Avoir une santé, expressive, de vers

Non, non, rien n’a changé, tout, tout est à continuer… hé  hé

Je n’ai pas bu, je ne suis pas saoule, ni ivre. Ou seulement ivre de maux, libre de mots.
Je n’aime pas l’alcool, ni le vin ni la bière, car j’ai été, dans mon enfance, une alcoolique passive, comme une fumeuse passive… aujourd’hui, je suis libérée, délivrée de ces poisons et je ne suis pas la seule, j’ai grandit et ma famille aussi. C’est eux à présent qui goûtent et croquent la vie à pleines dents (ou pour ce qui leur en reste). Clin d’œil papa. Clin d’oeil maman.

Trêve de bavardages !
Un petit billet humoristique sur ma santé.
L’on peut dire que j’ai un corps qui s’exprime, en vers sans en avoir l’air et en mots pour chasser les maux.

Explication et définition :
Je me souviens que ma belle-maman m’a dit il y a bien des ans  » si tu as mal au genou, c’est que tu as mal à ton couple, car genou = je-nous ». J’ai adoré cette image et cette façon de voir mes petits bobos. Plus tard, toujours cette même belle-mère (oui, je n ‘en ai qu’une et elle est extraordinaire, depuis bientôt 20 ans !), me traduit « maladie ». Qui est égal à  « mal à dire ». Trop fort ! Je kiffe grave ces nouveaux jeux de mots.

Le genou aujourd’hui se porte bien, tout comme mon couple. Il cric et crac, comme un cartilage foutu, brisé, fissuré de partout. Pourtant mon couple n’a jamais connu une fêlure, une brisure, la peinture ne s’est jamais craquée, parfois juste est-elle un peu défraîchie par le temps qui passe et par les tuiles qui nous tombent sur la tête… mais on se relève toujours, car même avec les pierres et cailloux obstruant notre chemin, on bâti une merveilleuse route, ensemble. (Il parait que ça s’appelle l’amour).
Si je repense à ma belle-maman et à ses jolis jeux de mots sur la santé, je vois en ma colonne vertébrale une colonne « vers tes bras ». Et là, oui, en effet, j’y vois un signe. Mes bras qui portent le monde sur mes épaules, j’en ai plein les bras sans pourtant en avoir les épaules qu’il faut. Mes nombreuses et récidivistes tendinites (tandis nid de…), aux épaules (hé ! Paul !) et poignets (poids niés). Et ses vertèbres (vers té-né-bre) lombaires (longue paire) qui manquent d’air, qui sont serrées comme des sardines et qu’on rebaptise L4-L5. Entre elles, disques rayés, déshydratés auxquels il manque des ailes pour être libres.

Et aujourd’hui, depuis 7 jours, je souffre de soufflite. Je suis aphone, anergy… je manque d’air; R comme « respire, rebondir, rire, ronronner ».
Si j’en reviens à ma belle-maman, qu’est-ce que je n’ose pas dire, qu’est-ce que ma voix garde pour moi, qu’ai-je envie de cacher, de chuchoter, de dissimuler ? J’en perds ma voix, ma voie ?
Ça  a commencé par une pharyngite = Fa rein gîte, ou phare un gîte. Mais comme je n’avais pas d’idée pour construire un gîte dans un phare et que ça risquait, au bas maux, de me coûter un rein, la sinusite est arrivée avec ses gros bouchons, noyant mes fosses nasales, créant une barre frontale. Une sinisite = Si nue site. Je suis très pudique, je n’aime pas le nu ni en vrai, ni en image ou en voyage dans un site. Mais elle s’est imposée. Fidèle à sa réputation d’emmerdeuse royale et douloureuse. Je l’ai aspergée de plein de pshiit, j’ai tentée de l’inonder, de la faire fuir, de l’avaler, de la cracher. Tenace la bestiole. J’ai baissé les bras (tien tien) et j’ai fais avec comme on dit par chez moi.  J’ai pris Patience du bout des doigts et je l’ai bercée, câlinée, dorlotée. Ça ne lui a pas plu à la sinusite. Jalouse qu’elle était. Ou isolée ? Elle s’est sentie seule, abandonnée, rejetée. Alors la trachéite a creusé sa tranchée et s’est inconfortablement installée sur mes cordes vocales. Le nouveau virus tout frais, tout fier, s’est lié d’amitié, s’est lié tout court, à ma voix, jouant sur le son avec amusement. Tantôt, la voix grave d’un homme sortait de ma bouche, tantôt le son était bouché (un coup de la sinusite ça!), étouffé, kidnappé.
Petit à petit, un drôle d’oiseau à fait son nid. Un oiseau brûlant s’est révolté, a manifesté par un sit-in sur les bronches. Il semblait à son aise là. La place était toute chaude, remplie de fièvre. Un endroit jamais encore visité.  Quand il en a eu marre de cet endroit, bousculé par des quintes de toux, de tout, pas doux du toux, écrasé par l’oppression, il a voulu sortir par ma gorge à coups de griffes acérées et de bec pointu, obtu, têtu. Ça m’arrachait des grimaces, je l’aurais bien vomit si j’avais pu… une bronchite, une tronchite ! Le comble pour une non-fumeuse comme moi. Mais souvenez-vous, j’ai été fumeuse passive pendant 19 ans… même si cela fait autant d’années que je fuis le tabac depuis, il n’y a pas de fumée sans feu.

