On est dimanche. Je n’ai pas pu écrire très tôt le matin, en cause une crise de VPPB (Vertige Positionnel Paroxystique Bénin) qui m’a bousillée la fin de ma nuit et qui a duré 4 heures d’horreur.
C’est donc fin de matinée et surtout dans l’après-midi, quand je retrouvais enfin toute ma stabilité, tout mon équilibre, que je me suis mise au clavier. Je n’ai pas regardé l’heure.
Encore une fois, j’ai été là où je ne m’y attendais pas. La seule piste que je suis, ce sont la quinzaine de titres de livres que j’ai noté et que j’aimerais intégrer dans mon histoire. Mon personnage, une petite fille de 8 ans, commence à se dessiner plus précisément dans ma tête. Un grand frère de 20 ans est arrivé. Mon héroïne principale est orpheline de père. Un ami du héros, un ami de ma petite fille est né sous les traits d’un personnage particulier : Le Maître des Livres.
Je ne vous en dirai pas plus, si ce n’est que dans cette histoire, il y a des animaux (comme d’habitude), une quête, de la magie et des livres. Je ne suis pas encore arrivée à l’ennemi, mais j’en ai déjà parlé, il est déjà présenté brièvement.
Vous avez deviné, ça ressemblera encore une fois à un conte.
Mais ça part dans tellement de directions auxquelles je ne pense pas quand j’écris, que j’ai débuté un cahier où je prends des notes pour ne pas m’y perdre (rires). Je ne suis pas de plan précis, je n’ai jamais réussi à faire ça, mais ce qu’il y a de différents dans ce Nano, c’est que quand j’ouvre l’écran de mon ordinateur, je ne sais JAMAIS ce que je vais écrire. Je relis les dernières phrases, les images s’animent, et le feuilleton démarre et se poursuit au fur et à mesure que j’écris. C’est génial je trouve !
Ce qui est assez surprenant, vraiment, pour moi, c’est que je ne m’arrête pas après x heures ou après avoir écrit x mots. Non. Je « sens » quand c’est le bon moment pour arrêter. La dernière phrase est assez ouverte pour me permettre, demain, d’imaginer la suite. Je n’ai pas encore eu besoin d’image ou de phrases piochées un peu au hasard dans des revues que j’ai chez moi. Ces démarreurs ne me sont pas encore nécessaires. Peut-être un peu plus tard ? Qui sait ?
J’en suis à 11 titres de livres déjà intégrés ! Deux sont venus presque naturellement, sans y penser vraiment.
J’avance un peu plus que nécessaire, sait-on jamais qu’il y ai des jours où Miss Inspiration me fait faux bond ou que je sois tellement malade pour être incapable d’ouvrir mon ordinateur :-(
Une petite photo pour illustrer ma progression, mon avancée…
Je vous présente Sethi, le premier caprin que ma fille a commencé à parrainer au refuge Animal sans toi…t. Il a été adopté rapidement et aujourd’hui, son nouveau « neveu » s’appelle Gordon.
Depuis hier, en Belgique, il neige. La poudreuse immaculée tient sur les toits et les voitures dans la rue. Ambiance particulière pour un printemps déjà là, cassé dans son envolée de soleil, de lumière et de chaleur.
Le petit thé d’hier soir m’a tenu éveillée jusque 22h passées. Mais je n’ai pas écrit jusque là ! Par contre, pas lu comme d’habitude avant de m’endormir et le train du dodo a été long à arriver. Mes chats-réveilles-matins n’ont pas failli à leur rôle. À 4h20, ils étaient là, le petit de bientôt un an, à me marcher dessus (ça devient une habitude, grrr), à ronronner, à se frotter à moi… Lui qui d’habitude est sage comme une image le matin, ça fait deux jours qu’il est remonté à bloc, sur des ressorts et des ronrons infinis dès potron-minet ! J’ai beau le chasser, lui souffler dessus, rien n’y fait. Je voulais dormir jusqu’à 5 heures, mais il en a décidé autrement. Et dire que je leur ai donné à manger une ration de viande supplémentaire très tard hier soir pour essayer de les faire dormir jusque là. Ils sont plus malins que moi ces chats (rires)
J’étais donc d’humeur maussade au réveil. En mode automatique, je suis allée vider ma vessie et je leur ai donné à manger vers 5h15, en traînant les pieds. J’ai attendu que chacun mange sa gamelle, car la femelle a un peu mal au ventre ces derniers jours et est difficile. Elle a d’ailleurs mangé du bout de la langue.
