Conte de sagesse : La petite boule roule

Cette petite histoire a été écrite en novembre 2019. Elle était destinée à rejoindre mon recueil « Raconter des salades… de contes », mais comme elle est différente de toutes les autres histoires, je l’ai enlevée.

Je vous l’offre à présent. Lisez jusqu’au bout, après l’histoire, j’explique un peu comment m’est venue cette idée… quand on vous dit que parfois les auteurs sont happés par leur propre histoire, que leurs personnages vivent leur vie… c’est tout à fait ce que j’ai ressenti en écrivant ce petit conte.

J’aimerais bien connaître votre avis sur ce petit bout de sagesse :-)

Bonne lecture.

La petite boule roule

Il est des gens et des objets différents. Nous sommes tous différents, mais nos actions et nos réactions sont parfois identiques. C’est la raison pour laquelle je souhaite qu’en lisant cette histoire, vous oubliiez tout ce que vous avez appris. J’aimerais vous embarquer dans une aventure bien différente de celle que l’on connaît à propos du célèbre conte de La Petite Poule rousse.

Ici, nous sommes dans un autre univers, un autre monde, une autre dimension.

Pour rappel, La Petite Poule rousse parle d’une poule, rousse, qui demande de l’aide à ses amis de la ferme pour cultiver des graines pour pouvoir se faire une bonne tarte. Mais tous ses amis sont trop occupés pour l’aider et elle finit par faire elle-même tout le travail, depuis sa plantation des graines jusqu’à la confection de la tarte. Évidemment, à la fin, la bonne odeur de la tarte fait saliver ses amis qui ne l’ont pas aidée et là, tous veulent déguster cette délicieuse tarte, avec elle. La petite poule rousse, rancunière, mais honnête, coupe autant de parts pour tous ceux qui l’ont aidée à confectionner cette merveille. Il s’avéra que toutes les parts étaient… pour elle ! Et ses amis râlent, ne comprennent pas la raison pour laquelle elle ne partage pas.

À présent, nous avons une boule ordinaire. Une boule de bowling, une boule de glace, une boule de friandise, une boule au ventre… bref, une boule de ce que vous voulez. L’objet est rond. Donnez-lui une couleur, celle que vous voulez, mais gardez-la en tête jusqu’à la fin. Votre boule est donc ronde. Elle est belle. Elle est plutôt lisse. Oui, elle peut briller. Elle peut être bruyante, gentille, agaçante, parlante. Laissez libre cours à votre imagination. Il n’y a pas de limite ! Soyez créatif !

La seule caractéristique qu’elle n’a pas, c’est l’ouïe ! Est-elle sourde à vos propos ? Est-elle simplement trop occupée à vivre sa vie de boule ronde, lisse et jolie ? Peut-être. Elle n’a pas d’oreilles, pas de conduits auditifs. Mais le truc, c’est bien connu, quand on a un sens en moins, les autres se développent de façon exceptionnelle. Votre boule – de bowling, de glace, de friandise, de ventre – est hypersensible. Elle ressent le moindre changement dans la façon dont vous vous comportez avec elle : elle perçoit votre impatience, elle devine votre souffrance, elle comprend votre angoisse, elle sourit à votre bonheur, elle frétille de joie à votre état d’amour. Bref, elle est très intelligente et le fait qu’elle soit sourde ne dérange en rien vos échanges. Vous vous débrouillez très bien sans.

Un jour, alors qu’elle roule vers une destination lointaine et élevée, vous vous demandez si elle va arriver entière à sa destination. Le haut de cette piste remplie de quilles, la pointe de cette montagne en cornet en biscuit, le bout de la route sucrée, le couloir étroit de cette gorge à haute altitude avec la glotte en son sommet. Toutes ces destinations sont hautes, lointaines. On pourrait croire que chacune des destinations est inaccessible. Pourtant votre boule ronde, lisse, de couleur, poursuit son roulement paisiblement. Lentement, mais sûrement, elle avance. Petit à petit elle progresse. Elle voit bien que d’autres boules comme elle, mais peut-être un peu plus petites, peut-être un peu moins rondes, peut-être légèrement moins robustes, peut-être moins lisses, plus granuleuses, en tout cas moins confiantes en elles, ont du mal sur ce chemin. Certaines se reposent, d’autres se dégonflent, d’autres encore fondent comme neige au soleil. Plus votre petite boule roule et progresse sur son chemin, moins elle rencontre du monde. Parfois, elle peut apercevoir de la triche. Tirées par une ficelle, certaines jouent au yoyo pour avoir l’impulsion nécessaire pour franchir la première côte. D’autres n’hésitent pas à se coller à des plus grandes, plus fortes, pour profiter de la carrure de celle de devant afin qu’elles n’aient pas de vent contraire et soient aspirées vers le haut sans fournir le moindre effort. Malgré le fait que cela peut parfois fonctionner pour ces vilaines tricheuses, elles se retrouvent coincées après, bloquées qu’elles sont par de nouvelles barrières insurmontables.

