On se motive comme on peut. Pour rester dans ce super nuage d’enthousiasme et de volonté d’écrire durant le camp Nano, je vous partage mes dernières idées en matière d’encouragement, d’idées, d’envies :
Pour atteindre mon but, le 30 avril, j’ai préparé 3 affiches. Chacune des affiches contient 30 cases. Dans chacune des 30 cases, un mot d’encouragement, un proverbe ou une citation positive sur l’écriture, sur la créativité, sur le défi du Nanowrimo !
J’ai choisi l’objectif des 30.000 mots. Un chiffre rond pour pouvoir écrire environ 1000 mots par jour. Et c’est un très bon chiffre pour moi (voir statistiques plus bas)
Pour une fois, j’ai préparé une sorte de plan : protagoniste, antagoniste, quêtes, difficultés, style pour la fin…
J’ai téléchargé deux petits logiciels gratuits pour me concentrer sur l’écriture : FocusWriter (sympa, surtout avec le fond d’écran que je peux choisir – une forêt – , mais petit bug avec un caractère spécial erroné – l’apostrophe se transforme en guillemets) et celui dont j’ai déjà parlé Cold Turkey Writer grâce auquel je me fixe des période d’écriture (ou un certain nombre de mots/caractères) et qui bloque tout le reste tel internet, autres logiciels, explorateur de fichier, internet (surtout, c’est le plus important pour moi).
J’avais eu dans l’idée de faire participer des amis et des membres de la famille, mais je crains que je leur en demande trop et que cela puisse me freine au lieu de m’aider, donc, j’ai changé d’avis et je vais écrire sans aide extérieur :-)
Je me suis inscrite sur le site officiel et j’ai officialisé mon objectif. Au fur et à mesure de ma progression, je vous partagerai les petits badges que j’aurai reçus
Je me suis même inscrite sur le Discord, un forum interactif, mais un peu trop nouveau et trop compliqué pour moi (j’ai l’impression que ça fait double emploi avec ce qui existe déjà, mais avant de me retirer, je vais poser quelques questions, car si j’ai bien compris, un petit robot IA pourrait nous aider à écrire si on est coincé dans un passage). Si j’ai bien compris !
J’ai déjà prévenu homme et enfants que je ne serai quasi pas disponible en ce mois d’avril. Que j’écris, j’écris, j’écris. Mon agenda est donc fort chargé avec les différents moments déjà bloqués : travail, activité complémentaire avec mes différents ateliers, veille de la migration des batraciens dans ma commune, nouvelle formation sur le Mind Mapping, et être présente, quand même un peu, pour mon amoureux, pour mes enfants et pour nos chats !
J’ai bloqué 2 heures d’écriture chaque jour. Je pense nanowrimoter entre 4h et 6h du matin. Néanmoins, j’ai tellement mal dormi, peu dormi ces dernières semaines, que cela fait quelques matins que je me réveille plutôt aux alentours des 5h. Le soir, je suis moins active et je suis occupée, parfois, selon la météo, dehors. Donc, je verrai bien au jour le jour, mais je m’oblige à écrire un peu tous les jours (même s’il ne s’agit que de 250 mots)
Quelques chiffres et statistiques Nano
J’ai découvert le défi NaNoWriMo en 2012 (et non pas 2011 comme je le croyais). Pour info, j’écris depuis 1995, depuis qu’à l’école, une professeure de français m’a encouragée à écrire. J’avais 15 ans. J’ai auto-publié deux autres livres non repris dans cette liste, car fait en dehors du Nano : Un oiseau peut en cacher un autre 2011, Faire pousser des oiseaux, 2013.