5h35, je sors mon portable, le branche, l’allume. Pfff, l’image d’accueil a déjà changé et c’est une ville illuminée qui me salue. Je n’aime pas les grosses villes.
Je m’installe, mais pas très motivée. Allez hop ! On va se chercher une grosse tasse de chocolat. Le rituel, faut pas l’oublier. Important.
Mes écouteurs sont abîmés. Depuis hier, il y a un faux contact à la base du connecteur :-( je dois chipoter pour que la musique passe dans les deux écouteurs.
M’enfin, me voilà installée. Et avec ça, musique celtique dans mes oreilles, goût chocolat dans la bouche, je démarre.
Je mets en gris les 150 mots que j’ai écrit à la fin, hier soir. Je n’aime pas, je veux écrire autre chose. Mais dans le challenge Nano, on ne supprime rien, chaque mot compte, même ceux pour la poubelle ultérieurement.
Si le démarrage a été plus long, il m’a suffit de relire mes notes sur mon gsm, relire un titre ou deux de livres et ça y est, j’étais partie. Après une heure entière d’écriture, je regarde le compteur automatique de mon traitement de texte : + 1000 mot ! Quand je suis inspirée, c’est à peu près donc ça ma moyenne.
Je voulais arrêter, en me disant que j’avais déjà bien « travaillé », mais j’avais envie de continuer, d’avancer un peu, encore une petite idée à caser, un passage en image qui titillait le bout de mes doigts et que je voulais mettre en mots.
photo d’octobre 2021 : Héra que le froid ne dérange pas
Si vous voulez une idée de titres de livres, en voici un que j’ai déjà casé dans mon texte. Livre que je viens de lire et qui m’a bouleversé. Que j’ai adoré. Et dont je vais en parler d’ici peu :
Hier soir, 31 mars, j’étais hyper motivée à faire tout pour démarrer ce Nano sur des chapeaux de roues. J’ai commencé à écrire sur du papier brouillon tout ce qui me passait par la tête afin de prévenir mes enfants et mon amoureux de ma participation à ce défi d’écriture. Autrement dit : ne pas me déranger :-)
Ce matin, réveil à 4h20 environ (merci le chaton d’avoir marché sur moi !). Quel jour était-on ? Vendredi ou samedi ? Trois secondes d’hésitations, puis « oh ! on est vendredi 1er avril, c’est le début du Nano, zou, lève-toi ! « . Et puis après « Merci Orion de m’avoir réveillée si tôt. » Car oui, je n’ai pas de réveil. J’ai un réveil disons presque naturel : trois chats. Il y en a toujours bien l’un ou l’autre pour me réveiller entre 4h30 et 5h30…
Après avoir donc nourri les monstres, me voilà prête à écrire une heure. Mais préparons-nous d’abord un petit rituel :
une boisson (chaude ou froide), ici, chocolat chaud
mes écouteurs aux multiples fonctions : 1) musique 2) ne pas entendre les chats 3) ne pas réveiller la maisonnée
mon ordinateur portable (avec en plus, une chouette image pour moi)
Mes objectifs à atteindre pour ce Nano un peu spécial (où j’adapte à ma sauce le défi) :
intégrer dans mon texte 30 titres de livres
écrire tous les jours
25.000 mots
Au petit matin, l’inspiration vient bien, bon rythme, bonnes idées, dynamisme, motivée, etc.
Ce que j’adore dans ce jeu, parce qu’il s’agit vraiment d’un jeu d’écriture pour moi, un challenge sympa qui me booste et me pousse à écrire, c’est que c’est de l’instantané, du direct, de l’irréfléchi. Je peux avoir un plan, celui-ci peut changer en cours d’écriture. Je peux avoir une idée pour un passage, un personnage, il peut tout autant changer, un peu, beaucoup, tout à fait ! Et c’est ce qu’il s’est passé ce matin.
J’avais écrit quelques notes dans mon gsm, des idées, comme le fait de m’inspirer de 30 titres de livres que j’ai chez moi, de prendre certains titres comme lieu d’une action, un personnage, un ennemi. J’avais même déjà noté une quinzaine de titres de livres. Puis j’ai rajouté « prendre des images ou des phrases dans des magazines en cas de panne d’inspiration, comme démarreur ».
