Un peu d’ornitho : A comme ardéidés

Un nom un peu savant qui regroupe plusieurs espèces d’oiseaux : Hérons et Aigrettes que vous devez sans doute connaître et que vous avez sûrement déjà aperçu, vu, observé. Les ardéidés sont de taille moyenne à grande. Ce qui les caractérise : 3x « long » :
Un long cou (en vol et au repos, il est « replié », comme un « S »)
Un long bec (on dit qu’il a un bec en forme de poignard, long et robuste)
De longues pattes (qui sont tendues quand il vole).
Leur cou replié en « S », quand ces grands échassiers volent, permet de les différencier des cigognes et grues qui volent avec le cou tendu.
Dans cette famille, il y a aussi les Butors, Blongios, Bihoreaux et Crabiers, qui sont un peu moins connus.
Certains peuvent vivre une dizaine d’années. Certains sont hélas en net déclin chez nous et ailleurs.

Je vais parler brièvement des quelques échassiers que j’ai déjà pu observer, que je connais un peu. Mes observations se sont faites en Belgique et dans le Sud de la France.

Le Héron cendré est un échassier familier, redouté et mal aimé des pêcheurs car excellent chasseur de poissons. J’en vois parfois un qui se perche sur les toits des maisons de mes voisins. J’en croise souvent lors de mes balades le long d’un cours d’eau.


Son cousin, le Héron pourpré, j’ai eu la chance de l’observer brièvement lors d’un séjour en Camargue, début des années 2000. Ses couleurs chaudes sont magnifiques. Je me souviens qu’arrivée là-bas, j’ai « prié » pour en voir au moins un. Et c’est alors que je n’étais pas du tout préparée à le rencontrer qu’il a croisé mon chemin et qu’il s’est envolé devant mes yeux ! Évidement, c’est toujours durant ces moments que l’appareil photo n’est pas prêt !

L’Aigrette garzette et la Grande Aigrette sont aussi assez communes. La petite est parfois confondue avec le Héron garde-bœuf, mais une fois qu’on a vu les deux, on ne peut plus se tromper :-)

Voici quelques dessins et coloriages. Les beaux coloriages, sont d’une application que j’ai sur mon téléphone. Les dessins plus « maladroits » sont de mes doigts, de ma plume d’amateur. J’ai donc dessiné un héron cendré qui pêche et un héron garde-bœuf qui se trouve sur le dos d’un hippopotame. Ce dernier est bien plus petit que les autres hérons.

Dans les « B », je n’en ai vu qu’un seul. J’aimerais vous parler un peu plus du Butor. De son nom complet Butor étoilé ! Cet ardéidé, je l’ai d’abord entendu avant de le voir. C’était aussi début des années 2000, à Virelles Nature (aujourd’hui nommé Aquascope de Virelles). Je me souviens « comme si c’était hier », avec un étudiant en agronomie, nous avions reçu l’autorisation de naviguer sur l’étang en barque. Une première pour moi. C’était la nuit. Une nuit de septembre. La lune éclairait la rosière et cette lumière naturelle nous suffisait pour nous orienter. On entend un chouette hulotte. J’en entends souvent, mais ne les vois guère. Je souris. Cette petite sortie nocturne promet de belles rencontres auditives et je l’espère visuelles. L’étudiant me dit qu’on a des chances d’observer le butor. Ouah ! Je ne l’ai jamais vu ni même entendu celui-là. Je sais à quoi il ressemble grâce à mon guide d’identification, mais mes connaissances sur lui s’arrêtent là. On est discrets. Calmes. C’est à peine si on chuchote. Nos oreilles sont grandes ouvertes. Des pipistrelles volent au-dessus de nous. La chouette hulule. Mes yeux ont du mal à s’habituer à l’obscurité et en réalité je ne distingue pas grand chose au-delà le bout de la barque ! Mais je n’ose rien dire. Soudain, un « gnou » retentit. Pas la bête mais le bruit ressemblant, phonétiquement à un étonnant et vibrant « gnou ». La voyelle grave s’étire brièvement et s’étale à de nombreux mètres à la ronde. (Ce son, par temps dégagé peut s’entendre à près de 5 km !).

– C’est lui, me dit-il. Le butor. Il n’est pas bien loin. Vraiment tout près. Dans la roselière. Tu vois quelque chose ?

Comment répondre que je n’y vois goutte ?

Je ne réponds rien et sens les battements de mon cœur cogner dans mon corps, toute surprise encore par le son extraordinaire que je viens d’entendre. Je sais le butor ressemblant au héron, donc silhouette plutôt élancée. Comment un son pareil peut-il sortir de ce cou allongé, de ce corps si fin, si fragile j’ai envie de dire ?

Plus de 20 ans plus tard, ce souvenir auditif, ce souvenir de ma première rencontre avec cet oiseau est toujours très présent et précis dans ma mémoire ! J’ai voulu lui rendre hommage par la création de ma première forme en terre, lors d’un atelier d’art-thérapie avec Valérie Bornet.

