Camp Nano avril 2024 : J8

J’entame la deuxième semaine dans ce défi d’écriture foufou.

La fatigue s’installe. Je me suis inscrite à un atelier de reliure créative. À une heure de route de chez moi. Je n’aime pas conduire. Surtout sur des routes que je ne connais pas. Surtout « si loin » de chez moi. Et ce matin, en partant conduire les enfants à l’école, je découvre ma voiture couverte de sable du Sahara.

La route fut longue, chargée, accidentée, stressante. Heureusement que j’ai écrit ce matin, car ce soir, je suis vannée !

 » La volonté de gagner est importante, mais la volonté de se préparer à gagner est cruciale. » – Bobby Knight

Camp Nano avril 2024 : J7 ça décolle

La seule façon de faire du bon travail est d’aimer ce que vous faites. – Steve Jobs

Quand on écrit une histoire, une « longue » histoire (pour moi), on est parfois happée par celle-ci. Parfois on se laisse surprendre par la réaction d’un personnage. Le personnage prend vie, prend des décisions, agit et réagit d’une façon qui peut en effet surprendre la personne qui tient les rênes du stylo ou du clavier.

Vous connaissez ce sentiment d’être complètement absorbé·e par un livre ? Eh bien, ce matin, j’ai été complètement absorbée par mon écriture et mon histoire.

L’antagoniste est arrivé. Sans crier gare. Il a surpris le protagoniste. Après une vingtaine de pages, il y a un retournement de situation. Des questions. Une angoisse naissante.

Hier et ce jour, samedi et dimanche. Mon premier week-end dans ce camp Nano. Sans devoir m’activer, me hâter, déjeuner, je prends le temps d’écrire sans craindre de devoir m’arrêter pour entamer la vie réelle.

Ma conclusion : je suis capable d’écrire beaucoup en peu de temps aussitôt que j’écris sur un fait réel ou sur une base réelle. Je vais donc avoir un peu de fil à retordre pour la suite, car je n’écris pas une autobiographie (rires). J’écris une fiction, mais comme toujours, je démarre toujours sur un fait entendu, vu ou vécu ;-)

Cela dit, je pourrais utiliser ultérieurement ce challenge pour écrire le livre de ma vie. Et celui-là, attention, il sera énorme !

Et donc, grâce à cette fièvre d’écriture, j’ai débloqué, ce matin, deux badges :

  • 7 jours consécutif d’écriture
  • barre des 10.000 mots écrits

Invitation à écrire une tranche de vie de…

Écrire une tranche de vie en vous mettant dans la peau de…

Personnages, au choix :

  • un médecin retraité qui reçoit sa fille et ses petits-enfants à la maison pour le goûter de son anniversaire. Un des enfants va se blesser dans le jardin.
  • une jeune étudiante qui doit prendre le bus très tôt pour passer un examen à l’université. Sur la route, elle ne le sait pas encore, mais le bus à percuté un sanglier.
  • après un déménagement, un chat arrive dans sa nouvelle maison. Ses serviteurs l’ont suivi. On l’interdit de sortir pendant un mois afin qu’il s’habitude à son nouveau quartier. Il n’y a pas de chatière et, à la cuisine, côté jardin, une souris le nargue en passant et repassant devant la porte vitrée.
  • un facteur fait sa tournée. C’est son premier job. Il connaît le coin comme sa poche, car il y habite depuis sa naissance. Dans ce quartier du centre-ville, il y a des travaux qui n’en finissent pas. À cause d’un tram qu’on promet fonctionnel depuis quatre ans, les rues sont défigurées, les trottoirs éventrés. Il essaie de prendre un autre chemin pour arriver, sans crever un pneu, aux dernières maisons qui font le coin. Tout à coup,…
  • Dans la file d’attente d’une grande surface, un gamin fait une crise. Ce n’est pas un caprice, il est malade. Son père qui l’accompagne semble, lui aussi, au bord de la syncope. Arrive un chien tout abîmé par la vie. C’est le chien du fidèle SDF qui campe en face du magasin. Un chien spécial.
    A vous de choisir le personnage que vous allez incarner : le gamin malade, le père trop sensible, le chien ou le SDF

Bon amusement et bon week-end.

