Une lettre change tout

Livre ❤️

Delphine De Vigan : No et moi.
Page 137.


Lecture du soir, trop tard.
 » (…) Assise à côté d’elle je découpe des morts dans les journaux pour les coller sur mon cahier, (…) »

Une lettre change tout le sens de la phrase. Une lettre, une seule, et l’histoire entière change.

Lancée dans ce délire, à la nuit tombée, je fabule une suite à ma sauce.

Des morts dans les journaux. Découper des morts. Des cadavres. Tout froid. Tout rigide. Ou pas. J’en sais rien en fait. De la rigidité cadavérique. Je sais juste qu’elle arrive vite après le décès, mais c’est pas instantané, immédiat. Y a un délai. Et puis après, elle est plus là. Partie.
Découper des morts, ça doit quand même pas être facile. C’est comme de la viande. Un gros morceau de viande. Et moi, j’suis végétarienne. Heureusement, ces morts, ils sont dans les journaux. En toutes lettres. Parfois, déjà encadré, un cercueil de papier, sans épaisseur, sans vie, froid. Le papier est froid. Le journal est froid. La mort est froide. Les mots morts sont froids.
C’est l’hiver. Alors, pour me réchauffer, je vais brûler le cahier des morts. Le papier sera chaud. Brûlant. Fiévreux. Comme les morts avant de mourir.


Il faut bien sûr lire « … je découpe des mots dans les journaux… »

Stop au sucre

Ah le sucre. Le vrai. Le faux. Le raffiné. Celui des fruits. Le rajouté. Le dissimulé. Le transformé. Un vilain pas beau pour la santé mais tellement bon pour moi qui ne peux m’en passer.

J’aurais pu, j’aurais dû rajouter cette résolution à ma liste pour 2024. Naïvement, j’avais cru qu’en diminuant le sucre raffiné (le pire) dans mon thé du matin et ma tisane de l’après-midi, en le remplaçant par du sirop d’agave, c’était bien. En ne mangeant plus que des biscuits pour « diabétiques », c’était bien. Mais mon médecin m’a d’abord dit de faire attention au cholestérol. Ma glycémie, pour le moment, n’a pas bougé, tandis que mon mauvais cholestérol ne fait, lui, qu’augmenter.

Et puis, je me suis décidée, la veille de Noël, à lire plus attentivement le petit livre reçu de ma belle-mère : Stop au sucre ! Et là, cata. Cataschtroumpf, comme dirait mes petits lutins bleus préférés. Bleu comme ce cahier :-)

Et puis, j’ai pensé à mon petit papa. Qui se bat contre les démons du tabac. Il est occupé à diminuer le nombre de ses cigarettes qu’il fume quotidiennement. Ce n’est pas facile pour lui. Très difficile même. En écrivant ceci, je ne peux m’empêcher de faire une comparaison entre son objectif et le mien.

La cigarette chez mon papa

  • Débuté à l’âge de 15 ans
  • 52 ans qu’il fume
  • Entre 25 et 45 cigarettes par jour
  • A fumé la pipe
  • A diminué drastiquement une fois, a tenu un mois
  • Depuis une semaine, fume 15 à 18 cigarettes/j
  • Objectif à court terme : 10 u/j (unités par jour)
  • Objectif à moyen terme : 5 u/j
  • Le rêve : stop. 0 unité/jour

Le sucre chez moi

  • Devenue accro vers l’âge de 10 ans ? Je me souviens de morceaux de sucre que je mettais dans ma poche, à l’école, pour me resucrer quand je faisais des malaises (c’étaient des hypotensions, mais autour de moi, on disait des hypoglycémies)
  • Après la naissance de mon deuxième enfant, il a été prouvé par un test sanguin que je faisais bel et bien des hypoglycémies en plein milieu des après-midi. En sus des hypotensions. Oh joie ! Oh bonheur ! J’ai commencé à boire régulièrement des coca, des vrais, bourrés de sucres en tous genre
  • En 2018, suite à une formation sur l’éducation sur la santé, une dame travaillant dans une mutuelle est venue aux cours et nous a expliqué le challenge du mois sans sucre. J’ai relevé le défi. J’ai tenu 15 jours sans mettre du sucre dans mon thé (ni rien d’autre), sans boire du coca, mais en continuant à manger des céréales industrialisées au petit-déjeuner.
  • Fin 2023, je sucre mon thé du matin avec du sirop d’agave, et avec du sucre blanc et un bâton de cannelle, parfois, dans celui de l’après-midi. Je mange 2 à 3 fois par semaine des biscuits pour diabétiques, quelques fruits, et des desserts sucrés. Au travail, fruits secs comme des noix de cajou grillés et salés, noix, noisettes, peu d’amandes.
  • Mon objectif : diminuer voir supprimer le sucre dans mon alimentation.