J’ai la colonne qui déconne
Les épaules qui me saoulent
Les genoux, je m’en fout
Mais la voix qui s’en va
Oh lala
Que vais je bien pouvoir dire
Sans devoir tout vous écrire
Crier, Lavoix, pour qu’elle revienne !
Et j’ai pleuré, pleuré

Mes amies, mes amis,
Vous venez d’assister, de lire, un moment de pure folie. Un égarement. Un manque de sommeil. J’ai perdu, comme vous, une heure de sommeil cette nuit. J’ai cherché, cherché, mais je ne l’ai pas retrouvée. Bien cachée, dissimulée, envolée, évaporée.
Comme ça.
Le temps d’un soupir. Ou d’un rire.

Tout ça pour vous dire que j’ai
Cassé ma voix
Cassé ma voie
Elle s’en va et elle revient
Elle est fait de tout petits riens.

Mon humeur et mon moral
Se renvoient sans cesse la balle.
Pendant que la première gazouille comme un oiseau, l’autre trouve refuge au fond d’une chaussette.

Je ne fais rien, je ne suis rien.
Je suis vide d’un trop plein.
Mais je m’exprime par écrit
Et la souffrance s’en va en catimini.

Avoir une santé de fer
Une santé de vers
Des rimes et des maux
Par écrit, que c’est beau
Ça m’ change d’air
Ça m’ repose les nerfs

Écrire, c’est mon art-thérapie ❤ Parfois, je dessine aussi, parfois je colorie de temps en temps, parfois je conte à la folie, et parfois, oui, parfois, je fais du collage créatif.

Journée Mondiale du Conte

Un moment particulier hier soir, dans mon quartier. Avec une conteuse extraordinaire, et moi-même apprentie conteuse, nous avons conté dans une plaine de jeux à l’occasion de la Journée mondiale du conte.

Nous avons eu un public, très réduit, mais oh ! combien magnifique, exceptionnel.

Pour et avec La Maison du Conte et de la Parole de Liège-Verviers, nous allons récidiver ce genre d’événement.

Pour mon livre « La petite fille du Togo« , c’était un moment fort, car Michelle et moi-même avons raconté chacune un conte issu de mon livre et, dans le public, il y avait la talentueuse Lili et sa maman. Lili qui a illustré tous les dessins d’animaux dans le livre et sa maman qui m’a fait découvrir Yalla ! En Avant !

Livre disponible sur Atramenta ou directement chez moi. Tous les bénéfices de ventes sont directement reversés à l’association qui s’occupe d’aider les enfants en grande précarité d’ici et d’ailleurs.

Hippopotame dans tous ses états

Grâce au rêve de ce matin (20/03/2022), j’inaugure une nouvelle catégorie « L’animal dans… »

Aujourd’hui, l’hippopotame dans :

  • Une chanson, comptine
  • une revue
  • un dessin
  • des chiffres
  • en BD
  • un rêve
  • etc.

Une chanson du groupe « Les déménageurs » me vient immédiatement en tête quand je pense à l’hippopotame :

Paroles

Un Hippopoquoi by Les Déménageurs

Je suis un hippopotame Un Hippopoquoi ?
Je suis un hippopotame et je marche comme ça boum boum boum boum boum…
Le long du Tanganyika, du tanganiquoi ?
Le long du Tanganyika on entend mes pas
boum boum boum boum
J’ai pour ami un oiseau, qui me gratte juste où il faut.
Quand il y a de la poussière et qu’il fait très chaud.
Me gratte le cou, gratte gratte gratte gratte.
Me gratte les épaules, gratte gratte gratte
Me gratte le dos, gratte, gratte…
Me pique le derrière quand il pique une colère

Cette chanson, mes enfants l’ont chantée quand ils étaient plus petits, dans un mouvement de jeunesse (les castors pour les plus petits puis les louveteaux)

L’hippopotame a aussi un très bel article pour lui dans la revue « Le monde des animaux » (collection « les essentiels », spécial « Les grands félins et la faune africaine »)

Mon petit dessin que j’ai fait durant mes dernières vacances, grâce au livre de Anne Kubik « Easy Dessin, 34 projets pour débuter en dessin ».

