Nanowrimo J6 : faut-il vraiment s’arrêter ?

Sixième jour. De la folie. De la pure folie. Je me sens invincible. Je suis déjantée. Plus rien ne peut m’arrêter me semble-t-il.

Soyons un peu sérieux. Ce matin, je me sens bien. Avant-dernier jour de congé. Dernier jour officiel, car demain, jeudi, je ne travaille jamais le jeudi.

Réveil un peu plus tardif : 5h15 ! Il n’est pas 5h30 quand je commence à me relire. Car hier soir, j’avais une idée, mais je ne l’ai pas notée. J’ai laissé l’ordi allumé, mais j’ai fait autre chose qu’écrire, me relire ou « corriger » un passage que je voulais changer. Ce matin, j’étais au taquet ! Je change un truc, tout petit, à peine un mot pour un autre, mais qui revient plusieurs fois… ça ne change pas mon quota de mots ;-)

Et puis, je relis mes notes, mon « plan », mes idées à ne pas oublier, pour que l’histoire tienne la route et que ça ne parte pas (pas trop) dans tous les sens.

Musique celtique dans mes oreilles. Écouteurs de remplacement, car mes écouteurs fétiches sont cassés, enfin, le son ne va plus dans une oreille. Et ça fait « schhttt, schhhttt », c’est enquiquinant au possible.

Parée, connectée à mon univers ahurissant, motivée pour avancer.

Ce matin, j’avais un but : expliquer une action, détailler un passage, réaliser un « vœux », rentrer dans un moment important, le « nœud » de l’histoire, la quête de ma petite héroïne.

Chose faite… et j’ai même pu faire « revenir » un personnage auquel je voulais donner davantage d’importance. Génial !

Après deux bonnes heures d’écriture, je me suis arrêtée. Il allait être bientôt 8 heures, il faisait déjà « clair » dehors, j’avais soif, j’avais envie de mon thé citron, avec du vrai citron et du vrai sucre (rires). J’ai eu du mal à m’arrêter. Je voulais continuer, mais comme hier matin, les images se bousculaient dans ma tête et je ne savais plus par quel bout continuer. Alors, j’ai préféré m’arrêter pour pouvoir mieux reprendre tantôt, si j’en ai envie, ou demain matin.

J’ai également pu intégrer le titre d’un livre, le douzième. Parlons un peu des titres des livres que j’ai souhaité intégrer dans mon histoire, dans mon texte.

Certains titres ont peu d’importance dans le texte, tandis que pour d’autres, c’est tout l’inverse.

Exemples :

  • La forêt aux violons, de Cyril Gely. Il apparaît rapidement dans mon texte, mais une seule fois, je n’en parle plus après. Mais je sais qu’il va revenir plus tard, plutôt vers la fin de mon histoire, dans le dénouement.
  • La rivière à l’envers, de Jean-Claude Mourlevat. Titre, élément, très important. Petit à petit, cette rivière est devenue un élément primordial dans mon univers.
  • Le souffleur de nuages, de Nadine Monfils. Pas encore intégré dans mon texte, mais je n’en suis qu’à la moitié voir au tiers de mon histoire. J’imagine, j’aimerais qu’il soit important, qu’il joue le deuxième rôle, un ami de mon héroïne ou un ami de son ennemi :-)

Au moment où je vous écris ces quelques lignes, des idées arrivent ! Des images. Je respire avec mon histoire, je dors avec mon histoire, je vis avec mon histoire. C’est un peu de trop parfois. Mais je n’y peux rien. J’ai décidé que durant ce mois, durant tout le mois d’avril, je serais immergée par l’écriture et par mon imaginaire. Je vis donc dans un autre monde. Un peu à côté de mes pompes, comme on dit. Et par moment, je trouve cette sensation extraordinaire. Durant d’autres moments, ça m’oppresse, ça m’étouffe. Alors, je lis, je fais le vide, je dors. Mais j’ai du mal à me déconnecter autrement. Je ne sors pas, ou très peu.

