Mon prochain livre au profit d’une association humanitaire

Présentation de mon second roman jeunesse

Le projet

But : autoéditer mon 5e livre

Chez qui ? Publié par et avec l’aide d’Atramenta

Pour qui ? A vendre au profit de l’association humanitaire Yalla ! En Avant !

Quantité de livres : entre 100 et 200

Concrètement, à quoi va servir l’argent de la vente des livres ? Pour les enfants parrainés (et qui n’ont pas encore de parrain/marraine) de l’Ouest-Afrique et qui vivent dans une grande précarité au Togo, au Bénin et au Burkina Faso.

Pour tous ces enfants qui n’ont pas assez à manger, qui sont malades, blessés, abandonnés, orphelins !

Le livre

Titre (provisoire) : La petite fille du Togo

Roman jeunesse, conte pour enfants à partir de 8 ans (ou plus jeune avec lecture à voix haute d’un plus grand)

Format A5

Entre 120 et 130 pages (150 au final !)

Papier bouffant crème, 80 gr ou 90 gr

Imprimeur certifié FSC & Imprim’Vert (et imprimeur à la demande)

Textes et illustrations en noir et blanc

Illustrations par Lili, future jeune artiste de 12 ans

Prix estimé à la vente : entre 10 et 12 euros/pièce

L’histoire

Bineta est une petite fille qui vit au Togo. Du jour au lendemain, elle se retrouve sans ses parents. Ils ont disparu mystérieusement. Du haut de ses cinq ans, l’enfant est déterminée à savoir ce qui leur est arrivé. Mais la voie de la vérité est longue.

La petite fille sera d’abord recueillie par un membre de sa famille, puis accompagnée par une association humanitaire qui vient en aide aux enfants précarisés comme elle.

Grâce à sa marraine de cœur, Bineta reçoit un étrange collier de pierres magiques. Celui-ci va lui permettre de communiquer avec les animaux. Certains de ces animaux sont spéciaux, mais chuuut ! Il ne faut pas ébruiter cette information, ici !

Au travers des contes d’animaux de la savane, Bineta cheminera dans sa nouvelle vie. Elle va grandir et apprendre un tas de choses. C’est entouré d’histoires, d’amour et d’amitié qu’elle parviendra au bout de sa quête.

Les remerciements spéciaux avec cadeaux

  1. Pour toutes les commandes passées directement chez moi : merci du fond de mon petit cœur + dédicace sur demande + marque-page
  2. Pour toute commande de 3 livres : idem au point 1. + un de mes 4 livres au choix en cadeau  (clic sur mon compte Atramenta plus bas) avec son marque-page inclus (en fonction du stock disponible)
  3. Pour toute commande de 6 livres ou +, vous recevrez le pack complet avec mes 4 premiers livres autoédités et leur marque-page dans chacun d’eux !

Attention : le prix demandé lors des commandes ne comprends pas les frais d’envois !


Une image, un clic pour le plein d’infos !


Marque-page sur papier recyclé, bio, 300gr, recto-verso, coins arrondis


Mes dons reversés pour mes livres autoédités

Depuis 2011, j’autoédite mes livres avec l’aide d’Atramenta. Voici un petit récapitulatif de mes commandes, de mes « gains » et des dons que j’ai pu reverser aux différentes associations choisies.

J’écris principalement pour la jeunesse et je suis sensible à la cause environnementale, de la nature, des animaux et celle des enfants malades, en situation précaire, fragilisés…

Pour les livres que j’autoédite, je choisis généralement une association locale, en Belgique à qui reverser les bénéfices des ventes.

N’étant pas de nature très extravertie, il m’est toujours difficile de me mettre en avant pour « me vendre ». La confiance en moi augmente avec le fil du temps et surtout avec les retours de mes lecteurs, fidèles pour certains depuis le début de mes pas en tant que passeuse d’histoires.

Si l’association bénéficiaire s’investit dans ma démarche et m’aide à vendre mes livres, le montant du don qui leur sera reversé peut vraiment être impressionnant (pour moi) !

