Mini avis de lecture, car… lu jusqu’au bout et aimé, mais sans plus. Reçu le livre numérique gratuitement dans le cadre d’une action durant le confinement :-)
Non, l’argent ne fait pas tout ! Même si dans ce livre, il permet à plusieurs personnes de vivre une aventure palpitante, évite à une personne de se suicider et permet à une autre de se marier.
Blague à part, cette histoire, faut la lire au second degré pour l’humour qu’elle distille au travers des aventures toutes plus ahurissantes les unes que les autres. Mais sont-elles si déjantées que ça ? Peut-être pas ! Je ne connais pas le monde des riches et je ne m’en porte pas plus mal pour autant.
L’aventure pour tous les personnages commence par le caprice de la fille d’un riche. Pour satisfaire à sa fille, le père ne trouve rien de mieux que … de racheter l’hôtel dans lequel ils sont ! Mais le Grand Hôtel Babylon n’est pas n’importe quel hôtel. C’est que, en ses murs, il s’en passe des choses pas très honnêtes.
Entre meurtres, kidnapping, empoissonnements, le nouveau propriétaire ne sait plus trop où donner de la tête. Alors en plus quand cela concerne des princes et sa fille…
Bon moment de lecture avec ce court livre (240 pages environ), bien que je ne me sois attachée à aucun des personnages et qu’il n’y a pas de véritable suspense malgré tous les rebondissements et coup de théâtre. Très vite, on comprend où on est et que rien ne peut nous surprendre dans ce monde bizarre de riches qui déboursent sans compter vraiment.
Après avoir soupé d’un nombre incalculable de contes, lus, dévorés, écrits, dégustés, je veux – immédiatement – passer à autre chose.
Comprenez que je viens d’envoyer mon fichier « Raconter des salades… de contes » à Atramenta. Je ne veux plus y toucher à ce manuscrit : plus de relecture, plus de correction, plus de révision 😅 Dans quelques semaines, vous allez pouvoir déguster ma petite salade de contes, sous forme de livre papier 👍
Dans cette attente, j’ai mes doigts qui me démangent et j’ai envie d’écrire sur autre chose. J’ai du mal (je sais, je me répète) à écrire de longues histoires et j’ai encore plus de mal à me relire et à me corriger !
Ce sont les raisons pour lesquelles j’ai décidé de faire de gros efforts : je vais reprendre une histoire que j’ai écrite il y a quelques années. Car oui, grâce au challenge Nanowrimo, j’ai écrit trois courts romans :
• Chassé croisé du passé, du destin (2010)
• L’atelier d’écriture virtuel (2012)
• La légende du blondinet (2016)
Et je ne suis pas comme le vin : plus j’attends pour me relire et me corriger, plus mauvaise je deviens !
Le roman que j’ai écrit en 2010, je l’ai fait relier et c’est le seul (le premier) que j’ai osé envoyer à plusieurs maison d’édition. De mémoire, ça fait 10 ans quand même, j’ai reçu trois réponses sur les sept ou huit maisons d’édition que j’avais « ciblé ». Deux négatives et une à moitié positive. C’est-à-dire que moyennant corrections et relecture approfondie, cette maison d’édition aurait pu être intéressée si j’avais fait plus d’efforts ! Et… j’en suis restée là ! Je n’ai eu ni la volonté ni le courage de faire tout ce travail et depuis, ce manuscrit repose dans une boîte intitulée « écriture »…
L’histoire écrite en 2012 n’a jamais été lues en entière par quelqu’un d’autre que moi 😆 J’ai clairement bâclé la fin, désespérant d’arriver au terme du challenge à savoir 50.000 mots.
Celle de 2016, la plus récente en matière de longue histoire jamais écrite par mes petits doigts, a démarré grâce à un atelier d’écriture en réel, c’est-à-dire avec un animateur en face de moi et en présence, accompagnée, d’autres camarades d’écriture. Grâce à plusieurs d’entre vous (Béa, Quichottine, Cigalette), vous m’avez encouragée à poursuivre la publication des premiers chapitres sur mon blog. Laurent, lui, a lu toute l’histoire et il l’a trouvée intéressante.
