Raconter des salades… de contes, recueil de contes détournés

Aujourd’hui, 01/08/2020, je vous présente mon dernier-né en livre papier :
Raconter des salades… de contes.

Cette idée de recueil est venue grâce au challenge du Nanowrimo, où nous, « nanobes », essayons, par plaisir, par goût du jeu, par défi, d’écrire 50.000 mots sur le seul mois de novembre. Personnellement, j’aime les histoires courtes et j’adore les contes. Et cette idée faisant son petit bout de chemin, je me suis procuré le livre de Mireille Pochard Écrire des contes, 200 propositions d’écriture. Ce livre m’a été d’un grand secours, car j’ai pu piocher, par affinité, une bonne dizaine de propositions pour écrire, tous les jours, un conte différent. Au 30 novembre, mon compteur de mots affichait près de 45.000 mots pour 21 nouvelles. Je me suis arrêtée là, assez fière de moi.

Après avoir choisi quinze histoires, Stéphane Van Hoecke m’a donné son avis et son retour sur toutes mes histoires. Stéphane a fait un travail remarquable sur mon recueil. Non seulement, il m’a donné un regard critique et constructif sur mes histoires, mais il m’a aussi donné d’excellents conseils. Ce livre ne serait pas tel qu’il est là, sans lui.

Je lui cède donc la place. Stéphane Van Hoecke a écrit la préface de mon livre avec des mots si justes, si doux, si vrais.

Il faut dire que c’est lors de son stage d’initiations aux contes (novembre et décembre 2019) que j’ai pu trouver les ingrédients nécessaires à la fabrication de trois des quinze nouvelles !


Préface

Dès qu’on parle de « salade », on pense à un mélange, un ensemble de choses très diverses assemblées de façon un peu hétéroclite, apparemment désordonnée. On entend aussi des histoires, des mensonges racontés…

Et ici, l’on trouvera bien des « contes » en salade, des histoires racontées avec pour vinaigrette un imaginaire et un merveilleux bien particuliers. Et plus encore…

Un livre de recettes ?

On pourrait dire : prenez un conte traditionnel, connu, classique. Ouvrez-le, retirez-en les personnages, séparez-les, placez-les dans un autre plat, avec d’autres ingrédients, mélangez le tout, assaisonnez de multiples petites épices émotives et… observez le résultat. Et bien, c’est comme de la magie…

C’est ce que nous présente Cécile Ramaekers, l’auteure de ces pages nées au détour de divers jeux d’écriture.

Amoureuse de l’écriture, des livres, des animaux, des histoires, Cécile nous livre là un recueil d’histoires étonnantes de force et d’émotions.

Des histoires, des contes, oui !

Les contes parlent de nous tous, de nos peurs et de nos joies, de nos rêves et de nos désirs. En cela, ils se placent dans la tradition des contes classiques, ces paroles universelles qui disent l’homme au-delà du temps et de l’espace. Et ici aussi, ils sont ancrés dans notre réalité de vie sociale autour d’un village de campagne.

Vous allez être pris dans le rythme de chacune de ces histoires, où se mêlent le goût du souvenir, le plaisir du reconnu dans cette matière des contes de notre enfance et ces nouveautés, ces tours et détours neufs qui créent la surprise et un émerveillement nouveau.

L’écriture se fait tour à tour rivière et torrent, gouttelette et vapeur, et coule et glisse, légère, sauvage, réaliste et poétique tout à la fois.

Mais il y a un plus dans ce recueil.

Chaque histoire est l’occasion d’informer, d’apprendre et aussi et surtout de revendiquer, dénoncer, défendre certaines causes.

L’auteure manifeste, à travers chacune de ses histoires, sa sensibilité et son souci pour la cause animale. Le pauvre animal, si grand et fort dans les histoires, peut se révéler petit, bafoué, rejeté, pourchassé et maltraité dans la vraie vie. En lui donnant une place, un rôle, une force, une humanité pourrait-on dire, l’auteure nous le présente comme un être vivant qui a droit à tout notre respect et égard.

Je crois même que « certaines petites bêtes poilues » — des petits chats pour ne pas les nommer — ont participé à la création des histoires : leur regard, leur mouvement, leur souffle ont aidé l’auteure dans le choix des idées et des mots.