Dès que j’aurai un peu de temps, je vous mettrai des photos et des illustrations, souvent des peintures, de ces différents oiseaux. D’auteurs connus ou moins connus, mais qui ont su arrêter le temps par leur talent.

Un bain de nature à Cointe

La nature nous annonce la fin de l’hiver : les perces-neige et crocus sont de sortis, ouvrant leurs pétales aux rayons du soleil, les oiseaux chantent, la température est à plus de dix degrés en journée !

Une petite balade sur l’heure de table à midi.

Texte du jour et photos mélangées, de moi, faites à Liège (dans notre jardin à Embourg, dans les parcs à l’île aux corsaires et Hauster ou dans les rues de Chaudfontaine)


Bain de nature à Cointe


Des mésanges, des mésanges, des mésanges
Qui chantent, qui chantent
C’est bientôt la fin de l’hiver
Dans le parc de Cointe, j’ai le nez en l’air
Le nez en l’air, les yeux dans les arbres, les pieds dans la gadoue
Et j’écoute, j’écoute, j’écoute.

Je vois des mésanges bleues,
Elles ne sont qu’une ou deux.
Et puis des longues-queue
Celles-là, elles sont plus nombreuses.
Je devrais les appeler autrement,
Des « orites » que je dois dire maintenant
Mais je n’y arrive pas
Je ne veux pas.
Ces minuscules mésanges ont la bougeotte
Ça vole, ça se pose, ici et là-bas
Ça chantonne, ça siffle, ci et là.
Sur une branche pas loin, une charbonnière
Qui détalle sans faire la fière
S’échappe à mon regard
Ne veut pas me voir. Ne veut pas me voir.

Le chant reconnaissable du rouge-gorge
Qui déploie ses notes mélodieuses
Un sourire au printemps, un espoir des beaux jours
Lui, tout ce qu’il fait, c’est défendre son territoire
D’ailleurs, j’en entends un second
En chant qui lui répond
De l’autre côté du chemin, se faisant face
Face à face, séparés par des arbres et des broussailles
Et puis, il y a moi entre les deux
Les yeux pétillants et joyeux
De les entendre tous chanter, s’égosiller, crier.
Il y a moi entre les deux, seule parmi eux.
Seule parmi eux parce que je le veux

Sur un autre tronc, près du sol, une boule de plumes
Toute petite, toute arrondie, elle est toute brune
Ou presque. Son ventre clair, couleur blanc cassé
Contraste avec le reste.
Un grimpereau, qui grimpe, qui grimpe
Qui fait le beau et qui tourne autour du tronc
De bas en haut, il tourne, il avance, il progresse.
De son long bec fin, des insectes, il en recherche
Sous l’écorce dissimulés, il fouille, il cherche.

Une note flutée, une note, seule et aiguisée
C’est la sittelle qui l’a lancée.
Une note flutée et répétée
Mais elle est bien dissimulée, camouflée, cachée
Je ne la vois pas, mais je l’entends.
Je ne la trouve pas, mais dans mon cœur, elle est là.
Je ne la vois pas, mais je sais qu’elle est là.
Je progresse à mon tour, à pas de velours
Pour ne pas les effrayer, les faire s’envoler.

Le miaulement d’un chat éclate
En plus clair
En plus net
En plus aigu
Nez en l’air
Aucun visu
Je cherche une buse
Mais ça n’en est pas une.
Un imitateur
Un trompeur
Un petit malin,
C’est le geai des chênes
Et ça me plaît ! Sans gêne !
Pas de rapace dans ce parc
Pas ce midi, pas pour aujourd’hui
Mais un corvidé coloré
Qui sait chanter, qui sait tromper

Le temps passe, les nuages s’effacent
Le soleil arrive avec sa lumière vive.
Demi-tour amorcé
Au travail, je dois y retourner
Et sur ce retour, je perçois le tambourinement d’un pic
A dix mètres de moi, je le vois, oui ! je le vois !
Un pic épeiche, en noir et blanc avec le derrière rouge
Tape tape tape du bec et éclate l’écorce
Et creuse des trous
Tape tape tape du bec
Et cherche sa pitance
Et creuse des trous.

Merles et pigeons ramiers
Je ne les ai pas comptés
Ils étaient bien là, avec moi
À distance raisonnable
Sans oser trop se rapprocher
Sans oser trop conter
Sans oser me raconter des salades
Égayant simplement ma balade
Par leur présence fidèle et assurée
Pas timides, ils se laissent observer.

Enfin, sortant du parc, longeant un autre
Sur la dureté du trottoir,
Au loin, un oiseau noir, tout noir
Silencieux et majestueux
Obscurité tout en haut,
Contraste sur le ciel clair
Une corneille fait le guet
M’observe, m’observe
Une corneille fait le guet
Sans réserve, sans réserve.