L’hippopotame, en chiffres*, c’est :

  • Poids d’un adulte : 1 à 3,2 tonnes (moyenne de 1,5 T)
  • Taille adulte : 5 mètres en longueur (moyenne de 3,5 m)
  • Durée de vie : 35 à 50 ans à l’état sauvage
  • 0 différence pour distinguer le mâle de la femelle
  • Régime alimentaire composé à 90% d’herbes
  • Ils se nourrissent durant 5 à 6 heures chaque soir
  • Nourriture ingurgitée par jour : de 20 à 60 Kg
  • Distance parcourue pour se nourrir : jusqu’à 10 Km/jour
  • En cas de menace, il peut courir jusqu’à une vitesse de 30 Km/h
  • Dans l’eau, il se déplace à une moyenne de 8 Km/h
  • Le son produit par leur larynx (comme les baleines) peut s’entendre à 2 Km à la ronde
  • Il peut passer jusqu’à 5 minutes sous l’eau
  • Sa mâchoire peut s’ouvrir à un angle jusqu’à 150° lors des bâillements
  • L’estomac peut stocker de la nourriture et peser plus de 100 Kg
  • La peau est épaisse de 5 à 6 cm
  • Poids à la naissance : 25 à 50 Kg
  • Taille de naissance : 120 à 130 cm
  • Les bébés tètent le lait de leur maman jusqu’à l’âge de 6-8 mois
  • La femelle attend son premier petit vers l’âge de 4 à 6 ans
  • Le mâle atteint sa maturité sexuelle vers l’âge de 7 à 8 ans
  • Une femelle gestante doit attendre 18 mois avant d’avoir une nouvelle ovulation
  • Une femelle peut donner naissance à un petit (parfois des jumeaux) tous les 2 ans
  • Ils ont 4 canines acérées qui peuvent mesurer jusqu’à 50 cm (40 cm pour les incisives)
  • Force exercée par la mâchoire lors de morsure : 1 tonne par cm2
  • 1 mâle reproducteur a besoin de 250 mètres de rivières pour exercer sa territorialité
  • 1 mâle s’entoure d’une 10zaine de femelles et de leurs petits
  • Il existe 5 sous-espèces d’hippopotames, dont une est déjà éteinte à ce jour
  • Entre 125.000 et 150.000 hippopotames restent dans le monde
  • Espèce classée sur liste rouge comme vulnérables depuis 2006 (chassés et tués pour leurs dents et leur chair)
  • 1 seul prédateur : l’Homme

* chiffres tirés de l’article dans la revue « Le monde des animaux » et Wikipedia

Dans les bandes-dessinées, c’est dans ma série préférée « Bob et Bobette » que l’on peut retrouver un hippopotame. Album 131 « La trompette magique ». Dans cette BD, de la magie, un envoûtement, de la musique, une chanson…

En cherchant donc un peu, on peut retrouver dans cet album le conte, une véritable légende d’autrefois avec Mali Sadio. Clic ici pour découvrir l’histoire sur un blog

Et dans une autre bande-dessinée que j’ai chez moi, une série humoristique sur les animaux (à lire : ça détend les zygomatiques !) « Môeuh ! »

Enfin, les hippopotames dans mon rêve. Car oui, après tout, c’est grâce à mon rêve que j’ai fait cet article 😊 Je vais tenter d’analyser mon rêve plus bas… vous me direz ce que vous en pensez.

Je suis dans un parc animalier. Dans des escaliers. Un couple d’hippopotames me demande de les aider : la maman est malade et sont lait n’est plus assez riche pour faire grandir ses deux bébés. J’en prends d’abord un dans ma main, il a la taille d’un chaton de trois mois. Il n’est pas très lourd, sa peau est lisse et légèrement humide. Il a encore un bon petit ventre, il est tout rond. Puis je prends l’autre dans l’autre main, mais ce n’est pas évident, ils sont petits, mais encombrants. Ils viennent de manger. Je descends les escaliers à la suite des parents hippopotames.