Et aujourd’hui, j’hésite : quelle histoire je dois reprendre maintenant ?
J’ai eu beaucoup de plaisir à les écrire toutes les trois. Il y a beaucoup de passages ou de personnages inspirés de ma vie dans les romans de 2010 et de 2016. Elles racontent trois histoires différentes.
Dans la 1ère, il n’y a pas de magie, peu d’intrigues ou de véritable suspense. C’est juste l’histoire d’une adolescente qui vit un moment difficile avec ses parents et qui va découvrir des secrets de famille qui vont bouleverser sa vie.
Dans la seconde, ce sont plusieurs personnages qui vont apprendre à se découvrir au travers d’ateliers d’écriture virtuel. L’animatrice est bizarre et cache quelque chose… et en réalité, tous les participants à cet atelier semblent dissimuler ou tordre la vérité les concernant.
Dans le dernier, la légende raconte qu’un enfant a disparu dans un village un jour de brouillard, près d’un puits. Des années plus tard, aujourd’hui, un autre petit garçon disparaît et certains prétendent avoir vu la silhouette de l’enfant de la légende rôder près du puits le jour de la nouvelle disparition. Des choses étranges se passent dans ce village où habitent d’étranges personnes.
Laquelle aimeriez-vous découvrir ?
Il est certain que pour mener à bien ce projet d’écriture, j’aurai besoin de vous, de vos conseils, de vos encouragements, de vos idées.
Si je ne me donne pas de date limite pour réaliser cet objectif, je sais que je ne ferai aucun effort pour arriver au bout dans un délai raisonnable. Alors, je me lance le défi un peu fou de terminer la réécriture pour le 1er septembre !
Chacune des histoires est déjà écrite, les idées principales sont là, mais il me faut absolument corriger des scènes, approfondir des personnages, intégrer du suspense, remet de l’ordre dans certains passages…
Même si je ne vais sans doute pas les envoyer à des maisons d’édition, je trouve cela dommage qu’elles restent endormie, dans une boîte. Mon objectif final serait de les autoéditer, comme les autres ou au moins les imprimer dans un vrai livre (à vendre ou pas, cela reste encore à déterminer)
Vous venez de terminer de lire un , deux, trois livres. En fait, vous avez ingurgité trois bandes dessinées et trois mangas en deux jours.
Dans votre bibliothèque, il y en a encore une bonne dizaine qui attendent d’être choisis, c’est votre PAL. Sans compter les quatre titres reçus en numérique qui semblent bien, mais auxquels vous ne réussissez pas à accrocher pour l’instant. Mais, surtout, vous attendez avec grande impatience votre commande de romans sur les dragons qui devrait arriver bientôt chez votre libraire, enfin chez l’un de vos libraires :-)
Aujourd’hui, il fait beau. Vous sortez faire une petite balade et profitez de ce soleil resplendissant pour emmagasiner naturellement votre vitamine D qui vous fait cruellement défaut depuis quelques mois.
Vos pas vous emmènent sans surprise vers une librairie qui a été fermée durant le confinement et qui est réouverte depuis peu. Vous vous dites que vous ne pouvez pas ne pas lui faire un petit coucou, après tout ce temps… Oh ! Une revue sur les animaux de la forêt vous fait de l’oeil et là, une autre sur l’espace pour vos enfants vous attire aussi. Tiens, une autre revue sur l’écriture… Et puis, après les revues, il y a les meubles des romans. Le premier a avoir volé votre attention est un petit livre avec deux girafes en couverture. Ni le titre ni l’auteur ne vous sont inconnus. Vous aviez sans doute déjà été intéressé auparavant, dans sa première édition, originale, en grand format. Mais votre budget livres, comme le mien, n’est sans doute pas illimité, et vous avez donc mis ce livre dans un coin de votre tête pour… l’oublier !