En deux jours (du 28 au 30 mars), j’avais arrêté l’idée d’écrire un nouveau conte pour enfants, avec bien sûr, des animaux. Mais j’avais deux directions, j’hésitais à choisir celle-ci ou celle-là…
7h40 : Ce matin, quand j’ai ouvert une page blanche de mon traitement de texte, je n’avais donc encore aucune idée précise de mon personnage, son âge, son sexe. Juste un enfant. J’ai mis en titre « Mon NaNo » en grand et en rose foncé. J’ai enregistré le fichier. (j’ai le raccourcis clavier compulsif « CTRL S » pour sauvegarder) En rose, parce que j’en avais envie à ce moment, de cette couleur ;-)
Très vite, le prénom de mon héros est arrivé : ce sera une petite fille. Et puis, en écrivant ce prénom, le titre d’un album illustré pour petit enfant est venu. Paf ! J’avais ma première phrase. Mon démarreur. Et j’étais partie.
Les mots et les phrases, les images et les scènes se sont suivies naturellement. C’est comme ça que j’écris. J’ai des images qui se forment dans ma tête, à partir d’un mot, d’une phrase, d’une photo, d’un son, et hop, mon imagination fait le reste. Une heure plus tard, j’avais plus d’un millier de mots et une direction un peu différente de ce à quoi je m’attendais ! Je démarre souvent un texte créatif à partir d’un fait réel, vécu, entendu, vu, lu, etc. Et là, dans cette histoire, dans mon NaNo d’avril 2022, je n’échappe pas à mon destin.
L’écriture est un exutoire, une thérapie pour moi. Suite à un choc émotionnel, je suis devenue aphone. Mes cordes vocales sont figées. Plus de son, que des chuchotements. Et là, dans le début de mon histoire, j’appuie là où ça fait mal. Pour pouvoir mieux me réparer, mieux guérir et mieux soigner. C’est ça qui est magique avec les mots, on peut en faire ce qu’on en veut, on peut jouer avec eux, les faire vivre des tas de choses incroyables. Nos personnages fictifs, même s’ils sont tirés de gens que nous connaissons, on peut les maltraiter, les tuer, les ressusciter… On peut les aimer, avoir peur pour eux, on peut les faire tomber malade, on peut les soigner… Souvent, quand on est pris dans une fièvre d’écriture, on est dans un tourbillon d’émotions, on est sur un petit nuage, on est dans un autre monde. Et parfois, oui, nos personnages peuvent décider eux-même de leur vie. Ils peuvent nous surprendre, nous faire rire, nous faire pleurer.
6h00 : il est l’heure de prendre ma douche.
6h15 : je réveille les enfants.
7h40 : les enfants sont à l’école.
8h00 : ma journée de travail commence.
20h30 : après seulement une toute petite heure d’écriture, et malgré un nouveau thé citron pour me tenir éveillée, je n’ai plus ni l’envie, ni l’énergie ni l’inspiration. Cela ne sert à rien de forcer. J’ai déjà très bien écrit je trouve, bien plus que le quota que je m’étais fixée pour ce premier jour.
Alors, je fais cet article pour vous ;-)
+ 1000 mots ce soir et un titre en plus dans ma série :-)
Les choix et les décisions sont parfois rapides, fugaces, difficiles. En tous les cas, pour moi, ce n’est jamais simple. J’ai toujours pensé et dit ouvertement que trop de choix tuent mon choix.
Aujourd’hui, 28 mars 2022, j’ai décidé sur un coup de tête, de participer au camp Nano. Pour rappel, le Nanowrimo est un challenge d’écriture international qui permet à tout le monde de se motiver à écrire beaucoup en peu de temps. Le Nano officiel, c’est en novembre. Vous « devez » écrire 50.000 mots en 30 jours. Comme il n’y a rien à perdre mais tout à y gagner, même si vous n’arrivez pas au bout du temps, au bout du compte de mots, énormément de gens y participent, soit en solo, soit en groupe, en se retrouvant dans des cafés, à la maison. En avril et en juillet, il existe des « camps », qui jouent le même rôle (écrire 50 K de mots en 1 mois), pour nous faire patienter.
J’ai déjà eu l’occasion de jouer le jeu. Parfois je suis arrivée au bout, mais le plus souvent, je n’y arrive pas, tantôt car je ne tiens plus le rythme, tantôt car les 50.000 mots sont bien de trop pour moi qui écrit toujours des nouvelles ou des contes relativement courts. Mais toutes les occasions m’ont permis de rebooster mon envie d’écrire. Durant ces instants où j’écris, je suis gonflée à bloc, mon imaginaire et ma créativité flirtent avec les étoiles, je me sens sur un petit nuage de bien-être.