Tout à coup, bébé numéro 2 a des renvois, gesticule dans ma main et régurgite par terre. Le liquide qui sort de sa gueule est blanc cassé à jaune et légèrement épais. Il bouge tellement que je n’ai pas le temps de le déposer délicatement à terre, il glisse de ma main et fait une chute d’une cinquantaine de centimètres !! Aïe, j’ai mal pour lui. Il retombe lourdement sur la pierre du palier. Il est sur le flanc. Les parents ne se retournent pas, ils continuent à descendre les escaliers. Ils savent ce petit condamné. Le temps presse. Je m’en veux de ne pas avoir réussi à le déposer plus doucement par terre. Vu le sol tout dur et tout froid, il a sûrement dû se casser des côtes ou exploser un organe interne. Je continue ma descente pour ne pas perdre de vue les parents. Et là, j’entends bébé numéro 2 pleurer, demander qu’on l’aide, qu’on vienne le chercher. Il a froid et il est tout seul. Il a peur. Je remonte alors les escaliers en remerciant le ciel qu’il ne soit pas mort et qu’il soit encore conscient. Il ne doit pas être blessé. Juste faible et apeuré. Tandis que je remonte, au ralenti, les escaliers, bébé hippopotame numéro 1 qui est toujours dans ma main gauche se met à régurgiter à son tour. Et là, tout tombe sur la manche de mon pull en laine, ligné de toutes les couleurs. Ça pue, ça me retourne presque l’estomac cette puanteur. J’essaie de faire abstraction de l’odeur, j’essuie la bouche du bébé avec l’autre manche et quand j’ai fini de jouer au bavoir, je veux éclairer la cage d’escalier, car ici, il fait tout noir. A tâtons, j’appuie et je pousse sur différents interrupteurs, mais rien ne se passe. Aucune lumière. Je glisse les pieds pour ne pas risquer d’écraser bébé hippopotame numéro 2 et j’appuie sur d’autres boutons, mais rien. Noir de chez noir. Je pense alors à mon smartphone qui est dans la poche de mon pantalon. Ouf ! La lumière est là. Et c’est avec horreur que je découvre que je suis sous les toits, que les escaliers ne vont pas plus haut, que c’est un autre chemin que j’ai pris. Pourtant, il n’y avait qu’une seule cage d’escalier qui mène aux étages et la même qui va jusqu’au rez-de-chaussée. J’éclaire partout, je ne vois pas le grand frère par terre. La petite sœur hippopotame commence aussi à trouver le temps long et veut retrouver la lumière du jour. Je redescends donc avec la lumière de mon téléphone d’une main et la petite hippopotame dans l’autre main. Je ne vois plus nulle part l’autre bébé. J’espère qu’il a trouvé la sortie tout seul. Je reste pensive dans cet escalier, je ne sais plus si je dois continuer mes recherches en haut ou aider les parents et la petite qui est dans ma main…

RÉVEIL

ANALYSE du rêve

Ce que j’explique

  1. Parc animalier : j’ai lu hier des articles intéressants dans l’autre revue « Des animaux et des hommes ». Des interviews sur l’avis des personnes connues et qui défendent la nature, les animaux, le climat. Un passage m’a particulièrement interpellé sur l’avis de Yann Arthus-Bertrand sur l’existence des parcs animaliers aujourd’hui. Mon opinion diverge du sien, mais je trouve sa réponse très intéressante et qui demande réflexion 😊
  2. Bébés animaux : toujours dans la même revue, la lecture d’un article sur des bébés singes orphelins et nourris au biberon
  3. Je comprends le langage des animaux : car je pense, qu’en réalité, ma grande empathie et hyper sensibilité va jusqu’aux animaux qui ne parlent pas la même langue que moi, mais que je peux comprendre rien qu’en les observant. Il n’est pas rare que je me retrouve, sans y réfléchir, sans y penser, dans la peau d’un animal que j’observe, souvent un oiseau… Cela ne s’explique pas, mais je ne m’étonne plus de pouvoir comprendre ou parler aux animaux dans mes rêves (rires)

Ce que je n’explique pas

  1. Hippopotame : peut-être ai-je anticipé la lecture de l’article qui lui est consacré dans la revue « Le monde des Animaux » ? Il y a 15 jours environ, j’ai lu trois articles dans cette revue, mais pas celui sur les hippopotames.

