Un animal de compagnie, que du positif !

Proposition quotidienne de rédaction
Quels sont les côtés positifs de posséder un animal de compagnie ?
  • apaisement, calme, zen
  • ronronthérapie
  • me console quand je suis triste
  • me supporte quand je suis malade
  • fait baisser la tension artérielle
  • diminue le rythme cardiaque
  • câlins et attention
  • bouillotte la nuit
  • réveil-matin écologique
  • coach sportif, entretien ma forme physique
  • aide-mémoire
  • tient compagnie

Orion, chat noir et adorable

Pour terminer la présentation de mes chats, voici Orion, chadorable félin presque tout noir.

Orion a quatre ans et demi. C’est le troisième arrivé à la maison. C’est sans doute le plus cool de la bande, mais aussi l’un des plus indépendants. Il ne vient jamais réclamer de câlins, pourtant il ronronne dès qu’on le touche. Il frotte sa tête dans nos mains, miaule comme s’il n’avait jamais rien mangé, et part souvent en vadrouille, le grand explorateur de la maison.

Il passe la plupart de ses nuits à la belle étoile, sauf quand il neige ou qu’il pleut à verse. Et quand il commence sa nuit à l’intérieur, il trouve toujours un moyen de me réveiller si le temps s’adoucit : un bond sur moi (ou sur le chat qui dort à côté), un frottement de tête contre la mienne, et la machine à ronrons se met en route… Entre le moteur vibrant et ses moustaches chatouillantes, je finis toujours par céder et lui ouvrir la porte.

Orion est aussi le plus petit de tous. Sa maman n’avait pas pu être stérilisée à temps (confinement n°2, si ma mémoire est bonne). Ma fille et moi avions trouvé sa maman et sa petite sœur, trempées, en pleine rue un soir de pluie. Nous les avions mises à l’abri, puis retrouvée leur maison le lendemain. La fillette du foyer voulait garder la petite sœur d’Orion. Quant à lui, deux personnes s’étaient dites prêtes à l’adopter… mais ne sont jamais venues le chercher. Je pensais qu’il avait deux mois, mais il en avait déjà quatre.

S’il est d’un calme exemplaire à la maison, c’est une autre histoire chez la vétérinaire. Là, il devient un vrai petit démon : grognon, prêt à mordre dès qu’on le touche. Et pas de chance, il a la peau atopique. Multiallergique, il souffre souvent de croûtes et de démangeaisons. Heureusement, depuis fin octobre, il semble enfin aller mieux : le nouveau traitement fait effet. Reste à lui faire avaler sa gélule… une vraie épreuve ! Je vais bientôt tester la version en sirop, amer, paraît-il, mais on peut toujours espérer.

Je me souviens d’un épisode marquant, un été : Orion était sur la terrasse, recroquevillé sur une chaise en plastique sous la table. Il n’est pas rentré quand j’ai ouvert la porte, ce qui m’a tout de suite alertée. Lui qui d’ordinaire est si vorace, chasseur de souris et autres rongeurs dans les champs du maraîcher voisin, restait immobile. En le prenant dans mes bras, j’ai découvert qu’il était couvert d’un liquide blanc et visqueux, comme de la bave épaisse. Il respirait vite, sans bouger. Direction vétérinaire dès l’ouverture : il avait été mordu à la tête, deux petits trous profonds, sans qu’on sache par qui : chien, blaireau, renard ? Le mystère reste entier.

Aujourd’hui, Orion va bien. Il garde son air un peu sauvage, son cœur tendre et sa liberté d’aventurier.

Un insecte étrange : la beauté cachée

Les dessous d’un insecte

Un drôle d’insecte flotte dans le bol d’eau,
Jaune et noir, quel étrange oiseau !
Ni guêpe, ni frelon, ni abeille,
Un corps tout plat, drôle de merveille.

Ses longues antennes me font hésiter,
Je tends la main, pour le sauver.
Hélas, il ne bouge plus d’une patte,
Figé, brillant, sous la lumière plate.

Par précaution, au vu des couleurs,
Je prends une brindille, sans frayeur.
Quand on ne sait ce qu’on a trouvé,
Mieux vaut sauver sans trop toucher.

Clic-clac ! Une photo pour l’histoire,
Dans mon appli, je veux tout savoir.
Quel est donc ce curieux invité,
Aux habits jaunes délicatement zébrés ?

Oh ! C’est une punaise ! et quelle espèce !
Sous ses élytres, quelle finesse !
La gonocère des haies, rien de moins,
Un nom savant pour un insecte du coin.

Elle aime les haies, les prunelliers,
Les aubépines et les pommiers.
Discrète encore sous le ciel doré,
Elle prend la chaleur avant d’hiberner.