Novembre 2012 : 50.006 mots, L’atelier d’écriture virtuel, non publié
Novembre 2014 : 37.099 mots, (histoire de 2010) Chassé croisé du passé, du destin, non publié
Novembre 2017 : chiffre inconnu, non officiellement sur Nano, Démarrer au quart de tour, publié
Novembre 2018 : 25.000 mots, recueil sur les araignées, non publié (non terminé)
Novembre 2019: 40.356 mots, Raconter des salades de contes, publié
Juillet 2020 : 48.776 mots, (histoire de 2016), La légende du Blondinet, non publié
Avril 2021 : 15.944 mots, La petite fille du Togo, publié
Avril 2022 : 34.807, Nina tête en bas, non publié
Novembre 2022 : 32.733 mots, Des contes et des jumelles, non publié (non terminé)
Avril 2024 : EN COURS … Sans titre : Objectif 30.000 mots
Novembre 2024 : relecture et correction de Nina tête en bas
La logique, ma logique, veut qu’en 2024, j’écrive une histoire entière, complète, qui sera écrite, relue et corrigée pour être publiée ;-)
Le Nanowrimo, c’est dans pile 6 jours ! Et je suis dans les starting-block !
Alors, pour vous préparer à un article par jour que je vais publier durant tout le mois d’avril (on va essayer), voici un petit jeu d’écriture.
Mélangez les lettres de N.A.N.O.W.R.I.M.O. + C.A.M.P. & A.V.R.I.L. Trouvez au minimum 6 nouveaux mots, sans prendre « avril » ni « camp » et préférant les mots en français. Enfin, écrivez un texte libre (prose, poème, chanson, slam, etc.) avec 6 mots de votre liste. Ecrivez pendant 6 minutes maximum.
La suite est à lire APRÈS que vous ayez vous-même dressé votre propre liste de mots. Après avoir cliqué sur « lire la suite », vous découvrirez les mots que j’ai trouvés et choisis ainsi que le texte écrit.
L’oiseau. Les oiseaux. Et les chats ! Mes chats (même s’ils me font parfois grimper au plafond)
Et aussi les écureuils 🐿️
Je sais, ces deux espèces ne vont pas très bien ensemble. Mais c’est ainsi.
Lequel est-ce que je préfère ?
L’oiseau. 🪽🪶
Mais quel oiseau ? Il en existe des milliers.
L’Albatros hurleur, pour son envergure extraordinaire (jamais vu)
Le Fulmar boréal, ou Pétrel fulmar. Cousin de l’Albatros. Vu et admiré. Sur liste rouge des espèces menacées, en voie de disparition ❤️
Le Martin-Pêcheur, pour ses couleurs magnifiques, son art de la pêche, sa discrétion.
La famille des corvidés, pour leur intelligence, leur esprit joueur, la façon dont ils s’adaptent. Le Geai des chênes pour ses couleurs et son espièglerie. Le Choucas des tours pour ses beaux yeux.
Savez-vous qu’il est bon de s’autogratifier de temps en temps ?
Non seulement, ça fait un bien fou, mais cela renforce notre confiance en nous.
Le week-end dernier a été un peu particulier. Tout a commencé samedi matin. J’ai osé prendre une petite araignée sur ma main, pour la sauver d’une mort certaine par noyade impitoyable (douche). Bon, j’ai tendu une main et elle a voulu prendre tout le bras, j’ai donc du y mettre le hola ! Mais une fois qu’elle était en sécurité et que, ma peau, elle a quitté, je me suis sentie fière et forte ! Ancienne arachnophobe, je n’avais jusqu’ici osé inviter une araignée de plus d’un millimètre à me grimper dessus. Oh ! Celle-ci n’était pas bien grande et s’approchait d’un bon demi centimètre, mais elle était si légère que je n’ai même pas senti ses pattes courir sur ma paume.
Ce n’était pas celle-ci, mais elle lui ressemblait. Alopecosa spec.
Ma première victoire du week-end. « Bravo, Cécile ! »
Mon second bonheur a été de recevoir, cet après-midi là, un livre que j’avais commandé à ma librairie naturaliste « Regards Nature » : La trilogie de Corfou, de Gérald Durrell. La libraire l’a tout spécialement commandé pour moi et elle voulait me faire la surprise. Adorable Marie ! Merci !