Je viens de terminer la lecture du roman « Un rhinocéros à Versailles », de Alexandra de Broca. Un livre bouleversant qui m’a happée du début à la fin ! (clic ici pour lire le résumé et des avis sur le site de Babelio)   Mais dans ce livre, point d’hippopotame…

  • Les escaliers : escaliers en pierre ? Je ne sais pas pourquoi est-ce que j’ai rêvé de ces escaliers qui jouent pourtant un grand rôle dans ce rêve. Si je vais chercher sur Internet une signification, cela ne m’apprend pas grand-chose de plus, car tellement d’interprétations possibles que je ne sais pas laquelle est « pour moi ».
  • Le chiffre 2 : deux bébés, deux parents. Deux régurgitations. Là encore pas mal de possibilités.
  • Des bébés hippopotames minuscules :si dans mon rêve, ces bébés étaient normalement constitués, de couleurs possibles, de morphologie possible, ils étaient bien plus petits et plus légers qu’en vrai. Dans mon rêve, j’ai fait la comparaison avec le poids d’un chaton. J’ai des chats et je les ais eu chatons, à l’âge de 3 et 4 mois. Donc ma réflexion dans mon rêve était bonne. Je m’étonnais que ces bébés animaux soient si petits et si légers.

Si vous avez d’autres pistes pour essayer de comprendre mon rêve, n’hésitez pas à commenter 😊

Les dessins et images qui séparent l’article proviennent du carnet créatif ci-dessous

Mars en photos et haïkus

Hier, depuis la terrasse dans notre jardin, des observations.

Des observations, de la nature, le printemps, des photos… et des oiseaux.

Et ce matin, des haïkus.

Et deux photos de notre dernière visite au refuge « Animal sans toi…t« . (Il y a beaucoup d’autres animaux dans ce refuge, dont des caprins, des chevaux, des vaches, des poules & des coqs, des moutons, des cochons, des chiens & des chats, des lapins, des cobayes, des perruches, des canaris, des perroquets, etc.)

Je suis ivre de livres

Quand je suis fatiguée, quand je n’ai pas le moral, quand je me sens bien, quand j’ai la pêche… d’euphorie en déprime, tous les prétextes sont bons pour m’inonder de livres !

Alors que je n’ai jamais lu aussi lentement depuis janvier 2022, cela n’arrête pas ma boulimie de livres : des romans en papier, en format numérique, des revues, BD, mangas, documentaires, tout y passe.

L’année dernière, j’étais si fière du rangement de ma bibliothèque… aujourd’hui, je peux recommencer. Mon casier de Pile À Lire est rempli à un point tel que j’ai dû en ranger – non encore lus – dans leur casier adhoc : contes, mangas, BD…

Samedi, j’ai reçu des caisses de livres en don pour Livr’Ensemble. Et j’ai un peu discuté avec le monsieur… il va partir en voyage pour une durée indéterminée et vers des destinations pas encore fixées ! Lui et sa compagne ont dû faire un tri dans leurs livres et ils se sont arrêtés sur un chiffre : 50 livres à garder 😱 Oufti ! J’ai été surprise. Je suis, pour le moment, incapable d’en faire autant; je crois que rien dans ma PAL, j’en ai déjà 25… ou alors, je garde 50 livres de contes, 50 BD, 50 romans 😄

Aujourd’hui, 8 mars 2022, j’ai reçu un livre par la poste et j’en ai acheté deux autres. Je pourrais vous en parler et je vais vous en parler de bien d’autres, mais pour ce soir, voici mes 3 coups de coeur du jour.

« Un Tanguy chez les hyènes, 30 comportements surprenants des animaux », par le professeur de zoologie de l’université de Liège, François Verheggen et illustré par le belge Stéphane Deprée. Éditions Delachaux et Niestlé.

 » Là où les arbres rencontrent les étoiles », de Glendy Vanderah, ornithologue spécialiste des espèces menacées en Illinois, traduit de l’anglais par Laura Bourgeois. Éditions Charleston.

 » Petites boîtes, par Yôko Ogawa, traduit du japonais par Sophie Refle. Éditions Actes Sud.

Ma première scène, veillée de contes

Un, deux, trois,
Promenons-nous au théâtre à Denis
Quatre, cinq, six
Écouter plein de contes entre amis
Sept, huit, neuf
Dans nos oreilles, il y en aura bien neuf (des histoires et des contes)


Moment magique !

Apéritif musical en accordéon et en chanson.

Quel accueil, ça me détend immédiatement.

Un premier duo ouvre la scène. On part en Italie, on voyage en Belgique dans les mines. Du soleil, du saucisson, (un saucisson, un pain et un fromage de chèvre fait maison), une mine de charbon et… un pipeau qui sauve une vie. Hymne à la vie, tranche de souvenir, voyage, partage.

Après quelques notes de kalimba, on fait un bon dans le monde et dans le temps. Histoire intemporelle dans un désert en Afrique. Une pause ornithologique où l’on apprend la patience grâce à un vautour bien sage et où l’on découvre l’impatience d’un épervier au destin malchanceux. (mon moment :-) )

Pour rester en compagnie de nos amis les animaux, nous partons dans un étrange pays merveilleux où un lapin-homme ou homme-lapin, perpétue son espèce grâce à la magie, à l’amour et à la musique. Un bout de tissu à découper, des oreilles, un visage à confectionner et à cuire, un corps de tissus à rembourrer, des yeux à coudre… une horloge se sable qui s’égrène, des partitions et un violon et son archet rendent la magie palpable, merveilleuse, accessible.

