Yokai Ippai est un jeu de société sur la cuisine et les monstres au Japon.
Avec ma fille, nous y avons joué 2x. La première fois, ce fut un peu long, le temps de lire le mode d’emploi et de nous familiariser avec le jeu, ses possibilités et ses trucs et astuces.
La deuxième fois, ce fut un peu plus court, mais nous y avons joué entièrement comme il faut, c’était encore plus gai. Et cela nous a donné envie d’y rejouer bientôt encore. (Je ne suis pas mauvaise perdante, à chaque fois, ma fille me bat, mais j’ai tellement de plaisir à jouer que je ne râle pas trop ! :-) )
Le but du jeu : Préparer des recettes de cuisine avant que tous les yokai (monstres) ne dévorent les ingrédients et gâchent a fête du Royaume.
C’est un jeu qui a été imaginé par une française et dont la fabrication et commercialisation à durée déterminée a pu être possible grâce à la plateforme de soutien « Ulule ».
Le jeu est très bien pensé, imaginé, fabriqué. Dans des matériaux solides, l’auteure a elle-même illustré le plateau, les cartes et le livret. Le jeu est accessible pour les enfants dès 8-10 ans, sans problème. Tant sur les cartes que dans le livret, on découvre aussi la langue japonaise.
C’est avec une grande joie et fierté que je vous présente mon, notre, premier recueil de haïkus.
Ce petit livre d’une soixantaine de pages tient entre ses pages la créativité et la passion de trois femmes. Une centaine de haïkus (petits poèmes qui nous viennent du Japon), une poignée d’aquarelles et quelques petits dessins en noir et blanc se partagent la place dans ce livre.
Francine, Christine et moi-même Cécile vous présentons « Petites bulles de poésie entre amies ».
Vendu au prix de 8 euros hors frais d’envoi, tous les bénéfices sont entièrement reversés à l’association « Maison Bien-Être » de Charleroi.
Disponible chez moi ou sur le site de l’imprimeur (pour la Belgique, la France, et même au-delà)
Comme il y a deux ans, ma fille et moi sommes allées à un atelier à Redu. L’atelier Double Page nous a encore une fois permis de passer un excellent moment. Après quatre heures, à notre aise, sans pression, avec beaucoup de bienveillance, de patience et de sympathie, nous sommes reparties chez nous avec quatre carnets faits de nos petites mains. Quatre carnets reliés selon une technique qui nous vient du Japon.
Pour avancer, pour m’obliger à essayer dessiner un petit peu tous les jours, pour partager, pour m’amuser, j’ai imaginé ce jeu. Un jeu, un défi, un challenge. Autour du dessin, du coloriage, de la peinture.
Le thème : kawaii (mignon en japonais). Le but : s’amuser, partager, avancer à son rythme et avec son envie.
Si vous voulez me rejoindre, n’hésitez pas à me le dire en commentaire, par email, par facebook :-)
Bon amusement !
Et comme je n’ai pas pu attendre le 4 juillet pour commencer à dessiner, voici mon premier dessin, mes premiers dessins. Le panda n’est pas parfait, mais ce sont ces petites imperfections qui font toute sa personnalité (rires). De plus, l’encre a coulé à deux endroits quand j’ai commencé à gommer les traces de crayons. Ce n’est pas grave, j’ai pris plaisir à lui donner vie.
J’ai classé ce défi dans la catégorie « art thérapie », car je n’ai pas encore créé la catégorie « dessin ». Toutefois, j’hésite à créer cette dernière, car dessiner, pour moi, fait un peu office de thérapie. Cela m’apaise, me calme, me permet de vider ma tête, de me recentrer, de me ressourcer… tout en m’amusant.
Il était une fois une petite fille qui était née à Soignies. Cette petite-fille s’appelait Marie-Claire.