Et votre boule à vous continue de rouler. Elle avance. Elle progresse à son rythme. Elle dépasse les tricheuses. Vous avez beau vous époumoner, l’avertir des dangers, des difficultés qui s’accumulent sur sa route, dire que vous ne serez pas fâché si elle abandonne, sur ce coup, elle ne vous entend pas, elle ne vous “sent” pas. Elle est tellement concentrée sur sa tâche que le monde peut s’écrouler autour d’elle, elle ne quitte pas de vue son objectif !

Après un temps qui vous a paru long, très long, vous réalisez qu’elle n’est plus si loin de la ligne d’arrivée. Elle est à la moitié de son parcours, de son but tant convoité. À cet instant, elle aimerait bien recevoir des encouragements, des félicitations ou des applaudissements, mais vous êtes tellement abasourdi par sa prouesse, tellement subjugué par sa volonté, tellement ahuri par son entêtement que vous oubliez de communiquer avec elle. Vous la regardez un peu comme un spectateur extérieur. Ou comme un témoin impuissant. Bouche bée, vous en perdez votre langue. Vous ne pensez plus par vous-même. Vous laissez faire. Elle semble de toute façon sourde à vos avertissements, alors naturellement, vous ne l’encouragez pas. Elle va bien finir par y arriver toute seule, non ? Un peu à la manière de l’histoire de Stephen King, soit votre boule roule jusqu’au bout, soit elle va mourir. Soit elle roule, soit elle crève.

— Roule ou crève ! Ce sont peut-être là les seuls mots qui franchissent la frontière de vos pensées et de votre bouche.

Votre boule, rappelez-vous, est intelligente. Elle pourrait presque se suffire à elle-même, mais elle a quand même besoin de vous pour exister. Alors, vous ne le voyez pas, mais tous les sept tours, quand elle roule, elle prend ce dont elle a besoin. Oui, elle englobe, elle aspire, elle aimante toutes les poussières de souvenir qu’elle peut croiser. Comme ce sont de toutes petites choses, des choses si insignifiantes qu’on en oublie souvent qu’elles ont le mérite d’être là, on ne les voit pas. En effet, nous sommes tellement habitués à parler des événements choquants, traumatisants, douloureux, que ceux qui se passent bien sont considérés comme « normaux ». Par exemple, discutez-vous avec vos amis de votre souvenir de votre première boule de glace dégustée ? Laissez-moi en douter. Partagez-vous avec vos parents, vos enfants, le souvenir de votre première boule de chewing-gum mâchouillée ? Sûrement pas ! Vous rappelez-vous cette première boule au ventre que vous avez eue à votre naissance ? Moi, non. Et de cette autre boule quand vous avez marché pour la première fois ? Perdus. Oubliés. Effacés de notre mémoire. Ce ne sont pas les enfants perdus de Peter Pan, mais les souvenirs perdus de votre enfance…

Heureusement, votre petite boule, elle s’en souvient. Elle sait. Elle prend tout ça. C’est son énergie. Sa raison de vivre. Tout ce qu’elle trouve, elle prend, elle ne garde que le bon côté, même si pour vous tout est à jeter, elle, votre boule ronde, sait faire la différence. Avec patience, précision et justesse, elle démêle le vrai du faux, elle trie et ajuste. De votre chute à vélo, vous en gardez un mauvais souvenir, elle, votre boule, met la douleur et le sang d’un côté et puis la joie d’avoir descendu pour la première fois la bosse du trottoir d’un autre. Et c’est ce petit bout de plaisir, de fierté infantile dissimulée qu’elle absorbe. Et elle fait ça avec tous vos souvenirs.