Et d’où vient cette femme qui a avalé un petit pois et dont le ventre s’est subitement arrondi pour donner naissance à un vaillant petit garçon ? Un petit garçon, un petit frère, le petit dernier de la famille que rien n’effraye, pas même les dragons ni, les plus terribles et effroyables dragonnes ! D’où qu’elle vienne cette maman, d’où il qu’il vient ce petit héros, une chose est sûre, en Ukraine, ce conte encore non traduit en français bat dans le cœur du pays en guerre, et même à ses frontières, loin, très loin, par-delà les fractures des âmes.

Dans une ferme plus loin, c’est la destinée d’une souris, d’un poulet, d’un cochon et d’une vache qui é-meuh le public. Les pièges cruels pour attraper la pauvre petite souris qui n’a rien demandé, qui n’a jamais fait de mal à personne, qui se fait tellement petite qu’elle passe inaperçue dans le placard de la cuisine… et des animaux de la ferme qui ne comprennent pas son problème, pis, qui se moquent d’elle. Un rassemblement d’égoïsme qui finira mal, moi je vous le dis !

Il y en a un pour qui, tout problème trouve une solution. Un petit vieillard wallon a trop chaud en ce jour printanier. Tout ce qu’il cherche, c’est un peu d’ombre, un peu de fraîcheur. Il finira par la trouver d’une ingénieuse façon : grâce à l’ombre d’un arbre. Et ce n’est pas un voisin flamand riche et radin qui va l’empêcher de profiter de ce bien tellement agréable et si bon en cette saison.

Avant de partir, il nous faut revenir en Afrique, au Togo plus précisément. Et nous retrouvons également nos amis les animaux en la personne d’un Tisserin gendarme. Grâce à un champ de coton mûr pour la récolte, nous nous apercevons que l’entente entre espèces vivantes différentes est primordiale pour une vie saine, plaisante, agréable et passionnante. Ne nous fions pas à tout ce que l’on entend, restons ouverts à ce qui nous entoure et la cohabitation n’en sera que meilleure.

C’est déjà bientôt la fin. C’est sans des sous qu’une querelle de voisinage prend le dessus dans cette histoire ! Jeux de mots, jeux de sens, la langue s’en donne à cœur joie et les oreilles ne savent plus où donner de la tête. Un petit dessert unique, exquis, à savourer.

Nous nous disons au revoir, on se quitte dans cette forêt magique et on laisse derrière nous des serpents, des éléphants, des rats et un essaim d’abeilles. Dans cette forêt, derrière nous, il est un homme qui déguste du miel, accroché aux racines d’un arbre étrange. Mais ça, oui, c’est une autre histoire.


Hier soir a été ma première scène. Ma première veillée contée. Ma première rencontre avec le Théâtre à Denis avec Maison du Conte de Liège Verviers.

Un pur bonheur, un moment extraordinaire, un accueil chaleureux, une bienveillance constante, une ambiance magique.

Une nouvelle famille.

Des rires, des émotions, des voyages.

Et j’en suis repartie de là, le cœur battant d’amour pour ces partages, pour cet échange de magie, pour ces nouvelles rencontres. Des bulles d’amitiés contées pétillantes, vivantes, vibrantes.

J’ai été contente de ma prestation, j’étais bien et cela s’est ressenti. Encore l’une ou l’autre petite « correction » et mon 1er conte vivra longtemps. Il grandira avec moi, ne sera jamais le même et c’est ça qui est génial !

Ce premier conte, je le dois à Stéphane Van Hoecke (conteur, animateur et formation aux contes) et à Allassane Sidibe (conteur au Togo). Et bien sûr au site « Contes de sagesse » sur lequel je suis allée sur les conseils de Stéphane et où j’ai trouvé le conte d’Allassane. Merci à toutes et à tous pour ce merveilleux moment inoubliable.


J’espère bientôt pouvoir vous montrer des photos :-)

Perdre la tête

Comme l’explique le titre de mon recueil numéro trois « Démarrer au quart de tour », je suis capable de démarrer très vite un texte créatif. Parfois, il ne me faut vraiment pas grand chose pour que le déclencheur se mette en route directement à la cinquième vitesse !

Le seul problème avec ce démarrage rapide, c’est que parfois, paf, ça bloque, ça coince et je rame, je rame, pour la suite.