Petits jeux d’écriture avec les lettres de ton nom & prénom

Une fois par mois, je propose à mes amies d’écrire un texte à partir d’un « démarreur », une « contrainte ».

Janvier :

  1. Mélange toutes les lettres de ton prénom + nom
  2. Écris une liste de minimum 10 mots avec ces lettres
  3. Écris un texte avec 3 mots de ta liste

Christine : Rêve, féliciter, vie

M’envoler dans mes rêves, rêver que je m’envole, que je quitte ce monde de fous pour un monde comme je le rêve.

On peut toujours rêver !

Mais, parfois, la réalité me sauve de mes rêves, quand je suis soulagée de me rêve-eiller.

Crier : Ouf ! Ce n’est qu’un rêve et me féliciter d’être en Vie.


Fabienne : Aube, lieu, beau

Connaissez-vous la villa l’Aube à Cointe ? c’est l’œuvre de l’architecte Serrurier-Bovy qui avait fait construire ce lieu pour lui et sa famille au début du 20ème siècle. Rien de plus beau à mes yeux !  Rien de plus mystérieux aussi, car ce lieu emblématique d’une époque n’est pas ouvert au public. On peut juste s’arrêter devant,s’extasier, regarder, rêver, imaginer…

A chaque journée du Patrimoine, je me dis que peut-être ses propriétaires vont ouvrir leurs portes au public mais ça n’est jamais arrivé jusqu’ici du moins pas à ma connaissance. Au musée de la Boverie à Liège, on retrouve certains meubles conçus par Serrurier-Bovy, une expo lui a été consacrée il y a quelques années. Peut-être que certaines des pièces qui étaient exposées ont meublé sa maison…peut-être.

Je pense qu’il est possible d’avoir une idée de ce qu’était l’intérieur de cette maison à travers des photos d’époque mais je préfère laisser courir mon imagination… Pourquoi ce nom l’Aube ? Que représente la jeune fille de la photo ? Je “zoome “ sur la photo pour en examiner les détails.

Une jeune fille qui s’éveille dans un chatoiement de couleurs ? Elle s’étire, lentement, elle est encore tout endormie.  Que lui réservera la journée ? le début d’une nouvelle aventure, un renouveau ? le printemps ? la lumière ?

Pourquoi l’artiste a-t-il représenté cette jeune femme ? L’aménagement dans la villa “L’Aube” apportait-elle un changement dans la vie de Serrurier-Bovy ? un nouveau départ ?

Curieuse, je consulte quand même Wikipedia (!) et je lis : “Cette mosaïque est l’œuvre d’Auguste Donnay, On perçoit un contraste entre la sérénité du personnage et les éléments qui, autour, se déchainent.

On y observe une jeune dame (une allégorie ?) à la chevelure rousse sortant de son sommeil en s’étirant les bras. La nuit sous la forme d’un ciel étoilé semble faire place au jour naissant et aux reflets du soleil sur une mer agitée. C’est l’aube!”

Bizarre ! Je n’avais pas perçu des éléments déchaînés autour de la jeune dame. A chacun son interprétation ! Voilà qui me donne envie de retourner admirer une fois de plus la villa “L’Aube”, de l’extérieur comme d’habitude !


Cécile : Cerise, mer, air

Il n’y a pas si longtemps, j’ai fait une découverte extraordinaire. Un nouveau fruit. Pas si nouveau en réalité. Plutôt une nouvelle variété. La cerise salée. C’est en me promenant dans les dunes de la mer du Nord que je l’ai trouvée. J’ai dû un peu fouiller. Creuser. Retourner un bon paquet de sable.

C’était en septembre. Fin du mois, l’été était encore là, bien présent. Comme un été indien dit-on. Je voulais prendre l’air, faire une promenade, une belle balade dans la nature, au grand air, à la mer.

Il faisait chaud, mais une légère brise marine caressait mon visage avec bienveillance et fraicheur. Le bonheur. Il était tôt. J’aime sortir quand il n’y a pas grand monde, peu de gens à croiser, beaucoup d’oiseau à observer. D’ailleurs, les oiseaux, mouettes et goélands, je les ai d’abord entendus avant de les voir. Je les admire. Ce sont les rois des animaux, ils sont à l’aise tant dans les airs, que sur mer et même, pour certains, sur terre. La veille, j’avais été témoin d’un chapardage. Une mouette rieuse, l’espèce la plus commune ici par chez nous, n’a pas hésité à se poser près d’une mère de famille et de ses deux jeunes enfants. Pendant qu’elle mettait de la crème solaire sur le dos de l’un des garçons, l’autre tenait une tartine entre ses petites mains. Il a vu l’oiseau et naïvement, il a tendu sa main pleine de nourriture vers lui. La mouette n’a pas hésité une seule seconde, elle s’est approchée en marchant de son pas vif et sûr, a tendu le cou, ouvert son bec et hop, le morceau de pain était à elle. Fière et heureuse de son gain, elle s’est vite envolée pour être harcelée par d’autres congénères qui n’avaient pas loupé une miette de la scène.

