Ma voiture grouille de vie

Ma voiture, je lui parle. Elle a un nom. Des noms. P’tite Toto. Ma Titine. Ma Cocotte. Je l’aime bien. Elle est ma première. Je suis sa première. Entre nous, ça roule !

Elle a 5,5 ans. Et toutes ses pièces. Je lui en ai fait voir de toutes les couleurs : trottoirs, nids de poules, buissons, branches d’arbres, je ne les compte plus. Sa première cicatrice date. Je m’en souviens comme si c’était hier. Elle n’avait pas six mois. Un hiver. Quand il fait très froid, je rentre ma Cocotte dans le garage. Un tout petit garage. On dirait qu’il a été conçu pour elle. Sa copine, la voiture de mon compagnon, ne rentre pas dedans. Le garage a multiple fonctions : garde-manger, coin des machines, débarras. La machine à lessiver. Sa porte. Elle était restée ouverte. Je ne l’ai pas vue. Mais je l’ai entendue ! Titine aussi. Elle n’a pas crié. Ou à peine. Il n’a pas fallu la recoudre. Heureusement. La plaie fait un rectangle cinq centimètres sur quatre.

P’tite Toto a déjà subi canicule, orage, pluie, grêle, neige, tempête de vent. Pneus troués, jante abîmée, carrosserie griffée et parfois légèrement cabossée, elle vit sa vie de voiture par tous les temps.

Des voleurs ont failli la kidnapper un jour. C’est sa copine qu’ils visaient et elle, ma Titine, bien à l’abri dans le garage, a eu la peur de sa vie.

La vie. Hier, ma Cocotte a porté la vie. Les vies. Habituée à servir d’aire de repos à notre chat Orion qui aime se prélasser sur son toit, marcher sur son capot et faire le tour de sa silhouette arrondie, hier elle a joué au taxi.

À mon insu, une bonne centaine de bébés araignées a élu leur toile de croissance sur l’avant de ma Titine ! Des dizaines et des dizaines de points jaunes grouillant juste au-dessus de son parchoc. Ils ont découvert la région et je me suis fait guide touristique à cette occasion.

Ces minuscules créatures à huit pattes deviendront, pour certaines, pour celles qui n’ont pas eu froid aux yeux et qui ne sont pas mortes de trouille en vivant quelques instants à 90 à l’heure, de belles Épeires diadème. Je ne sais pas si leur maman était avec ses petits, je ne l’ai pas vue à cet instant.

Regardons de plus près ces petits points.

En dehors du fait que je dois donner une bonne douche savonneuse à ma Cocotte, on peut déjà apercevoir et identifier des araignées. Il est donc certain que ce n’est pas encore aujourd’hui que Titine sera lavée. Laissons la Vie s’épanouir et les araignées, grandir.

La plupart ont survécu à la vitesse de croisière de mon trajet d’hier. Elles étaient en bonne position pour accueillir toutes les mouchettes dans leur filet. Elles n’avaient qu’à se servir sans trop dépenser leur énergie. Un garde-manger qui se remplit automatiquement, ça c’est du service !

Photo de l’heureuse maman dès que possible. Un peu de patience, elle est timide. 🕷️

Gros plan de leur super toile en préparation. 🕸️

Animal mystère sur la côte belge

J’inaugure une nouvelle catégorie avec cette photo.

Photo prise à la mer du Nord. À La Panne, sur la plage, à marée basse.

C’était le dernier jour d’avril, en milieu de matinée. Il faisait beau avec un ciel dégagé et quelques petits nuages blancs. La température était plutôt fraîche pour la saison : 11 degrés en plein soleil, à l’abri du vent.

Mais qu’est-ce que ça peut bien être ?

J’ai discrètement mis un couteau à côté de la créature pour donner une idée de sa taille impressionnante. En longueur, elle devait bien avoisiner le mètre ! Je n’ai pas osé la toucher.

Sa texture semblait gélatineuse et humide. Des centaines et des milliers de petits tubes couleur saumon.

Je ne voyais ni la tête, ni les pattes.

L’application Obsidentify m’a donné une réponse sûre à 100%. Malgré tout, je n’étais pas certaine, car cela n’y ressemblait pas.

Alors, j’ai lancé une bouteille à la mer, c’est le cas de le dire, en publiant ma photo et ma question dans un groupe sur FB : « Côte belge, La Panne et ses environs ».

