Raconter des salades

Vous le savez, j’adore les histoires. En lire, en écrire, en raconter.

Aujourd’hui, je suis heureuse. Contente. Impatiente. Je me sens légère (malgré ma prise de poids, c’est un comble). Je me sens bien. Gaie. Souriante. Un bouquet de bonheur épanoui ses pétales dans mon cœur.

Ce matin, j’ai vu, regardé, admiré un fichier sur mon ordinateur. Du texte. Plein de texte. Des histoires. Des contes. Mes histoires. Mes contes. Mon imagination. Et des illustrations de Julie Koch et de Artsy Bee Digital. Ce fichier, c’est mon dernier recueil à paraître en autoédition chez Atramenta.

Vous le savez, j’aime écrire et démarrer au quart de tour avec des jeux d’écriture. Hélas, je ne suis pas aussi rapide pour me corriger ou revoir mes histoires. Et si j’ai beaucoup hésité avant de terminer ce recueil, hésité à le faire éditer, voir le résultat final avant impression balaye tous mes doutes !

Qu’est-ce que cela sera quand je tiendra mon livre entre mes mains ? 😄

Cette année, ce livre sera vendu au profit de l’association belge « Rêve d’enfants ». Une petite ASBL liégeoise qui aide les enfants malades et hospitalisés en réalisant leur rêve.

Le livre tient entre ses feuilles une dizaine de contes. Il fait 160 pages et est agrémenté de quelques illustrations en couleurs. Je ne connais pas encore le prix de vente, mais je pense qu’il ne devrait pas excéder 15 euros.

Dès ce week-end, je vais préparer un marque-page pour vous qui souhaitez acheter le livre et ainsi contribuer au don que je remettrai à l’association d’ici la fin de l’année.

Plus de détails prochainement.

Petit concours de nouvelles

Parfois, je participe à de petits concours de nouvelles. Cela fait longtemps que je n’avais plus écrit dans ce cadre particulier. Et puis un jour, je « tombe » sur cette annonce de concours de nouvelles sur Instagram. C’est la Revue Nouvelle (Belgique) qui est à l’origine de ce concours. Vu le thème et la longueur demandée, je me suis sentie inspirée immédiatement.

Mon texte fait deux pages et je me suis inspirée d’une trentaine de titres de livres que j’ai chez moi (lus bien sûr) pour écrire ma nouvelle.

Nous connaîtrons les résultats vers la mi-juillet au plus tard ;-)

Le conte de la cravate

Il y a quelques temps, une amie me demanda de l’aider à écrire un conte. C’est-à-dire qu’elle avait connaissance d’un conte, mais qu’elle ne le trouvait nul part. En quelques phrases, elle me le raconta et en quelques phrases, j’écrivis ce conte.

Conte de la cravate

Dans le désert, un homme seul, entre deux âges, avance péniblement. Il est assoiffé. Ça fait des heures qu’il marche sans savoir où il va, où il doit aller, où se diriger. Sa gourde est vide. Sa gorge, en feu. Ses idées ne sont plus très claires et la seule qui revient en boucle, dans sa bouche pâteuse, est :

-Quand est-ce que je vais enfin pouvoir boire ? J’ai soif ! Je meure de soif ! À boire. À boire !

Un peu plus loin, toujours dans le désert, un bédouin. Cet habitant du désert n’est pas seul. Il a tout un troupeau de chameaux à ses côtés. L’homme assoiffé lui fait des signes. Le bédouin arrive vers lui, doucement. Lentement. Rien ne presse ici.

A boire. Tu as à boire ? Donne-moi de l’eau ! J’ai soif. Très soif. Gourde vide. À boire !

Le bédouin lui dit qu’il n’a pas cela sur lui, mais… une chose inestimable dans sa valise. Il peut lui offrir cette chose, c’est un cadeau.

-Gratuit ! Cadeau pour notre rencontre, dit le bédouin en sortant une magnifique cravate à pois.

