fois Monsieur Smiley. Souriant comme à son habitude, il se promenait dans une forêt quand il arriva devant un pont. Avant de le franchir, il l’observa attentivement et se demanda, vu sa taille toute petite, s’il avait été construit par les sept nains de Blanche-neige. Cette pensée lui fit sourire, il s’imagina rapidement le Professeur donner des conseils, Atchoum qui éternua sans cesse, Grincheux qui râlait dans son coin et Timide qui n’osait pas s’approcher trop près du cours d’eau par crainte de rougir en observant son propre reflet. Monsieur Smiley rit même. Tout à coup, une idée lumineuse lui vint en tête : et s’il posait la question directement à l’architecte dont le nom est gravé à même le sol, au début du pont ? Il s’approcha du pont, et lança le dé qui ne quittait jamais sa poche.

-Chiffre pair, je pose la question, impaire je la garde pour moi.

C’était ainsi que fonctionnait Monsieur Smiley à chaque fois qu’il devait prendre une décision ou faire un choix : il lançait son dé.

Et comme Monsieur Smiley était un grand joueur, il s’efforçait à lancer le dé d’une façon à chaque fois différente. Cette fois-ci il le fit tourner entre son index droit et son pouce gauche. Le dé tournait, tournait si vite et dans tous les sens que Monsieur Smiley perdit son sourire, tourna de l’œil et faillit vomir. Heureusement, la petite brise qui soufflait portait avec elle la fraîcheur nécessaire pour éviter à son petit déjeuner de remonter son estomac.

Il stoppa le dé, le repris en main sans même regarder le résultat et alla plonger la tête dans la rivière pour remettre ses idées tout à fait en place. Remis de son tournis, Monsieur Smiley se redressa et c’est ainsi qu’il aperçu une porte juste sous le pont ! Attiré comme un aimant à cette porte, il avança vers elle persuadé qu’elle lui permettra de découvrir un merveilleux secret. La porte était toute petite, plus petite que lui… Bien sûr, il chercha du regard une quelconque bouteille en verre au contenu magique qui lui aurait été bien nécessaire pour rapetisser comme dans son histoire préférée « Alice au pays des merveilles ».

– Ah oui, mais il me faut d’abord trouver la clé et puis boire la potion, se dit-il tout heureux de vivre cette incroyable aventure…

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L’araignée toute mouillée

L’inspiration vient… quand elle veut. Voici un petit texte écrit un matin très tôt, avant de partir au boulot… Rien de prémédité, mais Mérédith est revenue. Pour ceux qui n’ont pas encore découvert mes courtes histoires de petites bestioles, je vous invite à les lire sur Atramenta (clic). Mérédith a pris quelques années dans les dents, mais elle n’a pas changé, elle aime toujours les insectes et autres créatures minuscules qui n’ont pas froids aux yeux et qui osent s’aventurer dans son cercle très restreint de petites bestioles curieuses et « sympathiques ».

L’araignée toute mouillée

C’est l’histoire d’une araignée qui avançait difficilement sur une vitre mouillée.

Réveillée brutalement par la lumière allumée, miss araignée cligna plusieurs fois ses nombreux yeux et son regard croisa le mien. D’un commun accord télépathique, on allait se laisser tranquille. C’est vendredi, il est 6h15, on ne va quand même pas se chercher des noises… La salle-de-bains est assez grande pour nous deux, elle 1,5 cm à tout casser, pattes écartées et moi avec mon mètre soixante-quatre…

Le hic, c’est qu’en prenant ma douche, pas trop chaude mais pas froide non plus, des gouttelettes d’humidité et d’eau se formaient rapidement sur la vitre fermée (pour info, nous sommes le 23/03/2018, c’est sensé être le printemps et il fait 2 °C dehors). ET c’est précisément au moment où je me dis que la mini bestiole a dû se rendormir, bercée sans doute par le bruit des gouttes d’eau de la douche s’écrasant dans la baignoire, que la bestiole en question glissa.

Ziiiiip !