Et au-delà du genre animal, plaçons aussi le genre humain avec toutes ses difficultés, blessures et pauvretés : les personnes âgées, les malades, les enfants, les étrangers, les sans-abris, tous ces « laissés pour compte » sont devenus sous la plume de la conteuse, des « pris en conte » : reconnus, justement remis en considération.

Écrire des contes, c’est plus que raconter des histoires : c’est comprendre que les mots ont le pouvoir de nous entraîner dans un grand voyage au fond de nous-mêmes. C’est rêver, éveiller ce bonheur de vivre en chacun. Tout simplement, célébrer la beauté de la vie. Ensemble.

L’invitation est faite…

Le livre de recettes de contes est ouvert, la table est dressée, les contes sont maintenant à déguster…

Stéphane Van Hoecke


L’idée de vendre ce livre au profit de l’association Rêve d’Enfants n’est pas récente. Généralement, dans la mesure du possible, j’essaie de soutenir une association, belge, qui me tient à cœur.

Mon premier roman jeunesse Faire pousser des oiseaux, a soutenu Make a Wish (de Bruxelles). Le recueil de nouvelles « nature » Démarrer au quart de tour, m’a permis d’aider L’Aquascope de Virelles et son centre Creaves, hôpital pour les animaux sauvages.

J’aimerais pouvoir aider bien plus d’associations que ça, surtout avec la pandémie que nous connaissons actuellement, mais il me fallait faire un choix. Cette année, j’ai donc décidé de participer financièrement au rêve d’un enfant malade ou hospitalisé.

Si vous aussi, vous souhaitez m’aider dans ce projet, achetez un livre 😊

Pour mes amis qui sont en Belgique, sachez que j’aurai une réserve de ces livres à votre disposition et que si vous passez par moi, votre contribution à Rêve d’Enfants, sera doublée ! En remerciement à vos encouragements et soutiens, je glisserai un marque-pages personnalisé à l’occasion de votre achat. Dédicace offerte sur simple demande.

Mais vous pouvez bien sûr le commander dans toutes les bonnes librairies, en Belgique, en France ou ailleurs ! Pour ce faire, il vous suffit de mentionner le numéro ISBN. Un marque-page envoyé par la poste pourra toujours être d’actualité, les frais d’envois seront moins chers pour une simple lettre que pour un livre 😉

Sachez que pour ceux et celles qui habitent en France, si vous n’avez pas une librairie tout près de chez vous ou que celle-ci ne sait pas passer commande, vous pouvez toujours passer par Atramenta, les frais de port seront gratuits aussi !

Les dessins qui séparent le livre en 4 parties + la partie « explication » de mon imaginaire, on les doit à Venita Oberholster de Artsy Bee Digital.

Les illustrations du conte « La Princesse et l’Araignée », viennent de la magnifique, poétique et douce plume de Julie Koch.

Abécédaire des mes vacances

D’après une idée de Régine Barat, trouvée dans son livre « L’agenda du lecteur curieux », paru aux éditions De La Martinière en 2011 et illustré par PEF.

Fin juillet, exactement le 29 juillet, on peut y trouver ceci :

Réalise un abécédaire des vacances imaginaires. Tu peux aussi l’illustrer.

Proposition que j’adapte avec mes « vacances » réelles et que j’agrémenterai de photos. Entendons-nous bien, mes vacances sont en réalité les vacances des enfants, soit la période du 1er juillet au 31 août 2020.

Et allons jusqu’au bout des choses, cet abécédaire, je vais le réaliser pour de vrai et non pas qu’un partage sur la toile virtuelle, sur mon blog éphémère. Je vais imprimer les photos et les coller sur le côté droit d’un carnet que je vais fabriquer de mes petites mains. Du côté gauche, en regard de chacune des photos, un petit texte explicatif, un poème, un mot, une phrase…

A = Astronomie

B = Bisou

C = Coronavirus ou Covid19

D = Dents

E = Écriture

F = Fêtes d’anniversaire

G = Golf, Mini-Golf

H = Hôpital

I = Illustrations

Voilà un aperçu des premières images/premiers mots qui me viennent à l’esprit en commençant cet abécédaire.