Enfin, ce dimanche matin. J’allais voir une amie et j’avais prévu de faire une balade près de chez moi, à Chaudfontaine. En ce moment, je porte une attention particulière à la migration des batraciens. Je souhaitais profiter de cette promesse d’un dimanche lumineux grâce au magnifique lever de soleil auquel j’ai pu assister peu après 7h, pour aller découvrir l’endroit de passage, en plein jour. En effet, ces animaux se déplacent quand il fait nuit, quand il fait noir.
Crapaud commun et des œufs
Je prépare mes affaires en pensant à la remarque qu’une copine m’a fait dernièrement quand on s’est baladées au printemps dernier. C’était au même endroit : « Je n’ai jamais vu quelqu’un faire autant de photos en si peu de temps ». Oui, j’ai le clic compulsif. J’avoue que ce tic, ce toc, ce tic-toc s’est accentué avec les années. Et ces derniers temps, je ne fais franchement pas de belles photos. Je privilégie la quantité à la qualité. C’est l’inverse que je devrais faire. Alors, pour cette balade dominicale, j’ai laissé l’appareil photo à la maison et j’ai enfin ressorti ma paire de jumelles ! Magnifique outil d’observation que je n’avais plus utilisé depuis que j’ai super zoom à mon APN (50X optique + le numérique !). Il va de soi que comme c’est un bridge, le zoom poussé au-delà de 10x donne une qualité de photo médiocre, on voit le grain, c’est sombre, parfois flou, bref, c’est moche ! Néanmoins, année après année, à chacune de mes sorties, il ne m’a jamais quittée. A la visualisation de mes nombreuses photos, je soupirais à chaque fois, tellement la qualité laissait à désirer, mais j’étais quand même « contente » d’avoir pu immortaliser cette espèce d’oiseau, cette autre là, ou encore celle-ci.
A la librairie « Regards Nature », il y a tout un rayon avec des jumelles. Des jumelles, des loupes, des binoculaires, des longues-vues, des harnais et adaptateurs pour GSM. J’ai donc pensé à ces jumelles en ressortant la mienne : une paire de Bushnell, une 8X42, qui doit avoir plus de 20 ans ! Je l’avais déjà lors de ma formation ornitho en 2004. De mémoire, je pense que j’ai dû l’acheter quand je travaillais pour le magasin Nature & Découvertes du Woluwe Shopping Center (Bruxelles), soit entre 2000 et 2003 ! Tout cela ne me rajeunit pas !
L’on voit que la technologie a bien avancé. La morphologie de mes jumelles est différente. Elle n’est pas droite, mais tout en courbes. Elle a de belles formes, pour une agréable prise en main. Le chiffre « 8 » indique le niveau de grossissement. Pour un oiseau à 80 mètres, je le vois donc comme s’il était à 10 mètres. L’autre chiffre, le « 42 », c’est le diamètre de l’objectif. Plus ce chiffre est grand, plus il laisse entrer la lumière. Pour moi qui aime observer les oiseaux et mammifère un peu partout, dont en forêt où, au printemps et en été, les feuilles donnent de l’ombre au paysage, au regard, ce compromis est excellent. Je peux aussi observer par temps couvert.
Bref, ce dimanche 17 mars 2024 est annoncé ensoleillé et sec au début de la matinée et couvert avec un risque de pluie dans le courant de la journée. Nous n’avons prévu une balade que la matinée.
7h57, fin prête, je ferme la porte de la maison à clé. Dedans, toute ma famille encore endormie. J’avance de deux mètres en me demandant si je vais aller en voiture jusque là où à pied. Il y a entre 30 et 40 minutes pour descendre jusqu’au point de rendez-vous, mais pour le retour, la montée en lacet avec une pente de 11 % a refroidi mes envies ce matin-là. Je range mes clés de maison, je sors celle de la voiture. Et je le vois ! Lui ! Un épervier ! Il devait être derrière ma voiture, je ne l’ai pas vu décoller, mais il s’est envolé et s’est perché sur le toit de mes voisins d’en face. Vite, mais avec des gestes délicats, mesurés, sans le quitter du regard, je sors ma paire de jumelles de son étuis. Il est toujours là. Les jumelles vissées à mes yeux, j’ai le temps de l’observer deux secondes pleines avant qu’il ne reprenne son envol et disparaisse derrière les maisons, dans la vallée. Deux secondes c’est très court et à la fois assez long pour avoir pu voir les iris orange de l’oiseau, son pelage plutôt gris cendré et son poitrail ligné de roux et de blanc. De la taille d’un pigeon, c’était un beau mâle d’Epervier d’Europe ! Les rapaces me fascinent, mais bien d’autres espèces plus petites et non crochues me fascinent tout autant.
