Le Parc de Hauster, à Chaudfontaine

Ce matin, pour mon anniversaire, je me suis offert une balade en solitaire :-)

Depuis la maison, j’ai marché, marché, marché, pour arriver jusqu’au parc de Hauster, situé à Chaudfontaine, Liège, Belgique. Je n’ai pas pris le même chemin à l’aller qu’au retour. Il faut savoir varier les plaisirs. Et quelle bonne idée j’ai eu de faire ce détour ! J’ai fais de chouettes rencontres ornitho. Clic-clac, des photos.

J’avais aussi envie de poésie. Courte poésie. 5 – 7 – 5 syllabes. Cela nous vient du Japon. Des haïkus. Oui, dès le réveil, les mots ont chantés dans ma tête. Dès le réveil, j’ai ouvert mes oreilles, d’abord, et puis mes yeux. Quand je me réveille, il fait encore noir. Noir d’encre. Encre nuit. Le soleil n’est pas encore levé.


Croissant de lune
Chant d’un oiseau nocturne
Une chouette

Chante la chouette
Au petit matin d’été
Happy bird day

Le dix septembre
Là une chauve-souris
Croissant de lune

La chauve-souris
Passe devant la lune
Déjà elle s’en va


Au parc de Hauster
Un héron entre deux ponts
Les pattes dans l’eau

Sur le chemin
À côté de la rivière
Un merle noir

Au-dessus de l’eau
Le rire caractéristique
Du pic-vert raisonne


Le soleil se lève
Colore d’un rayon pourpre
Le héron cendré


Un cri craquant
Le héron s’envole
Il le fait savoir


La mouette rieuse
Atterrit sur une pierre
Dans la rivière


Poignard délicat
Qui farfouille dans les plumes
Toilette du héron


Tac-tac je l’entends
Le martellement de son bec
Pic où es-tu ?

Tout petit oiseau
Minuscule boule de plumes
Un des deux pouillots

Un petit pouillot
Perché au-dessus de l’eau
Virevolte

Petite araignée
Sur la barrière en bois
Est rouge sang


Au petit matin
Moment de la toilette
Pour la mouette


C’est au bord de l’eau
Que je vois le plus d’oiseaux
Prendre la pause


Grappe de cormorans
Se repose tranquillement
Au bord de l’eau


Pour clore cette balade d’anniversaire, rien que pour le plaisir des yeux, une grappe de photos avec les mouvements de l’eau et les oiseaux. J’aime entendre ce bruit de l’eau qui chute, des remous, une chanson douce à mes oreilles, une musique relaxante.

Nouvelle activité : bénévole dans une librairie naturaliste

Formule magique pour trouver un peu de bonheur :

  • Choisissez une ou deux activité(s) que vous aimez bien faire et qui vous procure un moment de bien-être quand vous la faites
  • Dégagez un peu de temps dans votre planning pour pouvoir consacrer quelques heures par semaine à ce nouveau petit bonheur
  • Si vous éprouvez des difficultés à « mettre la main à la pâte » tout(e) seul(e), cherchez un endroit où vous pourriez vous rendre utile
  • Proposez quelques heures de bénévolat, une fois par semaine, au lieu élu : association, entreprise privée ou publique, ami(e), famille, etc.
  • Plongez dans cette activité, sans penser à autre chose qu’à être là, dans cet endroit, à faire ce que vous aimez
  • Oubliez vos tracas et autres problèmes, juste durant cet instant, durant ces trois ou quatre heures auxquelles vous vous consacrez pleinement
  • Profitez de l’instant présent, ne prenez que ce que vous aimez, ne faites que ce que vous voulez

Cette recette fonctionne pour moi. J’espère qu’elle sera bénéfique à d’autres :-)

Depuis peu, je fais du bénévolat dans une librairie spécialisée de ma région : Regards Nature, une librairie naturaliste basée à Liège.

Pourquoi elle ? J’aime les livres. J’aime la nature. J’aime apprendre. C’est grâce à ma formation d’assistante bibliothécaire que j’ai eu cette idée. A la recherche d’un stage, j’ai réalisé que ce que j’aimais dans cette formation, c’était principalement les animations que l’on pouvait y faire. Et les livres bien sûr. Mais pas tout le reste : les règlements, lois et décrets qui régissent une bibliothèque publique, leurs classements spécifiques et complexes et autres obligations administratives. Cela ne m’intéresse pas. Même si je sais que dans toute formation, tout travail, il y a des tâches et des apprentissages qu’on aime moins, ici, dans le cas de ce loisir, je n’ai pas envie de me mettre cette pression, tout à fait inutile pour moi.