Le revoilà face à vous. Vous lisez quand même la quatrième de couverture pour vous rafraîchir cette mémoire défaillante. Le héros de ce roman ressemble quand même étrangement à vous. Vous aussi, vous êtes passionné par les animaux sauvages. Bon, vous n’êtes pas devenu vétérinaire et vous n’avez pas hérité de quelques dizaines d’hectares en friche que vous avez transformé en parc animalier, mais bon… cela aurait pu se faire dans une autre vie ! Et puis quoi, vous avez failli aller en Afrique pour rendre visite à une copine quand elle travaillait là-bas, alors quand même, ça fait beaucoup de signes en commun… il vous le faut ce livre. Et maintenant qu’il est en petit format, c’est moins cher, vous pouvez vous le permettre. Cela vous changera de vos dernières lectures. Allez, hop, vous l’embarquez. Vous contournez ensuite ce meuble pour respecter le sens de passage dans cette super librairie et vous vous dirigez vers la caisse et la très gentille libraire.
Là ! Paf ! Un autre roman vous appelle ! L’auteur vous a captivé avec plusieurs précédents romans. Celui-là aussi, en lisant le résumé au dos du livre, vous vous souvenez l’avoir vu à près de 20 euros ! Décidément… Bon, il est petit, il rentrera bien dans la bibliothèque avec les autres. Et puis, un thriller, ça fait un lustre que vous n’en n’avez plus lu ! Vendu ! Ce livre est celui de Pierre Lemaître : trois jour etune vie.
Ce n’est qu’une fois à la maison que vous remarquez les bandeaux publicitaires des maisons d’édition. Oui, sur les deux romans. Ces trucs-là ont beau être en rouge flash, il n’a rien à dire, vous y êtes, pour votre part et pour la mienne, totalement insensible.
Et donc, à la maison, vous souriez. Vous avez osé dépenser de l’argent sans compter ni réfléchir et pour quoi ? Pour des livres ! Encore et toujours des livres ! Et en lisant ce billet, vous vous dites que vous devrez remettre votre liste de livres à lire pour 2020 à jour :-)
Lampe de poche – extraterrestre – empreinte de pied nu – quelqu’un qui dort – poisson – étoile filante – ombre monstrueuse – tour de château – livre ouvert
Contre le mur de la tour de château, un extraterrestre à tête de poisson, dormait à la belle étoile filante. A ses pieds nus, on devinait encore ses empreintes dans la terre humide à l’entrée des douves. A l’aide d’une lampe de poche, dans sa bouche grande ouverte et bruyante de ronflements, on pouvait lire en lui comme dans un livre ouvert : il rêvait de faire peur aux enfants avec son ombre monstrueuse.
J’ai essayé de faire le plus court possible. Vois si j’en étais capable (rires). Et oui : j’ai réussi, j’ai relevé mon propre défi qui consistait à écrire un texte très court.
A votre tour de jouer… si vous en avez envie. Un mot, une image, deux, trois ou neuf, court texte, poème, chanson ou roman, tout ce qui vous plaira et où votre imagination vous emmènera ;-)
Avant le confinement, j’avais commencé un atelier d’écriture à la bibliothèque de mon quartier. L’animatrice, Jacqueline Leyder a poursuivi et motivé « sa troupe » sur la plateforme padlet. Malheureusement, j’ai énormément de mal à me faire à cette plateforme et je n’ai plus poursuivi nos échanges là-bas.
Néanmoins, j’ai adoré écrire ce petit texte ci-dessous. Il y a deux versions : La première, grâce à un poème pioché au hasard parmi d’autres, on devait choisir un petit extrait (quelques mots, une ou deux phrases) et démarrer un texte en incluant cet extrait, au commencement ou en intégrant comme on préfère les mots ou les phrases. La deuxième version consistait à jouer avec notre premier texte, mais en y enlevant tous les verbes. Cela a été un vrai challenge pour moi et je suis plutôt contente du résultat :-) Malheureusement, je ne retrouve plus ma feuille avec tous les poèmes pour identifier leurs auteurs. J’ai donc mis en rouge, les mots et phrases que j’ai choisis… dans 2 poèmes.