Nanowrimo J5 : rien ne sert de se presser, il faut écrire à temps

Cinquième jour du défi d’écriture. Pour rappel, je me suis fixé deux objectifs principaux pour moi :

  1. intégrer 30 titres de livres dans mon histoire
  2. arriver à 25.000 mots à la fin du mois

J’avance toujours bien, même si ce matin, j’ai ramé, pataugé, perdu pied. J’écris toujours à l’aveugle, sans plan. C’est bien, car ça peut donner de belles surprises, mais l’inconvénient, c’est qu’il y a parfois trop de choses qui arrivent et que j’en oublie quelques-unes en cours d’écriture.

J’étais bien derrière mon clavier à 5h du matin, motivée, mais… pas moyen de me fixer les images dans ma tête pour la suite. Les directions partaient dans tous les sens. Je ne savais plus de quoi parler ! J’ai donc écrit 800 mots en deux heures, soit le double du temps par rapport aux premiers jours. Cela s’explique. A chaque fois que j’alignais une ou deux phrases, je reposais ma tête sur la table ! Normal que ça a pris bien plus de temps…

Mais fin de matinée, mon histoire ne me quittait plus. Dans ma tête, mes personnages avançaient tout seuls. Un plan se dessinait. J’ai donc repris mon ordinateur, mon fichier texte, mon histoire et hop ! j’ai poursuivi, j’ai corrigé la direction, j’ai posé un nouveau « chemin ».

J’ai mis, après mon histoire, une liste des idées pour la suite à tenir, les choses auxquelles je dois penser, ne pas oublier, l’évolution des personnages, etc.

J’ai comptabilité le nombre de mots avant cette liste (car à elle seule, ils totalisent 750 mots : ouch !!)

Nanowrimo J4 : trouver son rythme

Quatrième jour du Nanowrimo et j’ai déjà l’impression que ça dure depuis dix jours tellement j’ai écrit. Je n’avais plus rien écrit sur cette longueur depuis… 1 an. Oui, en avril 2021, j’avais écrit « La petite fille du Togo » en quelques jours. J’avais une idée plus précise qu’aujourd’hui. Je savais ce que j’avais envie d’écrire, je connaissais déjà ma petite héroïne, j’avais le « pouvoir magique » des animaux. Quand j’ai commencé à parrainer pour de vrai, le petit Gédéon, au Togo, toute la trame de mon livre est venue en une fois. L’histoire de sa vie, sa véritable histoire, un drame, serait mon démarreur.

Ici, j’écris à « l’aveugle ». Comme je l’expliquais hier, je ne sais jamais ce que je vais écrire quand j’ouvre mon ordinateur le matin. Quand je clôture une séance d’écriture, je laisse plein de possibilités à mon imagination pour le lendemain. Elle n’a que l’embarras du choix je diras :-)

Sur les petites feuilles que j’ai accroché sur ma bibliothèque, pour avertir ma petite famille de mon défi d’écriture durant tout ce mois d’avril, j’avais imaginé ceci :

Précision : je me réveille spontanément à 4h30 – 5h, généralement, dimanche compris (grâce à mes chats). Je vais dormir assez tôt, 22h au plus tard. Ceci explique cela ;-)

Si j’étais hyper motivée au J-1 et au J1 du Nano où je me suis préparée mentalement, et où j’ai écrit en effet entre 5h et 6h et entre 20h et 21h, je n’ai pas tenu ce rythme. Le matin est toujours le moment où je suis la plus active, la plus inspirée, la plus dynamique, la plus… survoltée. En effet, une fois le souper avalé, grosse baisse d’énergie et de volonté pour écrire. Mais cela n’est pas grave, car je pense que j’ai trouvé un certain rythme dans tout ce chaos. J’écris environ 1000 mots/ heure. Si j’ai le temps, je peux écrire deux heures d’affilée et donc aligner plus ou moins de 2000 mots.

Le 1er avril tombait un vendredi. J’étais aphone et fatiguée ce jour-là, mais j’ai été travailler et j’ai conduit les enfants à l’école. Ce premier jour, j’ai donc écrit une heure le matin et une heure le soir.