A l’évocation de ce souvenir tout frais, je souris. Le lendemain, je suis dehors, toute seule. Il est sept heures et dans les dunes, je ne croise que deux ou trois promeneurs avec leur chien. Je marche durant quelques instants, à profiter des cris des oiseaux, de l’embrume marine, du moment. J’avoue que je regarde plus volontiers en l’air qu’à mes pieds. Les oiseaux sont tout là-haut ou parfois posés dans les arbres, ou encore au sommet d’une dune, et même, bien sûr au sol, mais plus loin sur la ligne d’horizon. C’est au moment où j’avais le nez levé que j’ai trébuché. Le sable a amorti ma chute. Je ne me suis pas fait mal. Et c’est là, à quatre pattes au sol, des grains de sable partout sur mes genoux et mes mains que j’ai identifié le coupable de ma chute. La coupable devrais-je dire : une racine, ou plutôt une branche enfouie. Étonnée de voir cette branche au milieu des dunes, sans arbre, sans buisson à proximité, j’ai voulu la ramasser. Elle était coincée, ou plutôt elle tenait bien fermement à son tronc. Ma curiosité piquée à vif, j’ai commencé à la frotter, à la dégager du sable, à voir jusqu’où elle allait. Et c’est tout un arbre que j’ai désensablé ! Il m’a quand même fallu deux heures pour arriver à voir qu’il s’agit d’un arbre entier qui était sous le sable.

En deux heures, j’en ai croisé du monde. D’autres curieux. Des passants, des promeneurs, des habitués. Pas un ne m’a aidé. Pas un n’a pu identifier l’objet de mes fouilles, car tous, oui tous et toutes me prenaient pour une illuminée ! Ils ne voyaient pas ce que je voyais ! Aussi incroyable que cela puisse paraître, j’étais bel et bien la seule à pouvoir voir, toucher et sentir ce végétal particulier. J’ai dû me pincer la joue pour être sûre que je ne rêvais pas. Pincée à m’en faire mal.

Les gens ont fini par se désintéresser de ma petite personne. Heureusement, je n’ai pas eu la surprise de voir débarquer la police ou, pire, un médecin psychiatre. Ils ont dû croire que j’étais une simplette, une personne avec quelques cases en moins. Jugée pas méchante ni agressive, je ne faisais de mal à personne, ils m’ont laissé continuer toute seule mes fouilles.

J’ai d’abord trouvé les fleurs. Couleur miel, ressemblant comme deux pétales aux fleurs du merisier (Prunus avium) bien connu de chez nous ! Sachant que les fleurs de cet arbre fruitier éclosent en avril ou mai, je me sentais de plus en plus perdue, déboussolée par ce que je voyais ! Plus je creusais, moins de fleurs je comptais. Plus bas, encore plus bas, se trouvaient des fruits ! Des cerises, rondes et lisses comme les nôtres, mais d’une autre couleur. Couleur de sable, avec de minuscules petits points foncés. Avant d’en cueillir une, je tâtais celle qui se trouvait la plus proche de moi, à porté de main. Étrange ! Texture lisse malgré les petits grains foncés. Comme des taches de son : des cerises rousses de sable ? Des cerises de sable ? J’en cueille une. Entre le pouce et l’index, je la palpe et évalue sa consistance. Chair ferme. Juteuse ? Sucrée ? Avant de mordre à pleine dent, je la lèche, la goûte du bout de la langue. Ouah ! Malgré la peau lisse sous mes doigts, elle est râpeuse sur ma langue. Comme la langue d’un chat. Elle accroche mes papilles et pétille sur mes gencives. De mes incisives, je la coupe en deux, en faisant attention au noyau central. Je suis étonnée, il n’y a rien de dur à l’intérieur, pas de noyau, pas de pépin, mais une bille de grains. Des grains non pas de sable, mais de sel ! Une cerise à la saveur extérieure sucrée et aux entrailles salées. Détonnant ! Je ne sais pas si j’aime, c’est bizarre. Préférant les plats salés aux sucrés, ça me perturbe quand même ce mélange sucré-salé. Pas mauvais, mais pas spécialement bon non plus. Mitigé. Moyen. J’hésite.

Après cette surprise de taille, je m’assieds en tailleur et sors mon carnet de croquis. Pour immortaliser cet arbre fruitier ensablé aux couleurs de dune et au goût de mer sucriodée.