VERSION 1
Ce matin, j’avais mis quelques miettes de poèmes dans ma main, comme on attire les pigeons. Attiré par cette promesse de trésor roucoulant, un vers s’était posé naturellement dans ma paume.
Mon autre main était venue par-dessus et formait ainsi un dôme, un bouclier pour vers naissant. Un bouclier ou une armure en peau de mots, renforcée, pour le préserver. Le préserver, le nourrir, le voir grandir, mais aussi pour le protéger. Le protéger de tous les doutes, de tous les jugements, de tous les dangers assurément.
Je n’avais pas encore terminé de l’admirer, qu’un premier ennemi venait d’arriver. Celui-ci émergeait de ma manche ! Ma manche qui couvrait mon poignet et d’où sortait, comme par magie, un insecte étrange.
C’était un insecte minuscule, qui dépassait de mon pull. Une bestiole ridicule, un atome, une molécule. C’était un point rouge doté de pattes, couleur d’hémoglobine, infime goutte de sang, odeur putride d’urine. Avec ses iris noires comme la mort, l’insecte semblait me défier du regard. Il avait levé une patte, fermé ses mandibules et sous mes yeux étonnés, il s’était carapaté.
Un instant plus tard, une patte levée en l’air, comme figée dans le temps, l’insecte à présent recroquevillé semblait ne plus vouloir bouger. Il était comme absent, mais néanmoins bien présent, comme lorsque nos pensées se perdent dans la voûte du ciel étoilé.
Dans ma paume, sous le dôme, le vers n’était pas fier. Il connaissait cette bestiole minuscule, cet insecte ridicule. Il n’était pas le seul de la sorte. Le vers, sans en avoir l’air, l’avait déjà mis à la porte. La frontière entre leur deux mondes était fine. Tapis dans l’ombre, l’insecte pourpre se régalait des hésitations du vers gringalet. Plus le vers était incertain, plus l’insecte prenait de l’embonpoint.
Ce matin-là, j’avais fait un choix : quand le vers s’était blotti au creux de ma main, d’un revers j’avais envoyé valdinguer la bestiole minuscule, loin. Très loin. Une chiquenaude avait suffi à clore ce curieux épisode.
Dans le brouillard de ma mémoire, la lumière avait fini par me donner un espoir certain.
VERSION 2 : sans verbe
Quelques miettes de poèmes dans ma main. Dans ma paume, un vers. L’autre main par-dessus. Un dôme, un bouclier pour vers naissant, pour un nouveau-né. Armure en peau de mots. Renfort, préservation, cocon pour évolution. Nourriture, abri, protection.
Non aux doutes. Non aux jugements. Non à tous les dangers.
L’ennemi puissant. Insecte étrange. Ravageur. Insecte minuscule. Bestiole ridicule. Un atome. Une molécule. Un point rouge sur des pattes. L’ennemi de l’imaginaire. Le grand-méchant, tout puissant, du vers. Couleur d’hémoglobine, infime goutte de sang, odeur putride d’urine. Des iris noires comme la mort. Puis, un regard, un défi. Une réaction à l’opposé ; yeux étonnés, mandibules fermées. Statue. Immobilité bien gardée. Étrangeté.
Pas de confiance, mais de l’espoir. Pas de l’espoir, mais de la volonté. Pas de volonté, mais de la réaction.
Le choix du matin, le vers au creux de ma main, la bestiole minuscule, d’un revers de l’autre main, chiquenaude au loin. Très loin. Plus d’ennemi. Ouf !
Dans le brouillard de ma mémoire, illumination d’un espoir certain.
Benjamin souffre d’hyperacousie. Une douleur fulgurante transperce ses oreilles, vrille ses tympans et s’installe dans son crâne à la moindre occasion. Et cela ne se voit pas. On le prend tantôt pour un fou, tantôt pour un bizarre, tantôt pour un malade. Il est né ainsi et les médecins ne savent pas vraiment ce qu’il a. Alors, pour tromper ces horribles sons qui éclatent, qui arrachent, qui explosent, l’enfant reçoit très tôt un casque anti-bruit de sa Mémé, une vieille voisine veuve qui cultive de l’herbe qui fait rire et qui sens la pisse.