Pour 2021, mon second roman jeunesse (titre provisoire) « La petite fille du Togo« , j’ai envie de déplacer des montagnes pour l’association bénéficiaires : Yalla ! En avant ! Plus j’ai de contacts avec les bénévoles, la présidente, les autres parrains et marraines des enfants, qui travaillent dans et pour cette association humanitaire, plus j’ai envie de faire exploser le compteur des ventes (rires)… mais ça, c’est une autre histoire. Et elle est pour tout bientôt ! (à suivre)

Raconter des salades de contes
  • Raconter des salades de contes

Commande de livres : 55

Association bénéficiaire : Rêve d’enfant de Liège

Montant du don : 200 euros

Livres vendus : 45



Démarrer au quart de tour

Commande de livres : 55

Association bénéficiaire : Centre de revalidation pour animaux sauvage de l’Aquascope de Virelles

Montant du don : 120 euros

Livres vendus : 40


  • Faire pousser des oiseaux

Commande de livres : 120

Association bénéficiaire : Make a wish (Sud, à Bruxelles)

Montant du don : 500 euros

Livres vendus : 139


  • Un oiseau peut en cacher un autre

    Commande de livres : 58

    Livres vendus : 32

    Reversé à moi-même : +/- 50 euros +rentrée dans mes frais d’impression, publication, envois postaux

Sacha et le printemps, Kamishibaï à imprimer

Avis à tous les passionnés des histoires kamishibaï, des butaïs et autres histoires pour les tout-petits :

Une histoire à imprimer, à jouer, à lire, à faire lire, à … partager !

Sacha et le printemps, textes et photos, est à télécharger et à imprimer ci-dessous

Pour savoir comment faire tout cela, il suffit de lire ce fichier en-dessous

Et pour remercier la personne derrière ce travail formidable

c’est par là : merci Hervé ! Hervé, c’est « Kamishibaï Promotion »

Projet d’écriture : roman jeunesse

Je n’avais plus trop envie d’écrire depuis quelques mois. De fait, je dévorais les bouquins ! Aujourd’hui, je ressens l’effet inverse : j’ai une énergie pour écrire, mais plus pour lire (rires).

En réalité, je savais déjà qu’il me fallait un objectif, une « adresse » où aller pour titiller mon inspiration. Et je l’ai enfin trouvée, sans la chercher !!

Depuis peu, je parraine un enfant en Afrique de l’Ouest. De discussion en discussion avec le responsable des parrainages dans cette région et après découverte de la vie de mon premier filleul de cœur, j’ai une énergie folle pour écrire un roman jeunesse, mon deuxième. En effet, jusqu’ici, j’ai beaucoup écrit des recueils, de nouvelles, de contes. Et un seul roman avec « Faire pousser des oiseaux ».

Mais ce sera un roman un peu particulier, car vous pourrez y lire des contes des animaux de la savane et y découvrir la vie difficile d’une petite fille. Si l’histoire et le personnage principal sont inventés, ceux-ci sont basés sur des faits réels et des enfants bien vivants !

Ce livre sera une nouvelle fois autoédité, mais mes économies étant un peu au ras des pâquerettes, je choisirai le système de souscription avant impression et envois des livres. Les bénéfices de ventes seront, bien sûr, reversés dans leur intégralités à l’association humanitaire que je viens de rejoindre.

Mon objectif est transparent : vendre assez de livres pour pouvoir payer tous les frais nécessaires et importants pour mon filleul, pour une durée d’un an. (scolarité, médicaments de soins et de prévention contre la malaria et le paludisme, moustiquaire, dentifrice, nourriture, vêtements, etc.)

Mais, chuut, je ne vous en dis pas plus pour le moment.

Un oiseau peut en cacher un autre

Rien qu’avec le titre, pourriez-vous me dire quelle histoire aimeriez-vous entendre/découvrir ?

Ces histoires sont toutes dans mon premier recueil autopublié avec Atramenta : un oiseau peut en cacher un autre.