Se relier à la nature grâce à l’art-thérapie

Vendredi 13, quel excellent moment pour participer à mon 1er atelier d’art-thérapie dont le thème est notre chère nature 🥰

Et je dois dire que j’ai fait fort. Dès mon arrivée chez l’art-thérapeute, Valérie Bornet, je plonge en plein dans la nature, avec tous mes sens ahuris et toutes mes émotions bousculées par une rencontre pour le moins inattendue en ce lieu résidentiel : un couple de sangliers ! (Lire dernier article « un sanglier chez le dentiste »)

Heureusement, Valérie avait prévu une petite séance de relaxation au démarrage de l’activité. Et il me fut bien nécessaire, car le spectacle auquel j’ai assisté ne cessait de se rejouer derrière mes paupières fermées. Quand j’ai rouvert les yeux, ils étaient humides de larmes silencieuses et discrètes.

Revenons à l’atelier. Pour la première partie, je devais faire appel à un endroit, un lieu ressourçant pour moi, agréable, que j’aime bien. Avec moment de relaxation en introduction, je n’ai eu aucun mal à me projeter, à revenir au mois de novembre. Novembre était le mois où mon amoureux et moi fêtions nos 20 années de couple ❤ et malgré toutes les difficultés du moment (il venait d’être licencié pour restructuration et n’avait pas encore son nouveau travail et moi, je venais de terminer ma 3e infection Covid et étais toujours aphone), nous avons fait une pause, rien que lui et moi, de trois jours à la mer du Nord.

Durant trois jours, nous avons marché, fait de magnifiques balades ressourçantes, sur les plages, en bateau, dans les dunes. Et, pour mon plus grand plaisir, j’ai observé et photographié des dizaines d’oiseaux. J’aime tant ces animaux.

Tout naturellement, c’est ce paysage qui est apparu dans mes souvenirs, la mer, la plage et ses oiseaux. Comme c’était ma première œuvre à l’aquarelle, j’ai choisi de représenter cet oiseau aux couleurs contrastées : noir, blanc et rouge-orange : un huitrier-pie.

Une deuxième photo, car j’ai trouvé un coquillage identique à celui que j’ai pu ramener chez moi de ma séance et que je n’arrivais pas à dessiner, peindre. Bon il est un peu grand à côté de l’oiseau, mais les mauvaises proportions sont chez moi une habitude. Cela ne me dérange donc pas.

L’huitrier-pie n’a pas tout a fait les bonnes couleurs, son plumage n’est pas dessiné ainsi, son bec, pas aussi large, etc. Pas grave, c’est « mon » oiseau, c’est moi qui l’ai peint et je le trouve très bien (rires). Je l’ai fait de mémoire, voilà à quoi il ressemble en vrai. J’ai utilisé cette photo pour le Nanowrimo, ne prêtez pas attention aux mentions écrites.

Pour la 2e partie, « fragilité/force », je me suis sentie un peu moins inspirée. Remarquez toutefois que j’ai quand même trouvé la seule plume dans toutes les choses mises à notre disposition 😄

Et puis avec la plume, j’ai fait un « négatif » de plume, puis avec un doigt trempé dans un pot d’aquarelle, 2 empreintes à moi qui, après réflexion, ont muées en… oiseaux.

Sur la photo, je vois un coquelicot dans la peinture rouge sur fond de plume, pas vous ?

Mon dernier dessin, dessiné en février, colorié en mars :-)

Un sanglier chez le dentiste

Il a sauté le sanglier
La vitre, il l’a brisée
Un seul bond a été assez
La fenêtre, il l’a traversée
Comme du papier mâché.
Verre explosé
Store plié
Chez le dentiste il s’est retrouvé
Dans une pièce l’animal était coincé
Mais par l’arrière il a pu être libéré.
Quelques secondes à tout saccager
Heureusement aucun blessé à déplorer
Beaucoup de chance a espéré.
Choc émotionnel assuré
Moins de cinq mètres dont on était séparés.
Scène surréaliste assistée
Canular j’ai même pensé.
Me relier à la nature j’ai été
Atelier art-thérapie je suis allée
Nécessité de me relaxer
Obligation de ne plus y penser
Dans mes rêves et mon sommeil assurés
Cette image ne cesse de me hanter
La scène sans cesse de se rejouer.
Va falloir me soigner
Des sangliers, je suis apeurée
Hantise d’à nouveau les rencontrer
Et nos chemins de se recroiser
La police j’ai dû appeler
Du secours j’ai demandé
Enfin dans le bâtiment je suis entrée
Obligée de me calmer
D’arrêter de trembler
La peur a été évacuée
Les larmes ont coulées
Aucune honte à pleurer
Sourire à retrouver
Histoire à raconter
Panique partagée
Anecdote terminée

Édit : je vous invite à lire un très bon article sur le sanglier ! C’est sur le site « Biodiversité France« . Ainsi, vous y découvrirez que le sanglier est un sportif et que sauter au-dessus d’un grillage d’1,50 mètre de haut, ça ne lui fait pas peur et il n’éprouvera aucune difficulté ;-) Vous lirez aussi que le sanglier peut faire peur, mais que généralement, il n’est pas dangereux. Il ne peut charger uniquement quand il est blessé, qu’il veut protéger ses petits (la femelle) ou qu’il se sent acculé, qu’il est pourchassé ! J’ai donc eu le bon réflexe (tétanisée oui !) de ne rien faire, ni mouvement brusque ni cri quand je les ai rencontrés.