Camp Nano avril 2024 : J6

Samedi 6 avril 2024. Sixième jour du défi d’écriture « Nanowrimo ». On est dans un camp. Il fait encore nuit. Il fait noir. Il est cinq heures passées de quelques minutes.

J’avance dans mon histoire pianissimo. Lentement, mais sûrement. Au fil des jours qui passent, dans ma tête, des objectifs imaginaires arrivent :

  • écris au moins une demi-heure par jour
  • écris au moins 500 mots
  • écris une scène rigolote ou surprenante, fait vivre ton histoire, tes personnages
  • n’abandonne pas, pas maintenant, tu es bien lancée
  • tu peux le faire, tu as même de l’avance, mais que cela ne t’empêche pas d’écrire, tous les jours. Rappelle-toi : Tous. Les. Jours.

Hier ou avant-hier, je ne sais plus, j’ai attrapé au vol une publication de la communauté « Nanobes » sur FB. Nanobes = les personnes qui écrivent durant un Nano et qui habitent en Belgique. Des idées pour écrire. Des idées issues du livre de Martin Winkler « atelier d’écriture ». Sept propositions pour rentrer dans la peau d’un objet, d’une personne, d’un animal, pendant 24h et raconter une tranche de vie.

Je dis ça maintenant. Car au début, je n’avais pas compris ça ainsi. J’avais cru « devoir » intégrer, dans mon histoire en cours d’écriture, l’un de ces objets, animal ou personne… Oups ! Pas grave. Je peux toujours jouer à ce jeu ultérieurement. En attendant, « un chat de 17 ans nommé Gilbert » m’a bien inspirée. Logique, j’adooooore les chats :-) Et paf !, durant trente minutes, j’ai écrit une scène avec ce chat ! Cela a boosté le nombre de mes mots, créé une parenthèse dans mon récit. Après, il fallait retomber sur ses pattes. J’y suis plus ou moins arrivée, mais après trente autres minutes, je me suis dit :

_ Stop ! ça suffit pour ce matin, tu as déjà bien assez écrit. Lève-toi, et marche un peu.

Dans quel état d’esprit je suis après 6 jours d’écriture quotidienne ?

Plutôt pas mal. Juste ce matin, après avoir dormi un peu moins longtemps que d’habitude (durée de sommeil : 6h), j’ai eu un très léger moment de doute. Je me savais en avance sur le nombre quotidien de mots que je me suis imposée. J’ai toujours mal au dos. On est samedi et un week-end un peu chargé m’attend. Sans compter un lundi un peu stressant à venir. J’ai failli, je dis bien failli, me recoucher un peu pour tenter de dormir encore. Et puis, je me suis souvenue des mots que j’ai écrit hier, sur Linkedin, pour partager ma progression d’hier. Depuis que j’écris pour le camp Nano, je ne ressasse plus le matin, dès le réveil. Je ne me pose plus des milliers de questions avant de commencer une journée. Je ne ressens plus cet état de fatigue permanente. Ce mou et ces doutes qui caractérisent mes débuts de journée. Alors, je me suis vite ressaisie et hop ! j’ai ouvert toutes les fenêtres du salon et me suis installée à ma table de travail.

Résultat ci-dessous :-)

Les moments de doute font partie du processus. Crois en toi et en ton talent pour surmonter ces obstacles.

Camp Nano avril 2024 : J5

Les cinq premiers jours d’écriture sont faciles pour moi. C’est après. Après, viennent les doutes, les questions, la baisse de motivation. Je le sais, ce n’est pas nouveau. Sauf, que ce matin, au moment de taper sur mon clavier, je n’ai pas ressenti cette sensation d’ennui ni les doutes grimper insidieusement en moi. Mon histoire avance. J’ai un bon rythme. Je n’éprouve pas cette « obligation » de progresser. C’est avec plaisir que j’ouvre mon ordinateur, que je double-clic sur mon fichier et que je rentre dans l’histoire comme lorsque j’ouvre un livre qui me plaît.

