Écrivez un dialogue

Imaginer une conversation entre… pies, ça vous tente ?

Cette semaine, suite à un réveil en sursaut causé par les cris de plusieurs pies qui caquetaient juste sous la fenêtre ouverte de notre chambre, j’ai posté un appel d’aide sur FB. Si quelqu’un parlait pie et pouvait m’aider à traduire « allez gueuler ailleurs », j’étais preneuse de quelques cours de langue ornitho :-)

La raison pour laquelle les pies se sont soudainement mises à crier de la sorte, en pleine nuit, n’est pas connue de manière précise, mais il semblerait que c’était dû à la présence d’un prédateur. Lequel ? Mystère. Je me suis réveillé pour essayer de chasser les pies (ça n’a rien donné), pas pour chasser l’intrus.

Alors, comme l’a imaginé une dame fort sympathique, je vous invite à écrire un dialogue. A votre avis, qu’est-ce que ces pies (au nombre de 4 ou 5 minimum) auraient bien pu dire pour faire autant de raffut en pleine nuit ? Toutes les idées sont bonnes…

Petites précisions : une famille de pie a son territoire incluant notre maison, jardin et arbre se situant devant l’entrée de notre maison. Arbre dont le sommet des branches flirte avec la fenêtre de notre chambre située au deuxième étage, sous les toits… Cette famille est composée d’au moins 17 pies (c’est le plus que j’ai pu compter un jour où elles étaient toutes, ou presque, perchées dans l’arbre du jardin).
Elles ont pour fâcheuse habitude de babeler à quatre heures du mat’ dans l’arbre qui se situe côté rue, et donc côté chambre :-( Ces pies ne sont pas très bien élevées, car elles se coupent sans cesse la parole. Cette nuit-là, il devait y avoir au moins 4 ou 5 pies qui rouspétaient en même temps…

A vos claviers…

Voici ce que Josette a écrit :

« Hé! As-tu vu? » « Y’a un chat qui tente de monter dans notre arbre! » « Réveillez-vous, nous sommes attaquées! » « J’ai pas vu. » « Ben r’garde à un mètre du tronc » « Ouille! Ouille! J’vais changer de branche! » « Arrêtez de picosser comme ça! » « Il ne pourra pas monter aussi haut! »

Adapter à sa sauce un conte zen

Connaissez-vous l’histoire de « La plus mignonne des petites souris » ?

Peut-être avez-vous lu  » La jeune fille taupe » ?

Ce conte connait plusieurs titres. J’en ai donc deux versions à la maison. La première provient d’un livre qui recueille plusieurs histoires du Père Castor, avec de jolies illustrations douces et poétiques, de 1995. La seconde je l’ai lue dans un autre recueil : La grue cendrée, les plus beaux contes zen, de Henri Brunel, en 1990.

Et si nous imaginions ce conte, mais à notre sauce ?

Comment faire ? Prenons l’essence-même de l’histoire. Qu’avons-nous ?

Une famille aisée. Une fille à marier. Son père qui veut le meilleur parti pour sa fille. Des prétendants différents, avec leurs forces et leurs faiblesses et une fin qui explique qu’il ne faut parfois pas chercher bien loin pour trouver le bonheur ou le meilleur.

Cela vous tente-t-il de trouver de nouveaux personnages, de chercher Le meilleur prétendant pour votre jeune héroïne ?

Vous avez plusieurs choix :

  • Changer de personnages héros, d’autres animaux
  • Écrire l’histoire avec des humains
  • Changer le sexe du personnage principal, donc trouver une femme/femelle pour l’enfant à marier
  • Déplacer l’histoire dans un autre univers (futuriste, moyen-âge, monde parallèle…)
  • Changer d’environnement (centre-ville, dans un château, dans une forêt…)
  • Écrire le passé du père ou un événement passé de l’enfant
  • Changer de fin, soyons fou/folle, l’enfant ne veut pas se marier parce que…

À vos rêves, à votre imagination…

Prêt.e ? Écrivez 😊

Petit écureuil découvre la forêt

Il y a quelques temps, j’ai écrit une petite histoire. C’était à l’occasion d’un concours lancé par les éditions Bayard, sur le thème de la forêt, pour un album jeunesse chez les tout petits.

Je le trouve tout mignon et je me dis qu’il serait dommage qu’il dorme davantage dans mon pc… si quelqu’un a envie de faire de petits dessins pour illustrer cette petite sorte de comptine… il est libre. J’aimerais juste voir le résultat et je souhaiterais le publier sur mon blog ;-) Je trouve qu’il serait parfait pour une histoire Kamishibaï !

