Atelier d’écriture avec Katia Lanero Zamora

Tous les samedis après-midi du mois de septembre, je participe à l’atelier de Katia, à la bibliothèque La Bila, la bibliothèque des littératures d’aventures de Beaufays.

Samedi passé, premier atelier. Découverte du thème : le fantastique. Rencontre avec les autres participants. Nous sommes huit.

Après avoir pioché deux mots, deux noms communs, dans un livre, il nous fallait trouver un titre et écrire pendant une heure. D’autres petites consignes sont venues se rajouter à ces deux mots. Voici mon texte. J’avais écrit à la main (aïe aïe aïe) et le soir, je l’ai réécris sur l’ordinateur. J’ai tout mis au présent et ai corrigé des incohérences, ainsi que rajouté l’un ou l’autre détails, mais vraiment pas grand chose :-)

La curieuse barque

Tom, petit Tom, se rend chaque matin, avant le lever du soleil, au fond du jardin.

Au fond de ce jardin, un lac. Sur ce lac, une barque. La barque appartient à sa famille.

Tom habite avec ses parents dans une maison, une ancienne ferme. Pas ou très peu de voisins aux alentours. Tom est enfant unique. Il a 8 ans. Il n’est plus un bébé, il est grand à présent.

Voilà six semaines qu’il nourrit, à l’insu de ses parents, une famille de chats. Une maman et ses trois chatons. Tom les cache dans la barque, sur le lac. Sous une couverture, ils sont à l’abri, au chaud et au sec.

Le printemps est proche. Tom doit se lever, chaque jour, un peu plus tôt pour ne pas se faire prendre. Il ne sait pas comment, mais sa maman se réveille en même temps que le soleil, été comme hiver ! Dès qu’il voit le ciel se couvrir de rose, d’orange, il rentre dard-dard, sur la pointe des pieds.

Se réveiller si tôt le fatigue, mais voir les chatons grandir le met dans une si grande joie qu’il en oublie rapidement qu’il manque, chaque jour, de plus en plus de sommeil.

Avant-hier, petit Tom, qui n’est plus si petit, a commencé à avoir peur. Car avant-hier, la barque qui sert de refuge aux petits chats, et qui d’habitude est toujours attachée par une corde courte, a changé de place ! Tom n’a pas prêté attention à la longueur de la corde, ni à sa couleur : couleur de nouveauté. Non, ce qui l’a intrigué, c’est que la barque se trouvait alors à trois enjambées plus loin. Et toujours attachée…

Hier, à cinq heures tapantes, Tom s’était imaginé que la barque, en plus de s’être encore déplacée de quelques centimètres, s’était également mise à grandir !

Les trois chatons qui grandissent, eux, normalement, ont étrangement encore toute la place pour se dégourdir les pattes, autant de place qu’à leur naissance.

Bizarre !

Au début, c’est-à-dire avant-hier, Tom croyait qu’il s’était imaginé tout ça. Qu’il avait dû rêver. Qu’il était fatigué et avait dû sûrement s’endormir debout. Une barque en bois, ça ne grandit pas. Le bois, c’est mort. Ça grince, ça craque, ça se fend, mais ça ne pousse pas !

Aujourd’hui, Tom a pris, en plus des croquettes pour la maman et d’une bouteille d’eau fraîche, un mètre. Enfin, sa latte d’école. Il n’est pas arrivé à ouvrir la boîte d’outils de son père. En plus de tout ça, il sort de son sac à dos, un carnet à spirale et un crayon. Il a déjà commencé à noter la date et il a laissé la place pour inscrire, sous la date du jour soulignée, les mesures de la barque : longueur et largeur.

Mais au moment où il s’apprête à tirer la corde pour ramener la barque près de lui, celle-ci s’est volatilisée ! Pfffuit ! Disparue !

Tout du moins, c’est qu’il croit au premier regard, car au bout de la corde, il n’y a rien. Avec son cœur qui bat plus vite, il tourne la tête à gauche, et là, ouf ! Il la voit : la barque. Elle n’est plus attachée, mais flotte librement à trente centimètres du bout de son jardin. Trois mètres plus loin que là où il l’avait laissée hier. Attachée.

Plus l’enfant s’approche de la barque, plus celle-ci s’éloigne.

Tom s’arrête de marcher. Il appelle les chats. Il ne voit que leur tête dépasser. Trois têtes. Le compte n’est pas juste ! Il en manque un !

Cependant, il ne cède pas à la panique. Le petit tigré, noir et brun, l’unique tigré de la portée, peut très bien dormir au fond de la barque.

Tom fait alors semblant de ne plus se diriger vers la barque et tourne la tête dans la direction opposée. Discrètement, dos au lac, il ouvre sa boussole et fait apparaître un miroir. Il s’accroupit dans l’herbe humide et dirige le miroir de façon à avoir la barque en vue, sur le couvercle de sa boussole.

L’enfant doit se retenir pour ne pas crier ou se retourner.

