Bilan d’écriture 2020

A l’aube de l’année nouvelle, je fais un petit bilan de mes textes écrits sur l’année 2020. Vous pourrez retrouver cette même liste dans la page consacrée à mes textes créatifs ;-) Ils seront tout en bas de la liste, sous l’intitulé « écrit en 2020 ».

Je pensais que je n’avais pas beaucoup écrit, mais en faisant des recherches sur mon blog principalement, je trouve ce bilan assez sympa. Vous pouvez lire ou relire ces histoires et autres textes courts en cliquant sur chaque titre.

Écrire un texte d’après un rêve

Pour trouver l’inspiration d’écrire, tout est bon ! Des jeux d’écriture, des ateliers d’écriture, des rencontres, des lectures, des images, photos, films à la TV… et… des rêves.

Tout d’abord, pour se souvenir de ses rêves, c’est « facile » diraient certains. J’ajouterais que c’est facile si on s’entraîne. Il n’est pas donné à tout le monde de se réveiller (à l’heure ou avant l’heure prévue) et de se souvenir immédiatement d’un ou de plusieurs rêves. Pour ce faire, il existe plusieurs méthodes, à vous de trouver la vôtre :-)

  • laisser un carnet près de son lit pour y noter les images qui flottent encore dans notre mémoire juste au réveil, avant de poser un pied à terre
  • avant de s’endormir, se répéter : « au réveil, je me souviendrai d’un rêve, au réveil, je me souviendrai d’un rêve »
  • programmer un réveil (là aussi, au choix : votre téléphone, un vrai réveil sans ondes, votre animal de compagnie peut le faire tout à fait naturellement, mais peut-être pas à la bonne heure). Il est reconnu que c’est quand on se réveille que les images sont les plus fraîche
  • s’entraîner à décrire, raconter ses rêves oralement, dès le réveil
  • moins gai et pas très bon pour la santé, s’empiffrer de nourriture – de préférence lourde à digérer – juste avant de dormir. Vous aurez peut-être du mal à vous endormir, mais la (l’in)digestion est propice à de rêves riches en images angoissantes, stressantes, effrayantes. On les appelles d’ailleurs des cauchemars !

Il y a sans doute d’autres méthodes, mais je connais celles-ci et le réveil provoqué (souvent par l’un de mes chats), la prise de note rapide au réveil ou en allant faire pipi, je me répète dans ma tête mon rêve, et l’indigestion sont pour moi d’excellents moyens de me souvenir de mes rêves.


La grenouille volante

Lisez bien ce qui suit, je vais vous raconter une histoire d’après un rêve. Vous remarquerez tous les détails de la vraie vie qui se sont glissés dans mon rêve, dans mon histoire.

Cette nuit donc. Il devait être entre 1h30 et 2h du matin. Le sapin avec ses lumières, ses guirlandes et ses boules non cassantes, venait d’être monté la veille par les enfants. Par expérience de l’année dernière, on a « dénudé » notre sapin artificiel afin que les branches les plus basses ne puissent être la source à une grimpette facile. Et j’ai mis des « pièges » (livres et objets divers mis n’importe comment) sur le meuble qui se trouve à proximité des branches les plus hautes. On essaye de penser à tout.

Deux heures du matin, pour les connaisseurs de chats, savent que c’est l’heure où nos amis félins se réveillent. Nos animaux de compagnie ont gardé en eux le rythme d’éveil nocturne… à notre grand désespoir. Cela est surtout vrai pour les chatons et les jeunes chats. Vers 4-5 ans, ils mûrissent et apprennent que dormir toute la nuit en même temps que leurs amis humains, c’est mieux pour tout le monde (moins de stress, moins de fâcherie, moins de rouspétances…)

Et cela n’a pas manqué chez nous… du bruit suspect au salon m’a réveillé. Avec un endormissement rapide et un réveil facile couplée à un stress post-traumatique d’un cambriolage en pleine nuit, mon ouïe pourtant défectueuse est toujours sur le qui-vive.

Et la grenouille volante, que je croyais blessée, a sauté pour se sauver de mes mains curieuses. Cette grenouille, toute petite et de couleur verte me semblait effectivement avoir une plaie à sa cuisse arrière droite. Je la voyais bien, elle était à portée de mon regard et de mes mains. Le batracien était posée sur une branche d’arbre, sur un sapin pour être plus précis. Je me faisais la réflexion qu’une aiguille du sapin pouvait rentrer dans sa blessure et lui faire terriblement mal. Ma passion pour les animaux et ma tristesse de les voir blessés, abandonnés, malades m’a immédiatement fait réagir. Prudemment, j’ai tendu mes deux mains en coupole pour prendre la petite bestiole. Elle n’était vraiment pas bien grande et devait pouvoir tenir entre mes deux mains jointes. J’ai toujours eu « peur » des grenouilles, par leur saut brusque et par leur peau un peu glissante, dégoulinante, bizarre à toucher. Mais celle-ci, de par sa taille réduite, me faisait moins peur. Je pensais que j’allais l’attraper quand tout à coup, j’ai vu les muscles de ses pattes se gonfler et elle a sauté ! Les branches d’arbres suivants étaient loin. Et puis, tout s’est déroulé comme dans un film au ralenti. Le temps s’est figé. Je ne voyais plus rien autour de moi que cette grenouille volante qui avait les quatre pattes écartées. Je pensais que j’allais voir une peau se tendre comme les ailes des chauves-souris ou comme les écureuils volants. Mais non, je ne voyais rien. Ou alors c’était transparent. Mais je n’entendais plus rien non plus autour de moi. A cet instant précis, il n’y avait que la grenouille et moi. De temps en temps, elle faisait aller ses pattes avant comme quand nous les humains on nage. Elle faisait ce mouvement pour remonter un peu ou descendre. Bref, pour se diriger. Ses pattes avant étaient comme un gouvernail.