Je souhaiterais adapter mes propres histoires pour les conter oralement.

Si vous n’avez pas le livre chez vous, je vous propose de découvrir les premières histoires… je mettrai les prochaines en ligne bientôt.

Rififi chez les mésanges

Aphone

Scar l’escargot

La guerre des becs

Il est né… le terrible enfant !

Œil pour œil, bec pour bec

Le dernier des pétrels

Princesse Clématite

Une histoire de lapin.

Il faut sauver le petit Dio !

Les maisons-pomme

Martinets cherchent toit pour nidification

Le Chevalier

Grand merci pour votre réponse. :-)

Le merle, l’épervier et le renard

Ce conte détourné a été écrit à l’occasion d’un atelier d’écriture donné par Christian Schaubroeck, en août 2018 ! Je pensais que je l’avais déjà publié dans mon blog, mais après vérification, non !

Voilà que je répare l’oubli :-)

le merle, l’épervier et le renard

Un jour, mon fils revient de l’école et me dit qu’il y a un nouvel élève qui est arrivé dans sa classe. Il s’appelle Thomas. Il a dix ans. Il est plutôt petit pour son âge et il a des longs cheveux. Longs cheveux, entendons-nous bien, pour un garçon, il les porte jusqu’aux épaules. Cheveux fins, couleur de miel, parfum d’innocence.

Mon fils me raconte une histoire incroyable concernant ce garçon. Ça s’est passé ce samedi matin. Voici ce qu’il m’a dit.

Alors que son frère aîné répète encore une fois sur lui ses prises d’aïkido, Thomas décide de s’en aller de la maison. Comme ça, sans prévenir qui que ce soit, ni son père, qui de toute façon travaille tellement qu’il ne remarquera pas son absence, ni bien sûr et surtout pas, son frère, cette brute épaisse qui se prend pour Jackie Chang ou Jean-Claude Van Damme.

Thomas s’en va donc. Sans regret, sans se retourner. Pour se poser ailleurs et réfléchir sur l’existence de la vie, sur l’existence de SA vie.

Il part se réfugier dans le seul endroit où il se sent en sécurité : dans le bois Dencre.

Le bois Dencre est une petite forêt à moins d’un kilomètre de son immeuble. Petite pour les adultes qui la connaisse, mais grande pour les enfants. ET Thomas a beau avoir dix ans, il est encore un enfant, un petit adolescent à la chaire meurtrie par les coups fraternel.

Le bois Dencre porte bien son nom, de jour comme de nuit, en été comme en hiver, il y fait sombre telle l’encre bleue dans la cartouche du stylo-plume des écoliers.

Cette petite forêt d’une dizaine d’hectares regorge d’une faune sauvage particulière.

A la lisière, Thomas reconnait sans problème l’essence des pins sylvestres. Il aime humer l’odeur des aiguilles qu’il écrase dans sa main. Tandis que sous ses pieds, le sol est souple, humide et mou. La forêt comme il l’aime.

En cette fin de printemps, le soleil est encore haut dans le ciel, Thomas se dirige sans hésitation aucune vers les profondeurs de la forêt. De fins rayons de lumière traversent la canopée, et la poussière naturelle, par-ci, par-là pétille et volette dans les airs. Les troncs des résineux, droits et fiers, dissimulent sans aucun mal les oiseaux, écureuils et autres multitudes de mammifères, petits et grands.

Thomas ne se rend pas bien compte du temps qui passe. Deux heures se sont ainsi écoulées quand le soir arrive. Lentement. Doucement. Assurément, le jour s’endort.

Le gazouillement des oiseaux perturbe les pensées, les réflexions du jeune garçon. Thomas aime les oiseaux, il aimerait bien les étudier, les photographier, consacrer sa vie à la leur ! A cette pensée, il se remémore un souvenir : à l’école, à cause de son physique efféminé, son visage anguleux, sa maigreur et ses cheveux longs, il a reçu le sobriquet de Tomatelle la demoiselle. Demoiselle… elle… ailes. Oui, il donnerait tout et n’importe quoi pour en avoir aussi, des ailes, et s’envoler loin, s’envoler haut dans le ciel, le plus loin possible de ce frère méchant, de cette crapule, de ce voyou, de ce brigand !