Heureusement que la lune, pleine, éclaire encore la barque, sinon il aurait pu croire qu’il hallucinait !

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Tom distingue clairement le mouvement de la barque ! Elle bouge. Toute seule ! Pourtant le lac est calme. Pas de gros poisson, ni de castor ou de rat musqué nageant qui pourrait expliquer ce mouvement… Et tout doucement, la barque se rapproche de la berge. De la berge et de Tom qui est toujours dos à elle. Plus près de lui, la barque n’apparaît plus en entièreté dans son miroir. Il sort alors quelques croquettes qu’il jette par-dessus ses épaules pour inciter la maman à sauter de la barque et à le rejoindre.

Dehors, pas un bruit. Pas le moindre chant d’oiseau. Pas de vent soufflant, ni de pluie bruyante.

Plus un mouvement. La barque s’immobilise. Tom aussi. Il tremble comme une feuille. De peur. Il doit aussi faire pipi.

Tout à coup, de petits miaulements percent le silence de mort. Tom ajuste sa boussole de façon à avoir le bout de la barque visible dans son miroir.

Un à un, il voit les petits minous sortir de la barque pour sauter sur la terre humide. Il y a d’abord Chaussette qui saute maladroitement ; le plus grand des chatons a été appelé ainsi, car il a le bout de ses quatre pattes, blanc. Ensuite, vient le tour de La Boiteuse. Tom suppose que c’est une femelle, car elle a une toute petite voix, aigue, timide. Boiteuse, car l’une de ses pattes avant est tordue et le chaton ne sait pas s’en servir, mais que cela ne l’empêche pas de sauter comme son frère. Enfin, saute gracieusement la maman. Pas de doute, il manque Gourmand, le dernier chaton à l’appétit insatiable !

Mais où est-il passé ? Tom n’ose pas se retourner et fouiller la barque à sa recherche. Il jette le reste de croquettes n’importe où, laisse la bouteille d’eau ouverte, contre une pierre devant lui et essaie de réchauffer ses mains glacées. Ses dents claques. De froid. De peur.

Treize minutes se sont écoulées depuis que Tom est sorti de la maison.

Il ne fait plus nuit noire à présent, mais le soleil n’est pas encore levé, ni sa maman.

Toutefois, en avançant vers la porte, la barque toujours en ligne de mire pour être sûr qu’elle ne va pas le dévorer tout cru, Tom voit distinctement que non seulement la barque est plus petite, mais qu’elle a pris en plus une étrange couleur sombre, tigrée de noir et de brun, comme le pelage de Gourmand !

Barque, Hiver, Étang, Gris, Calme, Campagne

photos : pixabay (clic sur les photos)

Un chaton malade et sa sœur se rapproche de nous

Minos est hébergé chez son vétérinaire pour une infection.

Il fait une complication rare des suites opératoires de sa castration.

Je croise les doigts pour qu’il ne doive pas repasser par une anesthésie et un nouvel acte chirurgical.

Alors qu’il stresse beaucoup de se retrouver chez le docteur qu’il commence par connaître (rhume à son arrivée chez nous, puis chute dans les escaliers et gros hématome, après une puis une seconde diarrhée et enfin la castration), Héra, sa sœur jumelle, réagit aussi à sa manière à l’absence de son frère.

Cette nuit, elle a été sage comme une image. Alors que d’habitude, ils jouent à sauter dans les escaliers en bois et se battent pour savoir lequel des deux fera le plus de bruit, seule, elle est allée se coucher en même temps que nous dans sa boite vide de puzzle qui se trouve dans mon bureau en mezzanine, au-dessus de notre lit.

À deux heures du matin, pause pipi pour les humains, elle s’est aussi réveillée, mais pas pour jouer : câlins et ronrons tout plein.

Et au petit matin, elle est venu au salon, chercher de l’attention, du réconfort. Couchée sur moi, elle s’est mise à ronronner pour se rassurer.

Je lui ai donc expliqué que son frère était malade, qu’il devait être soigné, mais je lui ai promis aussi qu’il reviendrait bientôt à la maison.

Elle ne fait pas le moindre bruit, ne saute plus partout, ne grimpe (presque plus) nulle part.

Son frère lui manque… et à nous aussi.

Des émotions mises à rudes épreuves ces derniers temps.

Je ne vous l’ai pas dit, mais il y a pile 3 semaines, c’était mon compagnon qui était à l’hôpital : embolie pulmonaire massive, infarctus pulmonaire et pleurésie… il s’en est sorti et se repose aujourd’hui à la maison.

Le choc a été tel que j’ai été incapable d’exprimer la douleur par écrit. Le stress et l’inquiétude se sont abattus sur moi et m’enveloppent toujours telle une seconde peau.

On reste debout pour les enfants, on essaye de faire front à la situation pour ne pas perdre la face et continuer à avancer malgré toutes les questions, tous les doutes. On progresse à tâtons dans l’étrangeté de la vie.

Qui sait ce qui nous attend demain ?