Je vis là un signe. Je devais partir à ce moment-là et être pile à cet instant dehors, pour le voir. Vu la balade prévue, je serai certainement déjà sur les rotules et c’est sans regret que je prends la voiture, les jumelles sorties posées sur le siège passager. Je suis tout sourire. Il n’y a personne pour me voir, mais je continue à afficher un grand sourire de pur bonheur. Les jumelles, c’est vraiment toppisime pour les observations ornitho ! Pourquoi et comment n’y ai-je pas pensé plus tôt ? Sur la route, je suis déjà occupée à imaginer une épitaphe pour mon appareil photo, le remerciant pour ses bons et loyaux services rendus durant ces dernières années. J’en suis là dans mes pensées quand, fenêtres ouvertes et radio muette, j’entends un Geai des chênes avant de le voir voler au-dessus de moi.
Il est 8h03 quand j’arrive à l’entrée du Parc Hauster, à Chaudfontaine. Il fait 5°C. Tour de cou, gants et veste coupe-vent, un carnet et un crayon dans une poche et mon téléphone portable dans l’autre, j’entame le début de ma balade. Celle-ci sera d’abord en solitaire. Mon amie arrivant vers 9h30, j’ai tout le temps pour découvrir le réveil du parc et de ses habitants ailés.
Trois canards colvert, deux mâles et une femelle, tournent en cercle au-dessus du pont. Ils descendent après le troisième passage. L’un d’eux a hésité où atterrir ! Avant ou après le pont ? Choix difficile. Descente amorcée. Il se posera dans un grand splash sous le pont.
Il fait calme. Peu de monde à cette heure matinale, un dimanche. Quelques chiens font leur première balade. L’un ou l’autre joggeur aussi. Le soleil brille. Je commence même à en ressentir sa chaleur. Un petit chant me fait lever la tête et je marche … dans une énorme déjection d’oiseau (oie ou canard). Est-ce que marcher dans une merde d’oiseau porte autant la chance que les merdes canines ? Je veux le croire. Je suis assez nulle à l’identification des chants d’oiseaux. Au visuel, j’ai un bon niveau d’amateur avancé, mais à l’ouïe, c’est une catastrophe. Heureusement, la Sittelle coopère et se pose non loin, à portée de jumelles. Je vois très clairement son petit derrière roux avec des taches blanches. A moins que ça ne soit un derrière blanc avec des taches rousses ? Toujours est-il que je suis agréablement surprise de la qualité d’observation. Je ne pense même plus à mon appareil photo, aucun regret, aucune triste pensée pour lui. Le petit bec de ce passereau s’ouvre, je vois les plumes de sa gorge vibrer, le son qui en sort, mélodieux.
D’autres petits chants l’accompagnent. Un vrai concert en plein air. Gratuit et sublime. Je devine un rouge-gorge, des mésanges de toutes sortes, un merle, un étourneau et sans doute d’autres que je n’ai pas vu ou que je ne connais pas.
Deux pigeons ramiers sont discrets. Tout comme une corneille dans le ciel, qui vole et qui passe au-dessus de moi, tout simplement.
Ah oui ! Bien sûr ! Ce magnifique chant appartient au Pinson des arbres. Je vois Monsieur et Madame, côte à côte, qui s’en vont, qui viennent, qui volent, qui se posent après avoir fait des figures improbables dans les airs.