C’est à l’occasion d’un Nano, celui de 2019, que j’ai écrit et autopublié « Raconter des salades… de contes ». Je m’y étais préparée à l’avance. J’avais un « plan », j’allais détourner des contes à ma sauce. Pour ce faire, j’avais l’aide précieuse d’un livre fantastique de Mireille Pochard (clic sur son nom pour découvrir un article traitant sur ce sujet).
J’ai accepté cette idée avec moi-même, cette idée folle, suite à un post de Katia (autrice liégeoise fantastique) sur FB. Elle a enclenché la machine (clin d’œil au titre de son dernier livre) et va participer à ce camp d’avril du Nano pour écrire une suite à ce livre. Elle demandait simplement si dans la salle virtuelle, il y avait d’autres personnes que ça intéresserait. Pour nous automotiver, nous autocongratuler, avancer chacun, chacune chez soi, de son côté, mais partager nos doutes, nos progrès, nos encouragement respectifs ;-)
Je suis dans mon cheminement de contes, mais voilà 8 jours que j’ai une extinction de voix (en plus des microbes qui m’ont rendue bien malade avant) et que je ne sais donc pas répéter un nouveau conte pour la prochaine veillée fin de la semaine. Et comme l’envie de reprendre le clavier me titille, je me suis lancée, sans bouée, sans protection !
Je ne vais pas m’inscrire officiellement au camp Nano, car j’ai mes propres objectifs qui diffèrent :
écrire tous les jours, un peu, beaucoup, passionnément ou en ronflant
utiliser des titres et des couvertures de livres qui sont dans ma bibliothèque (au nombre de 30 pour coller au nombre de jours d’écriture du challenge ?)
quand j’ai une panne d’inspiration, utiliser des images, des phrases que je peux trouver dans des magazines que j’ai chez moi, qui serviront de déclencheur(s)
Et un autre que je viens de rajouter, car sur les 5 Nano auxquels j’ai participé, j’en ai terminé trois en étant à la moitié de l’objectif de ce défi.
25.000 mots
Je n’avais pas encore d’idées jusqu’ici. Sur quoi j’allais bien pouvoir écrire ? Une longue histoire ? Différents petits textes (au nombre de 30, soit un par jour) ? Des textes qui vont avoir un thème identique ou pas du tout ?
Et puis voilà, dimanche matin, la révélation. Sans y réfléchir, simplement en regardant ma bibliothèque, j’ai trouvé ma ligne conductrice. Cela sera vraisemblablement encore un conte ou un recueil de contes… bah ! Oui ! On ne change pas une équipe qui gagne ;-)
Si vous aussi, vous voulez jouer avec moi, sans aucune contrainte ni obligation, vous pourrez retrouver des images, des phrases, des titres et des photos de livres que j’aurai utilisés, que je vais utiliser, pour mon « petit » défi bien sympathique.
Je vais essayer de respecter une publication hebdomadaire pour partager avec vous ma progression et pour vous mettre « en vrac » les déclencheurs des jours précédents.
Dans cette attente, voici un graphique et petite photo pour bientôt démarrer sur des pattes d’oiseau d’eau :-)
Pour avoir une belle montée régulière, je devrais écrire +/- 800 mots par jour
Cette poule d’eau avance doucement mais sûrement vers le 1er avril, date du grand départ
Non, non, rien n’a changé, tout, tout est à continuer… hé hé
Je n’ai pas bu, je ne suis pas saoule, ni ivre. Ou seulement ivre de maux, libre de mots. Je n’aime pas l’alcool, ni le vin ni la bière, car j’ai été, dans mon enfance, une alcoolique passive, comme une fumeuse passive… aujourd’hui, je suis libérée, délivrée de ces poisons et je ne suis pas la seule, j’ai grandit et ma famille aussi. C’est eux à présent qui goûtent et croquent la vie à pleines dents (ou pour ce qui leur en reste). Clin d’œil papa. Clin d’oeil maman.
Trêve de bavardages ! Un petit billet humoristique sur ma santé. L’on peut dire que j’ai un corps qui s’exprime, en vers sans en avoir l’air et en mots pour chasser les maux.
