Challenge Nano mi-parcours et réflexions

Nous voilà, déjà, à la mi-novembre. Le temps file, mais mes mots patinent. Au 17 novembre, j’en étais à 23.000 et des poussières, soit en-deça des 27 K que j’aurais dû atteindre à cette date.

Je viens de prendre la décision de ne pas m’auto-critiquer si je n’arrive pas au bout des 50 mille mots, car j’ai une idée bien précise de mon ouvrage une fois terminé.

À ce stade, il a presque la même quantité que mon dernier livre auto-publié « Démarrer au quart de tour », donc ce n’est déjà pas si mal. J’arrive bientôt au bout de la nouvelle que j’ai imaginée et il y a quelques jours, j’ai trouvé un superbe ouvrage pour déterminer, identifier les araignées dans mon pays : la Belgique.

En lisant l’introduction de cette nouvelle Clé de détermination photographique des principales araignées de Belgique, je suis encore plus motivée à faire aboutir ce projet docu-fiction pour essayer de faire « aimer », si pas aimer, tolérer, intéresser, ces petites bêtes à mes compatriotes. En effet, ce livre édité en 2018 est le premier qui existe pour identifier les araignées dans mon pays ! Les belges (mais pas qu’eux, j’en suis certaine) ont une peur démesurée des arachnides, un désintérêt total…

Voici des photos de couvertures de ce bel ouvrage :-)

20181116_17135520181116_171330

Merci donc à Sébastien Renson et aux CNB (Cercles des Naturalistes de Belgique) pour ce livre aux superbes images et explications claires et simples.

Nano J-9 !

Article programmé le 23 octobre 2018

Eh oui ! Dans moins de dix jours commencera le challenge du National Novel Writing Month ! Je ne sais pas si je parviendrai à tenir 30 jours… car il s’agit bien de cela : écrire durant 30 jours, non stop, pour atteindre les 50.000 mots !

Au J-9, je n’ai pas encore préparé mon fichier, ni rien de rien, mais j’ai déjà l’idée du sujet. Je vous en avais parlé brièvement, il s’agira d’araignées ! Oui, vous avez bien lu, ces bêbêtes à 8 pattes qui me terrorisaient quand j’étais petite. Aujourd’hui, je n’en ai plus une frayeur absolue même si j’avoue que les grosses ne me laissent pas indifférentes (sans blague). Hélas, ma phobie de ces bestioles est passée à ma fille. Et c’est grâce à elle et à cette effroyable peur que j’ai eu l’idée d’écrire mon prochain Nano.

Les amis, je compte sur vous pour m’encourager à fond, car je suis déjà fatiguée avec mon emploi du temps actuel, je n’ose imaginer comment cela sera en plein moment d’écriture !! Je suis un peu folle, mais je l’assume complètement (rires).

Ci-dessous, capture d’écran de mon Nano en 2012 avec mon texte jamais relu complètement : L’atelier d’écriture virtuel. J’avais tout juste réussi à écrire 50.006 mots en un mois !

nano2012

Un moustique recherché, mort ou vif

Tel pourrait être le titre du prochain texte créatif de mon fils :-)

Avec des températures trop chaudes pour la saison, notre fiston a été encore une fois mangé par une ou des dames moustique(s) !

Et j’ai adoré sa répartie quand il s’est réveillé le matin :

  • Grr, j’ai encore été bouffé par les moustiques. Cette fois, elle ne va pas s’en tirer comme ça. Si je la trouve, je ne vais pas la tuer, ça serait trop facile, elle va souffrir elle aussi ! Je la coincerai par terre, elle sera piégée et elle cramera au soleil ! Comme j’aurais fait de petits trous dans ses ailes, elle ne pourra même pas s’envoler pour s’échapper ! Gnap gnap gnap.

J’ai éclaté de rire, m’imaginant mon fils courir derrière la moustique, la maintenir entre deux de ses doigts au risque de lui arracher une patte, puis de piquer ses petites ailes avec une aiguille, tout en essayant d’éviter d’être piqué à nouveau à son tour…

Situation cocasse, mais qui m’a bien faire rire au petit matin.

Info météo :
Mi octobre 2018, température extérieure l’après-midi, en plein soleil, à l’abri du vent : 33 degrés !!!