L’homme qui n’est pas un homme du désert, ricane. Il rit avec ses yeux fous, arrache la cravate des mains du bédouin et la lance derrière lui.

-Rien à faire de ton cadeau. Tout ce que je veux, c’est à boire. Tu comprends ça ? BOI-RE !

En disant cela, il mime le geste de sa gourde qu’il porte à ses lèvres.

Entre nous, franchement, que va-t-il faire avec une cravate ? Il a soif et il va mourir s’il ne reçoit pas d’eau !

Le bédouin, un peu vexé quand même, est désolé pour l’homme assoiffé. Il ramasse la cravate, la frotte, souffle dessus et il s’en va.

L’homme aux yeux fous poursuit sa route imaginaire. Bientôt, il trébuche. Ses jambes ont du mal à porter le poids de son corps. Il continue néanmoins, mais en rampant cette fois…

Et là-bas, quelques centaines de mètres plus loin, il rencontre un autre bédouin…

En ouvrant péniblement la bouche, il n’a plus de salive, ses lèvres collent entre elles, sa langue est pâteuse, il s’accroche à la robe du bédouin et crie :

– OOOOO ! OOO ! EAU !

Il demande de l’eau bien sûr. Hélas, il n’y a rien à faire, ce bédouin n’en a pas non plus ! Néanmoins, celui-ci parlant mieux sa langue que le premier, lui dit :

– Je n’ai pas d’eau, mais je suis marchant. Un bon marchant ! Je t’offre pour le prix d’une, deux jolies cravates. Ou si tu préfères un joli nœud papillon ? Que désires-tu ? Que choisis-tu ?

Si l’homme assoiffé avait assez de force, il marcherait, écraserait ces cravates de malheur. Au lieu de quoi, il pousse un étrange bruit guttural, un grognement, un râlement.  Il est très fâché, mais tellement épuisé et déshydraté, qu’il ne fait rien d’autre que continuer sa route imaginaire.

Enfin, il voit au loin une oasis. Il frotte ses yeux et regarde autour de lui. Il se dit qu’enfin la chance tourne et qu’il va pouvoir étancher sa soif. Aussi vite que ses forces le lui permettent, il rampe, il rampe, il rampe jusque-là…

Ce n’est pas un mirage !

Il y a une oasis.

Un homme est devant cette oasis. L’homme assoiffé veut rentrer dans l’oasis, maintenant, tout de suite, immédiatement. Mais il est stoppé par le gardien. On le lui en interdit l’accès !

L’homme ne comprend pas.

Le gardien s’accroupit, d’une main douce mais ferme lève le menton de l’homme pour le regarder dans ses yeux et il lui dit alors : « sans cravate, on ne rentre pas dans l’oasis. Où est ta cravate ? »

J’ai aussi cherché l’origine de ce conte que je trouve très chouette. Je n’ai malheureusement pas eu plus de chances que mon amie. Sûrement doit-il faire partie d’un recueil de contes…

Et vous le connaissez-vous ? Cela vous dit-il quelque chose ?

Merci Teresa de m’avoir fait découvrir ce conte :-)

Riquet à la houppe, de Amélie Nothomb

Un avis de lecture un peu différent, avec au menu :

  • la 4ème de couverture du livre
  • un avis de lecture d’une blogopote qui m’a poussée à lire ce titre
  • l’histoire sur l’acquisition de ce livre et sur d’autres titres de l’autrice

4ème de couverture

« L’exceptionnelle intelligence de Déodat n’avait d’égale que son extrême laideur.
Trémière était incroyablement belle, mais on la disait simple d’esprit.
Le destin les fit se rencontrer. »

Je ne sais pourquoi, je n’ai jamais lu (ou retenu) le conte d’origine de Perrault !