Maria, une fée des contes merveilleux

Voici l’interview que j’ai rédigé pour le mensuel de La Maison du Conte et de la Parole de Liège.

Maria Estalayo est une fée

Un jour d’automne, j’ai rencontré une fée des contes merveilleux. Merveilleux, car ces contes nous démontrent que tout le monde est capable de surmonter n’importe quel obstacle ; qu’il y a toujours quelqu’un pour nous aider même si, à la fin, c’est toi, moi, chacun de nous, qui dois faire le dernier pas tout(e) seul(e).

Une fée qui nous arrive d’Espagne, mais elle est aussi une fée américaine, japonaise, belge. Une liégeoise polyglotte. Cette fée, traductrice de métier, est aussi une conteuse merveilleuse.

Cette fée s’appelle Maria. Comme Obélix, Maria est tombée dans une marmite quand elle était toute petite. Mais c’est tout ce qu’ils ont en commun. Maria, c’est dans une marmite de contes qu’elle est tombée. Sans s’y noyer, elle a bu les paroles de son père qui lui racontait des histoires. Très vite, la potion l’a aidée à lire, très vite elle a été accro aux mots. Et oui, tel Obélix, la fée Maria a toujours été une grande gourmande, puisque depuis qu’elle sait lire, elle ne cesse de dévorer des histoires, avec une préférence pour les contes à la sauce merveilleuse. Les contes merveilleux et les belles illustrations qui accompagnent tantôt un recueil de contes traditionnels, tantôt un album de contes d’ailleurs.

Née en Espagne, la fée Maria baigne dans les livres et la littérature grâce à un super papa passionné de littérature, d’histoires et de poésie, et grâce à une super maman qui lui a offert sa passion pour la transmission des poèmes dits avec le cœur. Son super papa est aussi un amoureux des langues. En autodidacte, il change de langue comme il change de chemise. Et la fée Maria, eh bien ! Elle prend le pas. C’est grâce aux contes qu’elle a commencé à apprendre les langues. Son super papa les enregistrait avec sa voix et elle, la fée Maria, elle ne cessait de les écouter, encore et toujours. Et comme, avec le temps, la machine était cassée, elle modifiait la voix et ça donnait au super papa une voix très rigolote.

La fée Maria n’a pas dix ans qu’elle part vivre aux États-Unis. Elle y grandira durant cinq années. Non seulement, elle découvrira, aimera, parlera anglais, mais c’est à la fin de ses primaires qu’elle va faire connaissance avec le Japon. Le pays du soleil levant, sa culture, ses traditions, ses contes, ses histoires grâce à une personne native qui viendra à l’école pour partager ses savoirs en matière de kamishibaï (théâtre de papier), de haïkus (poème bref qui tient sur trois lignes, en 17 syllabes), de calligraphie, d’origamis, etc. Cette langue riche et ses syllabaires intéressants lui permettent de se familiariser avec une nouvelle langue, langue qu’elle a choisie à l’université comme 3e langue. Maria finira par y partir une année entière.

C’est en pleine adolescence que la fée Maria est attirée par les contes d’auteurs et les histoires courtes. Un peu plus tard, à la fin des années ’90, à l’université, il y a un boom pour les contes pour adultes. Grâce à un petit café, Libertad 8, je me passionne pour le conte conté. Ce lieu connu et reconnu à l’époque – et qui a tenu pas moins de vingt ans – organisait le vendredi ou samedi soir, des spectacles contés, avec une minuscule scène. Les yeux de la fée Maria pétillent. Elle me raconte que c’étaient uniquement des conteurs professionnels ; que cela ressemblait plutôt comme une veillée qu’un spectacle. La fée Maria allait boire un verre en écoutant des contes (pour adultes), avec des contes d’auteurs (Roald Dahl), parfois en lien avec des contes traditionnels Cela durait environ une heure, avec un entracte. J’adorais ces moments magiques. Même les fées ont des rêves. Celui de Maria, c’était d’être un jour sur la scène de ce café.

Là-bas, en Espagne, il y a un conteur extraordinaire, qu’elle apprécie énormément : Héctor Urién. Depuis plus de dix ans, Héctor raconte comme personne les contes des 1001 nuits. Il s’est mis comme défi de raconter les 1001 nuits et il les raconte une à une, les 1001 nuits, une fois par semaine ! Il fait beaucoup de recherches, il adapte les classiques tel Don Quichotte qu’il raconte passionnément pendant une heure entière. Il met à l’aise et ça a l’air très facile pour lui, naturel. Maria me raconte, toujours avec de la poudre de magie qui volette partout autour d’elle, que ce conteur est très proche de son public. Poésie et tendresse passent dans sa voix, dans son regard, dans ses gestes. Il manie tous ces ingrédients habilement, il soupoudre le tout d’un zeste d’humour et il peut tout dire.