Bon, j’ai dis, je dis que je dois absolument m’occuper des fiches de mes personnages. Et là, ça urge. Donc, je vous laisse avec ma photo et mon proverbe du jour.

Je clôture ce billet avec un autre petit mot d’auto-encouragement :

Tu es sur la bonne voie ! Reste concentrée et continue à écrire avec passion.

Camp Nano avril 2024 : J4 et quelques stats

Yes ! Tous mes personnages sont en place. Je distille quelques infos sur chacun d’eux, petit à petit.

Le méchant a fait son apparition, mais on ne sait pas encore qu’il est l’antagoniste. Le deuxième personnage principal n’est pas bien campé dans l’histoire. Je dois vraiment m’occuper de lui et le faire évoluer.

Cet après-midi, je m’occupe de dresser la fiche de chacun de mes personnages. Car, non, je n’ai pas eu envie d’écrire hier soir, ni de faire ces fameuses fiches « mémo ». Je ne fais jamais autant. Cela me change vraiment de mes habitudes. J’évolue dans mon écriture et dans la façon d’écrire, d’avancer dans une histoire. Je suis très contente de moi.

Quelques captures d’écran de ma progression et des badges débloqués sur le site officiel du Nanowrimo. Maintenant que j’utilise également davantage ce site, je ne vois plus trop l’utilité d’encoder ma progression dans un fichier excel.

Peut-être vous demandez-vous s’il y a des oiseaux dans mon histoire, au vu des photos que je partage. Eh bien non ! Pas cette fois-ci. Mais j’aime les oiseaux. Et j’aime partager mes belles photos. Mon avant dernier camp Nano (je crois) parle de beaucoup d’oiseaux. Je pense que je vais jouer au camp de juillet pour le relire, corriger ou le réécrire. Une chose à la fois. Un camp à la fois ;-)

Si j’ai participé à pas mal de défis d’écriture « Nano », je n’étais pas à chaque fois connectée au site, ni inscrite officiellement. Les temps changent. Moi aussi. Un petit peu. Un jour, si j’ai envie, je calculerai le véritable nombre de mots que j’ai écrit uniquement durant les challenges du Nanowrimo.

En attendant, ma photo du jour, celle que j’ai choisie pour partager ma progression au J4.

Camp Nano avril 2024 : J3

L’imagination est là, au rendez-vous. Elle est tellement présente et insistante que je suis un peu frustrée de devoir éteindre mon ordinateur le matin. Bah oui, il faut travailler. Parfois. L’argent ne tombe pas du ciel, comme par enchantement.

Durée de sommeil de 7h34. La durée parfaite pour moi. Sans réveil. Le bonheur au petit matin. Le clavier qui m’appelle. Mon personnage principal qui rouspète parce que je pense d’abord à mes chats qu’il faut nourrir avant de le nourrir lui de plein de mots.

En ce troisième jour, j’ai atteint le palier des 5.000 mots ! Si je ne suis pas trop fatiguée, j’écrirai encore un peu ce soir. Juste pour pouvoir, demain matin, ouvrir mon fichier sur un nouveau chapitre.

Plus j’écris, mieux je me sens à l’aise avec cet univers, ce monde imaginaire. Tout vient naturellement, presque comme si j’assistais en direct à une scène. Je cherche parfois le bon mot, pour ne pas mettre des répétitions inutiles, pour ne pas que les phrases soient trop lourdes.

Je crois que j’ai un rythme d’un millier de mots en une heure d’écriture, sur ordinateur.

Les applications pour m’aider à me concentrer n’ont pas encore été ouvertes. Ni l’une, ni l’autre ! Peut-être ce soir, mais pour le moment, tant que les mots coulent à flot, je ne pense même pas à me distraire et à aller voir ailleurs, sur la Toile, sur FB ou autre.

Par contre, je n’ai pas encore fait mes fiches personnages et là, je commence à en ressentir la nécessité. Pour ne pas écrire des bêtises, des éléments contradictoires.