De tout cela, vous ne voyez rien. Elle a tellement fait de chemin toute seule que vous ne voyez pas tout le travail qui se cache derrière, toute la force qui se dissimule dans cette minuscule ou plus grosse boule lisse, colorée et inoffensive.

Vous voyez le but à atteindre ? L’objectif de votre belle boule ronde est le même que le vôtre. N’essayez pas de la ralentir, de la dissuader d’aller jusqu’au bout de son envie, ne tentez pas de la freiner dans sa progression. Mais encouragez-la. Ensemble, vous allez y arriver. Ensemble, vous pourrez atteindre des sommets inimaginables. N’oubliez pas qu’elle a besoin de vous pour exister. Même si elle peut faire des miracles toute seule, sans vous, elle n’est rien. Et sans elle, vous n’avez pas de plaisir, ni d’envie, pas plus que de souhaits ou de souvenirs à partager.

Ni elle ni vous ne devez écouter ceux qui sont jaloux. Ceux-là, leur boule ne va pas bien loin et ils n’aiment pas voir les boules des autres les dépasser…

Cette boule peut changer bien sûr ! C’est vous qui l’habillez, la colorez, la faites bouger. Si vous voulez savoir comment on fait pour la modifier, écoutez-moi, lisez-moi.

Votre boule était une boule au ventre ? Elle était grosse et rouge ? Très bien. Le rouge est la couleur de l’amour, de la passion, mais aussi de la douleur, de la colère, du sang. Tout dépend du ton du rouge. Et si votre boule était bruyante ou non. Et si elle était d’humeur à jouer avec vous ou non.

Donc nous voici au moment de la transformation. Votre boule est rouge, grosse et bruyante. Quand elle parle, elle crie. C’est sa voix. Elle est faite ainsi. Très bien. À présent, placez-vous devant une armoire avec un tiroir, derrière une porte fermée. Vous la voyez ? Ouvrez la porte. Tirez le tiroir. Devant vous se trouvent plusieurs pots colorés. Ce sont d’anciens pots de chocolat bio. Vous les reconnaissez, car ce sont les mêmes que vous, vos enfants, vos collègues ou vos amis mangez. À l’intérieur de chacun de ces pots, de la peinture. Peinture à l’huile, à l’eau, de la gouache ou de l’acrylique, peu importe. C’est de la peinture. Vos yeux pétillent devant ces couleurs toutes plus belles les unes que les autres, toutes brillantes, intenses, lumineuses ! Oui, même le noir est beau, profond et scintillant ! Prenez un pot. Pas n’importe lequel. Celui dont la couleur vous fait sourire, que vous aimez, que vous avez envie de toucher, de regarder, de plonger dedans !

Prenez votre temps, mais n’hésitez pas. Votre choix doit être sincère.

Du bleu azur ? Bon choix. Excellent. Il est magnifique, je trouve. Ouvrez le pot. À présent, prenez votre boule rouge. Parlez-lui doucement et dites-lui que vous avez trouvé une magnifique couverture pour elle. Expliquez-lui que vous allez la couvrir de cette couverture, qu’elle n’aura pas mal. Rassurez-la, dites que vous l’aimez, que non vous n’allez pas l’abandonner, mais que vous avez vu qu’elle n’était pas en forme. Terminez en lui chuchotant qu’à présent, grâce à cette couverture, elle et vous, vous allez être bien, heureux, tranquilles.

Versez doucement le contenu du pot au-dessus de votre boule. La peinture, la couleur glisse sur la boule comme un super glaçage qu’on déposerait sur un gâteau délicieux.

Vous pouvez tout vider. Le pot va se remplir automatiquement une fois que vous le refermerez. N’ayez crainte. Je l’ai déjà fait, le pot se remplit à nouveau, je vous le promets.

À présent, remettez le pot avec les autres, poussez le tiroir, fermez la porte de l’armoire et revenez près de votre boule.

Alors ? Qu’est-ce que vous en dites ? N’est-elle pas belle ainsi ? Ça lui va plutôt bien cette nouvelle couleur, non ? On dirait même qu’elle sourit, non ?

Allez. On recommence le voyage ? On va gravir de nouvelles montagnes ?