J’ai retrouvé cette tendresse, cette proximité, cette ambiance familiale et familière à la première veillée donnée par La Maison du Conte et de la Parole de Liège à laquelle j’ai assisté. C’était en 2018 je crois. Aux Retrouvailles, Maria a rencontré une autre fée : Chantal Devillez. Notre fée Maria a immédiatement vu que la fée Chantal donnait des formations sur les contes, comme celles auxquelles elle n’avait jamais osé y aller en Espagne ! Oh, si ! Bien sûr que Maria avait un peu peur d’y aller, car n’oublions pas que le français n’est pas sa langue maternelle. Mais entre fées, elle s’est tout de suite sentie à l’aise et elle a sauté le pas : formation, histoires contées aux veillées de La Maison du Conte, formation, contes adaptés…

Et c’est ainsi que petit à petit, notre fée Maria s’est constitué un répertoire de contes bien à elle. A son image. A son dynamisme. A sa multiculturalité. Les contes traditionnels hispanophones y tiennent une grande place. C’est assez universel me dit-elle. Elle aime aussi beaucoup les contes traditionnels japonais : Issunbôshi par exemple. Ce petit samouraï fort et courageux inspire beaucoup notre petite fée qui n’est pas bien grande, mais qui comme Issunbôshi – et sa version espagnole – elle a un grand cœur, elle est courageuse et sa volonté pour réussir est très forte.

Le merveilleux, me précise-t-elle, je le sens comme une deuxième nature, j’en suis très proche, je rentre très facilement dans la métaphore.

Maria, la fée conteuse, à l’accent merveilleux, réfléchit à une question que je lui pose. Je lui demande si elle peut m’expliquer la façon dont elle a de se préparer à une représentation. Maria (a) fait beaucoup de théâtre ; la scène, la parole véhiculent beaucoup d’émotions, de messages, d’histoires. Si elle aime écrire, elle attache beaucoup d’importance à l’oralité. Que ce soit dans son travail ou dans les contes, l’oralité y tient une place privilégiée. Sacrée. Elle n’a pas envie de « travailler un conte » en commençant par l’écrit, car elle craint d’être trop littéraire. Pour elle, elle fait une première lecture du conte, pour elle, silencieusement. Une fois qu’elle connaît l’histoire, elle laisse de côté le texte, elle garde en tête la structure, elle s’assure qu’elle l’identifie bien, puis elle voyage dans le conte, elle fait le cheminement de l’histoire visuellement, par des images. Pour ces images, parfois, elle les dessine, mais très peu. Elle trouve plus intéressant de visualiser le storyboard pour avoir ses propres images. Visualisation et réflexions quant au sens du conte.

La fée Maria, quand elle se préparer à conter, elle fait des recherches. Oui, elle cherche toutes les version possibles et imaginable sur ce conte. Par curiosité d’abord, puis pour les langues, pour les cultures, les traditions, les messages. Elle peut ainsi choisir des morceaux de différents versions. Elle a ainsi sa propre version sur laquelle elle travaille. Une fois visualisé entièrement, le conte est prêt pour être oralisé par la fée des contes.

Je l’oralise, une fois ou deux devant quelqu’un. Après il faut peaufiner. Ça prend du temps. Les gens ne se rendent pas compte du temps que ça prend. Pas de mémorisation, pas d’écriture. Je reste dans la visualisation et dans l’oralité.

Une fée, ça se forme. Un peu. Beaucoup. Toujours. Passionnément. Maria n’a jamais cessé de se former, car elle aime les formations en tous genres. Elle adore l’enseignement des deux côtés : être formée et former, transmettre mes connaissances. Depuis toujours ! Des formations en contes, en Belgique, Maria a commencé et progressé avec Chantal, puis durant la pandémie, elle a eu l’occasion de se former avec des conteurs et des conteuses espagnols et latino-américains, en ligne ! Comme tout était à l’arrêt, on a eu l’occasion de faire une formation très complète. C’était, me dit-elle, d’une richesse incroyable, très international, une magnifique expérience. Et depuis 2020, après la formation d’initiation à l’art du conte au Théâtre de la parole, à Bruxelles, Marie poursuit cette aventure avec la formation longue, sur une durée de 3 ans !

Dernièrement, j’ai eu l’occasion de suivre une mini formation avec Pep Bruno « comment conter avec un album jeunesse ? » Le livre est comme un partenaire sur scène, c’est comme si c’était un jeu à deux avec le public.

