Des bonbons spéciaux

Un mot d’enfant entendu :

– Il a reçu un coup dans ses bonbons de famille.

Il en existe des mots pour parler des bourses des garçons 🤣

Testicules

Roubignolles

Coucougnettes

Burnes

Et le plus connu vulgairement : couilles

Et vous, vous avez déjà appelé autrement ces précieuses ? 😁

J’aime bien (cherché synonymes) service 3 pièces ha!ha!

Facile à lire et à comprendre

Tel était le titre de ma formation d’un jour, cette semaine.

Facile à lire et à comprendre est une méthode européenne.
Cette méthode permet de rendre accessible toutes les informations pour les personnes en situation de handicap mental.
Chaque texte, document, lettre est écrit en « français facile ».
Quand les textes, documents et lettres sont relus et validés par des personnes ayant une déficience intellectuelle, on doit alors mettre un petit logo sur le texte, document et lettre.
Ce petit logo montre le pictogramme du visage souriant d’une personne devant un livre ouvert. Sur la page gauche du livre, il y a un pouce levé et sur la page de droite, il y a du texte.

Pour écrire en français facile, il faut :

  • utiliser des mots simples
  • écrire de courtes phrases
  • intégrer une image ou un picto est parfois préférable que d’utiliser trop de mots
  • choisir une police de caractère sans empattement
  • utiliser une taille de police de minimum 14
  • espacer les caractères, les mots, les paragraphes
  • ne pas souligner, ni mettre en italique
  • ne pas utiliser de double négation
  • aller à la ligne à chaque nouvelle phrase
  • écrire les chiffres en chiffre et non en lettre
  • une idée par phrase
  • faire attention au contraste
  • écrire la date en entier
  • ne pas utiliser les parenthèses, les deux points, le point-virgule
  • ne pas utiliser d’abréviation ou acronyme sauf quand c’est bien connu
  • ne pas imprimer en recto-verso
  • justifier le texte à gauche uniquement

Il y a encore d’autres règles et consignes. Vous pouvez les retrouver facilement sur internet.

Je voudrais juste préciser que cette méthode n’est pas uniquement pour un public déficient intellectuellement. Cette méthode aide aussi les personnes dyslexiques et toutes celles qui ont des difficultés avec la lecture et la compréhension en lecture. Cette technique de FALC, Facile à Lire et à Comprendre, aide également les personnes âgées. Cette technique permet aux personnes dont la langue maternelle n’est pas la même que le texte de mieux comprendre ce qui est écrit.

Non, on n’infantilise pas les adultes. On permet de rendre accessible le plus de documents de la vie de tous les jours à un maximum de personnes. Même moi, j’apprécie cette méthode quand je dois lire, par exemple, un texte de loi ! (clic ici pour un exemple)

Il n’y a pas que des lettres administratives ou des documents de lois qui ont été ainsi réécrits. Certains livres sont soit écrits directement avec cette méthode soit réécrits et validés par des personnes en situation de handicap mental.

J’ai beaucoup appris à cette formation. La matinée était consacrée à la théorie. L’après-midi, nous avons fait un exercice. Ce n’est pas si simple qu’on pourrait le croire. C’est surtout plus compliqué quand c’est le texte de quelqu’un d’autre.

Pour apprivoiser cette méthode, il faut s’exercer. Je vais m’exercer sur un conte bien connu, sur une histoire que j’ai écrite, sur un album pour enfants. Je me demande si je pourrais aussi utiliser cette méthode sur des histoires kamishibaï. Je pense que oui. Et je m’en réjouis déjà.

Anthologies éphémères 6: métiers improbables

J’ai le plaisir de participer une nouvelle fois à ce beau projet collectif : recueil de courts textes, poèmes, dessins, photos…

Cette année le thème est : « les métiers improbables ».

Je viens d’écrire mon texte et de l’envoyer à l’initiatrice des Anthologies éphémères. Le métier improbable que j’ai choisi est : souffleuse d’origami

Ce livre sera auto-édité et il sera vendu, comme tous les autres, au profit de l’association Rêves qui s’occupe de réaliser les rêves d’enfants et d’adolescents malades.

Pour voir nos réalisations, clic ici.

4anthologies

Ici les couvertures des 4 anthologies auxquelles j’ai participé

La grande traversée, Shion Miura

grande_traversee_Shion_MiuraTitre : La grande traversée
Auteur : Shion Miura
Traductrice : Sophie Refle

GROS COUP DE CŒUR !