La petite boule roule

Je ne sais pas quoi dire sur ce texte. Les mots se sont accumulés, l’histoire s’est formée, toute seule. Je suis partie sur le conte de La Petite Poule rousse, et phonétiquement, j’ai démarré avec le titre de La Petite Boule roule.

Les images se formaient devant mes yeux ouverts. Je n’avais plus qu’à écrire ce que je voyais. Au moment où une montagne s’est dressée devant mes yeux écarquillés, j’ai vu le conte de La Course des grenouilles se jouer ! Spectatrice, j’observais cette grenouille particulière qui continuait à gravir la montagne, sourde aux non-encouragements des autres. Puis la grenouille s’est transformée en petite boule, qui roule, qui roule. Et l’histoire s’est poursuivie au bout de mes dix doigts.

C’est un petit conte de sagesse, pourrait-on dire. Une fois l’histoire terminée, je l’ai relue. J’avais l’impression que ce n’était pas moi qui l’avais écrite ! Et, à la fin, je n’ai pu m’empêcher de penser à ma belle-maman ! En effet, un jour elle m’a fait une séance de PNL qui ressemblait beaucoup à mon histoire.

Livre : Va où le vente te berce, de Sophie Tal Men

Nouveau livre en cours de lecture

Lire pour les enfants hospitalisés, blessés ou malades, est simplement magnifique.

Je me retrouve entièrement dans ce petit extrait qui décrit Angèle quand elle avait 50 ans… j’en ai 10 de moins et je suis toute pareille : j’ai un cœur d’artichaut et la tête dans les nuages.

C’est un peu la raison pour laquelle j’espère pouvoir poursuivre mon activité de bénévole de papoteuse (raconteuse d’histoires et de comptines) dans une crèche de ma région, pour le compte d’une bibliothèque communale.

Dans le pire des cas, si cela ne peut se faire à cause du covid, j’irai à domicile 😉 La lecture individuelle n’en sera que plus grande.

Mama…manga !

Après ma PAL romans, voici celle sur les mangas ! Et je dois avouer que c’est grâce à ma fille que mon esprit s’est ouvert à ces BD. Durant ces vacances d’été – qui ne sont pas terminées -, nous avons rendu visite à différentes librairies spécialisées dans ce domaine. Que ce soit en livres neufs ou d’occasion, j’avoue ne pas avoir compté les livres que nous avons achetés, le plus souvent, à petit prix.

En effet, une BD classique, en couleur, couverture cartonnée, au format A4 coûte entre 10 et 16 euros pour 48 pages la plupart du temps. Nous pouvons en trouver d’occasion pour 5 ou 8 euros. 8 euros, c’est le prix d’un manga, en neuf. Format poche, impression de toutes l’histoire en noir et blanc, couverture souple en couleurs, il y a quand même quelques 300 pages la plupart du temps. En occasion, on en trouve habituellement pour 3,50 euros !

Je dirais que jusqu’au mois de mars-avril 2020, je n’avais prêté attention qu’aux mangas dont le titre ou le thème m’attirait et que je découvrait via le blog de « Apprenti Otaku » et au travers les lectures de ma fille. Cet été, dans les librairies où j’accompagnais ma fille, j’ai commencé à parcourir les rayons mangas… D’abord pour elle, car on allait plus vite quand quatre yeux regardaient les centaines de piles et les milliers de titres. Ensuite, rapidement, ma fille a fait la même chose pour moi : dès qu’elle voyait un titre qui pourrait m’intéresser, elle me le passait pour que je lise la 4ème de couverture et que je découvre l’univers graphique. Si je commence à connaître les goûts de lecture de ma fille, on peut dire qu’elle me connait très bien. Elle faisait mouche à presque chaque proposition !

Voici en photos tous les mangas qui me font de l’œil. J’en ai déjà lus certains, d’autres sont à moitié consommés, et d’autres encore attendent d’être dévorés ou… pas.

petit cœur = coup de cœur
étoile = bien aimé
lunettes = en cours de lecture
Le reste = pas encore lu
Le tout dernier : commencé à lire, mais avis mitigé, à relire plus tard

Sur ces photos, je n’ai pris que les premiers tomes de chacune de ces séries. Une chose que ma fille m’a également apprise : n’achète ou emprunte à la biblio que le 1er tome, ainsi tu sauras si les dessins et l’histoire te conviennent. Parfois, tu peux être déçue… quelle parole de sage (rires).

