Incitation WP : question sur les habitudes

Proposition quotidienne de rédaction
Quelles sont vos habitudes quotidiennes ?

J’ai plusieurs habitudes, mais voici celles qui me sont quotidiennes :

  • je me lève, tous les jours, week-end, jours fériés et vacances entre 4h30 et 5h30 (couche-tôt, donc lève-tôt)
  • la première chose que je me fais en me levant, c’est vider ma vessie :-) bah oui, faut bien que ça se fasse
  • je fais rentrer les chats qui ont passé la nuit dehors, puis je leur donne à manger
  • je prends le temps de savourer ma première tasse de thé, généralement au citron, ça me permets
  • je me lave les dents 2x/jour, une fois le matin et une fois le soir
  • j’utilise mon téléphone un peu comme un ordi, tous les jours, je regarde mes emails, j’écris des messages, je lis des choses à gauche, à droite
  • je lis tous les jours minimum une heure, souvent c’est avant d’aller dormir, cela me prépare à un bon sommeil immédiat
  • je vérifie si les portes sont bien fermées, le gaz bien coupé, les lumières bien toutes éteintes
  • j’essaie d’écrire tous les jours, au petit matin, dans mon cahier. Parfois, j’y arrive durant 10 ou 20 jours consécutifs, parfois un peu plus longtemps, parfois moins

C’est la même chose pour tout le monde

Le sale temps, c’est pareil pour tout le monde. Même pour les oiseaux qui ne cessent de couver ou de nourrir toute leur marmaille.

Fin de semaine, j’ai remarqué qu’une tourterelle avait fait son nid dans l’arbre qui se trouve devant l’entrée de notre maison ! Cela faisait quelque temps que je pouvais observer un couple se poser régulièrement dans cet arbre, pile en face de la fenêtre du salon, un super poste d’observation depuis ma table de travail.

En réalité, j’ai d’abord vu un enchevêtrement de branches et brindilles. Et c’est seulement après que j’ai compris que c’était un nid que j’ai regardé s’il était occupé.

Immédiatement, j’ai craint pour eux :

  • Le nid est tout petit et installé à quinze centimètres du bord, du boulot des branches
  • Il pleut et il vente tant et tant qu’une bourrasque risque de faire chavirer le navire branché
  • Avant, cet arbre, était le perchoir préféré d’une grande famille de pied (compté jusqu’à 17 individus en une fois). Et les pies, durant la période de reproduction et de petits, aiment bien les œufs et les oisillons.
  • Et puis, franchement, y a plein de chats dans la rue ! Ils sont dix félins à passer régulièrement sous l’arbre et l’un des nôtres aimait même bien grimper à celui-ci quand il était plus petit !

Incipit début de roman

Nouvelle lecture en cours : Les histoires de Kaede, de Masateru Konishi

La première phrase explique déjà la présence du félin coloré de la couverture.

Sans aller lire le résumé ou les avis de lecture sur ce livre, je vous invite à poursuivre ce début d’histoire.

Amusez-vous bien.

Un tigre bleu est entré ce matin, annonça grand-père.

Un haïku en passant

17 juin 2024

Il est 7h35. Je suis bien tôt au travail. Ciel gris, mais ligne ensoleillée quelque part. Arbres verts, mais troncs bruns. Nuages blancs, mais bas. Percée bleue, je ne vois que ça. Un arc-en-ciel de nature qui me donne envie de faire quelques pas autour du parc. Car oui, il fait peut-être nuageux, mais il fait sec. Sec ! Il faut savoir profiter de ce répis. Chaque minute avec le chant des oiseaux est une minute de douce musique. Zen. Chaque minute sans pluie est bénie.

Ce gris souris constant, cette pluie et ces averses régulières, ces bourrasques de vent, tout ça, pfff, c’est déprimant.

Je marche dans cette montée raide. À mon aise. Je progresse à mon rythme. Un pas. Une respiration.

Une limace sur le bord du trottoir.

Une corneille dans le ciel est repérée.

Le chant d’un petit oiseau que je n’arrive pas à identifier, perché et caché dans l’arbre rempli de feuilles vertes. Un beau vert pétant. De belles feuilles dentelées.

Et puis, mon regard revient au sol. Ne pas écraser un escargot, un gendarme, un insecte. Là, à trois mètres de moi, une tache brune que je prends par erreur comme un paquet de terre, de boue… Qui bouge ! Un oiseau. Un rouge-gorge.

Je ne bouge plus. Immobilisme. Observation. Sourire. Regards qui se croisent.

Naissance de quelques mots, en passant.

Comptine de printemps crôa crôa

Tout début du printemps, en l’écrivant je n’ai même pas eu cette impression de printemps !, j’ai donné de mon temps pour aider des batraciens à sortir en toute sécurité rejoindre leur plan d’eau. Cette petite histoire, forme de comptine, m’a été inspirée par cette action, ces observations.