Majimé travaille au service commercial d’une maison d’édition. Après 3 ans, il est muté au service des dictionnaires. En réalité, cette mutation non recherchée lui convient très bien. Dès le début, il s’interroge sur la compréhension réelle des mots surtout quand il n’a jamais été dans le cas que précise la définition. Comme « amour », il ne sait pas ce que c’est… il a beau approcher la trentaine, il n’a jamais été amoureux.

Majimé est posé, réfléchi, lunatique diront certains, excentrique et maladroit diront d’autres. Il a du mal à faire la conversation et ne sait pas tailler un crayon avec un couteau. Par contre, il connait plusieurs sens aux mots et s’attache toujours à utiliser les mots justes quand il doit écrire ou parler.

Un jour, il entend son chat miauler sur la terrasse de sa logeuse. Il va le retrouver, mais celui-ci ne sera pas seul… la petite fille de la logeuse est venue vivre avec sa grand-mère vieillissante. Et la vie bien tranquille de Majimé va se retrouver différente; toujours aussi calme et tranquille, mais différente.

Les mots me manquent (je vais aller étudier mon dictionnaire 😊) pour décrire avec justesse, précision et sincérité tout ce que cette histoire m’a apportée.

J’ai découvert et apprécié une tranche de vie au Japon, mais j’ai surtout beaucoup appris sur la conception d’un dictionnaire, depuis son contenu en passant par le type de feuille jusqu’à la recherche de la couverture, et sans oublier le développement de ce projet, sa gestion et sa publicité !

Évidemment, les personnages, leurs histoires, leurs évolutions, leurs interactions sont tout aussi importants et superbement bien écrits, décrits, racontés, narrés, travaillés, façonnés.

De plus, on parle brièvement d’un conte avec une femme et une grue (l’oiseau), d’animal légendaire, et autres récits fantastiques et extraordinaires du Japon.

Je me suis même retrouvée dans l’un des personnages principaux. Dans sa façon de penser, de réagir, de travailler, de se remettre en question.

 Extrait du livre :

« Au cours des vingt derniers mois, elle s’était efforcée de toucher le papier du plus grand nombre possible de dictionnaires, en espérant pouvoir aider Miyamoto, et aussi permettre au nouveau dictionnaire d’avoir le meilleur papier possible. Quand elle n’était qu’une simple utilisatrice de dictionnaires, elle n’avait pas remarqué à quel point la qualité du papier, son toucher et sa couleur variaient selon les ouvrages et les maisons d’édition. Ses doigts étaient aujourd’hui tellement expérimentés qu’elle pouvait reconnaître tous les dictionnaires présents dans son bureau les yeux fermés, en posant simplement un doigt sur un page. »

Le point de vue des éditeurs (4ème de couverture)

Majimé, jeune employé d’une maison d’édition, se voit confier la réalisation d’un nouveau dictionnaire du japonais, un projet titanesque baptisé La Grande Traversée. L’un des premiers termes sur lesquels il est amené à travailler n’est autres que le mot « amour ». Mais comment définir ce dont on n’a pas fait l’expérience ? A vingt-sept ans, aussi maladroit avec les gens qu’il est habile avec les mots, Majimé n’a jamais eu de petite amie. Quand il rencontre la petite-fille de sa logeuse, il tombe immédiatement sous le charme. Passionnée de cuisine et apprentie-chef, la jeune femme travaille la matière de ses ingrédients comme lui celle des mots, dans le même but : tenter de les fixer en un moment d’éphémère perfection. Cette fois-ci, Majimé entend bien ne pas laisser passer sa chance. Aidé par ses nouveaux collègues, il va tout faire pour vaincre sa timidité et ouvrir son coeur à celle dont il s’est éperdument amouraché, tout en se consacrant corps et âme à sa mission première : éditer le plus grand dictionnaire de tous les temps.

Amour, gastronomie et lexicographie : tels sont les ingrédients de ce roman léger et attachant, devenue un véritable phénomène éditorial au Japon, où il s’est vendu à 1 300 000 exemplaires.

Née à Tokyo en 1976, Shion Miura est l’auteur d’une vingtaine de romans et recueils d’essais. Prix des Libraires japonais en 2012, La Grande Traversée a été adapté au cinéma et sous forme de dessin animé.

La légende des 1000 grues

En commençant à travailler sur le conte « Le secret de la grue blanche », j’ai appris qu’il existait une autre légende fort intéressante : celle des mille grues.

