Lors de ma visite dans le village du livre, Redu, j’ai trouvé ce livre, une pépite pour moi :
La charmeuse de bêtes, de Nahoko Uehashi. C’est le 1er tome (sur deux) : Le livre des Toda. Traduit du japonais par Yukari Maeda et Patrick Honnoré.
Érin est une petite fille de 10ans qui a perdu son père à sa naissance. Sa mère est une Ahryo (peuple considéré comme des sorciers). Sa mère s’appelle Soyon et elle est la vétérinaire responsable de l’élevage et des soins des Toda, un animal mythique ressemblant à un serpent géant, avec des pattes pour courir très vite sur la terre ferme et avec des cornes que certains « cavaliers » utilisent pour le monter.
Tout bascule la nuit où tous les kiba (autre nom pour appeler un groupe de Toda qui appartient à une « armée »), qui étaient sous la protection de sa mère, meurent ! Soyon, la mère d’Érin est jugée seule responsable de la tragédie et est exécutée sauvagement sous les yeux de sa fille.
Érin s’enfuit du village et est retrouvée inconsciente par un apiculteur, loin de sa région natale. Jôn, l’apiculteur, la soigne, l’adopte et décide de l’élever comme sa propre fille.
Même si Jôn a tôt fait de comprendre qu’il a devant lui une petite fille très spéciale, c’est seulement des années plus tard, qu’Érin va découvrir qu’elle a un don particulier ! Elle sait communiquer avec une certaine espèce d’animal… un animal que jamais personne n’a pu s’approcher.
J’ai eu beaucoup de mal à fermer ce livre, j’ai été complètement absorbée par l’histoire, alors qu’il n’y a pas énormément d’intrigues ou d’énigmes. Les descriptions d’animaux mythologiques sont très bien faites, et j’ai même été embarquée dans la longue, mais agréable, description du métier d’apiculteur ! J’ai un peu moins aimé le passage sur les différentes castes et explications politiques qui en fait est la base de tout ça, mais l’avant et l’après sont tellement intenses que j’ai juste lu, digéré et « oublié » ce passage ennuyeux pour moi, mais indispensable à la compréhension de l’histoire.
Ce premier tome s’arrête brutalement ! Grrrr. Vite je vais essayer de me procurer la suite et fin des aventures d’Érin, car si vous aimez les animaux, si vous aimez les soins et l’étude des comportements animaliers, si vous aimez les contes et le Japon… ce livre est fait pour vous !
Thèmes : amitié, animaux magiques, mythologique, mythique, Japon, conte, légende, politique

Pour le moment, pour moi, c’est un peu « compliqué », car les deux livres que je lis en ce moment, pour eux, parlent de magie; heureusement, le premier c’est avec les fées et les sorcières, et le second avec un humain magicien. Celui pour mon fils est le troisième volume de « Le pays des contes : l’éveil du dragon », de Chris Colfer, paru aux édition Michel Lafon Poche et traduit par Cyril Laumonier. Celui pour ma fille est « Lucas et les machines extraordinaires » de Lissa Evans, paru aux éditions Bayard Jeunesse et traduit par David Camus et Patrice Lalande. Je vous en parlerai plus tard, quand je les aurais terminé de lire :-)
Avec Lucas et les machines extraordinaires, je prends beaucoup plus de plaisir à lire. Même si je ne l’ai pas lu avant (comme les tome 2 et 3 du pays des contes), je parviens sans problème à rentrer dans les pages, à donner des intonations de voix différentes selon les personnages, faire durer le suspense, accélérer mon débit quand il y a un mystère ou quelque chose d’étrange. Je vois les images très facilement, comme s’il y avait des illustrations entre les lignes. Je vois aussi les images avec l’autre livre, mais elles m’atteignent moins, sont moins précises, moins fortes. Les chapitres sont courts, la police d’impression de taille moyenne et les lignes aérées, tout l’inverse du pays des contes.







J’ai commencé à le découvrir dans une petite gare. J’étais là bien en avance pour être certaine de ne pas louper le train qui me conduirait à mon interview. Je n’avais jamais été à cette gare qui est pourtant toute proche de chez moi… Comme il faisait beau, j’ai marché une vingtaine de minutes avant d’emprunter une petite ruelle. Là, au bout de ce passage étroit, un portique spécial séparait la rue du passage souterrain et des escaliers qui allaient me conduire au quai. Un quai pour deux voies… j’étais seule, durant les 25 minutes que j’ai attendu, pas un chat à l’horizon, juste la vue fugace de l’arrivée hyper rapide de quatre « Attention, train en passage »… bruit d’enfer qui déchire le calme à quatre reprises, qui fait taire les oiseaux qui chantaient, qui perturbe ma lecture.