Me voilà donc à offrir 4 heures de mon temps, 4 heures par semaine, à cette librairie unique dans ma région. C’est une petite librairie, mais qui a un vaste choix de titres dans tous les thèmes de la nature. Principalement en français, ils proposent aussi des ouvrages en néerlandais et en anglais. Et l’on peut passer commande facilement, ils ont divers fournisseurs (certains un peu lents, mais tout vient à point à qui sait attendre, n’est-ce pas ?). Elle n’est ouverte au public que 4 après-midi/semaine, mais elle est également accessible sur rendez-vous.

Elle a de nombreuses qualités, certains défauts. Comme toute boutique, comme toute petite asbl, très petite entreprise. Ce que j’aime là-bas, c’est que je suis sûre de ne pas m’y ennuyer et d’apprendre un tas de choses. Ce que j’aime là-bas, c’est que je m’y sens bien et que je prends plaisir à être là. Ce que j’aime là-bas, c’est que c’est petit, un peu comme dans un cocon, avec une chouette ambiance, dans un cadre verdoyant et très agréable (parc Botanique). Ce que j’aime là-bas, c’est que je me rends utile, qu’il y a déjà un tas de choses auxquelles je pense où mon aide sera appréciée. Je pourrai même, un peu plus tard, y développer des animations !

C’est dans cette librairie que j’avais autrefois déposé plusieurs de mes livres. C’était il y a 4 ou 5 ans, avant le Covid ! Je sais que je peux dors-et-déjà penser à y laisser un petit stock de mon dernier livre « La petite fille du Togo » :-) Elle n’est pas belle la vie ?

Le truc qui me tracasse un peu, c’est que je risque de dépenser beaucoup ! Mon budget livre va être sérieusement impacté; pour preuve, le résultat de mon deuxième jour chez eux :

Faire ses propres carnets créatifs ? C’est possible chez Double-Page, à Redu !

Oui, j’ai des défauts, comme tout le monde. Je les assume :-) En plus d’être signopaginophile (qui aime collectionner les marques-pages), j’aime collectionner les carnets et cahiers : carnets d’écriture, carnets de dessin, carnets photos, etc. Et si j’aime en acheter, en dénicher dans des brocantes, dans des bouquineries, j’apprécie aussi en faire. Les fabriquer de mes petites mains, les voir grandir, évoluer, sourire à leurs petits défauts, car je ne suis pas parfaite, je suis distraite, je suis impatiente. Les décorer, les relier, les découper, les coller.

À l’atelier Double-Page, à Redu, en trois ans, j’en suis à mon huitième carnet ! (je triche un peu, car en un seul atelier, j’ai pu en faire 4 petits). Et même plus, car lors de mon dernier « stage » fin de ce mois, j’ai pu en faire 3 ainsi que leur petite boîte de rangement. Une boîte ! J’adore les boîtes. Je ne vous l’avais pas encore dit ? Eh bien, maintenant, si :-)

Quelques photos rien que pour le plaisir des yeux. Je n’ai pas encore choisi ce que j’allais bien pouvoir y mettre dedans.

Dans ce précédent article, vous pourrez découvrir quels autres carnets j’ai déjà remplis. Entre-temps, bien sûr que j’en ai déjà remplis d’autres, mais le temps me manque pour faire tout ce que j’aimerais faire avec ces magnifiques carnets.

Les marrants oiseaux marins et des photos à gogo !

Mes vacances à la mer du Nord

La mer. Les coquillages. Le vent. Les oiseaux. La plage. Le sable. La mer. Les oiseaux.

La Panne et Nieuport (B) et Bray-Dune (F). Le long de la plage, à l’intérieur, dans une réserve naturelle, non loin des dunes, en ville. Des balades quotidiennes. Des sorties le soir. Et des photos. Plein de photos.