Marie-Claire avait un rêve : conter, raconter, partager une histoire ; monter un spectacle qui serait applaudi, qui serait plébiscité, qui serait reconnu, apprécié à sa juste valeur. Un spectacle, une histoire, un partage qui la ferait voyager. Qui la ferait rêver. Qui la ferait aimer. Un spectacle, une histoire qui serait nourrie d’une cause qui lui tient fort à cœur : la place de la femme dans la société, dans la vie. Une place parfois non reconnue à sa juste valeur, une place parfois trop éloignée de la réalité de la vie, une place parfois mal défendue, mal reconnue, mal racontée. Une inégalité qui est en progrès. Progrès trop lent.
Un jour, Marie-Claire s’inscrit à une formation sur l’art oratoire. Elle découvre Hamadi El Bousbi et les contes. Révélation. À plus de 50 ans, elle se sent enfin libre de partager ses valeurs, ses convictions, ses rêves. Qu’est-ce qu’elle aime cette place : en scène, devant un public, avec juste elle, son corps et sa voix. Comme elle aime dire « rien dans les mains, rien dans les poches ». Être elle, entièrement, pleinement. Transmettre et partager une histoire personnelle ou une cause qui lui tient à cœur avec uniquement sa présence, sa voix, ses gestes, son regard.
Avec des amies conteuses et amis conteurs, elle fonde « Parole Active », puis quelques temps après, après, « La Maison du Conte et de la Parole de Liège ». Nous sommes en 1992. La petite fille a bien grandi, devenu femme, devenue épouse, devenue maman, devenue grand-mère.
De voyage en voyage, de conte en conte, d’histoire en histoire, Marie-Claire partage. Marie-Claire parle. Transmet. Donne. Elle écrit des poèmes, des contes, des histoires. Elle monte des spectacles. Elle donne vie à un livre.
Elle chemine dans cet art de la parole avec douceur, détermination et plaisir.
Copyright : ? (Si l’auteur.e de la photo se reconnaît, qu’il/elle me le signale pour que je puisse mettre son nom. Merci)
Durant toutes ces années, elle a vu la place du conte et du conteur évoluer, changer. Avant, il y avait beaucoup de demandes et peu de conteuses, peu de conteurs. Avant, il y avait davantage d’argent pour cet art, pour cet outil oratoire. Avant, il y a plus de demandes et moins de professionnels, donc plus de travail pour eux. Si aujourd’hui, le conte est davantage reconnu par le ministère de la culture (au côté du théâtre dans la rubrique « spectacle vivant »), s’il y a même bien plus de conteuses et de conteurs, il y a moins de subsides et les enveloppes prévues pour le conte, moins grosses. L’évolution du conte et des conteuses et des conteurs, en Belgique, reste encore assez mal déterminé.
Pour Marie-Claire, le conte traditionnel reflète assez bien la société : le héros est souvent de sexe masculin qui doit résoudre une quête et qui vit plein de péripéties. Quand il y a une fille, celle-ci est uniquement récompensée parce qu’elle est charitable. On en revient à la place de la femme. Un sujet très important pour elle : la grossesse de la femme et son accouchement. Pour elle, c’est la plus belle chose et le plus incroyable travail que peut faire la femme, uniquement la femme. Pendant longtemps, elle a cherché un conte qu’elle pourrait s’approprier et qui raconterait cette incroyable histoire, l’histoire d’une femme, histoire d’un travail, histoire de naissance. Une véritable histoire d’une femme enceinte, d’une héroïne qui accouche, qui donne la vie. Longtemps, elle a cherché. Des accouchements symboliques, ça ne manque pas. Mais le véritable enfantement, elle n’a pas trouvé. Alors, elle a écrit. Oui, elle l’a écrit. Son histoire, son héroïne.
Marie-Claire est marquée par ce conte qu’elle n’a pas trouvé. (Si vous en connaissez, surtout, n’hésitez pas à partager avec elle !) Alors, entre temps, elle a écrit Almeya. Almeya qui a du mal à tomber enceinte. Qui se voit conseiller de donner son premier enfant à la mer. Almeya qui attend finalement un heureux évènement a peur à présent de l’accouchement. Alors, la peur se transforme en travail. Ce conte personnel, Marie-Claire l’a eu en gestation, l’a porté en voix, l’a mis au monde, sans douleur, comme pour ses trois enfants auxquels elle a donné vie.