Plus de 1000 réactions 😳 (du jamais vu pour moi) et une bonne centaine de réponses. Seulement une poignée de personnes a pu me répondre en justifiant leur identification tantôt par une capture d’écran d’un site avec une photo de l’animal, tantôt par une photo qu’elle a faite elle aussi, sur une plage voisine, le jour même ou la veille.

Un indice : l’animal n’est pas adulte et ce n’est pas encore un jeune. Il sort d’habitude entre les mois d’avril et d’août.

Un autre indice : Il n’est pas seul, il y en a plusieurs, ils sont vraiment nombreux.

Parmi les réponses loufoques que j’ai reçues (et une que j’ai imaginée la première fois que j’ai vu ce « truc »), je peux vous garantir que ce n’est pas :

  • Pollux
  • Des spaghettis ou des nouilles
  • Une serpillière
  • La moumoute d’un politicien américain
  • Une écharpe
  • Un poisson vivant près d’une centrale nucléaire
  • Une anémone 
  • Un corail
  • Une méduse

La première réponse que j’ai reçue, je l’ai adorée. Je l’ai gardée pour la fin. On garde toujours le meilleur pour la fin. Car celle-ci a été écrite avec tant de sérieux que j’ai eu un doute sur l’existence de cet animal.

Quoique vous puissiez le croire aussi, je vous certifie que cette bête n’est pas un mouton marin. Je n’ai pas vérifié sur place, je n’ai pas réveillé la bestiole, car je ne voulais pas qu’elle soit de mauvaise humeur après son sommeil et qu’elle me charge !

Enfin, moins gai mais plus appétissant pour certaines personnes, à l’âge adulte, cet animal peut être consommé par l’humain. Oui, on peut le manger 🥺


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Incitation à l’écriture WP

What is your favorite holiday? Why is it your favorite?

Mes vacances préférées sont celles où je peux me ressourcer : calme, nature, lenteur, balades, grand air, …

J’aime assez la mer pour la vue qu’elle dégage : lointaine. Pour son horizon rempli d’oiseaux, chant des vagues, balades interminables sur la plage, les pieds nus dans l’eau.

Je pense qu’un séjour dans les montagnes me plairait tout autant. Pas encore essayé, mais cela ne saurait tarder un jour.

Les vacances, pour moi, sont synonymes de repos, de sieste en journée, de longues balades, de découvertes dans la nature, de plaisir partagé, en amoureux ou en famille. Mais c’est aussi un moment où je fais moins : moins de cuisine, moins de nettoyage, moins d’énervement, moins de réveils intempestifs.

Objectif atteint !

Ce samedi matin, j’ai atteint l’objectif principal que je m’étais fixé pour le défi d’écriture : 30 K

Je crois que c’est le jour où j’ai le moins écrit, moins de 500 mots (480). Mais ce n’est pas grave, car j’ai atteint cet objectif. J’ai gagné ! J’ai été jusqu’au bout ! J’y suis arrivée !

L’un des autres objectifs était d’écrire 500 mots tous les jours, minimum. Jusqu’ici, j’ai aussi rempli à bien cet objectif. Le dernier : écrire tous les jours du mois d’avril, n’est pas encore atteint puisque nous ne sommes pas encore à la fin du mois.

Je vais donc profiter de ces dix jours suivant pour relire, corriger, adapter, peaufiner mon texte.

Et après ? Vous le découvrirez bien assez tôt :-)

J’ai des pouvoirs

J’aime cette citation du Bouddha :

Les mots ont le pouvoir de détruire ou de soigner, lorsqu’ils sont justes et généreux, ils peuvent changer le monde.

J’ai terminé mon histoire Nano. Oui ! Et pourtant, je ne suis pas entièrement contente. Non pas, parce que je suis à moins de 500 mots des 30.000 souhaités, car je sais qu’en relisant, je vais pouvoir combler ce trou et atteindre cet objectif, mais parce que la fin me laisse sur ma faim.

J’ai découvert que j’avais des pouvoirs. Ou plutôt, les mots ont des pouvoirs. Mais ça, ce n’est pas nouveau. L’histoire a pris plusieurs chemins détournés pour arrivé à sa fin. Des scènes inédites, des coups de théâtres, des personnages qui se jouent en solo… Grâce à mon super pouvoir sur les mots, j’ai construit une histoire fictive, basée sur des faits réels, sur des gens réels. La sauce a bien pris. L’histoire, je crois, est plausible du début, à la fin. Non seulement, j’ai écrit tous les jours, jusqu’ici, mais je suis parvenue à travailler sur la longueur, sur la durée pour à la fin, avoir une nouvelle bien ficelée.