Explication et définition : Je me souviens que ma belle-maman m’a dit il y a bien des ans » si tu as mal au genou, c’est que tu as mal à ton couple, car genou = je-nous ». J’ai adoré cette image et cette façon de voir mes petits bobos. Plus tard, toujours cette même belle-mère (oui, je n ‘en ai qu’une et elle est extraordinaire, depuis bientôt 20 ans !), me traduit « maladie ». Qui est égal à « mal à dire ». Trop fort ! Je kiffe grave ces nouveaux jeux de mots.
Le genou aujourd’hui se porte bien, tout comme mon couple. Il cric et crac, comme un cartilage foutu, brisé, fissuré de partout. Pourtant mon couple n’a jamais connu une fêlure, une brisure, la peinture ne s’est jamais craquée, parfois juste est-elle un peu défraîchie par le temps qui passe et par les tuiles qui nous tombent sur la tête… mais on se relève toujours, car même avec les pierres et cailloux obstruant notre chemin, on bâti une merveilleuse route, ensemble. (Il parait que ça s’appelle l’amour). Si je repense à ma belle-maman et à ses jolis jeux de mots sur la santé, je vois en ma colonne vertébrale une colonne « vers tes bras ». Et là, oui, en effet, j’y vois un signe. Mes bras qui portent le monde sur mes épaules, j’en ai plein les bras sans pourtant en avoir les épaules qu’il faut. Mes nombreuses et récidivistes tendinites (tandis nid de…), aux épaules (hé ! Paul !) et poignets (poids niés). Et ses vertèbres (vers té-né-bre) lombaires (longue paire) qui manquent d’air, qui sont serrées comme des sardines et qu’on rebaptise L4-L5. Entre elles, disques rayés, déshydratés auxquels il manque des ailes pour être libres.
Et aujourd’hui, depuis 7 jours, je souffre de soufflite. Je suis aphone, anergy… je manque d’air; R comme « respire, rebondir, rire, ronronner ». Si j’en reviens à ma belle-maman, qu’est-ce que je n’ose pas dire, qu’est-ce que ma voix garde pour moi, qu’ai-je envie de cacher, de chuchoter, de dissimuler ? J’en perds ma voix, ma voie ? Ça a commencé par une pharyngite = Fa rein gîte, ou phare un gîte. Mais comme je n’avais pas d’idée pour construire un gîte dans un phare et que ça risquait, au bas maux, de me coûter un rein, la sinusite est arrivée avec ses gros bouchons, noyant mes fosses nasales, créant une barre frontale. Une sinisite = Si nue site. Je suis très pudique, je n’aime pas le nu ni en vrai, ni en image ou en voyage dans un site. Mais elle s’est imposée. Fidèle à sa réputation d’emmerdeuse royale et douloureuse. Je l’ai aspergée de plein de pshiit, j’ai tentée de l’inonder, de la faire fuir, de l’avaler, de la cracher. Tenace la bestiole. J’ai baissé les bras (tien tien) et j’ai fais avec comme on dit par chez moi. J’ai pris Patience du bout des doigts et je l’ai bercée, câlinée, dorlotée. Ça ne lui a pas plu à la sinusite. Jalouse qu’elle était. Ou isolée ? Elle s’est sentie seule, abandonnée, rejetée. Alors la trachéite a creusé sa tranchée et s’est inconfortablement installée sur mes cordes vocales. Le nouveau virus tout frais, tout fier, s’est lié d’amitié, s’est lié tout court, à ma voix, jouant sur le son avec amusement. Tantôt, la voix grave d’un homme sortait de ma bouche, tantôt le son était bouché (un coup de la sinusite ça!), étouffé, kidnappé. Petit à petit, un drôle d’oiseau à fait son nid. Un oiseau brûlant s’est révolté, a manifesté par un sit-in sur les bronches. Il semblait à son aise là. La place était toute chaude, remplie de fièvre. Un endroit jamais encore visité. Quand il en a eu marre de cet endroit, bousculé par des quintes de toux, de tout, pas doux du toux, écrasé par l’oppression, il a voulu sortir par ma gorge à coups de griffes acérées et de bec pointu, obtu, têtu. Ça m’arrachait des grimaces, je l’aurais bien vomit si j’avais pu… une bronchite, une tronchite ! Le comble pour une non-fumeuse comme moi. Mais souvenez-vous, j’ai été fumeuse passive pendant 19 ans… même si cela fait autant d’années que je fuis le tabac depuis, il n’y a pas de fumée sans feu.