Un petit son bref, aigu, répétitif. Une, puis deux Bergeronnettes des ruisseaux. Gris et jaune, avec un peu de blanc, je ne peux pas les confondre. Le mâle a le ventre et dessous de la queue jaune vif, la femelle a des couleurs plus pâles, plus ternes à ce niveau là, mais elle garde néanmoins de belles couleurs. Monsieur a aussi une bavette noire bien large, absent chez Madame. Leur deuxième nom, « Hoche-queue », leur colle bien à la peau. Posé, en marche, leur queue ne cesse de monter et de descendre. Avec leurs fines griffes, elles s’agrippent aux pierres qui contiennent La Vesdre. Cette même eau et d’autres, qui en juillet 2021 a débordé de son lit et a fait de nombreuses victimes et nombreux dégâts. Presque 3 ans plus tard, des stigmates sont encore visibles ici.
Quelques mètres plus loin, une mésange me réjouit de sa présence. Pas n’importe laquelle. Ce n’est pas la toute petite « bleue », ni la bien connue « charbonnière ». Ce n’est pas la « noire » que j’espère un jour revoir. Pas plus que la longue-queue qui a changé de nom (Orite à longue-queue). Celle qui est là, devant moi, est en réalité, je ne sais pas exactement. J’ai toujours confondu et je n’ai pas réussi à retenir les différences visuelles pour les Mésanges nonettes et les Mésanges boréales. Je croyais me souvenir que c’était une histoire de taille de calotte ou de niveau de celle-ci, noire : est-ce qu’elle englobe les yeux et descend jusqu’à la nuque ? Eh ben, flute et zut ! Car les deux ont une calotte identique… Il est question ici d’une brillante de cette calotte ou d’une tache plus chamois sur les flancs ! Je crois que je vais me fier à cet article (merci Ornithomedia) qui dit que l’espèce « boréale » est plus rare.
Après mon petit schéma que je ne partagerai pas vu mon niveau médiocre de dessin, mes observations continuent avec plusieurs individus de Bernaches du Canada : sur l’eau, sur le bord de l’eau, en vol, en cancanant, etc. Je ne les ai pas comptées exactement, mais en nombre, elles remportent la patte palmée d’or !
Un autre Geai des chênes me salue de son cri rauque et caractéristique. J’aime les couleurs de cet oiseau : chamois, rose, roux, noir, bleu et blanc ! Et avec de ces yeux bleus hypnotisant !
Le long de l’eau où les inondations ont charrié un koï blanc, je rencontre furtivement le splendide Martin-pêcheur. Il ne fait que passer et je l’admire donc de mes simples yeux émerveillés d’humain. Au loin, j’entends le rire tout aussi caractéristique d’un Pic-vert. Je ne le verrai pas du tout ! Son rire continuera à me narguer durant dix à douze bonnes minutes.
Il est 9h. J’arrive presqu’au bout de ce deuxième tronçon, au-delà du parc Hauster, non loin du Grand Casino de Chaudfontaine. Un bras de La Vesdre, qui était quasi à sec il y a moins de deux mois, déborde légèrement. Elle n’est pas encore sur le chemin, mais elle a déjà pris le dessus du petit passage en bois qui est installé dans l’eau et au-dessus de celle-ci. Il y a eu beaucoup de précipitations il y a 3 à 4 semaines et un orage avec de la grêle et des trombes d’eau, de courtes durées heureusement, 48 heures plus tôt.
Ce sont donc les pieds dans la boue, enfin les chaussures de marche qui en ont déjà vu d’autres, qui avancent prudemment pour ne pas me faire glisser. Plic ploc, je verrai d’autres Bergeronnettes des ruisseaux, un autre Pinson des arbres mâle et une poignée de Bernaches du Canada. Et un miaulement me fera lever les jumelles vers une Buse variable qui plane et décrit de larges cercles, haut dans le ciel.
Au sol, des traces de la visite d’un ou des castor(s) !
9h30, mon amie est là. Zou, je vais à sa rencontre, heureuse de la revoir après tout ce temps et nous débutons notre jolie promenade tout en papotant gaiement, un peu comme les oiseaux gazouillant.