Fort heureusement pour elle, l’araignée prévoyante, qui ne se sépare jamais de son matériel de bricolage, fut arrêtée dans a chute par un fil invisible à mes yeux. Elle tournoya dans les airs, un instant, mi-recroquevillée, mi-paniquée et fit aller ses huit pattes en tous sens histoire de se stabiliser ; elle devait sans doute avoir eu la trouille de sa vie ! Je me demande si les araignées ressentent vraiment la peur et si elles peuvent souffrir de vertige ? Je poserai ces questions à l’une d’entre elles…

Toujours est-il qu’elle arriva rapidement à se stabiliser. Quand toutes ses pattes touchèrent le plat solide de la vitre, elle grimpa pour retrouver sa position initiale dans les hauteurs et rétablir la distance minimale de séparation / sécurité, obligatoire entre elle et moi. Du moins, elle tenta courageusement de le faire, car oui, elle ne cessa de glisser sur la fenêtre mouillée ! La pauvre ! Quelle énergie perdue dans tout ce travail !

Je souris donc, toujours sous ma douche, et compatis à son calvaire.

Quand j’eus fini de prendre ma douche, je mettais fin à son humiliation en ouvrant la dite fenêtre afin que l’air frais du dehors chassa l’humidité accumulée et responsable de sa délicate situation, position vraiment inconfortable…

Une coïncidence n’arrivant jamais seule, quand je fais une recherche pour m’assurer que les araignées peuvent bien avoir plus que 2 yeux, je tombe sur ce site…  Ce lien est l’adresse du site internet de l’école secondaire où j’ai passé mes 2 premières années en humanités : l’Athénée Fernand Blum, à Schaerbeek, Bruxelles, Belgique. Explications claires et précises grâce à la page consacrée au cours de biologie.

Merci donc au professeur passionné pour avoir réalisé toutes ces photos et explications sur le site : Eric Walravens.

Jefferson, le hérisson de Jean-Claude Mourlevat :-) roman jeunesse

Titre : Jefferson
Auteur : Jean-Claude Mourlevat
Édition : Gallimard Jeunesse
Genre : roman jeunesse
Année d’impression : 2018
Note personnelle : 10/10

jeffersonJefferson Bouchard de La Poterie est un hérisson pas bien grand. Mesurant moins d’un mètre, c’est un animal gentil, poli, correct et qui a parfois beaucoup de courage. Son meilleur ami, Gilbert un jeune cochon qui a son âge, le suit partout où qu’il aille, unis par une amitié indéfectible. Tous les deux habitent un pays tranquille. Le petit hérisson adore lire les romans, surtout d’aventures, et son meilleur pote préfère étudier le code de la route…

À quelques kilomètres de là vivent les humains.

Un jour Jefferson se rend chez son coiffeur préféré, un brave blaireau qui commence à prendre de l’âge et qui est secondé dans son salon de coiffure par sa nièce, la belle Carole. Mais ce jour qui devait pourtant être un jour comme tant d’autres, va marquer le début de l’aventure la plus incroyable, la plus dangereuse et la plus terrifiante de toutes les aventures de hérisson et… de cochon !

M. Edgar, le coiffeur, est retrouvé mort et toutes les apparences (trompeuses) laissent croire que c’est Jefferson le coupable.

Que le lecteur ou la lectrice qui ne s’attache pas à ce petit hérisson se montre tout de suite ! L’auteur sait y faire pour raconter des histoires et mettre en scène des animaux (voir son génialisime autre roman jeunesse qui ne contient que des bêtes : la ballade de Cornebique). Les quelques dessins en noir et blanc présents sont tout simplement la prolongation des mots, c’est tout à fait comme ça que je m’imaginais les scènes représentées ! Merci à Antoine Ronzon pour ces belles illustrations.

Dans ce livre, Jean-Claude Mourlevat nous dévoile son engagement contre une activité que tout le monde connaît, que certaines personnes essaient de dénoncer tant bien que mal et que d’autres s’en foute complètement. Je ne dévoilerai pas cette activité sous peine de révéler le cœur de l’histoire de ce roman jeunesse à nouveau superbement bien écrit !

J’admire, je respecte et j’encourage ces auteurs jeunesse qui parviennent à parler de sujets délicats, à expliquer des faits difficiles de façon telle que ceux-ci ne paraissent pas comme une horreur alors que c’est justement tout à fait ça dont il est question. Le « message » passe, le lecteur aussi jeune soit-il comprend ce qu’il se déroule sous ses yeux, et pris par la plume de l’auteur poursuit la découverte de son histoire, parce qu’il veut savoir, parce qu’il sait que le bien triomphera du mal, car c’est comme ça que ça doit être !