Si mon papa arrive à diminuer la cigarette, je devrais pouvoir diminuer la quantité de mauvais sucre ET de mauvaise graisse que j’ingurgite tous les jours !

Je vais commencer pianissimo : boire une eau avec quelques gouttes de citron avant un repas, qu’il soit sucré ou salé.

Et je vais commencer cela après les fêtes, car entre mon fils qui se met à pâtisser et les desserts succulents de fin d’année, ce n’est pas le bon moment 😋

À Noël, on redécouvre des jeux merveilles

Cette année, pour Noël, on sort nos jeux de société du grenier !

Avant, on jouait régulièrement. Depuis quelque temps, deux ou trois ans, on joue moins souvent : travail, école, train-train quotidien, ont le dessus. On ne prend plus le temps de s’amuser comme avant.

Alors, hop ! Tout ça redescend au salon pour une fiesta de jeux sympas :

  • Donjon de Naheulbeuk
  • Stratégie
  • Jeu d’échecs
  • Jeu de dames
  • Monopoly
  • Scrabble
  • Carambole
  • Qui, quoi, où
  • Touché coulé
  • Addict color
  • Times Line
  • Salade de cafards
  • Uno
  • Variété de jeux de cartes « défi animaux »

Et d’autres encore.

Le choix ne va pas être facile. Choisir, c’est renoncer. Je vais essayer de remettre en place un moment durant le weekend où nous allons dépoussiérer ces nombreux jeux.

Pour Noël, j’ai imaginé un premier jeu commun qui plaît à tout le monde : Donjon de Naheulbeuk. Ensuite, un autre jeu où nous pouvons jouer à quatre et dans lequel il y a un gagnant. Le gagnant pourra choisir le prochain jeu et son ou ses adversaires. Après, on fait une tournante de façon à ce que chacun de nous puisse jouer à son jeu « favori ». Eh oui, chez nous, c’est souvent les garçons qui gagnent aux jeux.

Et si pour moi, le principal, c’est de jouer et de m’amuser, pour notre fille, c’est une autre histoire. Elle joue pour gagner et n’aime pas perdre. Personne n’aime perdre, mais elle, elle râle, elle trouve une excuse, elle dit que l’un ou l’autre a triché, etc. Elle excelle dans certains jeux de rapidité et de mémoire. Hélas, elle a hérité de ma piètre performance en stratégie. Les garçons, eux, sont des champions dans ces domaines.

Heureusement, on a absolument de tout. À elle de choisir son ou ses jeux qu’elle préfère.

Visite du matin

Il est cinq heures. Mehagne se lève.
Il est cinq heures, mes chats ont faim.
Il est cinq heures.

Un grondement. Des bruits de pattes dans les escaliers. Du remue-ménage annonciatrice des prémices d’une bagarre féline ? Deux chats courent sans sens. Un troisième ne bouge pas. Grondement puissant. Retenu. Sourd. Grave.
Obscurité dans la cuisine. Le grondement est là. Caché. Féroce. Le regard cherche dans la pénombre. Fouille les coins sombres. Sous les pieds, comme un tremblement. Le rythme du cœur s’accélère. Le sien. Le mien. Le sien car il défend quelque chose, le mien car l’origine de cet état est encore inconnu.
C’est le gros bébé roux. Ramassé sur lui-même, le regard fixe, droit devant. Dans ma tête, des questions, des suppositions. Une intrusion. Un autre chat ? Le sosie d’Orion ? Le regard enflammé du chat fixe mes pieds, tête baissée. L’angoisse monte. Les scénarios les plus farfelus aussi. Clic. Lumières allumées, ombres chassées. Suppositions envolées. Un mammifère inerte. Une proie. Indéterminée. Chasse gardée, je ne peux m’approcher. Au ras du sol, on amadoue, on appelle, on invite à lâcher prise. Du vent. Illusions. Alors, on se fâche. On râle. On rouspète. On gronde à notre tour. Petite chose dans la gueule féline ne bouge plus. Longue queue. Semble morte. Bloquer les sorties. Enlever les chaises sous la tables. Le coincer dans un coin. Lâche ! Lâche ! À plat ventre, la chose grise et brune, boule de poils ronde a une longue queue. Musaraigne, mulot ou souris. Pas musaraigne, trop ronde, museau plus épais. Vivante ! Elle est vivante ! La petite bestiole est vivante ! Galopante. Court se refugier. Fuir à tout prix l’ennemi. Se cacher. Ne plus bouger. Faire sortir le chat. Vite. Vite. Dehors. Fermer la porte. Chasser un autre chat. Récupérer le rongeur. Le mettre à l’abri. Chercher une boite. Un bol. N’importe quoi.


