Photos & haïkus à la mer

Pour le plaisir des yeux, quelques images capturées à la Mer du Nord. Vent et pluie au programme de la météo; photos, dessins et écriture rythment mon quotidien.

Mes premiers dessins, mes premiers essais avec des pastels doux dans mon carnet DIY, spécial marin, fait avec et chez Atelier Double Page (clic)

Hum, je ne suis pas très satisfaite de mes dessins de goélands. Pas grave, je vais en refaire. Ma mission : remplir mon carnet de dessins et de photos de mes vacances à la mer ;-)

Les livres sur lesquels je m’inspire :

  • Le dessin naturaliste en bord de mer, de Agathe Haevermans
  • Dessiner des animaux marins supermignons, en couleur, de Ai Akikusa
  • 20 façons de dessiner une méduse et 44 autres étonnantes créatures de la mer, de Trina Dalziel

Jeune corneille, corneille noire

Je me suis fait un copain. Une copine ? Une jeune Corneille noire.

C’était lors de notre visite au refuge « Animal sans toi…t » dimanche dernier.

On continue avec une comptine ? Saurez-vous reconnaître celle-ci ?

Y a une corneille

Dans le refuge

J’entends la corneille qui crie

Y a une corneille

Dans le refuge

J’entends la corneille crier.

J’entends, j’entends la corneille qui crie,

J’entends, j’entends la corneille crier.

La corneille fait partie de la famille des corvidés : pies, corneilles, geais, choucas, corbeaux, cassenoix, etc. Ce sont des oiseaux très intelligents. Ils savent compter. Ils savent imiter. Ils aiment jouer. Ils font preuve de réflexion. Ils savent apprendre. Ils s’apprivoisent même facilement, car ils ne craignent pas l’homme (certains sont plus timides et plus farouches que d’autres)

Quand j’habitais à Bruxelles, ce qui était bien, c’est que tous les oiseaux et mammifères ou presque tous étaient protégés. Malheureusement, ici en Wallonie, la Corneille comme d’autres animaux sont considérés comme « nuisibles » et les chasseurs et autres énergumènes homidés qui se considèrent à tort comme espèce supérieure aux animaux, les tuent.

Mais passons…

Ma fille et moi, nous arrivons au refuge sur les coups de 14h. On passe par l’entrée principale. Dehors, nous nous dirigeons vers les poules, ce sont par elles que ma fille commence sa tournée. Nic-nac écrasés ou coupés font leur régal. Il y a un petit coq tout mignon, des dizaines de poules de toutes les couleurs et de toutes les plumes, des plus petites aux plus grandes et il y a un géant, un coq impressionnant qui vient toujours tout près, mais qui laisse les autres manger. Il ne s’impose pas et ne beque pas la tête des autres.

Notre routine est bien établie : poules, cochons, chevaux et ânes, moutons et chèvres. Sans oublier Jurassic l’emeu ni Casimir le jeune bœuf adorable. Si nous avons le temps et qu’il n’y a pas trop de monde, nous passons voir les chats pour une séance de câlins.

Nous sommes sur le chemin pour aller vers l’enclos des poules quand nous nous arrêtons. De là où nous sommes, on a vue sur la prairie des caprins (elle est marraine d’une chèvre). Alors qu’elle se demande si de nouvelles chèvres sont arrivées, car il lui suffit d’un coup l’oeil pour repérer les « petits nouveaux », une taille, une couleur differente, moi je cherche du regard un oiseau qui crie. Elle scrute la prairie éloignée, moi je tends l’oreille pour essayer de déterminer l’endroit de ce gueulard 😄 une corneille sans doute, ou peut-être corbeau freux mais le son ne me parait pas si grave. Et entre le vent et mon ouïe déficiente, pas facile d’identifier cette voix. Mais ce qui est sûr, c’est un appel. Appel à l’aide ou appel à manger… peut-être un jeune coincé quelque part ou tombé du nid ??

On est là pour une heure minimum. On vient d’arriver, on fait notre petit tour et on verra bien.