J’aime la plume franche, directe, précieuse, délicieuse d’Amélie Nothomb. J’aime, mais je ne suis jamais allée jusqu’à acheter un de ses livres tout juste sorti de presse. Les trois premiers titres que j’ai lu de cette autrice (Frappe-toi le cœur, Acide Sulfurique, Robert des noms propres), je les ai trouvés dans la boîte à livres de mon quartier. Un autre titre, Barbe Bleue, m’a été offert par mon papa quand nous sommes allés ensemble dans une librairie. Un cinquième, le recueil de contes Brillant comme une casserole, je l’ai trouvé et emprunté à ma bibliothèque communale. Pour Riquet à la houppe, une amie de blog en a parlé il y a peu de temps. L’extrait qu’elle a choisi m’a convaincu que ce livre-là, je devais absolument le lire. Mais non, je ne suis pas dingue des oiseaux 😊 Merci Val !

Et donc, c’est très peu de temps après le début du déconfinement, alors que je patientais dans une file pour rentrer dans une librairie, que je l’ai vu. Trois personnes avant moi. Je vais patienter, car je suis là pour retirer un colis (des Bob et Bobette que je n’avais pas encore, deux hors-série et un titre en néerlandais qui n’a jamais été traduit, mais que je ne pouvais ignorer, car l’histoire est basée sur des cygnes noirs et d’autres blancs ! Merci Sabine !) La file avance. J’avance donc aussi. Je me retrouve à l’entrée de la librairie, le tourniquet de livres de poche à portée de regard. Je ne peux faire que ça, les regarder. Et puis, ses couvertures particulières où Amélie Nothomb figure toujours sur celles-ci sont faciles à repérer si les livres sont disposés face à moi. Et c’était le cas pour Riquet à la houppe ! Je n’ai même pas réfléchi, je l’ai pris, au format poche, cela ne m’a pas ruiné (rires).

Ce que j’ai particulièrement aimé, en dehors des deux « oiseaux » principaux, de leur comportement et de leur réaction face aux injures et aux mépris que beaucoup de camarades ont pour eux quand ils sont enfants, c’est la relation, le lien particulier qui unit Trémière à sa grand-mère Passerose.

Une photo, une décision, une promesse, un choix, un défi

Souvenez-vous, j’ai posté un article sur mon trouble compulsif d’achats de livres…

Souvenez-vous du dernier article que j’ai publié sur les photos et les rimes.

Enfin, pour celles et ceux qui me suivent sur FB, j’ai fait référence à trois auteurs de thriller en introduction à mon dernier livre lu. Souvenez-vous, c’était le livre de Pierre Lemaître.

Et bien voilà ! Pour faire ce lien avec les trois derniers posts, voici une photo qui résume à elle-seule mes occupations du moment.

Donc, une décision s’impose. Une promesse à tenir, un véritable défi pour moi :

  • D’une part, d’ici mon anniversaire (septembre), je n’achète plus de livre papier en neuf.
  • D’autre part, je m’engage à donner à manger à ma nouvelle liseuse que j’ai reçue pour la fête des mères (avec une belle couverture).
  • Enfin, je me permettrai d’acquérir des livres d’occasion à la condition que ceux-ci ne puisent pas dans mon portefeuille de 2020 : cadeaux, échanges, troc, boîte à livres, dons,… tout est bon.

Cela étant dit et écrit, je me donne le droit de « transgresser » ou plutôt d’adapter ma règle lors de trois occasions particulières :
1) lors de notre visite annuelle au village du livre, Redu, je peux acheter un maximum de 10 livres d’occasion à la condition que je puise dans mes économies que je mets de côté pour ce genre de choses,
2) lors de brocantes, je peux acquérir quelques livres – nombre indéterminé, mais en-deça de 10 – si ceux-ci sont vraiment une trouvaille, une occasion à saisir, une opportunité à ne pas louper, un ouvrage magnifique, une découverte, etc.
3) comme il n’y a que moi qui rend visite à mes libraires et que j’ai déjà commencé une série de livres qui sort 1x/semaine chez elles, je poursuivrai cet achat hebdomadaire. Ce serait au-dessus de moi d’interrompre cette série (Jules Verne) au seul motif que j’ai trop dépensé avant. Ce serait injuste pour la série. Injuste pour ma bibliothèque. Injuste pour mon toc. C’est comme ça, je ne peux rien y faire. Point à la ligne. On n’en parle plus et on passe à autre chose. :-)