Un autre jour, ailleurs, du côté de Chiny, Marie-Claire présente un spectacle plus long, d’environ une heure : La genèse en gros sabots. Entre ses conteries, ses veillées contées, son travail dans diverses associations de contes et les formations qu’elle donne, Marie-Claire était là, à Chiny lors d’une journée professionnelle. Et là, son rêve s’est réalisé ! Dès le départ La Genèse en gros sabots est bien accueillit, remarqué, plébiscité. On lui demande de revenir, d’aller de-ci, de-là, ici et là-bas. C’est le conte qu’elle a le plus partagé, qui la fait le plus voyager. Marie-Claire a une préférence pour un public varié, d’adultes. La genèse en gros sabots ne s’y trompe pas. Interdit aux plus jeunes oreilles, la conteuse est en joie quand elle entend les rires du public. Elle est heureuse de voir l’air embarrassé de certaines personnes, entre autres les curés et les pasteurs. Son spectacle raconte la genèse d’Abraham à Joseph. Il parle entre autres de la fécondation de femmes ménopausées et de bien d’autres sujets délicats. C’est raconté avec dérision et raison, mais aussi pour dénoncer l’absurdité de certaines paroles qui n’ont jamais été remises en cause. Et elle le raconte avec l’accent picard pour honorer ses origines.
Des contes et des histoires, Marie-Claire en raconte et elle en écrit. Parfois grâce à une inspiration savamment dosée, parfois sur commande. Les lieux et les publics ne sont pas toujours bienveillants, plaisants, agréables. Si pour la plupart des présentations, elle prend beaucoup de bon temps et de plaisir à conter et à transmettre, parfois, un petit caillou vient briser l’instant magique. Comme cette fois où une bande d’adolescents est arrivée pour jouer les perturbateurs. Ça a tout gâché. Mauvais souvenir. Parfois, en maison de repos, ce n’est pas de tout repos non plus. Entre jongler avec l’un ou l’une résidant.e qui n’a plus toute sa tête et les interruptions des soignants pour venir en chercher d’autres, il n’est parfois pas aisé de tirer son épingle du jeu. Heureusement, il y a bien plus de bons moments que de mauvais.
Marie-Claire chemine dans les contes comme une abeille butine dans les fleurs. Si ce n’est que Marie-Claire tient la forme bien plus longtemps qu’une abeille ! Des contes et des histoires, elle en a adapté, s’en est approprié, un bon nombre ; elle en a écrit d’autres nombreux également. Elle avoue qu’elle en a même « volé » un à un ami conteur. Le conte d’origine était de Henri Gougaud. Mais au début, elle n’en savait rien. C’était l’histoire d’un lapin : « Comment le lapin fait bouger son nez ». Elle en a fait une ballade, elle a remplacé pas mal de mots par des sons.
Marie-Claire a bon pied bon œil ! Si les dates se mélangent quelques peu dans sa mémoire, elle se souvient d’énormément d’évènements, de moments particuliers, de temps partagés. Comme ce merveilleux moment dans la capitale. Invitée au Festival du Conte de Bruxelles « ô tour des contes » par l’organisateur Apollinaire Djouomou, elle était là en tant la conteuse doyenne de Belgique. Beaucoup de rencontres, beaucoup d’amitiés. Elle s’est sentie entourée, avec une affection et une bienveillance typique de l’Afrique : de l’amour, de l’amour, de l’amour.
Copyright : Philippe Evrard
Marie-Claire va fêter ses 92 printemps à la mi-juillet 2022. Sa vie est un conte à lui tout seul. Elle pourrait être l’héroïne de sa propre histoire tant elle a vécu, elle a donné, elle a reçu, elle a offert. Qu’elle a inspiré la vocation de certaines conteuses, qu’elle a soufflé l’invitation à d’autres d’oser se lancer dans les contes, n’est point étonnant. Marie-Claire est énergie, partage, enthousiasme contagieux.