Il faudra attendre la fin août pour connaître la version définitive et encore un peu plus tard pour voir le résultat final sous forme de carnet.

N’hésitez pas à commenter et partager le vôtre si vous en avez envie ;-)

La langue des oiseaux, livre et photo poème

Un article double entrée, dans deux catégories je vais le classer : « un dimanche, un oiseau », et « avis de lecture pour plus grands ».

Je parlerai davantage de l’oiseau de ma photo, un peu plus tard. Pour le moment, juste un avis de lecture, des extraits, et une photo-poème.


La langue des oiseaux, de Claudie Hunzinger

Lecture étrange, curieuse, passionnante, intéressante et un peu, oui, un peu déroutante pour moi. Des oiseaux oui, des chants et leur langue oui, mais il y a autre chose derrière. Derrière ce langage, il y a deux femmes étrangères l’une pour l’autre, mais qui vont se rencontrer sur la Toile, et puis, plus tard, le destin. (avis plus complets ici et ailleurs sur la blogosphère)

Passages courts, extraits d’oiseaux, chapitres d’une vie, hasard d’une rencontre.

Deux femmes perdues, qui se cherchent, des questions sur la vie et sur la mort, des réponses au fond d’elles et parfois ailleurs, graines semées sur leur chemin.

Des fuites, des fugues, de la fumée de fantaisie.

Des mots et des phrases bien encrées dans la réalité d’un monde réel qui paraît se passer là-haut, quelque part dans les nuages.

Pas sûr de m’en souvenir dans 6 mois, m’a paru éphémère. Pourtant, apprécié, différent, livre en point d’interrogation.

Mots choisis, passages percutants, envie de partage, là maintenant tout de suite… sur les oiseaux bien sûr !

« (…) Là ! Plus là ! Re-là ! Je l’attrape. Il ne pèse vraiment pas grand-chose, quelques grammes, et soudain d’entrevois sous ses blancs sourcils courroucés, son regard rieur. Un troglodyte.

Le troglodyte que j’avais relâché faisait à présent le tour de l’abri en sifflant encore, malgré novembre bien entamé, sa petite phrase toujours la même, cinq syllabes en prélude, suivie d’une éclaboussure de trilles, close par une syllabe en suspension. J’en dessinais le sonogramme et je m’essayais à en siffler la ritournelle, l’autre façon de dialoguer ave mon père. Donc, bientôt les Chinois, tantôt les oiseaux.  

« Des oiseaux, « là-bas », il n’y n avait presque pas. Pas même de corneilles. Encore moins de corbeaux. Alors, j’ai décidé de les faire venir. J’ai acheté des graines. Et ils ont débarqué, en plein hiver, comme des extra-terrestres. Ils n’avaient pourtant rien de mirifique. Ce n’était pas des merles indigo, des rolliers turquoise ou des guêpiers azur. Pas du tout. Mais chacun transportait une cargaison de voyelles, a e i o u, et des concisions, des ellipses, des métoynmies. ET malgré leur petititesse et leur grisailleire, on aurait dit les terribles oiseaux de l’Apocalypse qui venaient se recharger d’énergie ici, dans cette clairière, façon d’attendre l’heure, où, en un grand banquet, ils s’envoleraient là-bas pour aller manger la chair des rois et des forts et des puissants et des puissances de la société, et des vieux roués, et venger les horreurs, tellement ils me semblaient impatients, guerriers, durs. J’ai vu apparaître toutes sortes de mésanges, des verdiers, un bec-croisé, des sittelles, et les premiers bouvreuils, et d’autres dont je n’étais pas sûre du nom, trop rapides, trop condensés, trop petits, trop gris. Explosifs. »

« (…) J’étais la mélodie hurlée du vent. J’étais la chute de la neige qui enfouissait jusqu’au crépitement du feu en elle. J’étais le chant des lérots, ces sortes de souris qui sifflent, et qui persiflaient la nuit autour de moi, museau masqué de noir, prunelles noires, saillantes, deux gouttes d’encre, queue terminée d’un pinceau bicolore pour calligraphe chinois. J’étais le délicat et lancinant cri d’épouvante d’une guêpe, survivante de l’été, en train de se faire vider par une araignée. J’étais l’araignée, son silence, celui du crime. (…) »