Sous ses ailes dorées,
Le jaune et noir s’y fait beauté.
Je la croyais morte, noyée, figée,
Mais la voilà qui revit, toute en légèreté.

Sous le soleil chaud de la mi-saison,
Elle s’ébroue, reprend son horizon.
Elle déploie ses pattes, suit son chemin,
Comme si de rien n’était, tranquille, enfin.

Moralité : avant de crier « punaise ! »,
Apprenons à voir la beauté qui se dresse.
Sous leurs dessous de soie ou d’écorce,
Les insectes cachent mille forces.

Quel automne : 17 degrés en ce 5 novembre 2025 !
Avait-elle chaud ou soif pour que cette punaise tombe dans l’eau ?

Ma boîte à histoires : Jeux d’écriture créatifs

Je profite que mon énergie, mon envie, ma créativité et mon plaisir d’écrire remontent tout doucement pour vous montrer ma boîte à histoires.

Je crois que j’ai commencé à bricoler le jeu de cartes pour inventer des contes en 2009 ou 2010, pour mes enfants. C’était pour raconter à voix haute, au moment d’aller les coucher. Je leur lisais, à chacun, une histoire et s’ils étaient encore un peu trop éveillés, on s’amusait, ensemble, à inventer une histoire à partir de ces cartes qu’ils piochaient à tour de rôle.

Et voilà tout ce que ma boîte à trésors contient : des heures et des heures de jeux d’écriture.

De temps à autres, je piocherai dans cette boîte et, d’un coup de clavier, abracadabra, une histoire apparaîtra. Et si vous aussi vous souhaitez y jouer, il me ferait plaisir de recevoir vos textes que je partagerai (en lien vers votre blog/site si vous en avez, ou en texte directement sous le mien).

Je vais essayer d’être régulière et de jouer une fois par semaine. Je mettrai le jeu en ligne en début de semaine et je publierai mon texte le dimanche soir qui suit. Si j’oublie et que vous me suivez, n’hésitez pas à me rappeler à l’ordre ;-)

Je sens que je vais bien m’amuser, et j’espère que vous aussi !

Formation aux contes et l’Abbaye d’Orval

À Orval, entre contes et tourments

Il y a deux semaines, j’étais en formation « contes » avec mon ami Stéphane Van Hoecke, à l’abbaye d’Orval, en Belgique.
C’est l’une des seules activités que j’ai gardées, vu mon état émotionnel du moment.
Ce qui m’a décidée ? Plusieurs choses :

D’abord, Stéphane. J’aime sa façon d’animer, sa manière de nous transmettre les ficelles du conte et de l’écriture. J’aime sa présence, sa voix, et même son écharpe rouge, sa fidèle compagne de toutes ses formations (clin d’œil).
Ensuite, le lieu : l’abbaye d’Orval. Je n’y étais jamais allée. Les repas y étaient donnés dans une véritable cérémonie de silence et de prière.
Et puis, l’automne, ce somptueux automne flamboyant qui se voyait partout : dans les forêts, dans la cour et les ruines de l’abbaye, dans chaque feuille qui tombait.
Enfin, le groupe : je savais qu’il me porterait. J’allais y revoir une ou deux personnes rencontrées lors d’une précédente formation. Et puis, j’avais besoin de voir du monde, mais pas trop. De bouger, mais pas trop. De prendre l’air… mais pas trop non plus.

Le débordement

J’étais venue pour conter. J’avais préparé deux contes personnels et un conte traditionnel que j’avais adapté à ma manière, 48 heures avant la formation.
Mais je n’en ai raconté aucun.

Mes émotions m’ont submergée. Je n’ai rien compris, mais j’ai pleuré tant et tant que j’ai donné à boire à toutes les feuilles mortes de la forêt avoisinante.
Je me suis éclipsée, perdue, puis retrouvée, en bonne compagnie : les oiseaux, les écureuils, le silence.

L’animateur et tout le groupe ont été d’une immense bienveillance.
Je suis restée, j’ai écouté beaucoup de contes. C’était beau, fort, bouleversant. Mais je n’étais pas tout à fait là. Ailleurs.

Dimanche après-midi, encouragée avec douceur, j’ai finalement pris la parole… non pas pour conter, mais pour raconter quelques anecdotes avec des animaux.
Et là, miracle : je n’ai pas pleuré. Les mots sont venus facilement. Ce n’était pas ma « voix de conteuse », mais ma voix, simplement. Trois anecdotes, racontées avec le cœur.