J’avais déjà acheté plusieurs tomes de la série « Elin, charmeuse de bêtes », car j’avais déjà lu et adooooré les deux romans. J’avais tellement aimé les romans que j’ai du mal à ouvrir le premier manga, peur d’être déçue, peur de ne pas parvenir à accepter un autre visage sur Elin. Mais heureusement pour moi, une fois que j’ai commencé à lire le premier tome (série en comporte 11), j’ai lu les 2, 3 et 4 immédiatement après ! Les mangas sont tout aussi bien que les romans ! C’est une émotion et une sensation différente, mais j’aime beaucoup aussi et je savoure désormais chaque tome, entre d’autres lectures, pour faire durer le plaisir :-)
En juillet 2019, j’avais écrit un petit article comme quoi je venais de découvrir ces mangas et que je n’étais pas prête à les lire… il m’aura fallu 1 an pour laisser la place à cette histoire que je connais déjà, mais avec de nouvelles images à visionner.

Urashima Tarô au royaume des saisons perdues

Magnifique conte japonais, adapté par La Luciole Masquée et illustré par Fuzichoco.

Cet album extraordinaire va rejoindre les autres… car rappelez-vous, il y a près de 4 mois, je cherchais les autres contes de cette collection parus aux éditions nobi ! nobi !

Grâce à ma fille qui m’a conseillé un site de vente en ligne d’objets divers et variés, d’occasion (de particulier à particulier), j’en ai trouvé deux en très bon état et pour pas cher du tout.

Voici le premier que je viens de recevoir. La curiosité est parfois un vilain défaut. Quand une Princesse vous demande de ne jamais ouvrir la boîte qu’elle vient de vous offrir et que vous lui en faites la promesse, vous ne pouvez pas l’ouvrir. Vous la trahissez et de plus, vous le regretterez à jamais !

Dans le diaporama qui est juste sous ces premières images, vous pourrez lire les différentes versions et origines de ce conte.

Si vous voulez découvrir les autres, clic ici

Extrait d’une rencontre

Je lis un roman trouvé sur le site de Merciki, plateforme gratuite d’échanges d’objets et de services contre des « mercis », en Belgique.

Voici un extrait de ce livre, l’histoire d’une rencontre, d’un coup de foudre.

Mon petit cœur a fondu à cette lecture. Tellement original et romantique 😄

Je ne peux m’empêcher de vous le partager.

Et puis il y a aussi cet extrait, ces extraits où je souris, où je rigole… j’adore la façon d’écrire, de décrire ces moments, de dessiner ces instants fugaces, ces souvenirs d’un moment inoubliable.

Ce que je kiffe grave, ce sont ces petites notes en italique qui décrivent la scène dessinée, imaginée, illustrée mentalement…

Ce livre, c’est « Dans les prairies étoilées », de Marie-Sabine Roger. Avis de lecture bientôt.

Atelier Double-Page : faire son propre carnet relié (Criss-Cross)

Atelier de reliure le 2 août 2020, dans l’atelier Double-Page, à Redu.

Faire son carnet soi-même, le décorer, le relier

Dans son atelier de reliure, situé au centre du village de Redu, Anne Cuvelier a enseigné à ma fille et à moi-même la façon de faire pour créer notre propre petit carnet.

Il existe plusieurs techniques de reliure :

  • CrissCross
  • A la japonaise
  • Degonet
  • Bradel
  • Au ruban

Nous avons appris la première technique : Criss Cross. 4 heures d’apprentissage pour un carnet décoré et ses 48 feuillets.

A l’atelier, à notre arrivée, tout était prêt pour nous : une grande table avec de grandes feuilles de différentes couleurs et de différentes textures pour emballer les cartons qui formeront la couverture et le dos de notre carnet. Une boîte en bois pour chacune de nous deux, avec à l’intérieur tout le nécessaire pour cette activité. De la colle. Un pressoir. Des carnets exposés terminés. Des fils de couture de toutes les couleurs, …

Et surtout, il y avait Anne, l’animatrice, la relieuse, sa joie, son professionnalisme, sa patience, sa bonne humeur, sa sympathie, ses sourires.