Le temps n’est pas extraordinaire. Pas mal de pluie, presque quotidienne, et du vent. Beaucoup de vent. Vent véritablement violent, qui renverse les poubelles des restaurants sur la dune, qui fait courir les grains de sable dans nos yeux, qui freine nos balades quand on avance contre lui. Mais ce vent permet de joyeuses observations ornithologiques : des goélands qui planent au-dessus de votre tête pour voir si vous n’auriez rien à becqueter et des mouettes qui font elles aussi du surplace au-dessus d’un bras de mer. Elles sont portées et soutenues par ce vent, ailes ouvertes. Quand elles zyeutent un repas, zou, les ailes se rabattent et elles tombent tout en délicatesse. Pic, elles picorent leur nourriture et vlan, elles rouvrent leurs ailes. Elles remontent aussitôt à la verticale. Fascinant.

Le vent soufflant fort sur la mer donne aussi un fabuleux spectacle chez les humains. Nous avons été témoin d’homme (ou femme ?) volant, littéralement ! Accroché à un fil à son parachute, confiant sa planche aux vagues énergiques, un homme a été emporté dans les airs comme s’il s’agissait d’un brin de paille. Si cela avait été moi, j’aurais vraiment fait pipi dans ma combinaison ! Mais là, ce n’était pas moi et j’ai été surprise d’abord, puis j’ai rigolé comprenant que l’homme gérait la situation.

Depuis que nous sommes arrivés, malgré le vent, j’entends avec bonheur le rire des goélands. Ils sont marrants à donner de la voix régulièrement. J’aime les écouter, les regarder. Je peux fermer les yeux et me perdre dans cet instant rien qu’à moi. Ces oiseaux typiques du littoral, nous les rencontrons parfois à l’intérieure des terres, en ville, à proximité d’un canal ou d’un étang. Chez moi (Liège), ce sont souvent des mouettes que j’observe. Ici, à la mer du Nord, c’est plutôt l’inverse : les goélands sont bien plus nombreux et présents que les mouettes.

Grâce à mon appareil photo numérique, je peux faire des centaines de photos en une seule sortie. Avec le vent qu’il y a, et immortalisant toujours la nature sans trépied, les deux-tiers de mes photos sont floues.

Voilà quatre jours que je suis là et je n’ai pas encore eu l’occasion d’observer à loisir une mouette. J’ai pris en photo des goélands, des petits, des plus grands, des gris clairs au très foncé, presque noir, mais point de mouette. Un soir, alors que le ciel est dégagé et que nous venons de souper, la vue que j’ai en face de moi (le ciel, des arbres, le toit d’une maison) me pousse à sortir pour une dernière balade sur la plage. Mon objectif est clair : trouver et photographier une mouette, ou deux, ou trois… le matin-même, j’avais dessiné deux mouettes dans mon carnet de dessin. C’était un cygne, enfin un signe je veux dire.

Sandales, pantalon léger et souple que je peux remonter pour marcher dans l’eau et appareil photo. Je suis parée et déterminée à remplir mon objectif. D’ailleurs, je préviens mon amoureux : je reviens quand j’aurai vu et photographié une mouette, pas avant (rires).

Les oiseaux sont là très tôt le matin et le soir, quand les plages se vident, quand le calme revient et que les enfants criants, riants et courant partout sont rentrés. Reste les chiens, les joggeurs et les promeneurs comme moi. Pour le moment, le matin n’a jamais été sec, j’ai donc profité d’une accalmie le soir.

Impressionnant ! La plage est déserte, ou presque. Il n’est pas très tard : 19h. Nous soupons tôt, il est vrai, sans doute que beaucoup de gens se restaurent à l’intérieur. Très vite, j’ôte mes sandales pour sentir le sable sous mes pieds. A une dizaine de mètres, je remarque immédiatement un oiseau près d’une étendue d’eau. Un oiseau de la famille des laridés. Cette famille comporte 22 genres et 103 espèces. La plupart des espèces appartiennent aux goélands, aux mouettes et aux sternes. L’oiseau que je vois est plutôt petit pour un goéland et fin. Cela pourrait bien être une mouette. Quelle chance ! Depuis que j’ai un appareil photo avec un super gros zoom, un bridge de la marque Sony, un Cyber-shot, DSC-Hx400V (2017), je n’utilise plus mes jumelles. En effet, mon appareil photo a un zoom optique de 50x avec un stabilisateur intégré. L’oiseau en question ne semble pas farouche, car un homme se trouve assez proche de lui et il ne s’en va pas. L’oiseau marche (poussé par le vent) dans une flaque d’eau de mer. Je le vise dans un premier temps pour tenter de l’identifier. C’est bien une mouette, chouette ! Mais les couleurs sur sa tête sont un peu particulières. Les mouettes rieuses, celles que l’on voit la plupart du temps, ont à l’âge adulte un capuchon chocolat sur la tête. Cette caractéristique est présente uniquement pour les adultes qui nichent (printemps-été), c’est ainsi qu’on les reconnaît facilement. Les adultes qui ne nichent pas (et en automne-hiver) en sont dépourvu, ils ont la tête toute blanche avec une petite tache noire au niveau de chaque oreille et près des yeux. Les jeunes ont des taches brunâtres sur la tête et selon leur âge, plus ils sont jeunes, plus ils ont du brun dans leur plumage.