Le retour

La route du retour m’a semblé interminable. 1 h 44 de route, sous la pluie, avec le jour qui tombait. Je n’aime pas conduire, et ce trajet m’a paru une éternité. Je ne me reconnaissais plus. Je me faisais peur. Peur de mes idées noires, peur de mes pensées sombres, peur surtout de ne pas comprendre pourquoi j’étais dans cet état : si mal, si « loin ».

Mais je suis revenue saine et sauve.
Deux jours plus tard, dans mon bureau, mon refuge, mon cocon, j’ai voulu remercier le conteur et tous les participants. Alors j’ai fait ce que je sais faire : j’ai écrit. Un conte. Un conte sur leurs contes. Et sur mes émotions.

Garder des traces

J’ai pris des centaines de photos. Mon appareil photo numérique, mon smartphone… Je voulais garder la lumière, les couleurs, les arbres, la pierre, les reflets. Pour m’en souvenir. Pour pouvoir y revenir, un jour, pleinement.
Je dois encore réduire les images, les trier, les partager. Bientôt.

L’ambivalence

Les contes, c’est une véritable histoire d’amour pour moi. Mais je me sens ambivalente.

D’un côté, j’aime la magie, l’imaginaire, la féérie. Ce monde secret dans lequel je peux me perdre des heures.
De l’autre, je sais que le conte permet aussi de raconter les blessures, de transformer la douleur par la magie des mots.
Je pensais que conter mes blessures, à ma manière, m’aiderait à me libérer.
Mais, trop à fleur de peau, je n’ai pas pu. Trop sensible. Trop difficile.

Je suis davantage dans l’écrit. Écrire mes contes m’a apaisée, m’a permis de trouver les mots justes. Et si, en les racontant, je perdais ces mots ? Si je perdais mes « maux » ? Qui serais-je alors, dans l’histoire ?

Je me suis déjà posé la question, en 2021. À l’époque, j’avais pu retrouver ma force et conter une histoire née sur place, inspirée du lieu, peuplée d’animaux.
Cette fois-ci, c’était la même chose… mais puissance 10. Et mes forces m’ont abandonnées.

Ma décision (du moment)

Alors, deux semaines plus tard, j’ai décidé (jusqu’à ce que je change encore d’avis) de continuer à conter, mais autrement. Je ne raconterai plus « moi », pas directement. Je conterai la nature, les animaux, la magie, la féérie. Ce monde où tout respire, tout se transforme, tout se relie.

Et je vais rassembler tous mes contes personnels, ceux qui racontent ma vie par petits morceaux, dans un recueil que j’imprimerai.
Peut-être rien que pour moi.


Souvent, les contes disent plus qu’on ne croit.
Ils guérissent doucement, même quand on ne s’en rend pas compte.
Et peut-être qu’un jour, au détour d’un nouveau sentier, ma voix reviendra.

Retour aux sources : L’Université Européenne d’Écriture

Il y a des lieux qui semblent faits pour accueillir nos silences.
Depuis quelque temps, le mien s’appelle mon bureau. Une pièce à part, un refuge, un entre-deux où la lumière peine à entrer, mais où mes pensées, elles, s’éclairent peu à peu.
Peut-être parce qu’ici, à l’abri du monde et sous le regard bienveillant de mes chats, je peux enfin écouter ce qui remonte de loin : les souvenirs, les élans d’autrefois, les envies de demain.
Ce texte est né là, dans cet entrelacs de passé et de présent, entre nostalgie et envie de recommencer à écrire.

Mon bureau, mon antre

Depuis un peu plus d’un mois, j’ai mon propre bureau. Une vraie pièce, entière, rien que pour moi.
Elle est presque comme je le veux, encore quelques détails à fignoler, peut-être un petit coup de pinceau si j’ai le courage, mais déjà, j’en suis très contente.

La pièce n’est pas très lumineuse, car c’est une cave aménagée. Avant nous, les précédents locataires, quelqu’un y dormait. Elle est un peu froide et humide, en contrebas du jardin.
J’ai une belle vue, un peu cachée par la terrasse qui prolonge la maison et assombrit le ciel. En contrebas, les buissons et les arbres remplissent la pente, comme une petite jungle.

Mais j’aime cet endroit. Il est calme, à l’écart du monde, un peu coupé du reste de la maison. Et surtout, j’y ai toujours un, deux ou trois chats pour me tenir compagnie.
J’ai même aménagé pour eux plusieurs coins pour dormir… au point qu’on pourrait se demander si c’est vraiment mon bureau ou le leur ! (rires)

Une nostalgie qui remonte du sous-sol

Depuis plusieurs semaines, je me sens nostalgique, peut-être mélancolique.
Je traverse une période émotionnelle un peu difficile, la faute à des souvenirs oubliés qui ont refait surface, comme des bulles venues du fond d’un verre de champagne. Ils m’ont déstabilisée, fragilisée.