C’est son histoire ici qui est racontée, détaillée : la naissance de Benjamin, sa croissance, sa vie jalonnée par les bruits.
Les récits alternent des chapitres écrits en « je » et en « il », spectateur de sa vie, narrateur extérieur. On découvre Benjamin ou Donald, depuis sa naissance jusqu’à ? (il a plus ou moins vingt ans là où je suis arrivée). Né d’une mère batteuse, punk, trop jeune et qui n’en a rien à faire d’un gamin, il grandit sans père et avec une mère qui brille par son absence, mais avec des parrains et marraines pris sur le tas, au détour de sa route de croissance… Il grandit dans un quartier pauvre, il étudie par correspondance, il essuie remarques et insultes.
Heureusement, Benjamin est très intelligent et débrouillard. Grâce à toutes ces personnes spéciales qui l’entourent, il va suivre un chemin, un bon chemin, un chemin qui le conduira à aimer à sa manière, à être aimé.
Il y a des livres qui vous volent des heures, des histoires qui vous prennent aux trippes alors qu’au départ, c’est juste de la curiosité, un attrait particulier pour un thème, pour une région, pour un personnage, pour… Dans cette histoire – que je n’ai pas terminée mais bientôt – je savoure les chapitres, les images naissent et passent devant mes yeux comme le paysage quand je suis dans un train. Je les vois, j’aime et puis il y en a déjà d’autres qui se suivent.
Dans ce livre (numérique, reçu gratuitement durant le confinement), il y a de l’amour, de l’amitié, des mensonges, de la violence, de la drogue, on y parle aussi de religion, de musique, de travail, de pauvreté et de correspondance.
Extrait 1 : Quand il avait fini de rire bêtement, il levait les yeux au ciel, là où tout à l’heure les notes de musique de son harmonium étaient venues s’éclater comme des bulles de savon, il restait comme ça, sans bouger, il voyait des trucs. J’aurais bien voulu voir, moi, ce qu’il voyait justement, parce que quand je lui demandais de me raconter, il prétendait seulement que là-haut, pour l’instant, il n’y avait rien à voir, circulez, et que ce qu’il y avait de collé au plafond, c’était juste son âme, comme une crêpe ratée à la Chandleur.
Extrait 2 : Il faut que ça danse. C’est fait pour danser, les mots. Même si on n’y comprend rien. Il avait raison : des fois, souvent même, je n’y comprenais rien. Tu te fiches de ce que ça raconte. Pour l’instant tu écoutes juste la musique que ça fait. Voilà ce qui compte. J’ai appris à lire et à écrire de cette façon. Avec des mots pleins les oreilles. Ceux-là ne m’occasionnaient aucune souffrance. Jamais. Comme les notes du père Germain, à l’harmonium. Pareil. Des bulles de savon qui éclataient sans bruit, sans rien déranger à l’intérieur de moi. Des choses qui remplissaient. Pour plus tard.
Extrait 3 : Isidore confessait après son travail à la clinique des Glycines. (…) Il en avait aussi profité pour moderniser les prières habituelles qu’il trouvait, selon ses propres termes, ringardes. (…) Au début, les gens avaient paru un peu déconcertés. (…) il avait été question de réciter en rémission de leurs péchés, deux Le corbeau et le renard plutôt que deux Je vous salue Marie et trois Le lièvre et la tortue plutôt que trois Notre-Père. (…) Suivaient quelques recommandations de bon usage et de correspondances entre l’ancienne coutume et la nouvelle. Ainsi, l’on y apprenait que Le héron remplacerait dorénavant avantageusement la prière de l’acte de contrition, La cigale et la fourmi le Credo, Le rat des villes et le rat des champs le confiteor, Le chêne et le roseau le Gloria.