La légende raconte qu’un vœu se réalise si on parvient à faire mille grues en origami, dans un délai d’un an. Si on pense très fort à une personne, si on prie pour elle à chaque confection de grue en papier alors le vœu se réalisera. Moins de personnes font ces origamis, plus de chances a le vœu de s’exaucer.

Au Japon, à Hiroshima, en 1955,  Sadako, une jeune fille atteinte de leucémie, n’a malheureusement pu voir son rêve se réaliser, car elle décéda de sa maladie avant. Ses camarades de classe et toute son école achevèrent la confection des grues et depuis, les grues en origami sont devenues le symbole de paix au Japon.

Pour plus d’infos sur ce symbole de paix –> blog La légende des 1000 grues.

J’ai envie d’inclure cette légende dans le conte que je souhaite travailler pour mon travail. Et comme j’ai chez moi un livre sur les origamis et que la grue y est naturellement présente, voici ma réalisation. (vous pouvez trouver les explications en dessins sur le blog de la légende des 1000 grues.

 

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Comme un poisson dans l’arbre, roman

comme_un_poissons_dans_un_arbreTitre : Comme un poisson dans l’arbre
Auteur : Lynda Mullaly Hunt
Traductrice : Paola Appelius

Allie a 12 ans et aux yeux de tous, elle est un peu fo-folle. Pas une semaine ne se passe sans qu’elle aille dans le bureau de la directrice. Elle a un secret qu’elle refuse de partager, de dévoiler, car pour elle, son monde s’écroulerait si « ça » se savait.

Si pour certains, elle est idiote, pour d’autres, elle est carrément à l’ouest. Elle ne parvient pas à se faire des amies, car elle change régulièrement d’école à cause du travail de son père, qui est militaire.

Quand son institutrice va bientôt accoucher, sa classe a droit à un remplaçant un peu spécial, car celui-ci s’intéresse à chacun de ses nouveaux élèves et tente par tous les moyens de comprendre leurs difficultés.

Allie est dyslexique. Pour elle, les mots bougent tout le temps et elle est incapable de lire une phrase correctement même si c’est elle qui l’a écrite.

Voici un roman peu ordinaire. La dyslexie est un trouble d’apprentissage qui peut toucher beaucoup de monde et qui, heureusement, aujourd’hui est décelé tôt.

L’héroïne de cette histoire donne une merveilleuse leçon de courage ! Malgré toutes ses difficultés à lire et à écrire, elle aime l’école et elle fait tout pour cacher ce problème.

Au fil de l’histoire, Allie va se lier d’amitié avec un garçon et une fille de sa classe et va se surprendre à adorer ce nouveau professeur. Mais dans ce roman, il y a aussi un autre thème qui est abordé, à savoir le harcèlement et la violence scolaire. Cela a été un vrai plaisir de découvrir toutes les personnalités de ces élèves. On rencontre la fille leader qui mène ses « copines » par le bout du nez et qui impose une certaine crainte, on se prend de tendresse pour ce grand garçon qui ne parle que science-fiction et science, on s’attache forcément à Allie et à son frère, et à des tas d’autres personnages comme ce nouveau professeur.

Tout au long du livre, il y a des comparaisons entre une situation et une autre tout à fait impossible, d’où le titre : comme un poisson dans l’arbre. (cfr extraits plus bas 😉 )

Ce livre existe également dans une édition spéciale pour lecteurs dyslexiques. Je ne l’ai pas avec moi, mais voilà encore un livre que je conseillerais aux enfants en situation de dyslexie … ou non !

Extraits du livre :

(…) Je soupire.

  • Et je ne veux plus jamais t’entendre dire que les gens te détestent, me lance-t-elle. Comment quelqu’un sur cette terre pourrait te détester ?

J’aimerais lui faire comprendre le monde dans lequel je vis. Mais autant expliquer à une baleine à quoi ressemble la vie en forêt.

Quand M. Daniels parle de livres, il me fait penser à Max ou à Oliver. On dirait qu’il est prêt à lancer une fête géante. J’aime quand il raconte l’intrigue. Mais me demander de les lire, ce serait comme de demander à un homard de jouer au tennis.

(…)

  • J’ai une surprise pour vous. Je vous ai apporté à tous un beau cahier tout neuf qui vous servira de journal et dans lequel vous écrirez chaque jour.

Misère ! je préfère encore manger du foin.