Coup de mou et petit jeu avec Story Dice

Je ne sais pas ce qu’il se passe en ce moment chez moi : j’ai envie de reprendre l’écriture, la création, les contes, mais j’ai du mal à ouvrir mon pc et à lire ou réécrire sur l’ordi pour vous partager ce que j’ai fait. Et même « pire » : une fois que j’ai eu une idée (de texte, de petite histoire, d’un haïku,…), soit je l’écris sur un petit bout de papier, au mieux dans un carnet et puis… pfff plus l’envie de le mettre au net, de lui donner meilleure forme, de corriger des fautes (désolée Béa, j’ai pris note de toutes les coquilles que tu as relevées dans mon histoire, mais je n’ai pas encore corrigé l’original, malgré ma promesse 😔)

Comme je pense que ce n’est qu’une fatigue accumulée et excessive qui est la cause de mon état actuel, je me force à me « bouger » et à réagir. (Voir mon compte Insta : ecrimagine où j’ai posté une photo et un haïku suite à une petite blessure faite ce jour en me cognant. Ma distraction m’a inspiré et insufflé cette petite action)

C’est ainsi que j’ai donc réinstallé sur mon smartphone l’application story dice. J’ai lancé les dés (secoué mon téléphone), j’ai noté les 7 éléments puis… sur ma pause de midi au travail, dans un parc, à l’ombre sur un banc et table en bois, j’ai écrit le petit texte plus bas.

Je le réécris sur mon smartphone, assise en tailleur dans le fauteuil au salon avec de la musique sur mes oreilles 🎼🎵 et mes chatons à mes côtés 🐈

Les 7 images/actions des dés :

☆ valise

☆ robe

☆ aimant

☆ (flocon de) neige

☆ 2 phylactères = discussion

☆ haut-parleur

☆ (smiley représentant la maladie) fièvre

Charline devait aller porter une valise à sa grand-mère. Sa Nany était malade et avec sa fièvre, elle n’osait pas sortir. Surtout que dehors, de gros flocons de neige dansaient dans les rue de Liège.

C’était l’hiver et, à 17h30, il faisait déjà sombre malgré la blancheur de la neige qui persistait sur les pavés de la ville ardente.

Charline n’était plus très loin de l’appartement de sa Nany. Soudain, elle aperçut une robe rouge par terre !

Attirée comme par un aimant par cette robe colorée, la jeune femme s’arrêta un instant, se pencha pour ramasser le vêtement et regarda autour d’elle.

D’habitude, cette heure « de pointe », il y avait toujours du monde dehors, mais en cette fin d’après-midi, Charline était toute seule !

Elle ouvrit alors la valise de sa grand-mère et y déposa la robe.

Quand elle arriva devant l’immeuble de sa Nany, Charline appuya sur la sonnette située tout en haut à droite du grand cadre métallique.

– Oui, c’est pourquoi ? Lui répondit une voix grave, assurément pas celle à laquelle elle s’attendait.

– C’est moi, Charline, est-ce que Nany va bien ? Elle n’avait pu dire autre chose, prise au dépourvu…

– Que tu as une belle voix, Charline ! Nany se repose dans son lit, mais viens, monte donc la voir.

L’inconnu avait répondu avec une voix forte, à la fois aigüe et grave un peu comme si elle sortait d’un haut-parleur.

Avez-vous deviné à quel conte je pensais en écrivant ce petit bout d’histoire ? 😉

Manga adapté d’un roman : la charmeuse de bêtes

J’ai découvert que les deux tomes que j’ai dévorés sur Erin et la charmeuse de bêtes, existait aussi en manga ! 😱

Ci-dessus, photo de couvertures des romans. (clic sur l’image pour lire l’article que j’avais écrit sur cette lecture passionnante)

Et très sincèrement, les images qui sont nées de ma lecture et qui sont encore dans ma tête, sont mieux que les dessins des manga 😂 j’ai pourtant failli les acheter, et même si les illustrations sont quand même sympas et bien faites, y a un truc qui me gêne.

C’est comme les films qui sortent après des livres que j’ai lus : énormément de mal à accrocher à ces « nouvelles » images qui ne sont pas les « miennes ».

Ça vous fait ça aussi à vous ?

Manga sur les chats

Grâce à L’apprenti Otaku, j’ai découvert un nouveau super manga qui parle des chats !

J’ai tant apprécié l’histoire que les dessins, même si j’avoue que ceux-ci sont parfois un rien too much quand il s’agit de donner des expressions aux visages humains.

Mais ce que j’apprécie par dessus tout, c’est que les infos sont tout à fait réelles et compatibles avec la vraie vie des chats, que ceux-ci vivent dans un foyer ou libres dans la rue.

Si vous voulez en savoir plus, allez sur le blog de L’apprenti Otaku renseigné au début de cet article.

Moi, je ne vous partage que des photos perso 😊

Petite Héra veut faire croire qu’on l’a pris pour modèle 😆