Samedi 2 avril, j’ai écrit deux heures le matin.

Dimanche 3 avril, cataschtroumpf ! J’ai subi de plein fouet un violent vertige (VPPB pour les connaisseurs et connaisseuses) qui a démarré à 4h du matin quand j’ai voulu me tourner dans mon lit, pour me mettre sur le côté gauche et dormir encore une demi-heure ou une heure selon les réveils-chats. Terrible erreur qui m’a coûté 4 heures d’intenses vertiges, de nausées, de frissons, de maux de tête… Après qu’il soit « parti », que j’ai fait deux siestes, pris un cachet contre ce genre de vertiges, mangé un bout à midi, j’ai pu (j’avais tellement envie, les doigts me démangeaient) écrire mes 2000 mots l’après-midi. Sauf que ça m’a pris plutôt trois heures, car cerveau au ralenti.

Grâce à ce VPPB (ou plutôt grâce à ma microkiné), j’ai donc retrouvé ma voix après 12 jours d’aphonie ! Après le vertige, c’est une nouvelle douleur qui m’a enquiquiné grave (pour rester polie) : névralgie d’un nerf trijumeaux !! Jamais eu ça et je peux vous dire que, oui, des décharges électriques dans la face, ça fait un mal de… dragon !

Bref, les petits bobos, le stress, la fatigue s’accumulent pour le moment chez nous, dans la famille. Étant donné mon extinction de voix totale fin de la semaine dernière, j’ai pris congé début de cette semaine pour récupérer. Mon boulot consiste à 80% de mon temps à répondre au téléphone… ça ne le fait pas en chuchotant. Belle idée que j’ai eue. Même si j’ai retrouvé ma voix, le vertige et le nerf trijumeaux de m…e m’ont complètement épuisée.

Ce lundi 4 avril, j’étais bien réveillée à 5h, mais alors là, aucune mais absolument aucune envie d’écrire. J’ai fait le strict minimum pour les chats (remplir leur panse affamée), puis zou, re dodo. Et ce n’est qu’au milieu de la matinée que j’ai pu émerger et m’installer derrière mon clavier pour pianoter tranquillement mes 2000 mots du jour :-)

En plus de mon quota quotidien de mots que je pense avoir trouvé et que je vais essayer de garder un maximum afin de pallier aux jours « malade » ou « pas envie » ou « sans énergie » ou aux jours « j’en ai marre » qui vont arriver à mon avis vers la mi-avril, j’écris un article, que vous lisez en ce moment-même, sur mon blog et je partage des photos ou quelques mots dans le groupe Nano du camp d’avril sur FB qu’une copine d’écriture a ouvert.

Je ne pourrai bien sûr pas faire cela tous les jours, même si j’en aurai envie, pas sûre d’en avoir le temps quand je reprendrai le travail !


En ce 4e jour de Nanowrimo, je vous livre d’autres détails sur mon histoire :

  • Une Mésange cendrée est l’un des animaux disparus que je décris
  • Un château dans les nuages est le repère secret d’un couple étrange
  • Mon héroïne a un pouvoir particulier extraordinaire

NaNo J3 : suivre un plan ou pas ?

On est dimanche. Je n’ai pas pu écrire très tôt le matin, en cause une crise de VPPB (Vertige Positionnel Paroxystique Bénin) qui m’a bousillée la fin de ma nuit et qui a duré 4 heures d’horreur.

C’est donc fin de matinée et surtout dans l’après-midi, quand je retrouvais enfin toute ma stabilité, tout mon équilibre, que je me suis mise au clavier. Je n’ai pas regardé l’heure.

Encore une fois, j’ai été là où je ne m’y attendais pas. La seule piste que je suis, ce sont la quinzaine de titres de livres que j’ai noté et que j’aimerais intégrer dans mon histoire. Mon personnage, une petite fille de 8 ans, commence à se dessiner plus précisément dans ma tête. Un grand frère de 20 ans est arrivé. Mon héroïne principale est orpheline de père. Un ami du héros, un ami de ma petite fille est né sous les traits d’un personnage particulier : Le Maître des Livres.