« Ma » mouette est donc un peu bizarre, car elle a des taches brunes, mais qui descendent bien au-delà du haut du cou, plus bas que le collier. Ma référence pour identifier les oiseaux, c’est le super site : oiseaux.net. Et voyez ce que je découvre en plus des nombreuses photos et infos textes : une aide d’identification par Intelligence Artificielle !! Il reconnaît la mouette rieuse, mais me demande de poser la question dans le forum ou d’essayer avec d’autres photos, car si le genre « mouette » est certifié avec 72,16 %, l’espèce précise « mouette rieuse » n’est identifiée qu’à un taux de 19,17 %. En effet, sur la première photo, un profil montre une tache brune qui descend bien en-dessous du « capuchon » habituel. Il existe une autre espèce de mouette, moins fréquente, qui a aussi un capuchon « chocolat noir intense » sur la tête qui descend plus bas, mais cette mouette mélanocéphale n’a pas le bout de ses plumes noires, elle est entièrement blanche et grise. J’ai donc inséré une autre photo de « ma » mouette, avec l’autre profil, et là, la certitude monte à 94,54 % pour le genre mouette et 60,14 % pour la mouette rieuse.

Heureuse je suis donc ! Mais ce n’est pas pour autant que je vais déjà rentrer, il fait beau, il fait sec, il fait calme. Je continue mon chemin sur la plage, les pieds dans le sable, en faisant attention aux coquillages cassés qui peuvent me blesser. Et puis j’aime aussi faire trempette. Juste les pieds et les chevilles. Très agréable, relaxant, ressourçant. Il fait tellement gai, je me sens tellement bien que je décide de m’asseoir sur le sable mouillé, en tailleur, et je ferme les yeux. J’écoute les goélands jacasser. Un chien aboyer. Le vent me murmurer un peu trop fort des mots doux et iodés. Et puis, un « tchiip tchiip » me fait ouvrir les yeux immédiatement. Je vois une minuscule silhouette au-dessus des vagues. Un chevalier ? Bécasseaux ? Ils sont deux et volent côte à côte. Trop rapides. Trop tard pour moi, je n’arrive pas à les viser dans mon appareil photo. Cela me pousse à me lever et à continuer ma promenade. Bien plus loin, un groupe d’oiseaux m’attend. Des goélands sûrement. Je marche lentement, doucement. Je ne suis pas pressée. Un peu avant le groupe que j’ai repéré de loin, je discerne une silhouette sur la plage, tout près des vagues qui vont et qui viennent. Une mouette ? Elle me parait bien fine et basse sur patte. Zoom : une sterne !! Je ne sais pas laquelle (Caugek ou Pierregarin), car je n’en n’ai pas encore vue de mes propres yeux. Et donc encore moins photographié. Je mitraille de là où je suis. Elle est loin. Très loin. Elle est petite. Zoom à fond, je sais que ce n’est pas bon, on voit le grain, la photo ne sera pas nette.