Petit trésor de gratitude, ex-collègues

En cherchant pour ma fille des cartes postales reçues, j’ai retrouvé une belle (grande) carte que mes anciens collègues m’ont offert en remerciement de mon travail durant quelques années (entre 2012 et 2017)

  • De bonnes idées, vous en aviez à la pelle ! En voici encore quelques pincées pour votre autre passion : l’écriture. Merci Cécile pour ces trop courtes années à …… et notre collaboration aussi enrichissante.
  • Merci pour ces années passées à travailler à tes côtés.
  • Travailler avec toi a été un plaisir !
  • Je te remercie pour tout.
  • Ce fut un plaisir de travailler à tes côtés.
  • Amatrice de la nature, protectrice des escargots, merci pour ton sourire radieux et ta main tendue qui m’a guidée à …….
  • Merci pour toutes ces bonnes années.
  • ça a été super de travailler avec toi et faire ta connaissance. Ton départ créé un grand vide à … et dans nos cœurs.
  • C’était très agréable de t’avoir connue ces presque 4 ans à …..
  • Je te remercie pour ton aide.
  • Merci pour toutes ces années de collaboration. Tu m’as bien aidée.
  • Merci pour tout.
  • Merci pour ta précieuse aide pendant toutes ces années.

Tous ces petits mots sont accompagnés d’agréables pensées, de bonheur, de joie, d’amitié et de plein de chouettes souhaits.

Les 3 petits cochons et le chat botté

Pour ma formation contes avec Chantal, voici l’histoire que j’ai choisie pour la conter oralement : les 3 petits cochons et le chat botté.

Cette histoire, à l’origine, a été écrite à l’occasion de l’atelier d’écriture Tisser les mots.

Vous pouvez la retrouver dans mon dernier recueil auto-publié : Démarrer au quart de tour.

Je vais la retravailler légèrement afin qu’elle corresponde mieux avec ce que je souhaite transmettre aujourd’hui, à l’occasion de cette formation :

  • l’univers d’une salade de contes (héros/ennemis//situation initiale/péripéties/élément déclencheur/dénouement…)
  • l’abandon de chats
  • l’alimentation d’aujourd’hui
  • les expressions

Les 3 petits cochons et le chat botté

Il était une fois une fée marraine hyperactive qui souffrait d’hyperacousie et d’impatience, on la disait faribolistique. On lui avait confié la garde des 3 petites cochonnes qui s’appelaient Lala, Lili et Lali.

D’expérience, la fée marraine savait que les élever ne serait pas une tâche facile, elle ne se souvenait que trop bien de leurs cousins, les 3 petits cochons : Nif Nif, Naf Naf et Nouf Nouf.

Dynamique comme elle était, elle avait réussi, à force de persévérance, à ce que l’un des trois finisse architecte maçon et influence les autres. Elle avait donc cru qu’elle y arriverait chez ces demoiselles et avait poursuivit ses efforts en se concentrant sur l’éducation de l’aînée qui semblait la plus intelligente, la plus posée et la plus débrouillarde.

Mais les années passant, la fée marraine vieillissant, elle devenait plus sensible au bruit et sa patience fondait comme neige au soleil.

Un jour, Lala et Lili se disputaient en poussant des grognements aigus de petit cochon qu’on égorge. Elles n’étaient pas d’accord sur la façon d’habiller la cadette, Lali, et celle-ci était prise à partie par l’une, puis par l’autre. Et c’est au moment où la salopette rose avec des paillettes mauves se déchira que Lali se mit à pleurer comme une fontaine et que la fée marraine explosa.

— Je n’en peux plus de vos disputes, de vos cris, de vos jérémiades, de votre comportement de vilaines petites cochonnes !

Les mots éclataient dans l’air, grondant, menaçant, et fouettant les oreilles des 3 petites sœurs. La marraine joua de sa baguette magique et en un tour d’étincelles et de poudre magique volante, elle se retrouva au milieu de la forêt bleue[1] avec les 3 petites cochonnes sous les bras.

HOP ! Elle les jeta à terre, lança un tourbillon de feuilles mortes et disparu aussi vite qu’elle était venue.

Dans la forêt bleue, un silence noir s’abattit sur les 3 petites créatures roses. Plus un cri ne perça, plus une larme ne roula. Lali renifla comme seuls les petits cochons savent si bien le faire et osa un timide « où sommes-nous ? »

Lala, l’aînée réfléchit très vite et lui répondit :

— Nous sommes dans la forêt bleue, en Belgique, la forêt la plus étrange qu’il soit où les arbres sont bleus.

— En quoi est-ce qu’elle est bizarre cette forêt ? demanda Lili.

— Les arbres se ressemblent tous ; en journée, ils se confondent avec le bleu du ciel et la nuit, le noir les engloutis, expliqua Lala d’une voix mystérieuse et envoûtante.

— Ma… Ma… Marraine nous a… a… abandonnées ! pleurnicha Lali.