Je ne vous en dirai pas plus, si ce n’est que dans cette histoire, il y a des animaux (comme d’habitude), une quête, de la magie et des livres. Je ne suis pas encore arrivée à l’ennemi, mais j’en ai déjà parlé, il est déjà présenté brièvement.

Vous avez deviné, ça ressemblera encore une fois à un conte.

Mais ça part dans tellement de directions auxquelles je ne pense pas quand j’écris, que j’ai débuté un cahier où je prends des notes pour ne pas m’y perdre (rires). Je ne suis pas de plan précis, je n’ai jamais réussi à faire ça, mais ce qu’il y a de différents dans ce Nano, c’est que quand j’ouvre l’écran de mon ordinateur, je ne sais JAMAIS ce que je vais écrire. Je relis les dernières phrases, les images s’animent, et le feuilleton démarre et se poursuit au fur et à mesure que j’écris. C’est génial je trouve !

Ce qui est assez surprenant, vraiment, pour moi, c’est que je ne m’arrête pas après x heures ou après avoir écrit x mots. Non. Je « sens » quand c’est le bon moment pour arrêter. La dernière phrase est assez ouverte pour me permettre, demain, d’imaginer la suite. Je n’ai pas encore eu besoin d’image ou de phrases piochées un peu au hasard dans des revues que j’ai chez moi. Ces démarreurs ne me sont pas encore nécessaires. Peut-être un peu plus tard ? Qui sait ?

J’en suis à 11 titres de livres déjà intégrés ! Deux sont venus presque naturellement, sans y penser vraiment.

J’avance un peu plus que nécessaire, sait-on jamais qu’il y ai des jours où Miss Inspiration me fait faux bond ou que je sois tellement malade pour être incapable d’ouvrir mon ordinateur :-(

Une petite photo pour illustrer ma progression, mon avancée…

Je vous présente Sethi, le premier caprin que ma fille a commencé à parrainer au refuge Animal sans toi…t. Il a été adopté rapidement et aujourd’hui, son nouveau « neveu » s’appelle Gordon.

Nanowrimo J2 : il neige

Depuis hier, en Belgique, il neige. La poudreuse immaculée tient sur les toits et les voitures dans la rue. Ambiance particulière pour un printemps déjà là, cassé dans son envolée de soleil, de lumière et de chaleur.

Le petit thé d’hier soir m’a tenu éveillée jusque 22h passées. Mais je n’ai pas écrit jusque là ! Par contre, pas lu comme d’habitude avant de m’endormir et le train du dodo a été long à arriver. Mes chats-réveilles-matins n’ont pas failli à leur rôle. À 4h20, ils étaient là, le petit de bientôt un an, à me marcher dessus (ça devient une habitude, grrr), à ronronner, à se frotter à moi… Lui qui d’habitude est sage comme une image le matin, ça fait deux jours qu’il est remonté à bloc, sur des ressorts et des ronrons infinis dès potron-minet ! J’ai beau le chasser, lui souffler dessus, rien n’y fait. Je voulais dormir jusqu’à 5 heures, mais il en a décidé autrement. Et dire que je leur ai donné à manger une ration de viande supplémentaire très tard hier soir pour essayer de les faire dormir jusque là. Ils sont plus malins que moi ces chats (rires)

J’étais donc d’humeur maussade au réveil. En mode automatique, je suis allée vider ma vessie et je leur ai donné à manger vers 5h15, en traînant les pieds. J’ai attendu que chacun mange sa gamelle, car la femelle a un peu mal au ventre ces derniers jours et est difficile. Elle a d’ailleurs mangé du bout de la langue.

5h35, je sors mon portable, le branche, l’allume. Pfff, l’image d’accueil a déjà changé et c’est une ville illuminée qui me salue. Je n’aime pas les grosses villes.

Je m’installe, mais pas très motivée. Allez hop ! On va se chercher une grosse tasse de chocolat. Le rituel, faut pas l’oublier. Important.