Sur le chemin « des caprins », juste avant, j’entends de manière bien plus nette le cri : c’est un jeune sans aucun doute. Et je le vois rapidement sur le muret. C’est une jeune corneille. Que fait-elle là toute seule, à hurler à plein poumons ? Où sont ses parents ? Je m’approche rapidement et m’étonne qu’elle grimpe toute de suite sur mon bras que je lui présente ! Ma fille est allée donner à manger aux moutons. Je lui demande s’il ne lui resterait pas un petit quelque chose à manger pour l’oiseau qui a grimpé sur mon épaule puis qui s’est installé sur le haut de mon sac à dos. Elle lui donne 3 petits morceaux de banane qu’il engloutit sans la moindre hésitation. Les jeunes corvidés sont omnivores avec une préférence pour la viande pour une belle croissance. Momentanément, quand on n’a pas de viande ou d’animaux mort sous la main, on peut donner de la nourriture pour chats (viande humide ou croquettes humidifiées). Ça tombe bien, nous sommes dans un refuge pour animaux et il y a des chiens et des chats qui attendent une adoption.

La corneille, pas farouche et sans-gêne a grimpé sur ma tête en s’accrochant à mes cheveux. Je la reprends sur mon avant bras. Nous ne pasons pas inaperçues elle et moi. Surtout elle 😄 Je croise une bénévole et je lui dis qu’il faudrait nourrir ce jeune oiseaux… et là, j’apprends qu’il est déjà pris en charge et soigné par une autre bénévole et qu’ils l’ont laissé volontairement là pour lui apprendre la liberté. Il a été trouvé dans cet état avec des plumes bien abîmées (prédateur ? pluie/vent ?). Parents invisibles, il a été récupéré par le refuge. Il réclame à corps et à cris à manger. Tout le temps. Il n’aurait pas pu tomber mieux.

Voilà pourquoi il était si familier avec moi. Il est déjà « apprivoisé ». J’espère qu’il retrouvera la forme, des plumes bien comme il faut, une santé de fer et une liberté dans ses mouvements. Il est fort possible qu’une fois adulte et indépendant, il fasse du refuge, son territoire. Reste à savoir si les autres oiseaux sauvages l’accepteront parmi eux.

Ma fille a fait une vidéo, que je ne peux pas partager ici malheureusement. Mais les photos parlent d’elles-mêmes : un grand bavard qui a de la voix 😄

Escargot escarg’eau

En voici un qui adore l’eau !

Cela me fait penser à l’adorable comptine

Petit escargot

Porte sur son dos

Sa maisonnette,

Aussitôt qu’il pleut

Il est tout heureux,

Il sort sa tête.

Celui-là, un « Petit-gris » bien grand, a d’abord été l’objet de curiosité de Minos, le grand roux, le grand chat. Puis de moi.

J’me baladais sur la terrasse, le cœur ouvert à l’inconnu moustachu. J’avais envie de dire bonjour à n’importe qui. N’importe qui, ce fut toi, d’abord le chat, et puis toi à l’humaine, je t’ai dit n’importe quoi puis, je suis monté sur ton doigt. Il suffisait que je rampe sur le dos ta main, pour t’apprivoiser.

Vous avez bien sûr reconnu la chanson de Joe Dassin, que j’ai adaptée pour l’occasion.

Je devais partir au travail ce matin-là. Alors, j’ai invité Monsieur l’Escargot à descendre de mon poignet sur lequel il se baladait à s’naise. J’ai rapproché ma main du recipient d’eau qui est sur le mur de notre terrasse pour les animaux de passage (et nos chats).

  • Pas une seule seconde il a hésité !
  • À son rythme déterminé, mon poignet, il a quitté.
  • Tête la première, dans l’eau, il a plongé.
  • Exploré, tout au fond, il a été.
  • Fascinée, j’ai été.
  • Se noyer, je me suis interrogée.
  • Sans se presser, il est remonté.

C’est seulement quand j’étais certaine qu’il gérait la situation à la surface, que je me suis activée, pour en photos, la situation immortaliser !

Ma fille a des escargots aquatiques dans son aquarium, plein d’escargots, vraiment beaucoup, de 3 espèces différentes. Eux ne remontent pour ainsi dire jamais à la surface, aucun ne s’est échappé même du petit aquarium sans couvercle. Si tout le monde sait que les escargots – terrestres – sortent quand il pleut et qu’ils aiment (ont besoin de) l’eau, je ne savais pas qu’ils pouvaient y rester plusieurs minutes (heures ?) complètement immergés.

Quand, par mégarde, il m’arrive de marcher sur l’un d’eux, je me fonds en excuses et vérifie si je ne l’ai pas tué en brisant sa coquille irrémédiablement. À mon grand désarroi, mon amoureux aime les manger. Mais celui-là, il ne finira pas dans son estomac (mais peut-être bien dans celui d’un oiseau !)