Et puis je pense à un livre que j’ai lu dernièrement où l’on disait qu’aujourd’hui, on ne sait plus simplement profiter d’un paysage ou d’une observation, qu’il faut qu’on photographie ou qu’on filme à tout va et puis qu’on partage ça sur les réseaux sociaux. Cet extrait m’a marqué. Il est vrai que j’aime pousser sur le déclencheur un peu trop souvent, impulsivement. Mais ce n’est pas pour en « parler » autour de moi rien que pour me « montrer », mais j’aime partager mes découvertes ornitho, partager mes connaissances sur les oiseaux, pour apprendre à les connaître, à mieux les protéger, à les aimer. Et puis, aussi, j’avoue, pour me souvenir que j’ai vu ça, que j’étais là aussi, pour me rappeler ces instants magiques, intimes entre la nature et moi. Je ne suis pas une « cocheuse » comme on dit chez les ornithos zozos (ou zinzins, c’est comme vous préférez). Cocher le plus d’espèces visibles, courir ou voler dès que quelqu’un dit avoir vu telle ou telle espèce, tout quitter pour « cocher » une observation, enregistrer les moindres alertes, être à l’affut de « la coche ». Oui, une sterne, je n’en avais jamais vue. Je sais qu’il en existe au moins deux espèces différentes que je peux voir ici ou pas trop loin de chez moi. C’est marrant, car à mon travail, mon patron (qui est aussi un passionné de la photo et des oiseaux) avait mis une sterne en fond d’écran sur mon ordinateur. Il y a peu de temps, je l’ai changée pour une photo que moi j’avais prise, un jeune goéland avec un bâton dans le bec. Je pense donc à mon patron quand je vois cette sterne et je prends plein de photos, en avançant petit à petit, vraiment tout petit à tout petit pas. Le vent est toujours assez fort. Je dois mettre un genou à terre pour essayer de bouger le moins possible. J’essaie d’avancer pour être devant la sterne (toujours à une vingtaine de mètres d’écart entre elle et moi) et pour avoir le vent de dos. Mais dès que j’arrive à son niveau – à au moins quinze mètres d’elle – elle s’envole aussitôt pour se poser encore plus loin. Elle et moi jouons à ce petit jeu pendant dix minutes environ. Dix minutes. Et il m’en faut quelques autres supplémentaires pour réaliser qu’elle s’est rapprochée du groupe de goélands et… qu’elle n’est plus toute seule !! Une deuxième sterne est avec elle. Sont-elles de la même espèce ? Ou est-ce un jeune ? Je ne connais pas cet oiseau et suis incapable d’émettre la moindre hypothèse. Alors, je mitraille encore à gogo. Pauvres oiseaux (rires). Après une bonne cinquantaine de photos, je me dis que c’est assez. Elles m’ont fait avancer l’air de rien et de La Panne mon point de départ, je vois que Bray-Dune n’est plus très loin à présent. Elles m’auront bien fait marcher ces petites demoiselles :-)

Les sternes sont aussi appelées  » hirondelles de mer ». Et ce ne sera que sur l’écran de mon ordinateur que j’identifierai deux espèces différentes : la Sterne caugek et la Sterne pierregarin !

Ces sternes, j’aurai l’occasion de les apercevoir en nombre, mais de bien plus loin, lors de notre balade à Nieuport.

C’est précisément lors de cette balade que j’ai pu voir, et photographié bien sûr, un Huitrier-pie (« pie » car il est noir et blanc comme « notre » Pie bavarde et « huitrier », car il se nourrit principalement d’huitres !), des chevaliers (de deux espèces différentes je pense), un Courlis cendré (et même plusieurs, de loin), quatre Hérons cendré, une Aigrette garzette (que je n’avais pas vue au début, et qui pourtant était plus près que les hérons !), un Faucon crécerelle en vol, un Faucon épervier aussi en vol et, enfin, trois Vanneaux huppés. J’ai failli oublier : des Grands cormorans, sur piquet, sur la plage, en vol, … (retrouvez toutes les photos d’oiseaux dont je parle ici, à la fin de l’article)

Je n’ai pas revu de Grèbe huppé que j’avais eu l’occasion de voir en novembre dernier, à Nieuport. « À la place », un jeune goéland bagué surveillait les passant en plein centre-ville, confortablement et idéalement posé sur le toit d’une camionnette garée.

Enfin, l’avant-dernier soir, j’ai eu la chance de pouvoir observer, sur la plage de La Panne une étoile de mer mal en point qui a fini par servir de repas à un Goéland cendré solitaire, ainsi qu’un Bernard l’Hermite.

J’ai essayé d’écrire, en détails, chaque sortie dans mon carnet, carnet particulier que j’ai trouvé dans une librairie, carnet ligné avec en couverture… un Vanneau huppé ! Rien n’est hasard, tout est signe 😊

Enfin, dans mon carnet de dessin prévu aussi tout spécialement pour ces vacances, après avoir rempli quelques pages de dessins inspirés par mes livres de dessins sur les animaux, coquillages et flore marine, j’ai envie de dessiner d’après mes photos. Mais pour cela, il va nous falloir, à vous et à moi, encore un peu de patience avant de pouvoir vous montrer et vous partager le résultat.