Mise à jour au 15/02/2021 :
Fin 2020, Julie, des ateliers « coquelicots et papillons », lançait une demande sur FB. Elle cherchait des histoires pour enfants afin de les enregistrer à voix haute et d’accompagner sa voix de sons et bruits.
J’ai tout de suite répondu favorablement à sa demande en sélectionnant quelques textes nature avec des animaux.
Début 2021, Julie revenait vers moi avec un premier enregistrement de « Petit écureuil découvre la forêt ». Le résultat est GÉNIAL ! J’adore ! Et ce n’est que la première version avec sa voix chaleureuse et idéale pour les enfants, avec le chant de certains oiseaux que l’écureuil rencontre…

1/
Petit écureuil est content.
Il devient grand.
Il est le dernier de la famille
A être encore dans le nid.
Sa maman est partie chercher à manger,
Le laissant tout seul dans le trou.
« Je m’en vais découvrir la forêt.
Moi aussi, j’ai faim », dit-il.

2/
Sur son chemin, il compte les arbres.
Il ne voudrait pas se perdre.
1, 2, 3, il fait encore quelques pas.
4, 5, il est déjà loin.
6. Il trouve une noisette.
Il s’arrête.
Il mange la noisette,
Et fait sa toilette.
Plus loin, il y a un étang,
Avec une famille de canards.
Petit écureuil va aller boire.

3/
Petit écureuil se retourne.
Il a entendu un bruit.
Il veut retrouver son nid,
Mais il ne sait pas où il est.
« Combien d’arbres ai-je passés ? »
Il ne s’en souvient plus.
« Flute, j’ai oublié ! »
Petit écureuil pleure.

4/
Un rouge-gorge passe par là.
« Pourquoi pleures-tu ? »,
Lui demande-t-il.
« Je ne sais pas compter.
J’ai oublié les arbres.
Où suis-je ? » dit-il.
« Je vais t’aider », répond l’oiseau.
Rappelle-toi qui tu as croisé.
Quel animal t’a dit bonjour ?

5/
« Avant d’arriver ici,
J’ai vu monsieur bouvreuil.
Il m’a fait un clin d’œil.
Il ne pouvait pas parler,
Car il avait rempli son gosier,
Pour ses petits affamés. »
« Très bien, ça fait 1.»
Dit le rouge-gorge.

6/
« Et après ? »
Demande-t-il.
« L’épervier m’a regardé.
J’ai eu peur.
Puis il m’a dit
Qu’il n’aimait pas les poils,
Mais qu’il préférait les plumes.
Je n’ai pas compris,
Et je suis parti. »
« Heureusement, il aurait pu te manger !
Ça fait 2. »

7/
Le rouge-gorge l’encourage.
« Très bien, continue. »
« Le pic noir m’a cassé les oreilles.
Il tambourinait fort.
Il était grand, très grand.
Et très beau aussi. »
« En effet, c’est un bel oiseau.
On peut l’entendre du fin fond des bois.
On en est à 3. »

8/
« Tu vas y arriver.
Tu ne dois plus être bien loin.
Tu reconnais le chemin ? »
Demande l’oiseau.
« Je me souviens de ce roitelet.
Il ne cesse donc jamais de gesticuler ? »
« Non, je ne crois pas.
Sais-tu qu’il est le plus petit oiseau ?
Il est petit, mais il est très vif !
Et de 4. »

9/
Le rouge-gorge l’aide encore un peu.
« Bravo ! Alors, c’est ta maison ? »
« Non ! Regarde ce groupe.
C’est celle des petites mésanges.
Qu’elles ont une longue queue ! »
« Oui, tu as raison, cet arbre est déjà habité.
Laissons ces demoiselles,
Et continuons notre chemin. »
« 5 ? » demande l’écureuil.
« C’est exact ! Tu sais bien compter. »

10/
Ils arrivent sur un autre arbre.
Personne ne semble y habiter.
Petit écureuil réfléchit.
Il fait le tour du tronc,
Monte et descend.
L’oiseau ne bouge pas.
Il l’observe et l’interroge.
« Et celui-ci ?
C’est le numéro 6. »

11/
En haut de l’arbre, il y a quelqu’un
Qui semble l’attendre.
« Maman ! »
Petit écureuil court dans ses bras.
Sa maman l’embrasse partout.
Même sur ses petites oreilles,
et jusqu’au bout de ses orteils.
« Six, c’est le bon.
Grand merci mon ami ! »
« À bientôt petit.
Et souviens-toi :
six arbres, d’ici à là-bas. »

Contes de randonnées

Sans le savoir vraiment, j’ai déjà écrit au moins deux contes de randonnées.