Nous sommes dans l’après-midi. Le ciel est d’un bleu chaleureux, et les arbres, en tenue de camouflage, sont parsemés de petites taches blanches ressemblant à des nuages de beau temps. De fait, ils se ressemblent tous ; certains sont un peu plus petits ou un peu plus gros que d’autres, mais aucun n’a de caractéristique particulière.

C’est pour cette raison que ceux qui pénètrent, de gré ou de force, dans cette forêt, n’en ressortent que très rarement. Ils s’y perdent et par épuisement, par défaite, ils décident de s’installer dans cette forêt pour l’éternité.

Nos 3 petites cochonnes ne savent pas que le peuple de cette forêt est condamné à ne jamais sortir du couvert de ces arbres. Lala s’en doute, mais elle ne veut pas faire peur à ses sœurs et se tait donc. Lili réfléchit à sa nouvelle situation et commence à ramasser tout ce qu’elle trouve à terre pour marquer son chemin. Quant à Lali, son groin coulant de morve, c’est comme si le monde s’écroulait sous ses pattes. Elle n’aime pas cette forêt, elle est fatiguée et elle veut rentrer à la maison.

Cinq minutes s’écoulent avant qu’un nouveau malentendu n’éclate entre les frangines. Chacune se rejetant la faute, accusant l’autre d’avoir crié trop fort et d’avoir provoqué la colère de la fée marraine.

Tout à coup, attirée par les cris et les grognements, une petite créature presque toute de noir vêtue, fait son apparition : c’est un chat, pas très grand ni très gros. Il se déplace sur ses deux pattes arrière et les interrompt :

— Excusez-moi mesdemoiselles, auriez-vous vu mon autre botte ? Mon maître m’a pris pour un chien quand il l’a lancée pour que j’aille la chercher… enfin, je crois, ces derniers temps, il avait l’air d’en avoir marre que je traîne entre ses pattes. Enfin bref, je ne vais pas vous raconter toute ma vie, il paraît que je suis trop bavard… Avez-vous donc aperçu une botte comme celle-ci ? dit-il en montrant celle qui lui restait.

À la vue de ce petit chat, trop mignon, trop bavard, on entendit d’une seule et même voix :

— Oooh ! Il est trop chou.

Et sans lui laisser le temps de comprendre, les 3 sœurs se jettent sur le chat, le prennent dans leurs bras, le caressent, lui donnent des bisous tout doux. Il en perd sa deuxième botte et sa voix. Finalement, ce n’est pas si mal de se faire dorloter par ces filles… il en oublie vite la raison de sa venue et se laisse choyer tout le reste de l’après-midi.

Pour une fois que Lala, Lili et Lali sont d’accord sur une chose, personne n’oserait interrompre cet élan d’affection et cette solidarité fraternelle.

Arrive le soir. Les ventres crient famine. Les petites cochonnes se décident de bouger leur popotin pour chercher à manger. Emmitouflé dans les vêtements que les filles ont assemblés rien que pour lui, le chat botté, qui n’est plus chaussé, attend patiemment qu’on vienne lui apporter à manger. C’est qu’il aime se faire servir le coquin !

Lala, Lili et Lali partent dans trois directions diffé­rentes.

Aie aie aie, elles se perdent rapidement et ne retrouvent plus leur chemin !

Trois heures passent quand le chat, affamé, décide lui aussi de bouger un peu son derrière. Il parle, parle, parle… tout seul. Il miaule, miaule, miaule, toujours tout seul. On ne voit pas très bien ce qu’il fait, mais il fait quelque chose. En grattant le sol, il miaule encore et toujours. Puis, après avoir creusé et retourné la terre sur un bon morceau de terrain, il regarde derrière lui, puis à gauche, enfin à droite. Il n’y avait personne. Rassuré, il lève la patte et se soulage. Il fait pipi ! Partout ! C’est qu’il en a une grande vessie à vider. Une fois son besoin terminé, il se réinstalle au centre de son nouveau territoire et patiente. Il ne doit pas attendre bien longtemps, car très vite, quelque chose pousse de la terre. Partout où il a gratté (et pissé), un mur se dresse ! Et, étrangement, un parfum épicé (é-pissé) envahit la forêt.