« (…) Des trucs passionnants comme ça. Soudain, un oiseau commençait à dialoguer avec un autre au loin. Je notais les séquences sur un carnet. Et leurs tons. Je n’avais pas oublié mon projet initial, pas si éloigné de mon roman que ça, car avec les oiseaux on est à la fois dans la grammaire et la musique. Si la langue de troglodyte est un lancer de cinq à six graines de cristal, celle du rouge-gorge est faite de courtes phrases entrecoupées d’un tremblement entre les graves et les aigus qui leur donne une tonalité de désolation qui me ravageait, comme un poème de Du Fu, mon préféré des préférés. »


BD : Les oiseaux en bande dessinée

Lors d’une balade « librairies » au centre de Liège, avec ma fille, j’ai trouvé une BD géniale. Extraordinaire. Ornithologiquement à me donner des ailes :-)

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Éditée par Bamboo édition, elle donne un max d’infos sur les oiseaux. C’est d’ailleurs un petit oiseau bien sympathique, prénommé Max, qui est le guide. Max fait un super prof, nous expliquant d’où viennent les oiseaux, comment on les classe, pourquoi ils migrent, comment ils se reproduisent, lesquels ne volent pas, etc. Mais il raconte aussi pourquoi le rouge-gorge s’appelle ainsi, quelle est la capacité extraordinaire des moineaux, quel oiseau bat le record de vitesse en vol piqué, et encore un tas d’informations toutes plus intéressantes les unes que les autres.

Ce n’est pas une seule histoire qui part dans tous les sens, mais plutôt des petites séances ornithologiques, pédagogiques et humoristiques sur chacune des 42 pages. Chaque page a ses petits héros en plumes. Les infos sont claires, précises et la touche d’humour est vraiment bien dosée.

Le personnage du prof et toutes les informations ornithologiques, on les doit à Jean-Luc Garréra pour le scénario. Les chouette dessins humoristiques, mais néanmoins fidèles à l’apparence des oiseaux, sont de la plume de Alain Sirvent. La mise en couleur a été faite par David Lunven.

Petite interview du scénariste et de l’illustrateur sur le site d’ornithomedia

À la fin du livre, il y a même un petit cahier pédagogique qui donne encore plein d’autres infos sur l’anatomie des oiseaux, les différents becs, leurs plumes, leurs voix… Le tout entre texte sérieux, mais à portée de tous, dessins humoristiques et photographies.

Entre Môeuh !, Les animaux marins, Les Petits Mythos et bien d’autres, dont Les oiseaux en bande dessinée, il n’y a pas à dire, je kiffe cette collection Bamboo :-)

Et non, ce n’est pas que pour les enfants, même si j’avoue être restée une grande enfant…

Si vous aimez ce genre de dessin ornitho rigolos, je vous invite à aller visiter le site de Laurent Zagni que j’ai découvert il y a déjà quelques années.

De l’ombre à la lumière, atelier bien-être à Liège (Embourg)

Le week-end dernier, j’ai participé à un atelier bien-être de deux jours avec Chantal Devillez. Le soleil et le beau temps était avec nous, et nous avons pu toutes (eh oui, nous étions que des femmes !) profiter du jardin du matin jusqu’au soir, deux jours durant.

Rien que ça, c’est con, mais c’était génial !

Nous av(i)ons toutes une petite ou une plus grande part d’ombre à faire passer à la lumière. Personnellement, ma part d’ombre m’a foutu une paix assez royale durant ces deux jours de plein soleil. Le jardin exceptionnel, l’accueil, notre hôtesse et toutes les autres participantes m’ont permis de me sentir bien et en paix avec moi-même !

C’était l’atelier du Printemps, reporté en été suite au covid19.
Sur la photo, c’est moi ! Très zen, n’est-ce pas :-)

J’ai donc dû un peu fouiller, mais pas trop quand même, pour « déposer quelque chose sur le tapis », en ce qui concernait ma part d’ombre. Comme je sors tout juste d’un grand moment de questions & réflexions, il m’a été assez facile d’identifier, ce week-end-là ma part d’ombre qui m’enquiquine encore un peu de temps en temps histoire de bien me faire comprendre qu’elle est toujours là, blottie au fond de mes tripes. J’ai baptisé cette part d’ombre : Contrôle ! Car oui, j’aime avoir tout en main, contrôler ma vie, mon destin. Toutefois, avec le temps, je me rends compte que ce contrôle prend un peu trop de place, il déborde, il m’embête, il me chipote, il me tape parfois sur le système.