Mais qu’est-ce qu’un conte de randonnée ?

C’est un conte, court, destiné aux jeunes enfants qui est énumératif et structuré.

Comme par exemple « La coccinelle qui cherchait l’automne« . (clic)
J’ai imaginé cette histoire quand je découvrais le kamishibaï : petit théâtre de papier. Une photo/image/dessin pour un court texte derrière chaque « planche ».
Dans ce conte de randonnée, nous suivons une coccinelle qui cherche l’automne. Elle sort de son jardin et va à la rencontre de la forêt, sa voisine. Là, elle rencontre des animaux. Elle demande à chacun d’eux où peut-elle trouver l’automne…

« La coccinelle qui cherchait l’automne » a été mis sur Atramenta en 2011, date à laquelle je l’ai écrit. En dix ans de lecture (ou presque), il a été lu 1080 fois !!

Un autre conte de randonnée, écrit cette fois-ci à l’occasion d’un concours d’écriture. J’ai fait une mise à jour sur l’article publié initialement en 2017, et il va être (re)publié tout à l’heure…
« Petit écureuil découvre la forêt » a été choisi par Julie pour une lecture à voix haute avec tout plein de chants et bruitages en arrière plan pour enrichir l’histoire. J’ai reçu il y a peu le premier extrait et j’en reste baba :-) C’est tout simplement extraordinaire comment Julie réussit, grâce à sa voix et à son travail, à rendre cette petite histoire merveilleusement jolie.

Bilan d’écriture 2020

A l’aube de l’année nouvelle, je fais un petit bilan de mes textes écrits sur l’année 2020. Vous pourrez retrouver cette même liste dans la page consacrée à mes textes créatifs ;-) Ils seront tout en bas de la liste, sous l’intitulé « écrit en 2020 ».

Je pensais que je n’avais pas beaucoup écrit, mais en faisant des recherches sur mon blog principalement, je trouve ce bilan assez sympa. Vous pouvez lire ou relire ces histoires et autres textes courts en cliquant sur chaque titre.

Écrire un texte d’après un rêve

Pour trouver l’inspiration d’écrire, tout est bon ! Des jeux d’écriture, des ateliers d’écriture, des rencontres, des lectures, des images, photos, films à la TV… et… des rêves.

Tout d’abord, pour se souvenir de ses rêves, c’est « facile » diraient certains. J’ajouterais que c’est facile si on s’entraîne. Il n’est pas donné à tout le monde de se réveiller (à l’heure ou avant l’heure prévue) et de se souvenir immédiatement d’un ou de plusieurs rêves. Pour ce faire, il existe plusieurs méthodes, à vous de trouver la vôtre :-)

  • laisser un carnet près de son lit pour y noter les images qui flottent encore dans notre mémoire juste au réveil, avant de poser un pied à terre
  • avant de s’endormir, se répéter : « au réveil, je me souviendrai d’un rêve, au réveil, je me souviendrai d’un rêve »
  • programmer un réveil (là aussi, au choix : votre téléphone, un vrai réveil sans ondes, votre animal de compagnie peut le faire tout à fait naturellement, mais peut-être pas à la bonne heure). Il est reconnu que c’est quand on se réveille que les images sont les plus fraîche
  • s’entraîner à décrire, raconter ses rêves oralement, dès le réveil
  • moins gai et pas très bon pour la santé, s’empiffrer de nourriture – de préférence lourde à digérer – juste avant de dormir. Vous aurez peut-être du mal à vous endormir, mais la (l’in)digestion est propice à de rêves riches en images angoissantes, stressantes, effrayantes. On les appelles d’ailleurs des cauchemars !

Il y a sans doute d’autres méthodes, mais je connais celles-ci et le réveil provoqué (souvent par l’un de mes chats), la prise de note rapide au réveil ou en allant faire pipi, je me répète dans ma tête mon rêve, et l’indigestion sont pour moi d’excellents moyens de me souvenir de mes rêves.


La grenouille volante

Lisez bien ce qui suit, je vais vous raconter une histoire d’après un rêve. Vous remarquerez tous les détails de la vraie vie qui se sont glissés dans mon rêve, dans mon histoire.