Thomas s’arrête. Il crie autant de qualificatifs de rage et se rend compte que le silence s’est abattu dans la forêt. Sa colère, sa haine hurlée a fait taire tous les animaux. Fini le ti tou ti tou ti tou des mésanges, terminé le sifflement mélodieux du rougegorge, arrêté la trille musicale et enchanteuse de la fauvette.

L’enfant sèche ses larmes d’un revers de bras et murmure un « pardon » à ses amis ailés. Moins de deux minutes plus tard, le rougegorge redonne de la voix. Il protège ainsi son territoire et annonce aux autres de son espèce qu’ici, c’est chez lui et gare à celui qui oserait piétiner ses plates-bandes, il lui volerait dans les plumes.

  • Moi aussi, j’aimerais défendre mon territoire, chanter au lieu de pleurer, dit le garçon en reprenant sa marche dans la forêt désormais assombrie par le coucher du soleil.

Thomas ne reconnaît pas l’endroit où il est. Il a quitté depuis longtemps le sentier pédestre. A dix pas de lui, un merle s’acharne sur un vers-de-terre forestier. L’oiseau, tout noir, tire le vers grâce à son bec. Le vers s’allonge, se détends, se tend, s’allonge encore un peu plus, mais ne se rompt pas comme un élastique.  L’insecte est têtu, il s’accroche à la vie comme il s’accroche à la terre.

Hélas pour lui, le merle est gourmand et surtout il est friand des vers-de-forêt comme lui. D’une patte, l’oiseau coince le vers sous ses phalanges, sous ses deux doigts droits, rigides, autrefois brisés par une pie mal élevée.  Il se sert de ses deux doigts précisément pour écraser ses proies fines et glissantes. Le merle s’est adapté à son handicap d’une façon remarquable. Le vers n’a aucune chance. Piégé sous les doigts du passereau, un coup de bec, le dernier, l’arrache à sa terre natale.

Mais soudain, Thomas arrive et sans le vouloir effraie le merle.

Le vers de forêt à terre, est sauvé… pour le moment. Le merle s’est enfuit précipitamment et a, à son tour, effrayé l’épervier qui l’épiait là-haut, dans un arbre. Celui-ci, en équilibre précaire sur une fine branche de noisetier a chuté sur le dos du renard qui convoitait à son tour de le manger.

Tout ça, tout ce petit monde dérangé a brisé le silence forestier.

Le merle rouspète, proteste, objecte ; l’épervier est silencieux, mais il bat des ailes nerveusement à la recherche d’un nouveau perchoir tranquille. Quant au renard, maître renard, il jappe ; il glousse, il hurle, il grogne, il caquète. Il gémit aussi, mais surtout, il glapit.

Thomas voit tout ça… il entend tout ça. Il a interrompu, sans le faire exprès, le souper de trois animaux affamés.

  • Oh là là ! Pardon mes amis. Pardon. Pardon. Pardon. Je ne voulais vraiment pas vous déranger, dit l’enfant désolé.

Avisant un bout de sandwich, jambon-fromage sans mayonnaise, abandonné, jeté sous un bosquet, Thomas n’hésite pas à le prendre pour se faire pardonner.

Le pain dur est émietté et dispersé. Le fromage grouillant et vivant est pour le merle, tandis que le jambon, qui n’est plus du tout frais, plus du tout rose, est partagé entre l’épervier et le renard.

  • Tenez, c’est pour vous, leur dit-il en bougeant la tête pour les retrouver du regard.

Mais Thomas ne voit plus rien. Il fait noir d’encre à présent. Néanmoins, il ne bouge plus les pieds et peut de fait entendre le merle picorer, à sa gauche. Derrière lui, il devine le renard mâcher le jambon à grands renforts de salive. Ça fait de grands slurp, ça fait de grands slurp.