Au même instant, une note de musique perce le silence relatif de la forêt à moitié endormie. Les habitants habitués savent ce que cette mélodie signifie : le grand méchant loup va à la pêche au cochon. Tel un magicien, le loup souffle dans sa flûte enchantée. Attirées par la musique envoûtante tel un moustique par le sang, les 3 petites cochonnes, perdues, marchent dans la même direction : celle du loup ! Mais, mais… le loup s’arrête tout à coup de souffler dans son instrument. Il a senti une odeur bien meilleure que celle des 3 petites sœurs. Une odeur qui lui fait baver, légèrement épicée, légèrement sucrée ; ça fait si longtemps qu’il n’a plus goûté à une telle gourmandise. Il marche un peu, renifle, puis siffle dans la flûte. Il marche, renifle, siffle. Il renouvelle cette combinaison quinze minutes durant. Puis, il s’arrête définitivement. Les 3 petites cochonnes aussi. Sans le faire exprès, il a ramené les sœurs tout près de leur ami botté. Et ce qu’il voit, ce que les filles voient, est ahurissant. Devant cette petite troupe étrange se dresse un véritable château en pain d’épices !

Lala, qui n’en revient pas, est la première à retrouver la parole :

— Mais, tu es un magicien ? Tu aurais pu nous dire que tu savais faire pousser de la nourriture, cela nous aurait évité de nous perdre en pleine forêt, rouspète-t-elle l’estomac dans les talons.

Le chat a perdu sa langue, il ne répond pas, car derrière Lala, Lili et Lali, le grand méchant loup se lèche les babines. Le chat se serait bien caché sous sa cape d’invisibilité, mais il l’a prêtée la semaine dernière à Riz Pot’Heure (lire à voix haute). Alors, il pointe le loup avec une griffe tremblante et marche à reculons s’enfermer dans son abri délicieux.

Face à face, le loup ne mâche pas ses mots envers les petites cochonnes :

— Le deal est simple. Vos vies sauves à toutes les trois contre le pont en pain d’épices et ses chaînes en sucette.

— Pardon ? Osa demander Lili. Vous nous délaissez pour du sucre ? C’est du délire !

Le loup, un peu rouge de honte, avoue :

— Oui, je préfère les friandises à la viande.

— Par mes moustaches, j’ai tout entendu ! Bien sûr que je lui offre volontiers le pont, s’il vous laisse saines et sauves. J’ai besoin de vous, mesdemoiselles, j’ai un ronron dans la gorge qui veut sortir. Et puis, j’ai plein d’histoires à vous raconter.

[1] Forêt bleue : elle existe bel et bien ! Elle s’appelle plutôt le Bois de Hal, il se situe en Belgique, à 30 minutes de Bruxelles. Entre le printemps et l’été, le sol se couvre de jacinthes sauvages, donnant le nom féerique de forêt bleue.

Le livre des Ôjû, Nahoko Uehashi

Tome 2 du livre « La charmeuse de bêtes », traduit par Yukari Maeda et Patrick Honnoré. Editions Milan jeunesse.

Dans ce 2eme et dernier livre, Erin grandit et devient professeur stagiaire dans son école vétérinaire. Mais cela ne la met pas à l’abri des conflits qui règnent entre le royaume de l’Arhan et celui de la Reine Yojé. Que du contraire, car pour protéger Lilan, « son » Ôjû, elle va se mettre en danger…

Jusqu’où Erin sera-t-elle prête à aller pour sauver ces fauves royaux ?

Et pour son peuple, pour sauvegarder l’âme de sa mère, qu’est-elle prête à sacrifier ?

Osera-t-elle défier les ordre de la Reine Yojé ?

Cette histoire, ces deux livres, sont pour moi de magnifiques (très longs) contes que je suis même prête à relire, tellement je les ai aimés !

Ce qui m’a le plus fait vibrer, ce sont là vie de ces deux animaux mythiques : les tôdas et les ôjûs. Même si les uns sont dépeints comme de bêtes monstrueuses et impures et les autre comme des créatures majestueuses et royales, suivre leurs évolutions, découvrir leurs vies, leur éducation, leur élevage, sauvetage, soins et surtout les liens possibles ou craints avec l’homme, c’est tout ça que j’ai aimé lire !

La fin est trop brusque et pas assez détaillée pour moi. Je vais donc écrire « ma » fin 😁

Et cela me donne également envie d’écrire un conte avec ces 2 animaux, un conte plus court, que je raconterai et adapterai à ma voix, à mes émotions, aux images que je souhaite transmettre.

Dessine-moi un rêve !

Je me dis toujours que je devrais écrire tous mes rêves tant certains sont bizarres, loufoques, terribles, ahurissants… ce matin, je me suis réveillée en me disant que mes rêves me font parfois peur !!

Car d’où viennent nos rêves ? D’une continuité de notre quotidien, de nos pensées, de nos réflexions… de nos désirs et de nos peurs.

La plupart des rêves trouvent leur source en effet après une journée bien remplie, mouvementée, etc. Mais que penser des cauchemars, de ces images horribles et effroyables qui prennent naissance dans notre imaginaire et qui vivent leur propre vie dans nos rêves ?