Mes écouteurs sont abîmés. Depuis hier, il y a un faux contact à la base du connecteur :-( je dois chipoter pour que la musique passe dans les deux écouteurs.

M’enfin, me voilà installée. Et avec ça, musique celtique dans mes oreilles, goût chocolat dans la bouche, je démarre.

Je mets en gris les 150 mots que j’ai écrit à la fin, hier soir. Je n’aime pas, je veux écrire autre chose. Mais dans le challenge Nano, on ne supprime rien, chaque mot compte, même ceux pour la poubelle ultérieurement.

Si le démarrage a été plus long, il m’a suffit de relire mes notes sur mon gsm, relire un titre ou deux de livres et ça y est, j’étais partie. Après une heure entière d’écriture, je regarde le compteur automatique de mon traitement de texte : + 1000 mot ! Quand je suis inspirée, c’est à peu près donc ça ma moyenne.

Je voulais arrêter, en me disant que j’avais déjà bien « travaillé », mais j’avais envie de continuer, d’avancer un peu, encore une petite idée à caser, un passage en image qui titillait le bout de mes doigts et que je voulais mettre en mots.

photo d’octobre 2021 : Héra que le froid ne dérange pas

Si vous voulez une idée de titres de livres, en voici un que j’ai déjà casé dans mon texte. Livre que je viens de lire et qui m’a bouleversé. Que j’ai adoré. Et dont je vais en parler d’ici peu :

Là où les arbres rencontrent les étoiles, de Glendy Vanderah (clic pour lire résumé, avis et extraits sur Babelio)

NaNo J1 : ma journée en détails

Hier soir, 31 mars, j’étais hyper motivée à faire tout pour démarrer ce Nano sur des chapeaux de roues. J’ai commencé à écrire sur du papier brouillon tout ce qui me passait par la tête afin de prévenir mes enfants et mon amoureux de ma participation à ce défi d’écriture. Autrement dit : ne pas me déranger :-)

Ce matin, réveil à 4h20 environ (merci le chaton d’avoir marché sur moi !). Quel jour était-on ? Vendredi ou samedi ? Trois secondes d’hésitations, puis « oh ! on est vendredi 1er avril, c’est le début du Nano, zou, lève-toi ! « . Et puis après « Merci Orion de m’avoir réveillée si tôt. » Car oui, je n’ai pas de réveil. J’ai un réveil disons presque naturel : trois chats. Il y en a toujours bien l’un ou l’autre pour me réveiller entre 4h30 et 5h30…

Après avoir donc nourri les monstres, me voilà prête à écrire une heure. Mais préparons-nous d’abord un petit rituel :

  • une boisson (chaude ou froide), ici, chocolat chaud
  • mes écouteurs aux multiples fonctions : 1) musique 2) ne pas entendre les chats 3) ne pas réveiller la maisonnée
  • mon ordinateur portable (avec en plus, une chouette image pour moi)

Mes objectifs à atteindre pour ce Nano un peu spécial (où j’adapte à ma sauce le défi) :

  • intégrer dans mon texte 30 titres de livres
  • écrire tous les jours
  • 25.000 mots

Au petit matin, l’inspiration vient bien, bon rythme, bonnes idées, dynamisme, motivée, etc.

Ce que j’adore dans ce jeu, parce qu’il s’agit vraiment d’un jeu d’écriture pour moi, un challenge sympa qui me booste et me pousse à écrire, c’est que c’est de l’instantané, du direct, de l’irréfléchi. Je peux avoir un plan, celui-ci peut changer en cours d’écriture. Je peux avoir une idée pour un passage, un personnage, il peut tout autant changer, un peu, beaucoup, tout à fait ! Et c’est ce qu’il s’est passé ce matin.

J’avais écrit quelques notes dans mon gsm, des idées, comme le fait de m’inspirer de 30 titres de livres que j’ai chez moi, de prendre certains titres comme lieu d’une action, un personnage, un ennemi. J’avais même déjà noté une quinzaine de titres de livres. Puis j’ai rajouté « prendre des images ou des phrases dans des magazines en cas de panne d’inspiration, comme démarreur ».