Un mulot qui nous a émerveillé ma fille et moi.
Un adorable mulot sorti indemne de cette partie de chasse automnale, dès potron minet.
Un mignon mulot qui a fait sa toilette, qui a mangé, qui a bu, qui a retrouvé sa liberté une fois les quatre chats rentrés !

Un petit pépin qui a bien poussé

Il y a quelques semaines, je découvrais le sympathique concours d’écriture « Pépin d’Esneux », initié par le CCPL (Conseil Consultatif pour la Promotion de la Lecture) d’Esneux-Tilff.

Qu’est-ce qu’un pépin ?

Un pépin est une courte histoire. Une très courte histoire, maximum 400 caractères avec titre et espaces inclus !

Cette année, le thème était l’eau, « haut », « ô », « oh ! », etc.

J’ai donc écrit un pépin. Puis deux. Puis trois. Et pour finir, quatre. Il n’y avait pas de limite quant au nombre de pépins à envoyer.

Fin novembre, j’apprenais que l’un de mes pépins avait tapé dans l’œil du jury. Il a poussé son petit bonhomme de chemin et a été lu et apprécié par les membres du jury. Sur près de cinquante pépins, il s’est fait remarquer. Bravo petit pépin. Petit pépin deviendra-t-il grand ?

Il a été proposé en lecture à tous les participants. Il n’a plus fait de son nez et n’a pas été choisi pour recevoir un prix (chèques lecture). Mais le jury a tenu à ce qu’il soit déclamé en public. Oh ! Chique !

Je soupçonne que tous les pépins aient été déclamés à voix haute. Hélas, je n’ai pas eu l’occasion de l’entendre vivre de la voix d’une des personnes qui lisait les textes. Je suis en effet arrivée un peu après le début des festivités, car ce jour-là, je racontais des contes de Noël à des enfants.

Qu’importe, le voici. Certaines et certains d’entre vous le reconnaîtront peut-être : je suis partie du premier conte que j’ai travaillé à l’oral « Le vautour et l’épervier ». Originaire d’Afrique, par Allassane Sidibé.

Un conte

Un épervier affamé. Un vautour patient. L’épervier imite le vautour. Le vautour plane dans le ciel. L’épervier bat frénétiquement des ailes. Le vautour se pose sur une branche. L’épervier atterrit brusquement à côté. Le vautour attend. L’épervier est impatient. Il vole haut et vite. Le vautour mange l’épervier épuisé. Tout vient à point à qui sait attendre.

Écrire un texte avec Story Dice

6 dés, 6 images, 6 mots.

Dans l’ordre d’apparition, de haut en bas, de gauche à droite ou d’abord de gauche à droite et puis de haut en bas.

Court. Bref. Direct. Privilégiez le sens de l’ouïe dans votre histoire.

Cette proposition d’écriture s’autodétruira sur votre simple volonté.

Demain, est un autre jour.

Ne procrastiner pas et … Écrivez 😄

Écrire un texte d’après une image

Tout est dans le titre.

Voici l’image proposée. Vous pouvez la recadrer, la rogner, la tourner, etc. Libre à vous et à votre imagination de la retravailler comme vous voulez.

Chacun et chacune peut y voir une image différente, un objet, un mot, un animal, un mouvement, un logo, …

Cela peut illustrer une citation, une expression, ou être le début d’une belle histoire. Poème, chanson ? Tout est bon, pourvu que vous le partagez avec nous.

À votre plus belle plume. Prêt.e ?

Partez !


Un haïku de Cigalette, ma maman

Dans l’eau turquoise

Chorégraphie de poissons

Luminescence