4ème de couverture :

« Une histoire qui ne manque pas de piquants.

En ce radieux matin d’automne, le hérisson Jefferson décide d’aller chez son coiffeur se faire rafraîchir la houppette. Comment pourrait-il imaginer, alors qu’il arrive plein d’entrain au salon Défini-Tif, que sa vie est sur le point de basculer ? Accusé d’un meurtre qu’il n’a pas commis, le brave Jefferson, 72 cm de frousse et de courage, est jeté dans une aventure qui le mènera, pour le meilleur et pour le pire, au pays des êtres humains.

Dans un polar haletant, parfois féroce, mais où dominent la tendresse, l’amitié et le bonheur de vivre, Jean-Claude Mourlevat aborde de façon inédite la question de notre apport aux animaux. »

Site internet de l’auteur

Projet d’écriture : Chouna, un amour de chat

Grâce au défi lancé par Étienne, je me suis promis que d’ici la fin mars, j’aurai terminé l’écriture de l’histoire de Chouna, ma petite chatte devenue étoile le 3 février dernier.

Ce projet d’écriture est venu quand Chouna a eu un « accident » : une thrombose ou un AVC a eu raison de sa vue. Essayant tant bien que mal de lui administrer les médicaments nécessaires pour lui éviter une rechute et ralentir la dégradation générale de son état de santé, j’ai décidé après dix jours de vaines tentatives de la laisser « tranquille », de ne pas m’acharner à lui faire avaler coûte que coûte ses médicaments.  C’est ainsi qu’un jour, la voyant diminuée, je me suis dit que je devais absolument raconter sa vie et le lien particulier qui nous unis…unissait !

Son histoire, sa vie bien que difficile et chahutée ces deux dernières années, a été plutôt tranquille dès le moment où je l’ai adoptée. Le livre que je construit petit à petit va commencer par son histoire, celle-ci devrait remplir un tiers du livre.

Pour raconter d’autres histoires particulières qui unissent ou qui ont unis d’autres chats à leurs amis les humains, un autre tiers du livre sera consacré à des témoignages, à vos témoignages. Vous avez adopté, trouvé un chat ou un chaton (ou plusieurs !) et votre histoire particulière doit être connue, partagée ? Vous avez un lien privilégié, fort, unique avec votre boule de poils ?

–> n’hésitez pas à me contacter !

Entre l’histoire de Chouna, les récits de vos histoires, les mots des vétos et d’autres chapitres, il y aura une illustration qui séparera chaque partie. Derrière ces dessins, derrière l’image de couverture qui pourrait bien être celle-ci, j’ai le plaisir de vous annoncer que Laurence Candido sera ma partenaire dans cette belle aventure.

Après Isabelle qui a illustré mag-nif-iquement « Faire pousser des oiseaux », c’est donc à Laurence que je devrai des milliers de ronrons de remerciements pour sa précieuse, tendre et talentueuse collaboration.

Chouna c'est moi BR

Je pique les livres de mes enfants

En avance à un rendez-vous, j’ai marché un peu dans les environs pour ne pas être trop en avance… c’est qu’avec mon bus, soit j’étais 25 minutes trop tôt, soit 5 minutes en retard et je déteste être en retard.

Me voilà donc qui arrive sur une place et oh! bonheur ! Une librairie… aie aie aie, je ne peux jamais mettre les pieds dans une librairie sans en ressortir les mains vides… Et pour ne pas me faire trop culpabiliser, et me dire que de toute façon je n’ai plus de place dans ma bibliothèque, je me décide d’acheter un livre pour mon fils. Oui, mais j’ai deux enfants, il en faut alors aussi un pour ma fille… Mon fils adore les histoires drôles, décalées, mais il a du mal à choisir lui-même un livre. Quand j’ai vu la couverture et le titre de celui-ci, je n’ai pas hésité.

photo mysterebis

Puis, pour ma fille qui est dans sa série mythologie avec les livres de Percy Jackson et les héros de l’Olympe, je me dirige d’abord vers un petit roman sur l’histoire du minotaure quand je vois ce livre ! Rien que le nom de l’auteur et l’image de couverture m’a fait comprendre que je devais le choisir. J’aime beaucoup cet auteur, « une valeur sûre » comme je dis. Et ma fille a adoré un autre de ses livres. Je le prends.

photo mystere

Le soir après l’école, quand mes enfants reviennent à la maison, je leur offre à chacun « son » livre en disant que les livres, ils peuvent se l’échanger entre eux s’ils le veulent. Immédiatement, mon fils commence la lecture du sien, car « ça lui parle ». Ma fille par contre délaisse le petit hérisson, car elle est trop dans sa série qu’elle ne veut pas lâcher.