N’oublions pas non plus Baloo, son chat qui nous a tenu compagnie durant tout notre atelier.

Nous débutons l’atelier avec la connaissance des différents papiers mis là à notre disposition. Que de choix !

Papier Lokta, papier anana, papier mûrier… en jaune, bleu, rose, vert, noir, à motifs ou unis, textures chaudes ou plus granuleuse. De grandes feuilles qui pétillent de couleur et de douceur sous mon regard pétillant et mes doigts impatients.

Le début s’annonce prometteur, il y a beaucoup de papier et le choix n’est pas si facile que ça 😉

On pouvait prendre une seule couleur, une seule texture ou deux, ou trois ou … quatre ! Du jaune et du rouge pour la couverture extérieure pour moi, texture douce et soyeuse, du gris tiède pour le dos. J’ai voulu m’arrêter là quand mes doigts ont continué à fouiller le dernier tas de feuilles : des oiseaux ! Des oiseaux blancs sur fond rouge. Je n’ai pas pu résister… ils décoreront l’intérieur. Akinsi j’avais choisi.

Angelina a trouvé juste ce qu’il fallait de noir intense pour les plats intérieur et extérieur ainsi que du rouge pour le dos. Sobre, mais juste parfait et magnifique !

Nous sommes passées par toutes les étapes de fabrication du carnet. Depuis le choix et la découpe des papiers qui vont embellir la couverture, au choix du fil qui va décorer la reliure des plats jusqu’à l’encollage de tout cela et la couture des feuillets. Les feuillets (Bristol) étaient déjà là, prêts à l’emploi, déjà découpés aux bonnes dimensions. Là aussi, il existe plusieurs choix de papier intérieur, mais on a voulu faire au plus simple pour commencer (rires).

Anne, très pédagogue et d’une patience d’ange nous a guidé pas à pas pour réaliser nos petites merveilles de carnets.

A la pause, nous avons pu nous attarder un peu plus longuement sur tout l’atelier, des exemples de carnets reliés selon les différentes méthodes, mit des noms sur des instruments, parler fournisseurs, avenir du livre, restauration, région.

Entre l’encollage, la reliure des trois morceaux de la couverture (plat 1, plat 2 et dos), le dessin de la reliure extérieure et la couture des carnets, j’ai eu du fil à retordre avec … la couture et la reliure. Ben oui, on ne se refait pas. On est pointilleuse, exigeante avec soi-même ou on ne l’est pas. Je n’avais pas compris du premier coup comment bien relier les fils colorés (bleu intense) pour qu’ils forment le joli dessin d’un fil entre deux autres. Par facilité, je tournais et retournais le carnet pour avoir plus facile à passer les fils, et… je m’emmêlais les pinceaux. J’ai dû défaire et refaire par trois fois une partie de l’ouvrage ! Enfin, le franc est tombé : toujours descendre, passer le fil et l’aiguille, vers le bas, sans tourner le carnet. Après cela, ça a été tout seul (rires).

Quant à la couture des feuillets avec le fil de lin hyper solide, spécial fil de reliure, ça n’a pas été une mince affaire non plus. Le fil, certes solide, n’arrêtait pas de s’enrouler et de faire des tourbillons et donc … presque des nœuds ! Ensuite, faire passer l’aiguille courbe sous les charnières que nous avions mise en place, vraiment pas évident non plus. Mais quel plaisir, quelle joie immense de voir qu’on a réussi.

Angelina a eu un peu plus de mal avec le fil et les points extérieurs. Elle a choisi un super motif de points, mais pas évident d’éduquer le fil pour qu’il ne se torde pas dans tous les sens. Elle a été la championne des nœuds, elle sait en faire et les défaire comme une pro (éclat de rires). Elle a choisi du fil blanc pour faire ressortir le tout et le résultat est tout simplement magnifique !

Nous avancions chacune à notre rythme et finalement, on a terminé exactement en même temps ! Sans rire, sans tricher, sans râler. Le tout dans une très bonne humeur et une joie partagée.

Petit diaporama et explications brèves de ces quatre heures extraordinaires.

Redu, village du livre

Notre visite à Redu : 2 août 2020

Avec menace de retour du Covid-19 et le port obligatoire du masque.