Et parce que j’ai enfin fini le tri des photos, en voici d’autres Vous reconnaitrez :

  • un pigeon ramier (un papa ou une maman) qui s’est (re)posé sur la terrasse de notre logement.
  • un poisson mort intact (de la pêche ou malade ?)
  • un calmar
  • des crabes ou araignées de mer

Enfin, pour terminer ce long article, voici quelques photos d’oiseaux en vol. J’ai essayé de prendre des photos en pleine action. Beaucoup sont ratées, quelques-unes sont intéressantes et d’autres sont vraiment chouettes.

Nous n’avons pas eu beaucoup de soleil, mais durant deux soirées, je suis restées dehors jusqu’à ce que le soleil se couche. Cela donne de magnifiques lumières et photos en contre-jour.

PS : après avoir réduit les photos et noté la date et le lieu de prise de vue, ainsi que mon nom, je remarque que j’ai fait une faute au nom à la ville de Nieuport. J’ai fait un mélange de son écriture francophone et néerlandophone, oups !

Une histoire, une photo, un matin, une imagination bien plantée !

Cette nuit, aux alentours de 3h33, j’ai entendu du bruit. Léger. Ténu. Bref. Comme quelque chose qui tombe. Sans se briser. Sans éclater. Sans se casser. Juste assez pour me réveiller. Et puis, plus rien. Phase de sommeil léger, je me suis rendormie aussitôt.

D’étranges petites créatures ont peuplé mes rêves. Boules de poils de la taille d’une demi-pomme, en plus allongée, courtes sur pattes courraient dans tous les sens. À m’en faire tourner la boule. Dans ce songe animalier, je devais les attrapper. Elles étaient trois, comme les trois mousquetaires.  Comme les trois formes de la matière : solide, liquide, gazeux. Comme l’écoulement du Temps : passé, présent, avenir. Comme les trois règnes de la Nature : minéral, végétal, animal.

Le chiffre 3 est, pour une raison que j’ignore, mon chiffre préféré.
Donc trois boules de poils. Trois bestioles courtes sur pattes qui n’ont pas besoin de se faire la courte échelle pour grimper partout. Absolument partout : rideaux, fauteuil, mur. Spideranimal !! Trois créatures absolument mignonnes mais résolument espiègles qui ont décidé de jouer à « attrape-nous si tu peux ». Elles vont me rendre chèvre. Je ne sais plus pourquoi je devais les attraper. La raison s’est échappée à mon souvenir. Elle a pris la fuite comme ces petite créatures croquantes. Donc je m’arrête de courir. Je les observe. Elles sont marrantes. Malgré leur morphologie ramassée, compacte, elles sont souplesse. Légèreté. Vitesse. Rapides comme des musaraignes qu’elles ne sont pas, elles savent même faire des bonds. Grimper. Courir. Bondir. Elles ont tout pour plaire… Boules d’énergie poilues. Adorables. En les regardant s’activer et filer comme l’éclair, je remarque qu’elles ont, toutes les trois, trois couleurs différentes. L’une est noire, blanche et grise. L’autre est rousse, blanche et noire. La dernière est noir et blanche. Flûte, elle n’a que deux couleurs. Pas trois. C’est le yin et le yang.

Le rêve m’emmène quelque part. Ailleurs. Dans un autre univers. Parallèle. Nouveau. Inexistant. Fantastique. Rêvé.

Un temps plus tard. Un temps certain. Un certain temps dans le temps réel. Ici et maintenant. Aujourd’hui. Ce matin.
Mes paupières se lèvent avant le jour. Brouillard dans le regard encore ensommeillé. Je frotte mes volets. Et la lumière se fit : esprit des ampoules éclairantes, merci d’être là, bien vaillant, alerte, vif et lumineux.
Le mode automatique est enclenché :
Pieds à terre. Redressement du corps à la verticale. Pression de vessie. Vidange obligatoire. Ne pas écraser un chat. Ne pas tomber dans les escaliers en voulant éviter la queue ou la patte d’un chat. Faire abstraction d’éventuelles taches mouvantes ou fixes sur le mur (araignées). Couper l’alarme. Ouvrir la porte aux chats vadrouilleurs. Donner à manger à tout ce petit monde. Et bla bla bla.
Après d’autres rituels et aides à la mise en route de la journée, ça  y est, je sors.