Comment expliquer cela ? Je n’en ai aucune idée. Quand j’écris, je ne fais jamais de plan. Des images naissent spontanément, et sans douleur, dans ma tête. Tout ce que j’ai à faire, c’est de décrire les images. Parfois, une histoire entière, complète, avec queue et tête, prend vie sous les doigts qui pianotent mon clavier. Parfois, « la sauce » ne prend pas. Mais je sens qu’il y a quelque chose d’intéressant. Alors, j’arrête d’écrire quand je bloque. Je fais tout autre chose, je change d’activité.

Certaines de mes inspirations sont vraiment étonnantes. J’aime dire que je pars toujours de quelque chose de vrai, un souvenir, un fait réel, une scène à laquelle j’ai assisté, quelque chose que l’on m’a raconté (ou que j’ai compris de travers), une info que j’ai lue dans un livre, une image vue à la télévision, etc.

Pareil pour ici, je suis partie d’un fait réel, à savoir la lecture d’un livre. Mais, comment dire ? Au bout d’un moment, je ne savais plus si ce que j’écrivais c’était ce qui s’est réellement passé ou ce que j’ai imaginé.

Vous avez sûrement déjà entendu parler certains auteurs qui disent qu’ils se sont laissés faire par leur personnage. Qu’ils ont été surpris par un comportement, par une action, par un choix de leur personnage. Ou qu’un personnage secondaire a tout à coup pris plus de place que prévu. Ou qu’un passage ne s’est pas déroulé tout à fait comme l’auteur l’aurait voulu.

C’est une sensation à la fois grisante et affolante. Cela peut faire sourire ou faire peur. Eh bien, pour ma part, j’ai eu cette désagréable impression que je perdais la tête.

Cet album est : Le dessin magique de BAO, de Marie Tibi et Aurélia Fronty, paru aux éditions Gautier Languereau


Le mystère de l’album magique

Il était une fois un livre magique. L’histoire parlait de magie. Les images étaient vivantes, colorées, animées. C’était un livre sur un conte, un conte illustré, un conte japonais, avec, pour héros, un jeune garçon. Le garçon était pauvre et survivait grâce à la générosité et la pitié d’un aubergiste de campagne. Le garçon, pas encore un homme, pour remercier son bienfaiteur de lui donner à boire et à manger, lui offrait en retour de magnifiques dessins qu’il peignait sur les nappes de papier qui protégeaient les tables en bois de l’auberge.

L’histoire raconte comment, un jour, le garçon décide de partir. Le jour de son départ, il offre à l’aubergiste une peinture magique. Sur cette nappe de papier, il a dessiné un oiseau.

  • Dès que vous frapperez trois fois dans vos mains, l’oiseau dansera pour vous, pour vos clients. Il égayera l’auberge de ses plumes colorées, de sa danse magnifique. Mais attention, il ne peut faire ça qu’une fois par jour.

Le conte, bien connu, explique comment l’oiseau prend vie et pourquoi il s’en va un jour après le passage d’un empereur égoïste et méchant.

Eh bien moi, hier soir, j’ai découvert qu’il y avait un autre secret dans ce livre. Une autre magie ! Dans ce livre. Dans cet album illustré, coloré, magique !

Confortablement installée dans mon fauteuil, j’entame la lecture du conte, il faut le dire, magnifique. Dès la première page illustrée, je remarque qu’il y a quelque chose d’étrange en haut du livre. Comme un trou d’un côté, comme une bosse de l’autre ! De mon index, je frôle chacun des endroits pour constater que ce n’est pas une crasse qui est collée ou qui a abîmé les pages du livre, car il n’y a rien qui colle, qui gratte, qui sent. Un peu comme si un minuscule caillou se serait glissé à l’intérieur et aurait marqué les premières pages de ses bords durs et pointus.

Je reviens donc en arrière pour chercher l’origine de ce « défaut ». Et là, à l’intérieur de la couverture, avant même la première page, une bosse, quelque chose de dur est caché entre la couverture et la feuille qui est collée à l’intérieur ! La feuille est épaisse, résistante. Elle ne s’est pas déchirée, mais est désormais marquée ad vitam æternam !  Du bout d’un ongle, je gratte pour voir si je peux l’enlever et, une feuille lisse, retrouver. Mais je crains d’abîmer le livre, plus que ce qu’il n’est pour le moment, c’est-à-dire en excellent état si ce n’est ces petites bosses et petits creux que l’objet en question a formé sur les quatre premières pages de l’album. Bosses et creux que je n’avais pas remarqué avant, ni à ma première lecture, ni à ma seconde !