Où vont les mots quand ils s’en vont ?

Entre jeu d’écriture, avis de lecture et métier rêvé, loupé, je vous pose cette question :

Où vont les mots quand ils s’en vont ? Quand ils nous échappent, quand ils nous fuient, où se cachent-ils ? Que font-ils ?

Après la lecture de « Gratitudes », de Delphine de Vigan, j’ai une certitude : j’ai loupé un coche, un métier, des études. Aujourd’hui, je me vois bien logopède ou orthophoniste. J’y pense aujourd’hui, mais ce n’est clairement pas un métier, une vocation à laquelle j’ai pensée quand j’étais ado. J’y pense aujourd’hui parce que le syndrome de Ménière avec ses vertiges, acouphènes et déficits d’audition m’ont pourri la vie pendant plusieurs années, parce que la Covid m’a rendue aphone durant de longues semaines m’empêchant de m’exprimer oralement (j’ai été suivie par une logopède extraordinaire pendant des mois), parce que les mots perdus, ceux qui trainent sur le bout de la langue mais qui ne veulent pas sortir sont de plus en plus fréquents.

Dans Gratitudes, Delphine de Vigan appuie là où ça fait mal. Une dame d’un certain âge, ancienne correctrice dans un grand magazine, rentre dans une maison de repos et de soin après que « tout s’en va », « je perds tout ». Des troubles de la mémoire spécifiques liés à la perte de mots la dévaste. Marie a beau lui rendre visite régulièrement ainsi qu’un orthophoniste passionné ar son métier, cela n’empêche pas la vieille dame de dépérir. À quoi bon continuer de parler quand les mots s’en vont, changent, se travestissent, s’effacent ?

Un livre, une histoire poignante écrite avec justesse, émotions, amour.

Où vont les mots quand ils vous échappent ?

Les mots s’en vont, ils volent, ils fuient en silence. Ils vont se cacher, se reposer, se libérer. Les mots fourchus, ceux qui butent sur la langue, ceux qui tombent et se cognent contre les dents sont envoyés à l’infirmerie des mots. On leur fait faire des exercices d’assouplissement, d’étirement. Ils doivent pouvoir sortir d’une traite, sans trébucher pour recouvrer la santé. Ceux qui s’oublient, ceux qui s’étiolent à force de ne pas être utilisés régulièrement, ceux-là sont envoyés dans un camp de travail. Un camp où la vie des mots n’est pas facile. Ceux qui arrivent là-bas sont faibles, presque transparents mais on leir demande quand même toute leur attention. Ils doivent parler fort, marcher longuement, dessiner de manière précise leurs lettres, épeler distinctement chacune des parties de leur corps, et ce plusieurs fois par jour. Le soir, ils peuvent jouer, ils sont libres d’intégrer une classe de rédaction créative à la seule condition de savoir se présenter en utilisant le plus de mots possibles les caractérisant. Les mots travestis, ceux qui se font passer pour d’autres, sont difficiles à attraper ! Ils glissent entre les doigts, ils se faufilent entre les lèvres, ils passent en coup de vent dans les conduits auditifs. Ceux-ci rient sous cape, bien heureux d’avoir ce super pouvoir de transformation. Ils ont plusieurs vies et en profitent bien.


Extrait du livre « Gratitudes » de Delphine de Vigan

La tentation

Rappel : mon défi sympathique

Je n’aurai pas tenu longtemps. À peine 15 jours ! Mais je ne baisse pas pour autant les bras, ce n’est pas parce que je ne suis qu’une faible femme que je vais me remettre à dévaliser les librairies et bouquineries en tous genres…

Je ne me sens qu’à moitié coupable. À moitié seulement. Pourquoi ? Tout simplement parce que j’ai deux excuses prêtes à vous servir sur un plateau ! Les excuses sont faites pour s’en servir, alors les voicis :

  • Je suis rentrée dans cette librairie pour chercher et trouver une revue pour ma maman :-)
  • À l’achat de 2 livres de Pocket Éditions, je recevais une gourde en verre avec un super chouette motif !

La tentation était vraiment trop forte. Je n’ai pu résister. Acheter des livres, pour moi, c’est une addiction… j’en ressens un besoin, une nécessité. Je me sens mal quand je n’ai pas de nouvelles lectures, un choix diversifié de livres, tout près de moi.