En deux jours (du 28 au 30 mars), j’avais arrêté l’idée d’écrire un nouveau conte pour enfants, avec bien sûr, des animaux. Mais j’avais deux directions, j’hésitais à choisir celle-ci ou celle-là…

7h40 : Ce matin, quand j’ai ouvert une page blanche de mon traitement de texte, je n’avais donc encore aucune idée précise de mon personnage, son âge, son sexe. Juste un enfant. J’ai mis en titre « Mon NaNo » en grand et en rose foncé. J’ai enregistré le fichier. (j’ai le raccourcis clavier compulsif « CTRL S » pour sauvegarder) En rose, parce que j’en avais envie à ce moment, de cette couleur ;-)

Très vite, le prénom de mon héros est arrivé : ce sera une petite fille. Et puis, en écrivant ce prénom, le titre d’un album illustré pour petit enfant est venu. Paf ! J’avais ma première phrase. Mon démarreur. Et j’étais partie.

Les mots et les phrases, les images et les scènes se sont suivies naturellement. C’est comme ça que j’écris. J’ai des images qui se forment dans ma tête, à partir d’un mot, d’une phrase, d’une photo, d’un son, et hop, mon imagination fait le reste. Une heure plus tard, j’avais plus d’un millier de mots et une direction un peu différente de ce à quoi je m’attendais ! Je démarre souvent un texte créatif à partir d’un fait réel, vécu, entendu, vu, lu, etc. Et là, dans cette histoire, dans mon NaNo d’avril 2022, je n’échappe pas à mon destin.

L’écriture est un exutoire, une thérapie pour moi. Suite à un choc émotionnel, je suis devenue aphone. Mes cordes vocales sont figées. Plus de son, que des chuchotements. Et là, dans le début de mon histoire, j’appuie là où ça fait mal. Pour pouvoir mieux me réparer, mieux guérir et mieux soigner. C’est ça qui est magique avec les mots, on peut en faire ce qu’on en veut, on peut jouer avec eux, les faire vivre des tas de choses incroyables. Nos personnages fictifs, même s’ils sont tirés de gens que nous connaissons, on peut les maltraiter, les tuer, les ressusciter… On peut les aimer, avoir peur pour eux, on peut les faire tomber malade, on peut les soigner… Souvent, quand on est pris dans une fièvre d’écriture, on est dans un tourbillon d’émotions, on est sur un petit nuage, on est dans un autre monde. Et parfois, oui, nos personnages peuvent décider eux-même de leur vie. Ils peuvent nous surprendre, nous faire rire, nous faire pleurer.

6h00 : il est l’heure de prendre ma douche.

6h15 : je réveille les enfants.

7h40 : les enfants sont à l’école.

8h00 : ma journée de travail commence.

20h30 : après seulement une toute petite heure d’écriture, et malgré un nouveau thé citron pour me tenir éveillée, je n’ai plus ni l’envie, ni l’énergie ni l’inspiration. Cela ne sert à rien de forcer. J’ai déjà très bien écrit je trouve, bien plus que le quota que je m’étais fixée pour ce premier jour.

Alors, je fais cet article pour vous ;-)

+ 1000 mots ce soir et un titre en plus dans ma série :-)

Nanowrimo en avril, sur le fil

Les choix et les décisions sont parfois rapides, fugaces, difficiles. En tous les cas, pour moi, ce n’est jamais simple. J’ai toujours pensé et dit ouvertement que trop de choix tuent mon choix.

Aujourd’hui, 28 mars 2022, j’ai décidé sur un coup de tête, de participer au camp Nano. Pour rappel, le Nanowrimo est un challenge d’écriture international qui permet à tout le monde de se motiver à écrire beaucoup en peu de temps. Le Nano officiel, c’est en novembre. Vous « devez » écrire 50.000 mots en 30 jours. Comme il n’y a rien à perdre mais tout à y gagner, même si vous n’arrivez pas au bout du temps, au bout du compte de mots, énormément de gens y participent, soit en solo, soit en groupe, en se retrouvant dans des cafés, à la maison. En avril et en juillet, il existe des « camps », qui jouent le même rôle (écrire 50 K de mots en 1 mois), pour nous faire patienter.