Le premier jour était donc consacré à identifier, accepter et essayer d’apprivoiser cette part d’ombre pour que son côté lumineux équilibre un peu sa personnalité débordante :-) (je viens de trouver cette « image », et je l’adore !)

Ce qui titille mon contrôle, durant ce week-end, c’était le fait que je me sente tellement impuissante face aux abandons et maltraitances des humains les plus fragiles (enfants, personnes âgées, vulnérables, isolées, malades) que des animaux. Mon regard et mes choix se sont donc naturellement portés vers ces deux images représentant, pour moi, la fragilité, l’isolement, et l’injustice face à ses émotions fortes. Non, je ne peux pas tous et toutes les « sauver ».

On remarquera que la couleur que j’ai piochée tout à fait au hasard (sans couleur ni texte visible) est « parfaite » pour m’aider à combattre mes démons intérieurs.

« vert forêt » : mes capacités de régénération sont grandes, je peux compter sur elles dans tous mes processus de guérison, physiques ou psychologiques.

La révélation de ma part d’ombre piochée face cachée pour le texte et face visible pour les images

Côté livre, j’avais choisi au préalable une histoire courte qui représente ma part d’ombre : un conte japonais d’un des livres du Père Castor que j’ai à la maison : « Le grand-père qui faisait fleurir les arbres« . J’ai lu à haute voix le conte qui parle de la maltraitance animale, mais surtout des limites que les mauvais hommes, jaloux et envieux, peuvent dépasser. Au final, j’aime plutôt bien la morale de cette histoire, car le méchant est puni et c’est bien fait pour lui. J’ai laissé parler mon côté rancunier et ma part d’ombre – que j’entendais phonologiquement PARDON – n’a pu trouver sa place dans cette histoire…

Après plusieurs activités, réflexions, échanges, discussions et signes, j’ai sorti « ça ». Un peu d’art-thérapie sur mon disque « s’ombre ».

Des oiseaux colorés sur fond sombre pour exprimer ma part de lumière qui se fraye un chemin dans les moments sombres. C’est le Ying et le Yang. Le bien et le mal, le doux et le sévère.

Le lendemain, bien sûr, on nous présentait notre part de lumière. Je suis une personne passionnée, pleine de vie(s), de dynamisme, d’énergie… j’ai donc appelé ma lumière : Passion ! Tout comme Contrôle, Passion peut parfois m’envahir, grignoter ma réserve d’énergie, réduire ma patience à néant.

Tout au début de cette journée, j’ai pioché (oublié de faire une photo) au hasard la carte d’un ange numérotée 18. Le chiffre est 3 est mon préféré, 18 = 1+8 = 9. Si je divise 9 par 3, ça me donne encore 3… déjà c’était un signe ;-) L’image représentait un ange qui tient un livre intitulé « signe » avec un arc-en-ciel qui passe entre ses bras et des oiseaux et notes de musique tout autour de lui. J’ai vu les signes que je voulais y voir : livre, oiseaux, lumière, couleurs :-)

Peu après, j’ai choisi ces deux cartes, à droite : Brigit et un oiseau sur une branche, avec le chiffre 3… Enfin, une carte qui « clôture » cette journée, carte piochée encore une fois au hasard : « Je m’aime », avec un petit poussin et … 3 arbres en arrière-plan !

Je partage avec vous ma petite recette pour cultiver ma Passion. Je vous dévoile aussi son visage d’aujourd’hui, qui peut, qui est sûrement différent que celui d’hier et qui ne sera pas le même non plus que demain.