Vous ai-je déjà dit que mon genre de lecture préféré est la littérature jeunesse ? Ce n’est pas parce que je suis déjà dans la lecture de 2 3 livres que cela m’empêche d’en ouvrir un 3ème 4ème, juste par curiosité ha!ha!ha!

Et comme j’ai complètement accroché à celui-ci, voilà qu’en quelques jours, il est déjà presque terminé. Je vous en parlerai bien sûr plus longuement plus tard :-)

Cliquez sur les images de couverture des livres pour en savoir un peu plus…

Mot d’enfant : pédiatre

Je devrais plutôt dire « définition d’enfant » :-)

Notre fils, 10 ans, parle avec sa sœur des métiers que les copains veulent faire plus tard.

  • Un garçon dans ma classe veut devenir médecin spécialiste pour enfants, dit-elle.
  • Pédiatre ? demande la maman (moi)
  • Oui, c’est ça : pédiatre, répond notre fille.
  • Ah ! Moi je croyais que pédiatre, c’était un médecin spécialiste qui s’occupait des pieds cassés et qu’il fallait plâtrer, explique notre fiston :-)

Je vois, je vois…

Vous avez vu des animaux dans cette racine d’arbre. Mais d’autres créatures ont aussi fait leur apparition dans votre imagination ! C’est génial :-)  Peut-être est-ce cette pancarte vue à quelques mètres avant cette racine qui a fait pencher ma balance de l’imaginaire. Ces deux photos ont été faite dans une petite forêt, à Spa, en province de Liège, en Belgique.

pancarte forêt

Dès lors, moi j’y ai tout de suite vu… un cheval. Et j’ai aussitôt pensé à toi, Valentyne :-)

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En effet, moi, en regardant cette image (mais en vrai, ça m’a encore plus frappé), je vois clairement la tête d’un cheval, vue de profil avec le museau et la bouche, tout à gauche, la narine un peu plus haut, l’œil clair et bien dessiné, et puis sa crinière verte sur le front. Certes, il manque les oreilles, mais là je les retrouve dans la tête d’un cochon, avec au niveau de la gorge de mon cheval, les oreilles dressées (mais mon cochon a la tête à l’envers), l’œil rond et le groin large.

Vous avez vu :

maman : 2 poissons
Béa : 1 animal ou plusieurs, mais identité incertaine
Universsan : 1 chien
Lesfaitsplumes : 2 humains et un hybride de poisson avec des oreilles (j’adore la description qui en est ressortie)
Scoobydu41 : trois animaux : une sorte de tête de dinosaure avec son cou,
une tête de girafe et un petit singe pelotonné

Je me suis dit que je pourrais faire une petite histoire rien qu’à partir de cette image. J’imagine assez facilement l’aventure d’un cheval à la crinière verte qui est sourd et suite à cet handicap, il trouve en la compagnie d’un petit cochon bien sympathique l’ami idéal qui serait ses oreilles. Le petit cochon est vraiment petit et pour ne pas se faire tout le temps marcher dessus, il a trouvé que l’encolure du cheval lui donnait la hauteur suffisante pour découvrir le monde sous un autre angle. Ainsi, les deux comparses devenus inséparables s’entraident et vivent des aventures extraordinaires.

Un jour, lors d’une balade en forêt, ils rencontrent plusieurs personnages :
Deux poissons bruns, la silhouette d’un animal indéfinissable, un chien bizarre, un dinosaure brun, une girafe tout aussi brune que le dinosaure, un petit singe pelotonné, ainsi que deux humains et leur animal de compagnie unique : le poissons aux oreilles dressées…

Si cela vous tente, écrivez votre suite ou votre histoire  :-)