Nous aurons l’occasion de voir une Gallinule poule d’eau solitaire, 3 mouettes ou goélands ? (bien trop haut pour les identifier), 2 Goélands NonIdentifiés ainsi qu’un Grand cormoran en vol et deux autres posés sous un pont. Dans le Parc Hauster quand on revient, un Grimpereau (des bois ou de jardin ? encore une colle pour moi) ne cessera de se jouer de moi à la fin de notre balade. Mais Vanessa a pu le voir brièvement avec les jumelles, et rien que pour ça, j’en suis déjà contente.
Pour les animaux, autres que les oiseaux, sans le voir en chair et en poils, nous avons vu les traces du Castor sur quelques arbres qui n’étaient pas (pas encore) protégés par un grillage.
Enfin, grâce à l’application ObsIdentify, j’ai pu identifier des champignons sur les arbres. On en voit régulièrement, mais jamais je n’avais poussé ma curiosité à chercher à leur donner un nom.
De haut en bas et de gauche à droite : Daldinie concentrique, Amadouvier et Crepidotus mollis à deux stades différents
Entre ma fille (18 ans) et moi (43 ans), ça fait des étincelles.
Les chiens ne font pas des chats, elle a hérité de mon foutu caractère !
Comme je suis la plus âgée, la plus expérimentée en la matière, la plus mûre dirons-nous, il faut bien que je montre l’exemple.
Elle n’a que dix-huit ans, mais elle a déjà ce caractère depuis des années, forgé dans le stress, l’impatience et l’exigence qu’elle s’impose à elle-même.
Je répète : les chiens ne font pas des chats.
Ce matin, pour évacuer toute cette tension qui a été explosive à même pas sept heures, je vous donne une recette toute personnelle :
Prendre une douche, fraîche de préférence, pour que la colère et l’incompréhension coulent et sortent de votre corps, de vos tensions.
Après ce nettoyage « intérieur », nettoyer l’endroit où le conflit, la dispute, a éclaté.
Vous pouvez pousser le nettoyage à quelques vitres, pas toutes, quelques-unes suffisent. Ceci vous permettra non seulement d’évacuer physiquement la tension, et en même temps, vous serez contente d’avoir une belle et propre maison. Du moins, en partie.
Si après tout ça, vous sentez que ce n’est pas encore parfait, faites un peu de rangement. Rien de tel que de mettre un peu de rangement chez soi, ça permet de faire un tri dans sa tête également. Essayer, c’est l’approuver.
Enfin, pour conclure, le dessert si vous voulez, écrivez. Ce que vous voulez. Ce qui vous passe par la tête. Vous verrez qu’entre la douche, le nettoyage, le lavage des vitres et le rangement, quelque chose va naître. Sans douleur. Tout en douceur.
Y a-t-il dans la place des fous de camp ? Avril approche à petits bonds de 🐸 ça tombe bien, il pleut, il fait 7 degrés minimum le soir, leur migration a commencé (levez le pied en 🚗 pour ne pas les écraser)… Et moi, je suis prête à me lancer en mots et en idées pour une histoire imaginée 😄
Il paraît que les camps Nanowrimo, c’est encore plus gai que ze défi, car on choisit ce qu’on veut, tant qu’on écrit : 15.000, 20.000, 30.000 ou 100.000 mots, c’est vous qui choisissez … Ou pas 😅 Perso, j’ai choisi d’écrire un peu tous les jours, sans limite, mais tous les jours obligatoirement. ET mon défi ultime : terminer l’histoire, boucler la boucle, mettre un point final. Le tout, sans râler, sans me plaindre, sans pleurer, sans crier. Surtout, surtout, sans abandonner !
J’me prépare tout doucement, et j »entasse mots d’encouragement et citations positives en tous genres.
J’avais des idées plein la tête depuis décembre. Janvier a tout balayé. Février a tout ressassé. Et en mars, ça repart.
Je ne sais pas où je vais, mais j’y vais. Cela dit, il reste plus de quinze jours, alors d’ici le départ, il peut en arriver, des choses, des idées et des désirs épuisés, essoufflés… 🫣