Je ferme la porte. Je tourne le dos à la porte de la maison. J’ouvre celle de ma voiture. Et là, devant moi, une plante. Une grande plante. Une très grande plante. Vraiment immense. Géante. Hallucinante. Je me frotte les yeux. Mes volets sont bien ouverts. Bien propres. Bien éveillés. Un flash soudain percute mon cerveau. Cette nuit. À 3h33. Un bruit. Et puis plus rien. Quelque chose est tombé. Cela ne m’a pas inquiétée. Il est 7h30. Le ciel est bleu. Le soleil va aveugler ma conduite automobile. Le ciel est bleu. Et blanc. Un nuage. Une forme. Une sorte de nuage avec une forme. Une forme de nuage en quelque sorte. Un doute. Une question. Un délire. Délire ? Non ! Une vérité. Une trouvaille plutôt. Jack et le haricot magique est passé par ici ! Jack existe. Pour de vrai. Une vraie fausse histoire ! Une vraie fausse magie ! Mais ce n’est pas un haricot qu’il a fait tomber. Non. Autre chose. Autre plante. Autre fruit ?
À votre avis ?

Utiliser un vieux jeu de société, le détourner pour écrire un texte

Quand j’ai vu ce jeu dans le magasin (achat/vente, occasion) pour 5 euros, je n’ai pas hésité.

Je ne l’avais pas à la maison. J’ai pas mal de jeux de société, achetés pour les enfants, pour moi, pour mon amoureux. Big Boggle, et Boogle tout court, pas encore. Voilà que j’y ai remédié.

Immédiatement, j’ai pensé que ça pourrait être vachement sympa de l’utiliser pour écrire un texte, une histoire. Au lieu de piocher un mot dans le dictionnaire ou dans un livre, au lieu d’en trouver d’autres à partir d’un mot dont on mélangé les lettres, voici 25 dés, 25 lettres, pour vous aider à trouver au minimum 3 mots.

Je vais jouer avec vous.

J’ai secoué le cube, encore secoué pour essayer de mettre tpus les dés à « plat ». J’ai dû m’y reprendre à trois reprises. Voici ce qui en est sorti tel quel.

Sans le couvercle en plastique et en remettant les lettres toutes dans le même sens, pour une lecture plus aisée.

Règle du jeu made in ecrimagine :

  • Trois minutes pour trouver minimum 3 mots
  • Minimum de 3 lettres par mot
  • Chaque lettre/dé n’est utilisé qu’une seule fois
  • Écrire un texte en respectant l’ordre des mots trouvés
  • Ne trichez pas, c’est un jeu

Voici ce que j’ai trouvé en 3 minutes.

  • Sœurs
  • Main
  • Salut
  • Fils

Mon texte

J’attends sur le quai de la gare que le train délivre mes sœurs. Voilà des mois que l’on ne s’est plus vus, ni entendus. J’ai hâte de les retrouver, de voir si la main de Juliette est vraiment si verte qu’on le prétend. D’entendre la voix de Stéphanie et comprendre la raison pour laquelle sa gorge s’est peinte d’or.

Je réfléchis à tout ce que l’on m’a dit sur elles, quand, avant même que le train s’arrête, un bras bouge vigoureusement par une fenêtre ouverte. Serait-ce le salut de Polichinelle ? L’on m’a fait comprendre que Louison avait eu Polichinelle dans son tiroir. Je n’ai pas très bien compris de quel tiroir il est sorti ni comment il en est sorti, mais il serait désormais à elle et la suivrait partout. De toutes mes sœurs, Louison est celle que je n’ai jamais vue. Elle est de 15 ans mon aînée, c’est la plus âgée de nous tous et juste avant ma naissance, elle a quitté le pays pour aller se marier avec son amoureux.

Je suis le seul fils de notre mère, le seul garçon, le petit dernier après six filles !

Des livres et des dessins

Un dessin chaque matin, au réveil, ça m’éveille.

Et puis quelques livres, que je me suis fait offrir 😄

Bien sûr, il y a des tas de photos d’oiseaux. Près d’un millier à trier !

Et dans ce beau carnet plus haut, avec un dessin de vanneau, j’écris tous les après-midi.

Enfin, des plumes et des coquillages, j’en recolte sur la plage. D’autres photos plus tard.

Mais un coucher de soleil qui m’émerveille et que je partage avec joie.