Comment j’ai brisé mon challenge

J’ai regardé absolument tous les livres. Je me suis arrêtée plus longuement devant le tourniquet avec ces centaines d’histoires prêtes à être lues. Les titres ont défilés les uns après les autres. Ho ! Voici un titre qui est dans ma liste de livres à lire. Je relis la 4e de couverture. L’entrée est alléchante, tentante. Tiens, qu’est-ce donc cette « publicité » : à l’achat de 2 Pocket, recevez une gourde en verre. Pour compléter ce slogan, une photo avec deux gourdes, chacune avec des motifs d’oiseaux. Pas n’importe quels oiseaux : des grues couronnées. Moi qui me passionne pour le Japon, en voilà une belle idée de cadeau.

Échange silencieux entre ma petite voix intérieure et moi :

– Eh bien.! Tu n’auras pas résisté longtemps à ton défi de ne plus acheter de livres.

– C’est vrai, mais je vais recevoir une belle gourde. En verre. Avec des grues couronnées !

– Tu ne crois quand même pas qu’elles ont été faites spécialement pour toi.

– Et pourquoi pas ?! Mais regarde la photo : des grues, des oiseaux. Je ne vais quand même pas passer à côté de ce superbe cadeau.

– Cela s’appelle une publicité. Une incitation à acheter, à dépenser davantage.

– Je n’ai pas besoin de pub pour acheter des livres. Et puis, quand j’y repense, la dernière fois que j’ai acheté des livres, dans une autre librairie, j’ai reçu un beau sac en tissu, réutilisable.

– Oui. Et ? Comme si tu n’avais déjà pas assez de sacs… réutilisables, avec de chouettes motifs ou inscriptions.

– Oh ! Ça va ! Laisse tomber. De toute façon, je voulais lire ce livre et puis l’autre, c’est de la même autrice que « Tout le bleu du ciel ». Que j’ai adoré.

– Tu sais sans doute que tu trouveras ces bouquins en prêt à la bibliothèque ? Et je ne suis pas sûre que l’autre bouquin entre en compte, n’est-ce pas une autre édition ?

– En effet, mais je ne recevrai pas de belle gourde en verre avec des oiseaux dans une bibliothèque ! J’espère seulement que le libraire en a encore de stock. Parce que s’il en n’a plus, je n’oserai pas dire que je ne prends pas ces livres ! Et par précaution, je vais en prendre un autre du même éditeur.

Ça se disputait ferme dans ma petite tête. Arrivée à la caisse, avec non pas deux mais trois bouquins (le 3e d’une autre édition – aucun commentaire svp), j’ai quand même eu le courage de demander au monsieur s’il lui restait bien des gourdes. Car en effet, il n’a fait aucun geste en ce sens, non mais, on ne me la fait pas à moi ! La gourde était dans une boite blanche, toute blanche. Impossible de voir laquelle des deux c’était. J’ai dû patienter d’être de retour à la maison pour découvrir la surprise.

À la fin de la journée, après avoir dû justifier mes achats livresques, sur le trottoir, dans ma rue, je trouve un chouette meuble pour ma fille. Un secrétaire ancien, en très bon état. Ce mobilier pour elle est une trouvaille vraiment chouette. Ma fille s’intéresse à l’histoire des objets, si possible qui ont plusieurs décennies. Alors ce secrétaire est une aubaine. Gratuit. Et comme une surprise ne vient jamais seule, dedans, une pièce en argent datant de + 50 ans. Mes petites dépenses (dont ma maman m’a remboursé généreusement la moitié pour ses revues – dont une que je vais utiliser également) ne sont rien comparé à cette trouvaille-cadeau 🥰

Entre le petit tour à la brocante vendredi, ces livres et le secrétaire pour ma fille, j’ai passé un super chouette week-end.

Ma petite histoire d’après 5 mots

Ingrédients pour une recette d’histoire :

1) Prenez 5 mots, au hasard, dans un livre : branche, pleurer, maison de correction, horaire, c’est des salades

2) ajoutez une contrainte supplémentaire (ton joyeux) ou deux (respecter l’ordre des mots)

3) ne réfléchissez pas trop et écrivez ce qui vous passe par la tête

4) ne vous relisez pas, ne soyez pas sévère avec vous et appréciez votre talent à sa juste valeur,

5) partagez si vous n’avez pas peur du ridicule et que vous voulez faire rire votre lectorat


Mon histoire commence dans une ville. Dans cette ville, il y a des rues, il y a des maisons, il y a des gens et oui, il y a encore un peu de nature, de la verdure, par-ci, par-là.