Mes rêves, ceux dont je m’en souviens, arrivent souvent très peu de temps avant le réveil. Ce sont les plus forts, les plus intenses, les plus bizarres aussi.

Ce matin donc, aux alentours de cinq heures, j’ai fait deux rêves. Du moins, je m’en souviens de deux.

Le premier, pour faire court, car il m’a semblé long, ors, on sait que les rêves ne durent pas plus que quelques secondes : Je marche pieds nus (je ne sais plus où) et tout à coup, je ressens comme des picotements sur tout le contour de mon pied droit, je regarde et je découvre une fine ligne rouge claire, rose foncé, sur le tiers inférieur de ma plante du pied. La ligne fait tout le tour de mon pied. La ligne s’agrandit, elle devient bien rouge. Du sang. Des gouttes. Mon pied est scalpé. Tout le dessous se détache comme une vieille semelle. Je n’ai pas mal. Ce n’est juste pas très beau à voir. Au final, je ferai attention à mettre mon pied, enfin la moitié de mon pied sur le « couvercle », ça fait spluitch spluitch, le bruit du liquide qui est « écrasé ». Car bien sûr, on allait me recoudre cette semelle sanguinaire, sinon, à marcher comme ça, je vais à tous les coups me choper une crasse. Je finirai par partir de l’hôpital où l’on m’a déposée pour y revenir de mon plein gré un peu plus tard (attente interminable). Et pour accélérer les choses, je montre mon pied « scalpé » à la réceptionniste des urgences. Elle a failli vomir et a tout de suite appelé l’urgentiste en lui disant « tu voulais un bon gros cas particulier, le voici. »

A la question : rêve-t-on en couleurs ? J’ai presque envie de répondre avec certitude « OUI », car je me souviens clairement (ou je crois me souvenir) du rouge sang, de ce rouge si caractéristique à une blessure à vif.

A mon avis, je devrais chercher la signification du pied droit blessé. Et en l’écrivant, là maintenant sur mon blog, tout à coup, je me rappelle que ma fille m’a dit hier soir qu’elle trouvait bizarre qu’elle avait mal au pied droit, alors que c’est au gauche qu’elle a une algodystrophie. Oui, mais à la cheville droite, elle a déjà eu une entorse avec arrachement osseux il y a quelques années… voilà, j’ai trouvé toute seule, en « vous » écrivant, l’origine de ce rêve tordu ! Merci ma fille (rires)

Le second rêve est moins détaillé, pourtant, je pense savoir qu’il venait juste après celui-ci : je découvre ou je cherche un oisillon perdu, abandonné, malade, blessé. J’entends ses piaillements de détresse. Je le trouve, il est à peine né, tout nu, sans une plume, gros yeux fermés. Un passereau, un moineau ou une mésange. Le reste de son nid est tout près, en plusieurs morceaux, tombé à terre. Il ne bouge plus, mais il n’est pas tout à fait froid, il n’est donc peut-être pas encore mort. Pour le réchauffer le plus vite possible, je le mets… au micro-ondes !!!! (quelle horreur !!!), mais juste 5 secondes, avec son nid (je n’ai vraiment plus les idées claires dans mes songes). Et ça marche. Il a bien chaud. Durant ces 5 secondes, j’ai eu l’occasion de lui préparer une bouillotte et un nouveau nid bien chaud fait avec une chaussette. La chaleur du micro-ondes lui a donné faim et soif, il ouvre le bec.

L’origine de ce rêve vient sûrement du fait que j’ai vu et partagé hier une image où l’on montrait les différentes étapes de l’âge d’une chouette effraie. Depuis l’œuf, jusqu’à la naissance, puis quelques jours, quelques semaines, jusqu’à l’âge adulte. Si c’était une mésange ou un moineau dans mon rêve, c’est que depuis notre emménagement à Liège, j’ai en effet, chaque année, des bébés moineaux qui tombent du nid ou qui sont éjectés par les parents ou les aînés des enfants (ils nichent à la sortie du tuyau du chauffe-eau), sous la corniche. Pourtant, la dernière fois que j’ai découvert un cadavre, c’était il y a déjà au moins trois semaines !

Bref, tout ça pour vous dire que nos rêves sont le prolongement de nos pensées et que ces derniers temps je souffre d’insomnies à cause d’une cogitation professionnelle intense. Du coup, je m’endors tard et je sais que par manque de sommeil, les rêves sont plus tordus et étranges que quand j’ai mes huit heures de repos habituelles.

Et vous, quels sont vos rêves ? Les réels, vos projets, vos envies et ceux de vos songes ? Sont-ils semblables ?