C’était un spectacle magique. Je n’ai pas vu où elle a atterrit. Mais je sais qu’elle ne s’est pas écrasée plus bas.

Alors moi, comme je ne la voyais plus, mais que j’espérais qu’elle s’était mise à l’abri pour se soigner, je me suis imaginée qu’elle avait trouvé refuge dans la forêt toute proche. Qu’elle avait sauté de branche en branche tel cet écureuil que je vois parfois près de chez moi. Ce devait être une grenouille acrobate ou arboricole ! Il y a un étang tout près dans la forêt. Peut-être habite-t-elle là ? Sa blessure ne suintait pas autant que ça, je l’ai peut-être surestimée. Sans doute était-ce un souvenir d’une chute ou d’une bagarre ? Ou mieux, peut-être était-ce le souvenir de son dernier accident de proie ? Elle avait été attrapée par le poignard terrible d’un héron amateur de grenouilles, mais futée comme elle était, elle avait réussi à en réchapper de justesse. Et cette blessure à la cuisse en était la preuve.

Pourtant, servir de repas à un héron ou autre prédateur naturel, c’est le cycle de la vie. Mais moi, je préfère les observer vivantes.

Peut-être cette grenouille était-elle un prince ou une princesse ensorcelé.e ? Mais, ça, c’est une autre histoire.

FIN

image de Pixabay

Photomots, pic épeiche

Hier matin, j’ai eu la joie d’observer un pic épeiche sur l’arbre qui se trouve devant le salon. Mais quand j’ai sorti mon appareil photo qui était juste derrière moi, il s’est envolé, me laissant comme un goût triste d’impatience évaporée.

Quand je prenais, à tâtons, mon appareil photo sans le quitter des yeux, je lui parlais à ce petit pic. Oui, je lui disais « Va donc dans notre jardin, il y a un délicieux noisetier mort. Je suis sûre qu’il doit regorger de bon nombre de petits insectes succulent à te mettre sous le bec ». Mais, au moment de son envol, il s’était dirigé du côté opposé au jardin…

Et puis, l’après-midi, côté cuisine et donc côté jardin, ma fille s’exclame « Oh ! maman, regarde, il y a un pic dans l’arbre ». Je suis sûre que c’est le même que j’ai croisé ce matin côté salon. Il m’a donc entendue. Et cette fois, il avait de quoi manger et s’est laissé prendre en photos (derrière la vitre quand même)

Le tambourinement du pic
Raisonne dans mon cœur
Comme le cri de ta douleur

Carnets reliés faits main chez Marujito books

À Bruxelles, j’ai découvert un artisan du carnet fait main : Marujito books. Moi qui aime écrire encore à la main ou remplir des carnets ou albums photos, je n’ai pas du tout été déçue de ma première commande chez lui, chez … Luis :-)

4 carnets A5 et 1 carnet A6 faits dans un travail minutieux et exceptionnels. La qualité tant de la couverture que du papier est juste magnifique. J’ai pu choisir parmi plus de 70 couvertures. Et remarquez la tranche : un véritable art à elle seule. D’ailleurs, parce que j’ai été très sage cette année, j’ai même reçu deux marque-pages extraordinaires !

Ils sont tellement beaux que je ne sais pas si je vais oser les abîmer avec ma vilaine écriture manuscrite !

Mon livre de haïkus, Jean-Hugues Malineau

Grâce au club francophone du « Petit Monde de Willy Vandersteen », je découvre les livres de Jean-Hugues Malineau, frère de Hervé qui est un grand passionné des Bob et Bobette et de bien d’autres choses :-)

Jean-Hugues Malineau un auteur, poète et éditeur français né en 1945. Il est malheureusement décédé en 2017, à Paris. Je fais donc sa connaissance au travers ses livres, ses poèmes et surtout par son frère qui me parle de lui avec beaucoup de tendresse.

J’ai pu commander « Mon livre de Haîkus à dire, à lire et à inventer ». Dans ce beau et grand livre, vous retrouvez pas moins de 100 haïkus, certains de grands maîtres connus, d’autres un peu moins célèbres et même de magnifiques productions d’enfants !

L’auteur nous explique ce qu’est un haïku, d’où il vient, comme il s’est petit à petit « transformé » pour être celui que l’on connaît aujourd’hui : 3 vers de 5-7-5 syllabes qui s’arrête sur le Temps et qui est le témoin d’une saison, de la nature, d’un souvenir plein d’émotions.

Jean-Hugues Malineau a cette fibre pédagogique qui nous parle à tous, petits et grands. Il démystifie et rend accessible la poésie dès 6 ans. Loin d’infantiliser cet art, il permet à l’adulte et aux plus grands de rentrer dans cet univers poétique et enchanté des haïkus. Avec lui, on ne risque pas d’être ridicule, on a envie d’essayer (puisque même des enfants y arrivent), on prend plaisir à lire et à découvrir cette poésie courte, douce et passionnée.

J’aime aussi beaucoup les illustrations, qui sont de Janik Coat. Des petits extraits en passant.

Le site internet de l’auteur, Jean-Hugues Malineau, est encore accessible : découvrez-le !