La fin est, comme d’habitude pour moi, un peu trop rapide, trop brusque. J’ai encore quelques jours pour relire tout ça et surtout retravailler la fin. Mais en attendant, je savoure ma victoire. Ma réussite ! J’ai atteint les objectifs que je m’étais fixés et j’en suis tellement fière !

J’ai eu ce super pouvoir de vie et de mort sur mes personnages. Même si certains ont pris quelques libertés dans leurs dialogues, expressions, comportements, c’est quand même moi qui leur ai donné vie et… mort pour le méchant. Bah oui, il a été tellement méchant qu’il fallait qu’il meurt. Dans un stupide accident de voiture. Bien fait pour lui ! Les mots ont changé mon monde imaginaire ! Mais les mots peuvent aussi changer Votre Monde. Le Nôtre. Le Vrai.

La fin est telle que celle-ci laisse la porte ouverte à une suite ou à une deuxième nouvelle. Mais là, maintenant, à 7h, je ne suis pas sûre de vouloir déjà me replonger dans une nouvelle folie d’écriture :-)

Faire durer le plaisir

Sans le vouloir ou de manière consciemment inconsciente, je fait durer le plaisir avec le défi d’écriture qui accapare toute mon attention, chaque matin, depuis dix-huit jours à présent. Je suis sur la fin de mon histoire. Et j’écris peu depuis trois jours. Comme l’un de mes objectifs durant ce camp Nano est d’écrire 500 mots minium chaque jour, j’ai continué un peu à écrire ce matin alors que je voulais m’arrêter après 283 mots !

Mon « problème » du moment : bien terminer l’histoire. Que celle-ci soit cohérente et que la fin ne soit pas bâclée comme j’en ai plutôt l’habitude durant ces défis.

C’est incroyable cette sensation d’arriver au bout de mon objectif alors que j’ai encore le temps devant moi. Me dire : « et après, quand tu auras écrit le mot FIN, qu’est-ce que tu feras ? »

L’imaginaire est le pont entre le présent et l’avenir. – Inconnu

Dans ma tête, c’est un peu le bazar. Je compare mes réflexions, mes idées, mes questions comme autant de fourmis qui semblent courir partout tout le temps dans tous les sens, mais en étant organisées et en sachant exactement ce qu’elles font.

Alors que tous les matins, j’écris durant une heure ou parfois deux les week-end, mes journées ne font que commencer. Entre mon travail, mon activité complémentaire, ma formation et ma famille, il y a le Nano. Et l’un dans l’autre, je parviens à tisser des liens entre le Nano et ma formation Mind Mapping. Entre le Nano et ma famille (je m’inspire de situations vécues pour écrire des scènes ou des personnages – rires !). Entre le Nano et de nouveaux projets de carnets créatifs !

Mais ça, c’est une autre histoire. Je partagerai avec vous cette idée de créer mon propre livre à partir de mes écrits Nano :-)

Dans cette attente, voici la photo du jour :

La photo n’est pas top, mais c’est l’une des plus belles que j’ai de ce merveilleux oiseau.

De deux jours l’un

Locution que j’invente pour évoquer deux jours distincts comme un seul et unique…

Je parle bien sûr de deux jours d’écriture.

C’est toujours le Nanowrimo !

_ Quoi ? Encore ?

Bah oui, le mois d’avril n’est pas encore terminé.

_ Tu nous bassines avec ce défi depuis des mois ! Tu n’en as pas marre ?

D’abord, ça ne fait pas des mois, mais seulement quinze jours. Mais je conviens que ça peut paraître plus long avec le temps.

_ Comment fais-tu pour continuer, jour après jour, ce défi complètement dingue ?

Justement, depuis hier, j’ai un peu de mal. Je tarde de m’installer devant mon ordinateur. Je dors mal et je suis davantage tentée de poursuivre ma nuit, plutôt que d’écrire. Mais vois-tu, j’ai dit que j’y arriverais. Alors, aucune excuse bidon pour abandonner maintenant, si près du but !

_ Soit, c’est ton droit. Ton problème. Ta folie. Abrège un peu, veux-tu ?

En haut, nous avons une Corneille noire dans le brouillard. En bas, deux sternes différentes : la Pierregarin (plus petite) et Caugek (je crois)