Voici la liseuse que j’ai reçue avec sa belle couverture ;-) C’est une Kobo, il y a la couverture du livre en cours de lecture que je peux voir chaque fois que j’ouvre ma liseuse, je peux agrandir la police de caractère, déterminer la luminosité et il y a même une lumière orange qui favorise à l’endormissement qui s’active quelques minutes avant mon heure habituelle de dodo. Elle n’est pas belle la vie ? (rires)

la nature en photos et en poésie

J’aime faire rimer les mots ou donner naissance à des images qui dansent sur une musique de mots.

J’aime aussi la photo. Et la nature. Alors pourquoi ne pas, parfois, combiner les deux.
Parmi toutes ces images, un haïku de ma fille une partie de jeu d’échecs et un petit haïku de moi (sur mon fils) à partir d’un coloriage d’une application « Happy Color ».

Quelques photomots, d’avant et d’aujourd’hui, d’ici et d’ailleurs, d’hier et de demain.

Et encore deux autres petites photos prises ce midi, dans le jardin, à mon travail.

Mémoires de lady Trent, tome 2, avis de lecture & extraits

Le 2e tome des mémoires de lady Trent (Le Tropique des Serpents) a été, pour moi, presque aussi passionnant que le 1er ! Je découvre donc pour la seconde fois la plume de Marie Brennan, l’autrice, et … j’apprécie de plus en plus :-)

Marque-page que j’ai fait avec
les couvertures des 5 livres

Veuve, Isabelle Camherst, chercheuse en devenir, a 23 ans. Pour partir à la recherche d’une espèce de dragons qu’elle n’a pas encore vu, elle « abandonne » son fils de 2 ans à sa nounou.

Son voyage en Érigie durera presque une année entière ! Cette expédition, elle le savait, n’allait pas être facile en ces temps de guerre. Mais elle ne s’imaginait sûrement pas à devoir risquer sa vie plus d’une fois et dans de telles circonstances.

Bien que l’on parle un peu moins de dragons, ce livre reste très intéressant à lire, car l’autrice invente tout un monde, des peuples, des langues, des traditions, des religions, des saisons, des façons de vivre et des époques tout à fait extraordinaires et fascinants.

Son rang de femme, dans ces années 5600 n’est pas facile. Elle doit se battre pour expliquer qu’une femme peut aussi s’intéresser à la science, à la recherche, aux dragons.  Habituée dans son pays à porter des robes ou des jupes longues, elle va découvrir que crapahuter en pantalon est quand même bien plus aisé.

Faire changer les mœurs et les mentalités, chez Isabelle, c’est presque une seconde nature !

Maladroite, franche et parfois inconsciente, la jeune femme se moque bien des ragots et n’a pas peur de défier l’autorité d’un père ou même d’un prince ! Elle se moque d’elle, se reconnait idiote par moment, mais tellement « vraie » qu’elle parvient à ne pas se faire tuer et à sauver sa peau de manière, parfois, tout à fait incongrue.

Amenée à vivre autrement, Isabelle ne mâche pas ses mots et parle de menstrues comme elle parle de politique.

Féministe sans le vouloir, elle est à l’ère du changement !

… Et je peux enfin savourer les magnifiques illustrations dans ces livres que j’ai en papier.

Quelques extraits choisis au risque de dévoiler un peu quelques intrigues…

La courtoisie des fourmis :-)
Des dragons ! Ils sont là ! Et il y a même des œufs !
Bon, oui, d’accord, ça fait mal sur le moment-même. Mais être mordue par un dragon, ça n’arrive pas tous les jours (morte de rire)