Recette pour cultiver ma Passion

  • Prendre une poignée pleine d’énergie
  • Remplir 2 tasses de bonne volonté
  • Verser de la patience dans un grand bol
  • Piocher 1 pincée de rêve
  1. Mélanger délicatement l’énergie et la bonne volonté jusqu’à ce que la pâte créative soit lisse et colorée
  2. Rajouter la patience par pluie légère afin que ces petites graines ne forment pas de grumeaux
  3. Malaxer doucement le tout en incorporant petit à petit des filaments de rêves
  4. Façonner le tout pour obtenir une forme rode, couleur de lune, goût de réussite, parfum de plaisir
  5. Après avoir identifié une boîte transparente mais solide, déposer la Passion dans le récipient, de préférence à la lumière directe du soleil, mais sans que cela ne la chauffe de trop
  6. Dans la terre fertile de votre imagination, prendre une pincée de Passion lumineuse et la déployer dès la première germe d’idée naissance.

La Passion pousse bien plus facilement si vous l’arrosez de phrases positives et si vous lui parlez régulièrement avec calme et douceur.
Je vous recommande de piocher dans votre boîte Passion autant de fois que nécessaire, mais veillez toutefois bien à la recharger régulièrement de bonnes pensées, de rêves et de projets.
N’oubliez pas que la Passion, comme pour tout autre engrais formidable, a besoin aussi de temps en temps de repos.

Quant au livre que j’ai choisi pour symboliser cette lumière, il m’est paru tout à fait naturel que je parle de « Il était une fois… contes en haïkus »

C’est marrant, mais avec le « recul », je me dis que vraiment, ce week-end là, était avec moi. Le lendemain matin, il pleuvait, il faisait gris… tout aurait été sûrement différent avec un temps humide et … sombre !

Proverbes du monde entier

Petit livre rempli de graines de sagesse du monde entier :-) Petit montage du livre et quelques dictons au hasard…

On ne construit pas une hutte en une seule fois.
> C’est petit à petit que l’oiseau fait son nid.

L’argent ne fait pas le bonheur.
> Ce n’est pas parce que l’on est riche que l’on est forcément heureux !

Si tu veux être heureux toute la vie, fais-toi jardinier.
> Ce sont les choses les plus simples qui font notre bonheur.

On peut fendre un rocher; on ne peut pas toujours attendrir un cœur.
> Les êtres humains sont parfois inflexibles.

Même les méchants rêvent d’amour

Même les méchants rêvent d’amour, de Anne-Gaëlle Huon.

« Jeannine a 89 ans passés. Elle aime : les bals musette, les costumes des patineuses artistiques et faire un six aux petits chevaux. Elle n’aime pas : le sucre sur le pamplemousse, les films d’horreur et les gens qui postillonnent. Le jour où on lui annonce que sa mémoire s’apprête à mettre les voiles, Jeannine est déterminée à ne pas se laisser faire. Alors elle dresse des listes. Et elle consigne dans un carnet tous les bonheurs qui ont marqué sa vie. Quand Julia, sa petite-fille, la rejoint en Provence, elle découvre ce que sa grand-mère n’a jamais osé raconter. L’histoire d’un secret, d’un mensonge. Julia va tenter de faire la lumière sur les zones d’ombre du récit. Et s’il n’était pas trop tard pour réécrire le passé ? »

Des personnages « entiers » que j’ai pris plaisir à découvrir et avec lesquels j’ai aimé passer un bon moment de lecture. Ce sont ces personnes faites de lettres et de mots qui m’ont donné envie de tout savoir sur leurs histoires, leurs secrets, leurs amours et leurs peines.

C’est pourquoi, j’ai eu envie de vous les présenter ici avec des extraits du livre qui les présentent tour à tour.

Il y a d’abord le personnage principal, Jeannine, la grand-mère de presque 90 ans :
« Sa mémoire, Jeannine se la figure comme une falaise attaquée par les vents. Un rocher qui s’érode à chaque assaut des vagues. Alors depuis un mois, chaque matin après avoir fait un brin de vaisselle et tiré la courtepointe, Jeannine écrit. Devant un portrait de Julia, sa petite-fille, lumière de sa vie. Elle écrit pour qu’elle sache d’où elle vient Et surtout, pour lever le voile sur ces secrets qui la grignotent de l’intérieur. Pour témoigner, transmettre, pardonner aussi peut-être, si tant est que cela soit possible. »

Puis, il y a l’autre personnage principal, Julie, la petite-fille de Jeannine :
« – Et toi, tu as grandi ici ?
– Oui et non, j’ai grandi à Paris. Mais je venais passer toutes mes vacances chez ma grand-mère.
Elle repense à tous ces souvenirs que lui a fabriqués Jeannine, à grand renfort de fous rires et de caresses.
– J’habite à Paris maintenant.
– Tu fais quoi ?
– Elle baisse les yeux vers la table, chercher quelque chose à grignoter.

