Incitation WP : nostalgie

What makes you feel nostalgic ?

Je suis une grande nostalgique :

  • Musique, chanson
  • Un feuilleton télévisé : Mac Gyver 😍, et bien d’autres des années ’90
  • Une série de livres : « Oui-Oui au pays des jouets », les « Bob et Bobette » du début, d’avant 1993, « Pezzi », « Placide et Muzo », etc.
  • Photos
  • Certaines nourritures : bonbon « Suguss », biscuits et autres sucreries qui n’existent plus aujourd’hui
  • Les jeux vidéos Game Boy et son pendant coloré
  • Certains jouets : un robot, une poupée qui faisait du patin à roulettes et qui chantait des chansons en néerlandais, un doudou luciole qui faisait de la lumière (son visage), les animaux de Lego, les Polly Pocket

Si je préfère le présent pour vivre au quotidien, me replonger dans le passé pas trop éloigné, c’est doux, tendre et agréable. Ça me fait sourire. Je suis sélective sur la période, sur les moments à me remémorer.

Abeilles d’hiver

Rien senti. Rien prévu. Les signes avant-coureurs étaient pourtant là : mauvaise nuit, mal au dos, dispute avec mon mari (pour une histoire de propriété de couette et de jambes trainantes) et vent violent sévissant et s’imiscant par les fenêtres ouvertes.
Tension palpable. À fleur de peau.
La faute à qui ? À quoi ?
La pleine lune n’est pas encore là. Je le sais, je l’ai vue hier et avant-hier, elle était au trois-quart pleine. Mes menstrues sont encore loin. Alors quoi ? Qui ? Pourquoi ?

Un regard par la fenêtre du salon. Il fait clair. Cela ne me mets pas la puce à l’oreille. Un insecte. Jaune et noir. Tout plat.  Une abeille entre. Puis une autre. La première, est mal identifiée. C’est un syrphe. Une espèce de petite mouche qui se fait passer pour une guêpe grâce à ses couleurs. Ce qui est étrange, c’est qu’elle se rapproche de la vraie abeille. Elle la suit. Elle veut lui tenir compagnie. Garde rapprochée. Couple improbable. Cette histoire d’amour impossible ne me choque pas plus que ça. Il faut de tout dans la nature. Pour la diversifier. Pour l’enrichir.
Soudain, des dizaines, des centaines d’abeilles sont dans le salon, à se bousculer par l’interstice de la fenêtre restée entrouverte. Ça bourdonne. Et ce bruit d’ailes, ce bizutement, m’inquiète. Me fait peur. M’angoisse. D’habitude, je ne crains pas les abeilles. Sauf quand elles tournent autour de moi, se posent sur moi. Leurs minuscules et fines pattes me fouille. Me tâte. Elles se collent à mes chevilles. Elles s’agglutinent sur ma peau sensible. Et là, c’est la frayeur assurée. Qui monte. Crescendo. La boule qui me tord le ventre grimpe dans mon corps : estomac, œsophage, trachée, cordes vocales. J’étais aphone juste avant. Un virus. Une laryngite qui me tient depuis des jours et des jours. Quand mon mari m’a poussée du lit sans ménagement, avec un grognement d’ours mal léché, j’ai râlé et rouspèté, mais en silence. Il n’a rien entendu, les boules de cires vissées dans ses oreilles chaque nuit faisant leur job. Là, le cri qui sort m’étonne. Clair. Net. Puissant. Affolant.
Et il acourt. Mon protecteur. Mon sauveur.
Moi, je suis devenue statue. Immobile. Les yeux agrandis par la frayeur. Les mains tremblantes. Les larmes ruisselantes. Le bourdonnement, le bizutement s’est arrêté pour laisser place à un silence de mort. Précurseur d’un terrible événement.
Les insectes posés et tranquilles sur mes pieds nus cogitent. Ils papotent. En silence dérangeant. Un conciliabule dont je suis exclue, moi leur victime qui n’ai pourtant rien demandé, qui ne leur ai strictement rien fait.
Mon mari est un peu désemparé devant la situation. Devant le nombre de bestioles. Devant le risque potentiel de multiples piqûres que je pourrais subir. Finalement, avec une douceur infinie qui le caractérise si bien, il ouvre en grand les fenêtres et, avec un objet que je n’identifie pas, invite les abeilles d’hiver, ces longues abeilles plates, jaune et noire, à s’en aller par la sortie dirigée.
Je crois qu’elles sont toutes parties, sans me piquer. Pas une seule ne m’a laissée un souvenir horrible de sa visite. Je peux respirer. Je peux souffler. Je peux m’effondrer. Mais il en reste deux qui trainent un peu. Les deux premières. Le couple improbable, le syrphe et l’abeille. Elles sont près de la fenêtre, et discutent. Comme si de rien n’était. Je les pousse un peu pour pouvoir refermer la fenêtre.