Maria a comme toutes les fées, une mémoire exceptionnelle. Et elle se souvient d’un conte, de deux contes exactement, qui l’ont marqué : « Blancaflor ou La fille du Diable » et « La morte marraine ». Deux versions espagnoles de contes traditionnels. Ils m’interpellent beaucoup parce que le premier est l’un de mes contes merveilleux préféré, il m’attire beaucoup par la figure de la fille du Diable, et l’autre, c’est un peu le sujet de la mort, le regard de ce conte sur la mort.

Ce sont ces deux contes qu’elle continue encore et encore à travailler. Elle n’est pas au bout du processus, car il y a beaucoup à approfondir.

Notre fée est polyglotte, vous l’avez compris. On pourrait dire qu’elle est quadrilingue. Elle conte en espagnol et en anglais de préférence, mais aussi en français. Les comptines et les chansons du folklore ont particulièrement la cote en anglais. Elle se sent plus à l’aise dans la langue de Shakespeare (une grande fan de Shakespeare) que dans celle de Molière. Quant au japonais, je suppose qu’elle ne conte pas dans cette langue, car il n’y a pas de public chez nous pour l’écouter.

Notre fée est aussi maman. Deux adorables filles qui lisent beaucoup, comme elle, mais qui sont son premier public également. Elles aiment bien écouter les contes, elles m’accompagnent aux veillées, elles aiment inventer leur propre conte, tant à l’oral qu’à l’écrit. Elles ont de très bonnes idées je trouve, très structuré. La plus grande, n’est pas vraiment une passionnée de lecture, mais elle a toujours écrit des histoires, même des BD. Maintenant, elle lit davantage, mais elle continue d’écrire.

Le message de notre fée conteuse ? Rendez-vous aux veillées et scènes ouvertes ! En tant que public ou pour conter, ce que vous préférez. Je ne dirai pas le contraire, car autant pour Maria que pour moi, c’est grâce à ces rendez-vous où il fait beau conter, où l’on est écouté et conseillé et bien entouré qu’elle et moi avons pu nous lancer, faire nos débuts sur scène ! Et puis je retrouve cette ambiance particulière du café de mon époque. Cela me manque un peu cette familiarité, cette proximité dans les cafés.

Des projets en cours ? Je travaille pour l’instant des contes traditionnels espagnol sur le thème de Noël. Je veux rendre accessible certains contes et certaines traditions qui me sont chères, comme la veillée de Noël (en Espagnol = Nochebuena (la bonne nuit)) qui nous montrent que c’est possible de « traverser la nuit », de « rendre la nuit bonne » en y retrouvant à nouveau la lumière. Ce n’est pas pour tout de suite, mais j’y travaille.

Elle avait des cris d’oiseaux dans les yeux : proposition d’écriture

Bien sûr, je ne pouvais pas ne pas partager ce texte écrit toujours à l’occasion de l’atelier d’écriture de Stéphane Van Hoecke.

Vous remarquerez que j’ai beaucoup écrit sur les problèmes des sens, les handicaps d’absence de vue, d’ouïe ou de voix… c’est que mon extinction de voix de 30 jours a laissé des séquelles psychologiques !

Proposition N°9 : Écrire une histoire avec ce début : Elle avait des cris d’oiseaux dans les yeux

Elle avait des cris d’oiseaux dans les yeux. Emma ne parle pas. Elle est cris et chants d’oiseaux. Emma n’entend pas, elle est silence profond. Emma a quinze ans. Vive comme un moineau. Curieuse comme un rougegorge. Souple comme une mésange et… bavarde comme une pie. L’ado sait lire sur les lèvres des hommes et sur les becs des oiseaux comme personne. Dans ses yeux, une lueur. Une intelligence. Une brillance. La vie ! Une vie éclatante. Bruyante. Détonante.

Étonnante Emma.

Surprenante Emma.

Emma ne fait pas le perroquet, elle ne répète pas, puisqu’elle n’entend pas. Mais, d’une manière inexpliquée, elle pousse des cris, elle chuchote des bruits, elle chante des airs. Emma est un oiseau, dans sa tête. Oui, Emma dans sa prison de son, se trouve libre comme un oiseau quand elle répond en cris, en chants et en pépiements. Libre comme l’air. Libre dans sa tête.

Quand on croise son regard, on y voit les cris des oiseaux ; cri guttural et désagréable de la corneille quand elle croit qu’on l’oublie, pour se rappeler aux autres ; nasillement du canard qui cancane quand elle est de bonne humeur et qu’elle rigole ; un « si si si lu lu lu » de la mésange bien connu quand elle veut partager sa joie ; une sorte de martellement du pivert quand elle est fâchée ou qu’elle est colère. Et bien d’autres encore. Des sons et des bruits, des chants et des cris tantôt pleins de trilles et de mélodies, tantôt rauques, secs ou désagréables.

Tout un répertoire qu’elle a, notre Emma. Tout un répertoire vocal divers et varié. Sa façon de communiquer. Son identité. Sa spécificité. Unique. Magnifique.