J’ai déjà eu l’occasion de jouer le jeu. Parfois je suis arrivée au bout, mais le plus souvent, je n’y arrive pas, tantôt car je ne tiens plus le rythme, tantôt car les 50.000 mots sont bien de trop pour moi qui écrit toujours des nouvelles ou des contes relativement courts. Mais toutes les occasions m’ont permis de rebooster mon envie d’écrire. Durant ces instants où j’écris, je suis gonflée à bloc, mon imaginaire et ma créativité flirtent avec les étoiles, je me sens sur un petit nuage de bien-être.

C’est à l’occasion d’un Nano, celui de 2019, que j’ai écrit et autopublié « Raconter des salades… de contes ». Je m’y étais préparée à l’avance. J’avais un « plan », j’allais détourner des contes à ma sauce. Pour ce faire, j’avais l’aide précieuse d’un livre fantastique de Mireille Pochard (clic sur son nom pour découvrir un article traitant sur ce sujet).

J’ai accepté cette idée avec moi-même, cette idée folle, suite à un post de Katia (autrice liégeoise fantastique) sur FB. Elle a enclenché la machine (clin d’œil au titre de son dernier livre) et va participer à ce camp d’avril du Nano pour écrire une suite à ce livre. Elle demandait simplement si dans la salle virtuelle, il y avait d’autres personnes que ça intéresserait. Pour nous automotiver, nous autocongratuler, avancer chacun, chacune chez soi, de son côté, mais partager nos doutes, nos progrès, nos encouragement respectifs ;-)

Je suis dans mon cheminement de contes, mais voilà 8 jours que j’ai une extinction de voix (en plus des microbes qui m’ont rendue bien malade avant) et que je ne sais donc pas répéter un nouveau conte pour la prochaine veillée fin de la semaine. Et comme l’envie de reprendre le clavier me titille, je me suis lancée, sans bouée, sans protection !

Je ne vais pas m’inscrire officiellement au camp Nano, car j’ai mes propres objectifs qui diffèrent :

  • écrire tous les jours, un peu, beaucoup, passionnément ou en ronflant
  • utiliser des titres et des couvertures de livres qui sont dans ma bibliothèque (au nombre de 30 pour coller au nombre de jours d’écriture du challenge ?)
  • quand j’ai une panne d’inspiration, utiliser des images, des phrases que je peux trouver dans des magazines que j’ai chez moi, qui serviront de déclencheur(s)

Et un autre que je viens de rajouter, car sur les 5 Nano auxquels j’ai participé, j’en ai terminé trois en étant à la moitié de l’objectif de ce défi.

  • 25.000 mots

Je n’avais pas encore d’idées jusqu’ici. Sur quoi j’allais bien pouvoir écrire ? Une longue histoire ? Différents petits textes (au nombre de 30, soit un par jour) ? Des textes qui vont avoir un thème identique ou pas du tout ?

Et puis voilà, dimanche matin, la révélation. Sans y réfléchir, simplement en regardant ma bibliothèque, j’ai trouvé ma ligne conductrice. Cela sera vraisemblablement encore un conte ou un recueil de contes… bah ! Oui ! On ne change pas une équipe qui gagne ;-)

Si vous aussi, vous voulez jouer avec moi, sans aucune contrainte ni obligation, vous pourrez retrouver des images, des phrases, des titres et des photos de livres que j’aurai utilisés, que je vais utiliser, pour mon « petit » défi bien sympathique.

Je vais essayer de respecter une publication hebdomadaire pour partager avec vous ma progression et pour vous mettre « en vrac » les déclencheurs des jours précédents.

Dans cette attente, voici un graphique et petite photo pour bientôt démarrer sur des pattes d’oiseau d’eau :-)

Pour avoir une belle montée régulière, je devrais écrire +/- 800 mots par jour
Cette poule d’eau avance doucement mais sûrement vers le 1er avril, date du grand départ