Dans une rue de la ville, se trouve un magasin. Un magasin qui vend des articles pour les écoles : des stylo-plumes, des crayons de couleurs, de la peinture, des trousses, des cartables et tout un tas de papier et de matériels pour le bricolage. Et derrière cette papeterie, coule une rivière paisible. Au bord de cette rivière des arbres. Dans les arbres, des oiseaux. Dans le bec des oiseaux, des mélodies sifflantes qu’il fait bon entendre. Ça siffle, ça gazouille, ça chante. En cet été chaleureux et valeureux, il n’y a pas un pet de vent, pas d’embouteillage klaxonnant ni d’injures crachées par des automobilistes pressés ou mal lunés.

Dans ce calme paisible, on s’endormirait presque à l’ombre d’un des arbres qui borde cette rivière paisible. Tout à coup, ça claque comme un fouet :

– Tim, vieille branche, c’est bien toi ?!

– Eh ! Salut Robin des bois. Ça fait longtemps, pas loin d’un an, si je ne me trompe. Bah, oui j’deviens vieux, mais toi, dis-moi, tu ne pleures plus comme une madeleine ?

– Les larmes de crocodile, fini pour moi. La maison de correction est loin derrière moi. Je ne crains plus personne en plume Davidson.

– En plume quoi ? T’as bu du peket ou quoi ? Ou alors l’eau de la rivière est polluée.

– Mais non banane, c’est le décalage horaire, ça tourne plus très rond là-dedans. Rends-toi compte, je viens de me taper 90 km dans les ailes rien que cette nuit. Je reviens de loin, de la Scandinavie ! Je dois être déshydraté et quand j’ai soif, je me mets à délirer en vers s’il vous plait, car un ver ça passe, mais c’est trop peu, deux vers c’est mieux !

– Tout ça c’est des salades mon vieux. Tu es un rouge-gorge casanier, tu es né ici, dans le nichoir préfabriqué du magasinier. Et on est en été petit filou. Tu migres peut-être bien, mais c’est en hiver que tu pars, en Espagne, là où il fait chaud.

Tim et Robin continuent à dé-blat’errer gentiment. Ils déterrent les blattes et blablatent sur le temps qui passe. Ils évoquent des souvenirs… Tim est un arbre, il est vieux, il a bien vécu et il a de la bouteille ! Robin est un petit oiseau, un rouge-gorge, adorable et sympathique, mais qui ne sait plus trop ce qu’il raconte. Il perd un peu la boule, ça arrive malheureusement aussi chez les oiseaux.


Une photo qui n’a rien à voir avec cette histoire. Quoique, celle-ci m’a été soufflée par une araignée 🕷

De petits bonheurs en passant

Savoir profiter de l’instant présent.

Prendre son temps, se balader avec ses enfants et avec un ou deux parent(s), c’est plaisant.

Je n’aime pas trop les magasins, le monde, le bruit, la foule, le brouhaha. Mais une fois de temps en temps, en bonne compagnie, ça passe. Je profite. Je flâne. Je regarde.

Entrer dans une librairie et ne rien acheter, c’est tout aussi difficile. Mais j’ai tenu bon. Je n’ai rien dépensé. On m’a offert 😄 Mon défi n’est pas fini !

Des BD à moitié prix, deux pour lui (mon amoureux), une pour moi. Saurez-vous deviner ?

Un livre qui est, qui était dans ma liste, un autre pour lequel je n’ai pu résister. Il en existe plusieurs, il a fallu faire un choix. Choisir, c’est renoncer 🤪 hâte de commencer.

Des tampons à prix tout doux pour mes ateliers créatifs…

Et encore plein d’autres. À ce prix, c’est donné.

Recueil de 15 contes nippons déniché à la bibliothèque du réseau liégeois ❤

Mais surtout, on a profité de l’instant présent. Sans se presser. Sans stresser. Être juste là, ensemble. À manger chacun ce qu’on préfère, à marcher chacun à notre rythme, à se promener.

Nous avons tous trouvé des petits bonheurs, avec une belle journée partagée en famille, dans la joie, gravée dans chacun de nos cœurs.

Je ne prends pas assez le temps de partager ces petits moments agréables. Je vais tâcher d’y remédier.