J’ai la colonne qui déconne Les épaules qui me saoulent Les genoux, je m’en fout Mais la voix qui s’en va Oh lala Que vais je bien pouvoir dire Sans devoir tout vous écrire Crier, Lavoix, pour qu’elle revienne ! Et j’ai pleuré, pleuré
Mes amies, mes amis, Vous venez d’assister, de lire, un moment de pure folie. Un égarement. Un manque de sommeil. J’ai perdu, comme vous, une heure de sommeil cette nuit. J’ai cherché, cherché, mais je ne l’ai pas retrouvée. Bien cachée, dissimulée, envolée, évaporée. Comme ça. Le temps d’un soupir. Ou d’un rire.
Tout ça pour vous dire que j’ai Cassé ma voix Cassé ma voie Elle s’en va et elle revient Elle est fait de tout petits riens.
Mon humeur et mon moral Se renvoient sans cesse la balle. Pendant que la première gazouille comme un oiseau, l’autre trouve refuge au fond d’une chaussette.
Je ne fais rien, je ne suis rien. Je suis vide d’un trop plein. Mais je m’exprime par écrit Et la souffrance s’en va en catimini.
Avoir une santé de fer Une santé de vers Des rimes et des maux Par écrit, que c’est beau Ça m’ change d’air Ça m’ repose les nerfs
Écrire, c’est mon art-thérapie ❤ Parfois, je dessine aussi, parfois je colorie de temps en temps, parfois je conte à la folie, et parfois, oui, parfois, je fais du collage créatif.
Un moment particulier hier soir, dans mon quartier. Avec une conteuse extraordinaire, et moi-même apprentie conteuse, nous avons conté dans une plaine de jeux à l’occasion de la Journée mondiale du conte.
Nous avons eu un public, très réduit, mais oh ! combien magnifique, exceptionnel.
Pour mon livre « La petite fille du Togo« , c’était un moment fort, car Michelle et moi-même avons raconté chacune un conte issu de mon livre et, dans le public, il y avait la talentueuse Lili et sa maman. Lili qui a illustré tous les dessins d’animaux dans le livre et sa maman qui m’a fait découvrir Yalla ! En Avant !
Livre disponible sur Atramenta ou directement chez moi. Tous les bénéfices de ventes sont directement reversés à l’association qui s’occupe d’aider les enfants en grande précarité d’ici et d’ailleurs.
Grâce au rêve de ce matin (20/03/2022), j’inaugure une nouvelle catégorie « L’animal dans… »
Aujourd’hui, l’hippopotame dans :
Une chanson, comptine
une revue
un dessin
des chiffres
en BD
un rêve
etc.
Une chanson du groupe « Les déménageurs » me vient immédiatement en tête quand je pense à l’hippopotame :
Paroles
Un Hippopoquoi by Les Déménageurs
Je suis un hippopotame Un Hippopoquoi ? Je suis un hippopotame et je marche comme ça boum boum boum boum boum… Le long du Tanganyika, du tanganiquoi ? Le long du Tanganyika on entend mes pas boum boum boum boum J’ai pour ami un oiseau, qui me gratte juste où il faut. Quand il y a de la poussière et qu’il fait très chaud. Me gratte le cou, gratte gratte gratte gratte. Me gratte les épaules, gratte gratte gratte Me gratte le dos, gratte, gratte… Me pique le derrière quand il pique une colère
Cette chanson, mes enfants l’ont chantée quand ils étaient plus petits, dans un mouvement de jeunesse (les castors pour les plus petits puis les louveteaux)
L’hippopotame a aussi un très bel article pour lui dans la revue « Le monde des animaux » (collection « les essentiels », spécial « Les grands félins et la faune africaine »)
Mon petit dessin que j’ai fait durant mes dernières vacances, grâce au livre de Anne Kubik « Easy Dessin, 34 projets pour débuter en dessin ».