Il suppose que l’épervier est allé se percher au-dessus de lui. Il lui lance alors l’autre moitié de la charcuterie. Hop, balancée dans les airs, à l’aveuglette !

  • Le jambon ne vaut pas un oiseau, dit le renard ! Si tu n’as rien d’autre me proposer, de tes fesses, j’en ferai mon souper.

L’enfant n’est pas surpris d’entendre le renard parler, il a tellement souvent rêvé qu’il discutait avec les animaux, que pour lui, c’est tout naturel.

  • Si tu me mords le derrière, je ne pourrai plus t’aider. Laisse-moi me relever et chercher autre chose à tes mettre sous les canines, lui répond-il.
  • Pas faux. OK, je te laisse dix minutes. Pas une de plus, compris ?

Thomas marche à quatre pattes et tâtonne tout autour de lui.  Pendant ce temps-là, le merle qui s’est régalé du fromage et des miettes de pain, a le temps de récupérer son vers de forêt, qui pas loin n’a pu aller se réfugier. Ce petit supplément est juste le petit dessert qui lui faut. L’oiseau aspire son dessert avec son petit air satisfait, puis se cache du renard et du rapace et dit à Thomas :

  • Pour ma part, tu m’as fait découvrir le fromage aux vers de forêt et c’était un vrai régal ! Pour te remercier, je te donne cette plume. Celle-ci t’aidera à sortir de la forêt et à rentrer chez toi.

L’épervier, têtu et fier, approuve néanmoins ces paroles.

  • Ma foi, cette proie a raison. Même si j’aurais préféré manger cet oiseau ou une bonne grosse musaraigne, je dois avouer moi aussi que le jambon aux insectes grouillants et croquants était fort appétissant. Donc, pour te remercier de ce mets particulier, reçois cette plume. Celle-ci, plus grande et plus colorée te guidera dans tes choix.

Le jeune adolescent prend avec plaisir la petite plume noire du merle et la plus grande, mouchetée de brune et de blanc, de l’épervier.

Le renard se dit qu’il n’a pas été très gentil avec l’enfant en le menaçant de la sorte. Il arrache un poil de sa queue et se rapproche de Thomas :

  • Ils n’ont pas tort. Cette tranche de viande préparée, associée à l’humus de la terre et assaisonnée aux insectes était, de fait, succulente. Pardonne mon fichu caractère et prends ce poil flamboyant. Il te donnera courage, force et ruse.

Heureux de ne pas se faire mordre les fesses, Thomas reprend la route, confiant et sûr de lui.

Après une bonne heure de marche, il arrive à une intersection. Des pins sylvestres qu’il reconnait à l’odeur, l’entourent. Il n’est plus très loin de la lisière.

Dans le creux de sa main gauche, les plumes chauffent légèrement et le poil du renard brille d’un feu orange, apaisant.

Durant sa marche, Thomas a pu réfléchir à la situation qui l’a conduit cet après-midi à se perdre dans cette forêt. Il ne peut plus fuir ! Il doit affronter la situation et faire face à son frère. Il va le dénoncer. Ou le dépecer. Ou le liquider. Ou le faire disparaître. Il ne sait pas encore… il doit faire un choix. La plume de l’épervier l’aidera.

Alors que la lumière artificielle des lampadaires de sa rue annonce la sortie de la forêt et la fin de sa fugue, Thomas se sent bien. Enfin, il n’a plus peur. Enfin, il ne tremble plus à l’idée de revoir son frère. Enfin, il n’a plus mal au ventre. Ses ecchymoses vont disparaître, tout comme la crainte qu’il a de son propre frère.

Il a en effet pris une décision, il se sent aussi léger qu’une plume, que deux plumes et il se sent plein d’assurance, aussi courageux qu’un renard.