Cette nuit donc. Il devait être entre 1h30 et 2h du matin. Le sapin avec ses lumières, ses guirlandes et ses boules non cassantes, venait d’être monté la veille par les enfants. Par expérience de l’année dernière, on a « dénudé » notre sapin artificiel afin que les branches les plus basses ne puissent être la source à une grimpette facile. Et j’ai mis des « pièges » (livres et objets divers mis n’importe comment) sur le meuble qui se trouve à proximité des branches les plus hautes. On essaye de penser à tout.

Deux heures du matin, pour les connaisseurs de chats, savent que c’est l’heure où nos amis félins se réveillent. Nos animaux de compagnie ont gardé en eux le rythme d’éveil nocturne… à notre grand désespoir. Cela est surtout vrai pour les chatons et les jeunes chats. Vers 4-5 ans, ils mûrissent et apprennent que dormir toute la nuit en même temps que leurs amis humains, c’est mieux pour tout le monde (moins de stress, moins de fâcherie, moins de rouspétances…)

Et cela n’a pas manqué chez nous… du bruit suspect au salon m’a réveillé. Avec un endormissement rapide et un réveil facile couplée à un stress post-traumatique d’un cambriolage en pleine nuit, mon ouïe pourtant défectueuse est toujours sur le qui-vive.

Et la grenouille volante, que je croyais blessée, a sauté pour se sauver de mes mains curieuses. Cette grenouille, toute petite et de couleur verte me semblait effectivement avoir une plaie à sa cuisse arrière droite. Je la voyais bien, elle était à portée de mon regard et de mes mains. Le batracien était posée sur une branche d’arbre, sur un sapin pour être plus précis. Je me faisais la réflexion qu’une aiguille du sapin pouvait rentrer dans sa blessure et lui faire terriblement mal. Ma passion pour les animaux et ma tristesse de les voir blessés, abandonnés, malades m’a immédiatement fait réagir. Prudemment, j’ai tendu mes deux mains en coupole pour prendre la petite bestiole. Elle n’était vraiment pas bien grande et devait pouvoir tenir entre mes deux mains jointes. J’ai toujours eu « peur » des grenouilles, par leur saut brusque et par leur peau un peu glissante, dégoulinante, bizarre à toucher. Mais celle-ci, de par sa taille réduite, me faisait moins peur. Je pensais que j’allais l’attraper quand tout à coup, j’ai vu les muscles de ses pattes se gonfler et elle a sauté ! Les branches d’arbres suivants étaient loin. Et puis, tout s’est déroulé comme dans un film au ralenti. Le temps s’est figé. Je ne voyais plus rien autour de moi que cette grenouille volante qui avait les quatre pattes écartées. Je pensais que j’allais voir une peau se tendre comme les ailes des chauves-souris ou comme les écureuils volants. Mais non, je ne voyais rien. Ou alors c’était transparent. Mais je n’entendais plus rien non plus autour de moi. A cet instant précis, il n’y avait que la grenouille et moi. De temps en temps, elle faisait aller ses pattes avant comme quand nous les humains on nage. Elle faisait ce mouvement pour remonter un peu ou descendre. Bref, pour se diriger. Ses pattes avant étaient comme un gouvernail.

C’était un spectacle magique. Je n’ai pas vu où elle a atterrit. Mais je sais qu’elle ne s’est pas écrasée plus bas.

Alors moi, comme je ne la voyais plus, mais que j’espérais qu’elle s’était mise à l’abri pour se soigner, je me suis imaginée qu’elle avait trouvé refuge dans la forêt toute proche. Qu’elle avait sauté de branche en branche tel cet écureuil que je vois parfois près de chez moi. Ce devait être une grenouille acrobate ou arboricole ! Il y a un étang tout près dans la forêt. Peut-être habite-t-elle là ? Sa blessure ne suintait pas autant que ça, je l’ai peut-être surestimée. Sans doute était-ce un souvenir d’une chute ou d’une bagarre ? Ou mieux, peut-être était-ce le souvenir de son dernier accident de proie ? Elle avait été attrapée par le poignard terrible d’un héron amateur de grenouilles, mais futée comme elle était, elle avait réussi à en réchapper de justesse. Et cette blessure à la cuisse en était la preuve.

Pourtant, servir de repas à un héron ou autre prédateur naturel, c’est le cycle de la vie. Mais moi, je préfère les observer vivantes.

Peut-être cette grenouille était-elle un prince ou une princesse ensorcelé.e ? Mais, ça, c’est une autre histoire.

FIN

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