Au départ, je m’étais concoctée tout un programme de 3 jours à Redu, Libin, Région Wallonne, Belgique. C’était sans compter que le Coronavirus reviendrait faire de son nez et de nouvelles mesures et contraintes nous imposer !

J’avais prévu une « retraite » de livres de 3j (clic sur les mots-liens en couleur) : librairies, bouquineries, atelier de reliure et atelier d’écriture étaient au programme à l’hostellerie Les Roses.

L’atelier d’écriture de Christian Schaubroeck a dû être annulé ainsi que l’hôtel qui organisait ce stage d’écriture ☹ J’étais bien triste, surtout pour le conteur et pour Marie-Catherine et son frère qui tiennent l’hostellerie.

Heureusement pour moi, l’atelier de reliure était bien maintenu, car… j’étais la seule participante ! Alors, ni une, ni deux secondes de réflexion plus tard, je demande à ma fille si elle ne voudrait pas m’accompagner à cet atelier, car je la savais intéressée par cette activité.

Et quelle journée inoubliable nous avons passée !

Chouette carte postale de la région, disponible sur le site internet de Redu

Dimanche matin, 8h30, on quitte notre maison. 130 kilomètres nous séparent de Redu, par l’autoroute, la voie rapide. Une heure trente de conduite automobile. Heureusement, mon compagnon me prête sa voiture, bien plus agréable et confortable à conduire que ma petite Twingo qui n’est vraiment pas faite pour les longs trajets ni pour l’autoroute.

La route est paisible, calme, tranquille. Peu de monde à cette heure. Ouf !

Je choisi ma place dans le parking. 9h55, on fait la file à la boulangerie. Masquées et distance de sécurité respectée, nous prenons notre petit déjeuner sur le pouce, dehors, loin des maisons et de la file qui ne diminue pas encore, rue de Saint-Hubert.

10h10, on entre dans la première bouquinerie : Farenheit 451. Malheureusement, cette boutique de livres d’occasion est amenée à disparaître, à être vendue ☹ J’y déniche « Le vaillant petit tailleur », de Éric Chevillard. Ma fille trouve aussi son bonheur avec 2 DVD, 1 d’horreur et 1 du Moyen-Âge, ainsi qu’un livre, roman de fiction sur les extra-terrestres. Et nous avons aussi trouvé un DVD sur la guerre pour mon compagnon ainsi qu’un livre de science-fiction.

Juste à côté, dans la « Librairie Ardennaise », j’y trouve « Contes de l’Alhambra », de W. Irving ainsi que « La bataille des oiseaux », des contes celtiques choisis et adaptés par Pierre Leyris. Angelina y déniche un livre sur les poètes du Moyen-Âge (avec traduction) et un autre d’un roman du Moyen-Âge, écrit dans la langue d’autrefois, sans traduction cette fois-ci 😊 Clic sur les images pour ouvrir en plus grand et lire le texte que ma fille a pris en photo pour vous montrer comment c’est à l’intérieur.

Le musée des imprimés en Luxembourg n’était accessible que sur rendez-vous et nous n’y sommes pas allées.

Un peu plus loin, au tournant, toujours dans la rue de Saint-Hubert, trois bouquineries côte à côte : « Bouquinerie générale » 1 et 2. Dans le numéro 1, c’est Monsieur qui tient la boutique et il s’est spécialisé dans les BD d’occasion et de collection. Juste à côté, c’est Madame, son épouse, qui tient ce magasin qui est un peu plus grand que l’autre et chez elle, on trouve des BD neuves ainsi que des romans neufs et d’occasion en tous genres. Chez Monsieur, j’ai trouvé pour mon fils une intégrale des Crannibales, le tome 1 (il avait déjà le tome 2 à la maison) et pour moi « la Flute à 6 Schtroumpfs » une ancienne édition du film (ou du feuilleton). Chez son épouse, là, on je me suis ruinée (rires). Car on a trouvé pour mon compagnon des encyclopédies particulières (4 !) ainsi que 2 BD de Walking Dead qu’il n’avait pas, pour moi, j’ai trouvé deux livres en neufs : « Merveilles & Légendes des Fantômes », de Caroline Vannier et Xavier Hussön, aux éditions « Au Bord des Continents », et « Contes aux quatre vents », de Florence Magnin. J’ai aussi trouvé, tout en haut d’une armoire, un peu moins visibles, trois contes traditionnels, ancienne édition de Casterman : « La petite fille aux allumettes », « La petite sirène » et les « Fables de la Fontaine ».
Ce charmant couple est super sympathique, toujours prêt à engager la conversation, souriant, rigolant. Et chez eux, chez Madame plus précisément, on peut payer par virement électronique. Car en effet, même si j’avais prévu un peu de cash pour aller là-bas, pas moyen de payer autrement que par liquide dans aucune autre boutique. Sans cela, je n’aurais pas pu acheter autant chez eux 😉