J’écris.
Ces derniers temps, le moelleux des biscuits et le croquant du chocolat sont les seuls remparts contre ce mal-être un peu diffus qui s’est installé en elle. Une sorte dinquiétude sans objet, un bruit de fond désagréable que seule le sucre semble apaiser. »

Ensuite, il y a Félix, l’assistant de vie de Jeannine :
« – Salut, je suis Félix, l’assistant de vie de Jeannine, dit-il en enlevant son blouson.
Il est jeune, songe Julia en bafouillant son prénom. Et franchement mignon. Un assistant de vie ?
– Ah ! Jeannine m’a beaucoup parlé de toi !
Puis, se penchant vers la vieille dame :
– Je suis passé au marché ! Mme Abello vous a mis de côté un camembert à la truffe, vous m’en direz des nouvelles ! dit-il en ouvrant son sac à dos. Et ça, c’est le saucisson aux olives du vieux Flavio.
Se tournant vers Julia, il chuchote :
– Il a le béguin pour Jeannine, le vieux Flavio !
 »

Et puis il y a aussi cet homme :
« Une fourgonnette s’avance alors. Une vieille 2 CV rafistolée au fil des années et des pots de peinture, un capot vert, un toit bleu ciel. Alors qu’elle s’attend à en voir sortir un vieux boulanger ou un paysan à casquette, la portière s’ouvre sur une barbe de trois jours et deux yeux bruns illuminés par une large fossette. L’homme, quarante ans à peine, fait un signe de tête au vieux Flavio.
(…)
– Je vous fait goûter ?
Elle sursaute. Les yeux bruns et la fossette se sont matérialisés à ses côtés. Si proches qu’il lui semble sentir la caresse de ces longs cils noirs sur sa joue. (…) Julia remarque alors les ongles noirs. La peau mate. Les mains terreuses. Elle n’a vu que des brouillons de mains avant celles-là. Elle lève les yeux et toute la place fait silence, du primeur jusqu’aux tourterelles. Même les cloches de l’église, le vent dans les arbres, jusqu’à l’eau dans la fontaine. »

Mais autour, avec, en accompagnant de-ci-de-là, il y a aussi Eliane, l’infirmière de la maison de repos :
« Une infirmière s’approche, la cinquantaine ronde et joyeuse. On peut entendre pétiller ses yeux. (…)
– Ne vous excusez pas, c’est humain le chagrin, la réconforte Éliane. Le plus dur, c’est pas pour les malades, c’est toujours pour leurs proches. Ils voient cette maison comme une gare avant le grand voyage. Un quai où il faut faire ses adieux. Heureusement, nos résidents ont souvent l’air plus joyeux que leurs visiteurs !
Éliane dégage quelque chose de rassurant, de lumineux. Côtoyer la vieillesse lui a conféré une sagesse, une sérénité que Julia lui envie. »

Et Lucienne, la meilleure amie de Jeannine. Elle est là en second plan, personnage distillé tout au long de l’histoire. Une vieille dame qu’on apprend à connaître depuis qu’elle a trois ans, dont on parle par petites doses, jamais très longtemps, mais qui pourtant l’histoire ne serait rien si elle n’était pas là.

N’oublions pas Madeleine, Gisèle, Pierrot et tous ces autres résidents et soignants de la maison de repos. Nous devons le titre de ce livre grâce à une super Mamie tricoteuse hors pair et philosophe à temps plein !

Ce roman est-il l’histoire d’un secret ?  Non, une histoire de secrets, au pluriel. Une histoire, des histoires d’amour. De la jalousie. De la guerre. De l’amitié. De la famille. Une histoire vivante que je compare un peu avec les deux livres que j’ai lus de Valérie Perrin : Les oubliés du dimanche et Changer l’eau des fleurs. Car dans ces trois livres, on retrouve des histoires fortes qui parlent de la vie, de la vieillesse, de la famille, d’amour, de secrets. D’un temps passé et d’un présent chamboulé, d’un futur incertain.