Et voilà qu’aujourd’hui, en ce dimanche gris et pluvieux, au milieu de mon rangement, je tombe sur une farde bleue, fine, en plastique.
Sur la languette, une inscription :

“U.E.E. 2010-2011.”

L’Université Européenne d’Écriture.
Une session de plusieurs mois (un an ? je ne sais plus) sur l’écriture pour enfants, chaque samedi.

Souvenirs d’université… pas tout à fait comme les autres

De cette période, je garde peu de souvenirs précis. Je me rappelle pourtant la candidature, le CV à envoyer : tout le monde ne pouvait pas y entrer.
Moi qui n’ai pas terminé mes humanités, le mot université me faisait un peu peur.

J’aimais beaucoup le groupe, mais certains cours ou professeurs n’étaient pas du niveau que j’avais espéré.
Peut-être est-ce pour ça que cette période reste floue dans ma mémoire.
Mais, comme toujours, chaque expérience laisse une trace.

C’est là-bas, pourtant, que “Neige de Feu” est né.
Depuis sa mise en lecture libre sur Atramenta (juin 2012), ce texte est mon deuxième plus lu, avec 915 lectures et plus de 600 téléchargements !
Il vient juste après La coccinelle qui cherchait l’automne, publiée en novembre 2011, qui culmine à 1 235 lectures. (une comptine que j’ai volontairement écrit pour être imprimée au format kamishibaï, avec mes propres photos, et qui est passé en première position !)

C’est aussi le premier texte que j’ai soumis à la critique d’une IA (avril 2025).
J’en ai même parlé sur mon blog :
👉 Neige de Feu – Une histoire fantastique

Le feu de l’imaginaire… et la lenteur du présent

Ces derniers temps, j’ai besoin de revisiter mes anciens écrits, pour retrouver ce plaisir-là : celui de l’imaginaire, de la création spontanée, de l’élan.
Parce qu’aujourd’hui, ce feu s’est un peu éteint.

J’ai toujours mille idées à la seconde, mes idées “pop-corn”, comme je les appelle. Elles surgissent dans tous les sens : sur ma vie, mon travail, mes projets, ma maison, mes loisirs… Mais quand elles sont trop nombreuses, je me perds à les trier, à leur donner une priorité. Alors je stagne. Et cet état de lenteur, je le déteste.

Je suis impatiente et hyperactive, je le sais, j’essaie de me soigner… mais c’est difficile. Et dans ce contexte dépressif, imaginez l’intérieur de ma tête : un volcan en ébullition. Je m’en veux d’aller si lentement, de ne pas trouver l’élan, de renoncer à peine une idée née.

Retour à l’UEE : écrire en musique

Bref, je digresse, comme souvent.
Je suis partie d’un souvenir pour en raconter un autre, puis pour tenter de revenir au présent. Alors, si vous avez du mal à me suivre, soyez les bienvenus dans ma petite tête : j’ai moi-même du mal à me suivre par moments…

Mais revenons à l’Université Européenne d’Écriture. C’est là que j’ai découvert l’écriture en musique. Quelle expérience ! Entendre une même mélodie et, à partir d’elle, voir naître tant d’univers différents selon chacun.

C’est aussi là que j’ai commencé à écrire sur le thème de la peur, avec ma première nouvelle : Derrière la porte.
J’ai retrouvé deux versions imprimées que je vais relire… et je vous les partagerai bientôt. (si je n’oublie pas, si j’en ai encore envie…)

Les suites inattendues

Après l’UEE, je suis restée un temps en contact avec Laurence, une participante.
Elle avait créé des ateliers d’écriture mêlés à la cuisine.
Lors d’un de ses ateliers, j’ai écrit un texte érotique, mon premier et mon seul ! intitulé Melon et Cerise.
Vous pouvez aussi le lire sur Atramenta.

Et aujourd’hui…

Voilà, c’était un moment “souvenir”, un peu décousu.
Un moment de partage d’histoires, d’allers-retours entre passé et présent, entre lumière et brouillard.
Je crois que mon bureau de cave, avec sa pénombre et ses chats endormis, est le lieu parfait pour ce genre d’exploration.

Peut-être qu’en retrouvant ces traces, une farde bleue, une vieille université, quelques textes oubliés, je retrouve aussi des morceaux de moi.

À bientôt, pour de nouvelles aventures dans les limbes et labyrinthes de mes souvenirs.


J’ai volontairement laissé l’image de présentation générée par l’IA, car, pour une fois, elle a représenté quatre chats dans leur entièreté ! J’ai pourtant décrit avec détails mon bureau, mais finalement, l’image n’est pas mal, en dehors des incohérences (amusez-vous à les trouver)