Incipit avec un livre

– Mademoiselle Bertignac, je ne vois pas votre nom sur la liste des exposés.

Première phrase du livre  » No et moi », de Delphine de Vigan.

Que vous ayez lu le livre ou non (ou vu le film), jouez le jeu et écrivez la suite.

Pourquoi l’adolescente n’a-t-elle pas mis son nom sur la feuille de papier qui précise les sujets des exposés qui vont être travaillés ?

  • Pas envie
  • Pas trouvé de sujet
  • Elle avait noté mais un ou une camarade a effacé son nom (et mis le sien à la place)
  • Pas le temps
  • N’ose pas dévoiler son sujet
  • Elle trouve que les exposés, c’est pour les bébés
  • Etc.

Les idées et les raisons ne manquent pas.

Bon amusement.

Et si vous n’avez pas lu le bouquin, je vous le recommande vivement !

Incitation WP

You get to build your perfect space for reading and writing. What’s it like ?

Traduction : Vous pouvez construire votre espace parfait pour lire et écrire. A quoi ça ressemble ?

J’ai toujours rêvé d’avoir une maison à moi, avec une véranda. Laissez-moi vous raconter ce rêve.

Il est un lieu extraordinaire. C’est chez moi. Mon chez moi. Une petite maison pittoresque, construite avec des murs en vieilles briques. Sous le toit, il y a quelques trous pour que moineaux et hirondelles puissent nicher. Le village dans lequel j’habite se situe à mi-chemin de la mer et de la forêt. Tous les matins, je sors dès potron-minet et je marche une heure sur la plage, les pieds nus dans l’eau quand il ne fait pas trop froid. Tous les matins ou presque, car il m’arrive de changer de direction et de me rendre au cœur de la forêt pour surprendre les animaux nocturnes en plein conciliabules. Quelle que soit ma destination matinale, je termine la journée, après le repas, léger, du soir, par une autre balade. Si le matin, mes pieds m’ont conduit à la mer, le soir, ce sont les arbres qui me murmurent une bonne nuit. Et inversement.

Sans être totalement isolé, mon lieu de vie est bâti dans un endroit calme, aéré, verdoyant avec, quand la bise souffle du bon côté, un parfum iodé.

Si je travaille encore à mi-temps, cela me permet de pouvoir vaquer à mes occupations préférées, de chez moi, l’autre moitié du temps : lecture, écriture, photographie, ornithologie et marche sont mes loisirs préférés.

Quelque soit le temps, j’aime me plonger dans un livre, confortablement installée dans le fauteuil douillet de la véranda. Face au jardin, la lumière du jour, le soleil et la vie de la nature m’accompagnent dans mes lectures. Dès que je lève les yeux de mon livre, pour vivre pleinement l’histoire, pour suivre les images qui se forment dans ma tête ou pour une réflexion, mon regard se perd complètement dans le paysage. Parfois, certains automnes, quand il fait gris souris et qu’il pleut comme vache qui pisse, une musique d’ambiance relaxante m’accompagne, avec une lampe sur pied, travaillée dans un beau bois de la région.

En hiver, lorsque le froid traverse les vitres épaisses et décorées de peinture pour éviter les collisions mortelles d’oiseaux, je fais un bon feu de bois. J’adore entendre le crépitement des flammes, sentir le parfum du bois me réchauffer.

C’est dans cette même véranda que mon bureau, une table en bois avec son armoire à tiroirs, me reçoit pour mes moments d’écriture. La nature est ma muse, mon inspiration à chaque saison. Si j’aime écrire dans mes carnets, avec des plumes, de l’encre et des couleurs, mon ordinateur portable est mon allié indispensable qui accueille mes doigts nerveux. Une fois par an, je publie un recueil, tantôt de contes tantôt de nouvelles naturalistes, que je publie moi-même et que je vends pour reverser les bénéfices à diverses associations de mon pays. J’élabore ces histoires, je corrige mes textes, je mets en page le livre dans cet outil informatique. La plupart du temps, je suis assise derrière mon bureau, toujours face à mon jardin. Quand j’écris, il faut que je me sente bien. Ni trop chaud. Ni trop froid. En sécurité. Avec un thé parfumé; chaque matin, c’est le même. Un rituel. Ce n’est que durant les après-midi que je varie systématiquement le goût de mon infusion.