L’hippopotame, en chiffres*, c’est :
Poids d’un adulte : 1 à 3,2 tonnes (moyenne de 1,5 T)
Taille adulte : 5 mètres en longueur (moyenne de 3,5 m)
Durée de vie : 35 à 50 ans à l’état sauvage
0 différence pour distinguer le mâle de la femelle
Régime alimentaire composé à 90% d’herbes
Ils se nourrissent durant 5 à 6 heures chaque soir
Nourriture ingurgitée par jour : de 20 à 60 Kg
Distance parcourue pour se nourrir : jusqu’à 10 Km/jour
En cas de menace, il peut courir jusqu’à une vitesse de 30 Km/h
Dans l’eau, il se déplace à une moyenne de 8 Km/h
Le son produit par leur larynx (comme les baleines) peut s’entendre à 2 Km à la ronde
Il peut passer jusqu’à 5 minutes sous l’eau
Sa mâchoire peut s’ouvrir à un angle jusqu’à 150° lors des bâillements
L’estomac peut stocker de la nourriture et peser plus de 100 Kg
La peau est épaisse de 5 à 6 cm
Poids à la naissance : 25 à 50 Kg
Taille de naissance : 120 à 130 cm
Les bébés tètent le lait de leur maman jusqu’à l’âge de 6-8 mois
La femelle attend son premier petit vers l’âge de 4 à 6 ans
Le mâle atteint sa maturité sexuelle vers l’âge de 7 à 8 ans
Une femelle gestante doit attendre 18 mois avant d’avoir une nouvelle ovulation
Une femelle peut donner naissance à un petit (parfois des jumeaux) tous les 2 ans
Ils ont 4 canines acérées qui peuvent mesurer jusqu’à 50 cm (40 cm pour les incisives)
Force exercée par la mâchoire lors de morsure : 1 tonne par cm2
1 mâle reproducteur a besoin de 250 mètres de rivières pour exercer sa territorialité
1 mâle s’entoure d’une 10zaine de femelles et de leurs petits
Il existe 5 sous-espèces d’hippopotames, dont une est déjà éteinte à ce jour
Entre 125.000 et 150.000 hippopotames restent dans le monde
Espèce classée sur liste rouge comme vulnérables depuis 2006 (chassés et tués pour leurs dents et leur chair)
1 seul prédateur : l’Homme
* chiffres tirés de l’article dans la revue « Le monde des animaux » et Wikipedia
Dans les bandes-dessinées, c’est dans ma série préférée « Bob et Bobette » que l’on peut retrouver un hippopotame. Album 131 « La trompette magique ». Dans cette BD, de la magie, un envoûtement, de la musique, une chanson…
Et dans une autre bande-dessinée que j’ai chez moi, une série humoristique sur les animaux (à lire : ça détend les zygomatiques !) « Môeuh ! »
Enfin, les hippopotames dans mon rêve. Car oui, après tout, c’est grâce à mon rêve que j’ai fait cet article 😊 Je vais tenter d’analyser mon rêve plus bas… vous me direz ce que vous en pensez.
Je suis dans un parc animalier. Dans des escaliers. Un couple d’hippopotames me demande de les aider : la maman est malade et sont lait n’est plus assez riche pour faire grandir ses deux bébés. J’en prends d’abord un dans ma main, il a la taille d’un chaton de trois mois. Il n’est pas très lourd, sa peau est lisse et légèrement humide. Il a encore un bon petit ventre, il est tout rond. Puis je prends l’autre dans l’autre main, mais ce n’est pas évident, ils sont petits, mais encombrants. Ils viennent de manger. Je descends les escaliers à la suite des parents hippopotames.
Tout à coup, bébé numéro 2 a des renvois, gesticule dans ma main et régurgite par terre. Le liquide qui sort de sa gueule est blanc cassé à jaune et légèrement épais. Il bouge tellement que je n’ai pas le temps de le déposer délicatement à terre, il glisse de ma main et fait une chute d’une cinquantaine de centimètres !! Aïe, j’ai mal pour lui. Il retombe lourdement sur la pierre du palier. Il est sur le flanc. Les parents ne se retournent pas, ils continuent à descendre les escaliers. Ils savent ce petit condamné. Le temps presse. Je m’en veux de ne pas avoir réussi à le déposer plus doucement par terre. Vu le sol tout dur et tout froid, il a sûrement dû se casser des côtes ou exploser un organe interne. Je continue ma descente pour ne pas perdre de vue les parents. Et là, j’entends bébé numéro 2 pleurer, demander qu’on l’aide, qu’on vienne le chercher. Il a froid et il est tout seul. Il a peur. Je remonte alors les escaliers en remerciant le ciel qu’il ne soit pas mort et qu’il soit encore conscient. Il ne doit pas être blessé. Juste faible et apeuré. Tandis que je remonte, au ralenti, les