Sur le coin, il y a encore une petite boutique « L’Archiviste » où ma fille est entrée seule, car bouquinerie spécialisée sur les livres anciens et modernes, histoires des civilisations, archéologie, héraldique. Mais elle n’a pas trouvé son bonheur pour son portefeuille…

Une petite boîte à livres bien imaginée…

La librairie que je voulais absolument montrer à ma fille, mais qui était malheureusement fermée (sauf, peut-être sur rdv ? ) : « Près d’elle », bouquinerie générale, BD et manga, rue de Transinne.

Juste à côté, la librairie était fermée, terminée, vide…

C’est dans cette rue, Rue de Transinne, que se trouve l’atelier de reliure, d’Anne Cuvelier. Mais ça, c’est une autre histoire (un autre post spécifique à l’atelier). Dans cette attente, je vous montre quand même déjà les carnets que ma fille et moi avons pu réaliser grâce à cet activité géniale. Le tout noir, dos rouge et reliure blanche appartient à ma fille. L’autre, plus coloré, à moi :-) Les photos de ma fille sont bien plus jolies que les miennes pour présenter son carnet. Je lui demanderai d’en faire aussi de mon carnet pour le second article consacré à cet atelier.

Juste avant manger, histoire de déposer tous nos trésors dans la voiture, nous sommes allées faire un tour « A la barque saoule », place de l’Esro. Cette boutique a sauvé ma fille côté manga, car elle y a déniché (fouillé et trouvé) deux manga ainsi que 2 DVD sur les manga ! C’est là aussi que j’ai trouvé une chouette carte pour Maximillian avec son héros de BD préféré : Game Over.

Au coin de la rue de Transinne et de la rue d’Averdis, nous sommes allées manger au « Le fournil » chez qui il restait encore de la place pour 2, sans avoir réservé au préalable (vu Covid). Personnel super sympa et à l’écoute de ses clients (humains comme animaux : un adorable et magnifique Golden Retriever a eu droit à sa propre gamelle d’eau + quelques biscuits et un « bar à chiens » était disponible également pour nos amis à quatre pattes). Nous avons été servies rapidement pour pouvoir être à l’heure à l’atelier de reliure de 14h : top.

Durant tout le trajet et notre visite, pas une seule goutte de pluie est venue nous enquiquiner. Il n’y avait pas foule dans les boutiques, mais tous les restaurants et brasseries affichaient complets !

Et à l’atelier de reliure, il y avait juste la relieuse Anne, ma fille et moi. (sans oublier Baloo, le chat de Anne). Ces moments ont été extraordinaires. J’en garde un excellent souvenir. Je pense que c’est surtout la relieuse et le couple de libraires où j’ai bien dépensé je me suis fait bien plaisir, qui ont rendu cette journée exceptionnelle, malgré l’ombre menaçante du Covid…

Des carnets reliés de différentes manières, des armoires en bois, ambiance cocoon et chaleureuse

A cause du virus, mais pas uniquement à cause de lui, certains magasins ont malheureusement dû fermer leur porte et d’autres encore vont fermer. L’avenir de bouquiniste, comme celui du libraire qui ne vend exclusivement que des livres, n’est pas brillant. Au fil du temps, le nombre de visiteurs diminue malheureusement. (J’attends la confirmation ou non de cette hypothèse)

Je ne pense pas que ça soit la faute aux liseuses et aux livres numériques, bien que le Covid et le confinement ont poussé certaines gens à lire dans ce format faute de trouver des livres papiers disponibles près de chez eux. 

Baloo, Angelina et moi vous remercions pour votre lecture ;-)