Au printemps et en été, je laisse la porte et les fenêtres ouvertes pour permettre aux sons ambiants, chants des oiseaux, murmures des arbres, cœur de la nature qui bat, de rentrer et de me bercer. De m’inspirer. De m’apaiser. De me surprendre. De me faire sourire.

Dans cette véranda, il y a un coin spécial pour observer la faune qui s’aventure dans le jardin. C’est ma télévision. Des coussins rembourrés au sol et sur une table basse me permettent de m’installer, coudes sur un coussin, jumelles ou appareil photo vissé à mon regard, pour des séances de relaxation.

En toutes saisons, je sors trente minutes, minimum, dans le jardin. Et je note dans un carnet spécial toutes les bêtes que je rencontre, du minuscule insecte, en passant par l’écureuil, l’épervier et parfois même un renard téméraire. Ainsi, je répertorie et je suis le nombre et la variété de mes visiteurs, tout au long de l’année. Certains se retrouveront héros d’une histoire, d’autres seront croqués dans un carnet de dessins.

Chaque matin et chaque soir, avant de sortir et avant de m’endormir, je regarde le ciel et je salue la lune, les étoiles, la chouette, le rouge-gorge et tous ceux qui veulent bien se montrer.

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Une lettre change tout

Livre ❤️

Delphine De Vigan : No et moi.
Page 137.


Lecture du soir, trop tard.
 » (…) Assise à côté d’elle je découpe des morts dans les journaux pour les coller sur mon cahier, (…) »

Une lettre change tout le sens de la phrase. Une lettre, une seule, et l’histoire entière change.

Lancée dans ce délire, à la nuit tombée, je fabule une suite à ma sauce.

Des morts dans les journaux. Découper des morts. Des cadavres. Tout froid. Tout rigide. Ou pas. J’en sais rien en fait. De la rigidité cadavérique. Je sais juste qu’elle arrive vite après le décès, mais c’est pas instantané, immédiat. Y a un délai. Et puis après, elle est plus là. Partie.
Découper des morts, ça doit quand même pas être facile. C’est comme de la viande. Un gros morceau de viande. Et moi, j’suis végétarienne. Heureusement, ces morts, ils sont dans les journaux. En toutes lettres. Parfois, déjà encadré, un cercueil de papier, sans épaisseur, sans vie, froid. Le papier est froid. Le journal est froid. La mort est froide. Les mots morts sont froids.
C’est l’hiver. Alors, pour me réchauffer, je vais brûler le cahier des morts. Le papier sera chaud. Brûlant. Fiévreux. Comme les morts avant de mourir.


Il faut bien sûr lire « … je découpe des mots dans les journaux… »

Stop au sucre

Ah le sucre. Le vrai. Le faux. Le raffiné. Celui des fruits. Le rajouté. Le dissimulé. Le transformé. Un vilain pas beau pour la santé mais tellement bon pour moi qui ne peux m’en passer.

J’aurais pu, j’aurais dû rajouter cette résolution à ma liste pour 2024. Naïvement, j’avais cru qu’en diminuant le sucre raffiné (le pire) dans mon thé du matin et ma tisane de l’après-midi, en le remplaçant par du sirop d’agave, c’était bien. En ne mangeant plus que des biscuits pour « diabétiques », c’était bien. Mais mon médecin m’a d’abord dit de faire attention au cholestérol. Ma glycémie, pour le moment, n’a pas bougé, tandis que mon mauvais cholestérol ne fait, lui, qu’augmenter.

Et puis, je me suis décidée, la veille de Noël, à lire plus attentivement le petit livre reçu de ma belle-mère : Stop au sucre ! Et là, cata. Cataschtroumpf, comme dirait mes petits lutins bleus préférés. Bleu comme ce cahier :-)

Et puis, j’ai pensé à mon petit papa. Qui se bat contre les démons du tabac. Il est occupé à diminuer le nombre de ses cigarettes qu’il fume quotidiennement. Ce n’est pas facile pour lui. Très difficile même. En écrivant ceci, je ne peux m’empêcher de faire une comparaison entre son objectif et le mien.