J’ai chez moi, tout le matériel pour relier, coller des feuilles, pour créer un carnet fait DIY de mes petites mains. Souvenirs d’un atelier de reliure à Redu. Alors, je me lève du fauteuil, je dépose l’album sur la table du salon et je prends mon cutter à la lame fine et aiguisée comme un bistouri de chirurgien. Là, d’une main quelque peu tremblante, je fais une incision aussi fine et petite que possible.

  • Aïe ! Non mais ça ne va pas à la tête ! Me hurle une voix aigüe au fort accent oriental.

Je lâche tout et me recule de la table. Je regarde mes enfants qui sont un peu plus loin, face à la télévision. Soit, ils sont absorbés par le film de super héros qu’ils regardent, soit ils n’ont rien entendu et ce n’est que mon imagination qui me joue un vilain tour. Mes mains tremblent. Je les mets ensemble pour qu’elles se rassurent l’une l’autre. J’ose jeter un regard furtif sur l’album qui n’a pas bougé, qui est toujours là, grand ouvert, couverture intérieure exposée à mon étonnement.

Mes yeux scrutent la chose qui est encore sous la feuille bleue. Ils passent de cette bosse qui bouge subrepticement à la pointe de mon cutter. Pas de sang, ouf ! Mais un liquide d’une autre couleur brille sur la pointe de la lame. Une goutte jaune or entoure l’objet du crime. Pour être sûre que je ne rêve pas ou que je ne suis pas sujette à une crise hallucinatoire, je me pince alternativement la joue d’une main tout en appuyant sur le lieu du crime.

  • Mais aïheu ! Qu’est-ce qu’il ne tourne pas rond chez toi ? Au lieu de me torturer, si tu essayais de me sortir de là. Parce que je dis ça, je ne dis rien hein ! Tu me réveilles brutalement en m’écrasant puis tu me coupes et après tu t’étonnes que je rouspète !

Bon, j’avoue. Ce ne sont pas ces mots précisément qu’il ou qu’elle m’a dit. Mais ça y ressemblait très fort dans l’intonation de sa voix. D’abord une plainte, puis un point d’interrogation accusatif suivi d’une série de cris et de cras se terminant par un mot d’exclamation je dirais. Je ne parle pas le chinois, ni le japonais, pas plus que le thaïlandais ou le coréen. Je ne sais même pas en quelle langue la chose a parlé. Oui, la chose. Ça lui va plutôt bien.

Tout en m’assurant que mes enfants ne vont pas me prendre pour une folle en me surprenant en train de parler à un livre, je dépose un doigt, l’index droit, juste à côté de la bosse qui continue à rouspéter. Je prendrais bien une loupe, mais ma curiosité est tellement grande que l’idée de fait que traverser mon esprit embrumé. Alors j’approche mon visage de l’album. Mes yeux sont à une petite vingtaine de centimètres de mon doigt qui lui-même est à un demi-centimètre de l’étrange bestiole, de la chose bizarre qui parle un langage inconnu. Mon cutter a effectué un travail propre, délicat. Un trait, un seul, une ligne unique, si fine que j’ai dû m’y reprendre à deux fois avant de la trouver. De mon autre main, je pose l’index à gauche de la créature, de l’animal miniature, de la chose riquiqui. Aussi doucement, aussi lentement, aussi délicatement que possible j’écarte le papier. Et là ! Croyez-le ou non, mais un fil doré, une fine patte précieuse, un cheveu d’or, que sais-je, est sorti du livre !! Je cligne plusieurs fois des yeux pour me persuader que l’hallucination n’est pas fausse. La tige, la patte, le fil, le cheveu ou je ne sais toujours pas quoi s’allonge et touche mon doigt ! Je ne sens rien. Ni chaleur, ni froidure, ni morsure, ni décharge électrique. Rien. Je retire ce doigt et le papier se remet en place, aspirant par la même occasion l’extension qui était occupée à sortir.

A ce moment-là, il faut que je vous dise que j’ai paniqué. J’ai pris peur. Oui. Mettez-vous à ma place Qu’auriez-vous fait ? Je n’arrive pas à croire à ce que j’ai vu. Qu’est-ce que ça peut bien être ? Un E.T. ? une toute toute petite araignée ? une créature vivant exclusivement dans les pages des livres ? (de vous à moi, j’en ai déjà entendu parler de ces bestioles, mais les versions diffèrent tellement les unes des autres que je n’y crois pas pour la simple et bonne raison que je n’en ai jamais vu) Un Yokaï ?

Votre version : à venir ;-)

conte japonais
qu’est-ce qui se cache en-dessous ?