Arrivée devant la porte de son appartement, il serre toujours le poing de sa main gauche et ouvre la porte avec sa main droite. Déterminé, il se dirige aussitôt dans sa chambre, sous les toits, dans cette minuscule pièce où il dort enfin seul depuis quelques mois… et là, il psalmodie d’une voix qui ne tremble pas, d’une voix sûre et audacieuse :

« Par la vertu de mes nouveaux amis, que mon frère soit changé en grasse souris ! »

Aussitôt dit, aussitôt fait. Le colosse endormi dans son lit, son frère, devient aussi gris, gras et petit qu’une souris inoffensive.

Thomas la capture vite fait bien fait et l’enferme rapidos dans une boîte à chaussures qui pue le fromage. Il attrape un bout de feuille, de quoi écrire et s’active à la tâche :

« Cadeau pour vous mes amis. Laissez-là courir un peu dans la forêt, envoyez-la rouler dans les aiguilles de pins, faites-la cramer un peu au soleil avant de la faire refroidir dans l’humus frais, gluant et bien odorant en cette fin de printemps… La tête est pour toi mon ami épervier, des yeux mourant pour ton regard perçant. Le ventre est pour maître renard, des entrailles du diable pour un caractère endiablé. Et la queue est pour toi cher merle, une ficelle gris souris pour le plus sage de mes nouveaux amis. Ne vous disputez plus et … bon appétit »

Thomas colle la recette et les consignes de partage sur la boîte à chaussures, puis ressort déposer son petit colis au croisement des pins.

Comme le garçon s’en doutait, son père n’a pas remarqué son absence, pas plus que celle de son frère qu’il suppose, à juste titre, parti faire sa vie ailleurs.

Le printemps me donne des ailes

Eh oui ! Je suis comme une fleur : je me sens épanouie émotionnellement que lorsque le soleil illumine mes journées !

Quand il fait gris souris, qu’il pleut et que le vent ramène son grain de Beaufort, je n’ai envie de rien… et si rien n’est en cours de route, de nouvelles idées l’émergent par de ma terre, de ma tête !

Heureusement, voilà le printemps. Ouf. Suis sauvée 😅

Je vais tâcher dans les prochains jours de préparer plusieurs articles concernant les histoires que j’ai écrites et dont la plupart se retrouvent dans des recueils autopubliés.

Pourquoi ?

Je vais reprendre le chemin des contes, de l’art de la parole. Ne dit-on pas qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ? Souvenez-vous, en novembre 2019, après une formation à l’initiation aux contes, j’avais conclu « je préfère écrire des contes que d’en raconter à voix haute ». Et pourtant…

Et pourtant… je soutiens qu’il m’est bien plus facile pour moi d’écrire une histoire que de la dire avec ma voix, avec mon corps, avec mes yeux. Étant une grande timide, je me mets à chaque fois dans une situation inconfortable quand je dois prendre la parole. Mais… mais j’ai déjà eu plusieurs fois l’occasion de conter pour de vrai, notamment lors de 3 formations dans ce domaine. Voyez, j’y reviens, j’y retourne et j’en redemande. Oui, cela me donne un trac du tonnerre, je me sens angoissée, stressée, terrifiée. Mais qu’est-ce que j’adore donner vie à des mots, les miens ou ceux des autres.

Comme dirait l’expression : je prends mon pied 🤪

Voilà donc la raison pour laquelle je vais parler de mes livres, de toutes les histoires auxquelles j’ai donné vie et que je vais vous mettre à contribution en vous demandant quel titre vous donne envie d’en savoir plus ou quelle histoire vous aimeriez entendre prendre forme, image, couleurs, sons, consistance et vie grâce à ma voix.

J’ai d’autres projets qui prennent aussi tout doucement forme avec le printemps… entre autres, un nouveau projet d’écriture. Avec, à la clé, une prochaine autopublication dont les bénéfices de ventes seront encore une fois reversés à une association, parce que c’est ce qui me fait avancer, progresser : donner le meilleur de moi-même pour aider les autres. Alors en plus quand il s’agit d’enfants… vous en saurez davantage d’ici quelques semaines.

Silence, les idées germent.