La cigarette chez mon papa

  • Débuté à l’âge de 15 ans
  • 52 ans qu’il fume
  • Entre 25 et 45 cigarettes par jour
  • A fumé la pipe
  • A diminué drastiquement une fois, a tenu un mois
  • Depuis une semaine, fume 15 à 18 cigarettes/j
  • Objectif à court terme : 10 u/j (unités par jour)
  • Objectif à moyen terme : 5 u/j
  • Le rêve : stop. 0 unité/jour

Le sucre chez moi

  • Devenue accro vers l’âge de 10 ans ? Je me souviens de morceaux de sucre que je mettais dans ma poche, à l’école, pour me resucrer quand je faisais des malaises (c’étaient des hypotensions, mais autour de moi, on disait des hypoglycémies)
  • Après la naissance de mon deuxième enfant, il a été prouvé par un test sanguin que je faisais bel et bien des hypoglycémies en plein milieu des après-midi. En sus des hypotensions. Oh joie ! Oh bonheur ! J’ai commencé à boire régulièrement des coca, des vrais, bourrés de sucres en tous genre
  • En 2018, suite à une formation sur l’éducation sur la santé, une dame travaillant dans une mutuelle est venue aux cours et nous a expliqué le challenge du mois sans sucre. J’ai relevé le défi. J’ai tenu 15 jours sans mettre du sucre dans mon thé (ni rien d’autre), sans boire du coca, mais en continuant à manger des céréales industrialisées au petit-déjeuner.
  • Fin 2023, je sucre mon thé du matin avec du sirop d’agave, et avec du sucre blanc et un bâton de cannelle, parfois, dans celui de l’après-midi. Je mange 2 à 3 fois par semaine des biscuits pour diabétiques, quelques fruits, et des desserts sucrés. Au travail, fruits secs comme des noix de cajou grillés et salés, noix, noisettes, peu d’amandes.
  • Mon objectif : diminuer voir supprimer le sucre dans mon alimentation.

Si mon papa arrive à diminuer la cigarette, je devrais pouvoir diminuer la quantité de mauvais sucre ET de mauvaise graisse que j’ingurgite tous les jours !

Je vais commencer pianissimo : boire une eau avec quelques gouttes de citron avant un repas, qu’il soit sucré ou salé.

Et je vais commencer cela après les fêtes, car entre mon fils qui se met à pâtisser et les desserts succulents de fin d’année, ce n’est pas le bon moment 😋

À Noël, on redécouvre des jeux merveilles

Cette année, pour Noël, on sort nos jeux de société du grenier !

Avant, on jouait régulièrement. Depuis quelque temps, deux ou trois ans, on joue moins souvent : travail, école, train-train quotidien, ont le dessus. On ne prend plus le temps de s’amuser comme avant.

Alors, hop ! Tout ça redescend au salon pour une fiesta de jeux sympas :

  • Donjon de Naheulbeuk
  • Stratégie
  • Jeu d’échecs
  • Jeu de dames
  • Monopoly
  • Scrabble
  • Carambole
  • Qui, quoi, où
  • Touché coulé
  • Addict color
  • Times Line
  • Salade de cafards
  • Uno
  • Variété de jeux de cartes « défi animaux »

Et d’autres encore.

Le choix ne va pas être facile. Choisir, c’est renoncer. Je vais essayer de remettre en place un moment durant le weekend où nous allons dépoussiérer ces nombreux jeux.

Pour Noël, j’ai imaginé un premier jeu commun qui plaît à tout le monde : Donjon de Naheulbeuk. Ensuite, un autre jeu où nous pouvons jouer à quatre et dans lequel il y a un gagnant. Le gagnant pourra choisir le prochain jeu et son ou ses adversaires. Après, on fait une tournante de façon à ce que chacun de nous puisse jouer à son jeu « favori ». Eh oui, chez nous, c’est souvent les garçons qui gagnent aux jeux.

Et si pour moi, le principal, c’est de jouer et de m’amuser, pour notre fille, c’est une autre histoire. Elle joue pour gagner et n’aime pas perdre. Personne n’aime perdre, mais elle, elle râle, elle trouve une excuse, elle dit que l’un ou l’autre a triché, etc. Elle excelle dans certains jeux de rapidité et de mémoire. Hélas, elle a hérité de ma piètre performance en stratégie. Les garçons, eux, sont des champions dans ces domaines.

Heureusement, on a absolument de tout. À elle de choisir son ou ses jeux qu’elle préfère.