escaliers, bébé hippopotame numéro 1 qui est toujours dans ma main gauche se met à régurgiter à son tour. Et là, tout tombe sur la manche de mon pull en laine, ligné de toutes les couleurs. Ça pue, ça me retourne presque l’estomac cette puanteur. J’essaie de faire abstraction de l’odeur, j’essuie la bouche du bébé avec l’autre manche et quand j’ai fini de jouer au bavoir, je veux éclairer la cage d’escalier, car ici, il fait tout noir. A tâtons, j’appuie et je pousse sur différents interrupteurs, mais rien ne se passe. Aucune lumière. Je glisse les pieds pour ne pas risquer d’écraser bébé hippopotame numéro 2 et j’appuie sur d’autres boutons, mais rien. Noir de chez noir. Je pense alors à mon smartphone qui est dans la poche de mon pantalon. Ouf ! La lumière est là. Et c’est avec horreur que je découvre que je suis sous les toits, que les escaliers ne vont pas plus haut, que c’est un autre chemin que j’ai pris. Pourtant, il n’y avait qu’une seule cage d’escalier qui mène aux étages et la même qui va jusqu’au rez-de-chaussée. J’éclaire partout, je ne vois pas le grand frère par terre. La petite sœur hippopotame commence aussi à trouver le temps long et veut retrouver la lumière du jour. Je redescends donc avec la lumière de mon téléphone d’une main et la petite hippopotame dans l’autre main. Je ne vois plus nulle part l’autre bébé. J’espère qu’il a trouvé la sortie tout seul. Je reste pensive dans cet escalier, je ne sais plus si je dois continuer mes recherches en haut ou aider les parents et la petite qui est dans ma main…
RÉVEIL
ANALYSE du rêve
Ce que j’explique
Parc animalier : j’ai lu hier des articles intéressants dans l’autre revue « Des animaux et des hommes ». Des interviews sur l’avis des personnes connues et qui défendent la nature, les animaux, le climat. Un passage m’a particulièrement interpellé sur l’avis de Yann Arthus-Bertrand sur l’existence des parcs animaliers aujourd’hui. Mon opinion diverge du sien, mais je trouve sa réponse très intéressante et qui demande réflexion 😊
Bébés animaux : toujours dans la même revue, la lecture d’un article sur des bébés singes orphelins et nourris au biberon
Je comprends le langage des animaux : car je pense, qu’en réalité, ma grande empathie et hyper sensibilité va jusqu’aux animaux qui ne parlent pas la même langue que moi, mais que je peux comprendre rien qu’en les observant. Il n’est pas rare que je me retrouve, sans y réfléchir, sans y penser, dans la peau d’un animal que j’observe, souvent un oiseau… Cela ne s’explique pas, mais je ne m’étonne plus de pouvoir comprendre ou parler aux animaux dans mes rêves (rires)
Ce que je n’explique pas
Hippopotame : peut-être ai-je anticipé la lecture de l’article qui lui est consacré dans la revue « Le monde des Animaux » ? Il y a 15 jours environ, j’ai lu trois articles dans cette revue, mais pas celui sur les hippopotames.
Je viens de terminer la lecture du roman « Un rhinocéros à Versailles », de Alexandra de Broca. Un livre bouleversant qui m’a happée du début à la fin ! (clic ici pour lire le résumé et des avis sur le site de Babelio) Mais dans ce livre, point d’hippopotame…
Les escaliers : escaliers en pierre ? Je ne sais pas pourquoi est-ce que j’ai rêvé de ces escaliers qui jouent pourtant un grand rôle dans ce rêve. Si je vais chercher sur Internet une signification, cela ne m’apprend pas grand-chose de plus, car tellement d’interprétations possibles que je ne sais pas laquelle est « pour moi ».
Le chiffre 2 : deux bébés, deux parents. Deux régurgitations. Là encore pas mal de possibilités.
Des bébés hippopotames minuscules :si dans mon rêve, ces bébés étaient normalement constitués, de couleurs possibles, de morphologie possible, ils étaient bien plus petits et plus légers qu’en vrai. Dans mon rêve, j’ai fait la comparaison avec le poids d’un chaton. J’ai des chats et je les ais eu chatons, à l’âge de 3 et 4 mois. Donc ma réflexion dans mon rêve était bonne. Je m’étonnais que ces bébés animaux soient si petits et si légers.
Si vous avez d’autres pistes pour essayer de comprendre mon rêve, n’hésitez pas à commenter 😊
Les dessins et images qui séparent l’article proviennent du carnet créatif ci-dessous