Aujourd’hui encore, elle reste toujours active dans le domaine des contes. Elle gère, seule, le mensuel de La Maison du Conte et de la Parole de Liège. Entourée d’une équipe de choc, elle poursuit ses aventures contées à travers toute la Belgique et même au-delà ! Entre spectacles, contes, poésie, chansons et dessins, Marie-Claire pétille la joie de vivre.
Parce que Marie-Claire est d’Or, j’ai choisi ce poème d’elle pour clore cet article-interview un peu particulier.
Cloisonnés
Rouge et or
somptueuse volupté
beauté des corps et des gestes
tumultueux plaisir
conscience inconscience
Bleu et or
lagune paresseuse
orteils en éventail sous les palmes
soleil et sable
ruisseau flânerie
Vert et or
désirs souhaits projets
courir devant soi
caprice humour
four-rire farce
Blanc et or
liberté solitaire
joie de sa force
loin respirer
sommet orgueil
Noir et or
voile de fureur
colères recuites
justes injustes
vengeance cruauté
et encore bien d’autres choses
derrière le front des respectables mères de famille
Si vous souhaitez découvrir davantage Marie-Claire / Marie-Conte sous d’autres plumes, je vous invite à faire la demande à votre moteur de recherche préféré, vous trouverez assurément votre bonheur.
Un Tanguy chez les hyènes, 30 comportements surprenants des animaux François Verheggen, illustré par Stéphane Deprée Éditions Delachaux et Niestlé 2022
Un recueil d’histoires naturelles ? Je dirais plutôt un recueil de comportements d’animaux, des comportements tous intrigants, intéressants, étonnants, mais assurément passionnants.
Des recherches et des écrits menés par François Verheggen, professeur de zoologie à l’université de Liège, Belgique. C’est du local pour moi donc 😊
Des illustrations extraordinaires faits par Stéphane Deprée, artiste belge.
Si je devais choisir entre toutes ces histoires extraordinaires mais réelles, je choisirais non pas une, ni deux, mais… neuf ! Et encore, ce choix a été difficile…
Le client est roi : le Labre nettoyeur
Entraide chez les vampires : les Vampires d’Azara (chauve-souris)
Speed dating : le Tétras des armoises
Fake news ! la Sittelle à poitrine rousse
L’évolution éclair des anoles : l’Anole vert (lézard)
L’habit de fait pas le moine : les Zodarion (araignées)
Le serpent travesti : Couleuvre rayée ou Serpent jarretière
La danse des abeilles : Abeille mellifère
Le baiser des chiens de prairie : Chiens de prairie
Je vais être honnête, je « connaissais » déjà quelques comportements, trois ou quatre, pas davantage. Si j’ai mis du temps à lire ce petit livre d’un peu moins de deux cents pages, c’est uniquement parce que je ne lisais qu’une histoire par semaine. Pourquoi ? Pour bien m’imprégner des informations, des illustrations, du comportement des animaux. Si j’avais tout lu en une fois, j’aurais sans doute ressenti un manque, une sensation de « trop vite ».
Les illustrations sont un véritable « plus ». Elles complètent les histoires, les enrichissent, me permettent de mettre un « visage » sur un animal. Elles sont précises, justes. Tout simplement, magnifiques !
Me réjouis d’apprendre qu’un tome 2 est en préparation et dont la sortie est prévue pour 2023 !
Deux petits points moins appréciés dans le livre. Des points qui n’ont rien à voir avec les histoires ou les illustrations. Question de mise en page.
Les textes d’introduction à un chapitre consacré à des comportements précis, sont sur un fond d’illustration en rose/rouge : très difficile à lire, surtout avec une lampe artificielle.
Les petits encarts informatifs, en mauve, caractères plus grands, qui sont à côté d’une « histoire », n’apportent strictement rien en plus, car ces infos sont déjà reprises dans l’histoire.
Être un mot écrit parmi les fleurs du silence, s’épanouir à la vie par un pétale s’envolant au rythme du vent, poursuivant son chemin solitaire mais nécessaire à l’éclosion de son bonheur.