Fin février.

Fin de l’hiver.

C’est la fin du froid

Coâ ! Coâ ! Coâ !

Les grenouilles coassent.

Les crapauds crapahutent.

C’est la migration des batraciens, elle commence bien.

Une heure durant, les aider patiemment.

La route de tous les dangers.

Les rues à traverser.

Les roues des voitures, à éviter.

Tout ça pour ne pas qu’ils ne se fassent pas écraser.

Et pour leurs œufs, les déposer en toute sécurité.

Coâ ! Coâ ! Coâ !

Crapauds et grenouilles coassent.

Et le temps, lui, il passe.

Il est neuf heures moins le quart.

Il fait onze degrés, de mémoire.

Pluie fine surgit, piétine un léger brouillard,

Il fait nuit. Il fait noir.

En cette fin février,

Une poignée de crapauds, j’ai pu sauver !

Et maintenant, faites silence ! Faites silence !

Car, sur mon chemin, les batraciens, avancent.

Soudain : clip ! clap ! clop !

Un clapotis, au bord de l’eau.

Il fait nuit, il fait noir,

Et puis, il y a ce bruit, ce soir.

Un clapotis, ici : clip ! clap ! clop !

Mais d’aussi loin que je me trouve

Je ne distingue rien qui mouve.

Coin ! Coin ! Coin !

Ça, j’entends très bien.

Des oies sont là. Des Bernaches du Canada.

Et elles sont au nombre de trois.

Coin ! Coin ! Coin !

Les bernaches font tout un potin.

Ça cancane et ça papote, les pattes, dans l’eau.

Clip ! Clap ! Clop ! Fait la Vesdre.

Des rochers, dans le cours d’eau,

Et la vie des vagues donnent le tempo.

Clip ! Clap ! Clop !

C’est la musique de l’eau.

Soudain, une silhouette se faufile,

Un gros mammifère, à l’horizon, se profile.

C’est le soir. Il fait nuit. Il fait noir.

Mais d’aussi loin, je ne distingue toujours rien.

Alors, je me rapproche des lampadaires,

Ces lumières artificielles qui se donnent de grands airs.

L’animal qui fend les flots,

S’est arrêté pour nettoyer son museau.

Castor ou ragondin,

Entre les deux, mon doute est certain.

Clic ! Clac ! Hop !

Je prends quelques photos.

Clic ! Clac ! Hop !

Le clapotis est revenu aussitôt.

Nageur silencieux,

La bête avance sous mes yeux.

Et bientôt, à l’abri de mon regard,

Pour d’autres photos, il sera trop tard !

Coin ! Coin ! Coin !

Les bernaches le savent bien,

Elles le connaissent et il n’est pas leur copain.

Clip ! Clap ! Clop !

Le mammifère a rejoint le clapotis,

Au bord de l’eau, il est plus à l’abri.

C’est le soir. Il fait nuit. Il fait noir.

J’entends le vivant. Je vois la vie.

Je savoure cet instant unique

Et j’en profite, maintenant et ici.

La pluie s’est arrêtée.

Le vent s’est levé.

La température a chuté.

Le temps, lui, est passé.

Le froid est piquant. Le froid est mordant.

Hop ! Hop ! Hop ! Je renfile mes gants.

Chez moi, je me dois de rentrer.

Avec des images et des souvenirs en quantité.

Et puis, je me retourne, comme une intuition,

Un dernier coup d’œil pour cette soirée d’observation.

Et je vois ! ça !

Tête arrondie et la queue, large et aplatie !

C’est un castor sans hésitation,

Un architecte qui a toute mon admiration.

Coâ ! Coâ ! Coâ !

Les batraciens, de l’autre côté du chemin, me semblent déjà bien loin.

Coin ! Coin ! Coin !

Les bernaches bavardent toujours aussi bien.

Clip ! Clap ! Clop !

Le clapotis, clopin-clopant, se fait plus petit.

Hop ! Hop ! Hop !

C’est la fin de mon histoire,

Et des rencontres de ce soir.

Hop ! Hop ! Hop !

Aux grenouilles, crapauds, oies et castor, on dit « au revoir ! ».

Tirez pas sur le scarabée, Paul Shipton

Il y a des coïncidences qui ne peuvent être tues. C’est le cas avec ce livre que je viens de découvrir dans une nouvelle boîte à lire de la région.

Alors que mon dernier article parle d’insectes, alors qu’il y a peu, je me plaignais de l’état déplorable de la boîte à lire de mon quartier, voilà qu’hier, je découvre de nouvelles installations pour ces merveilleuses boîtes à trésors.

Commençons par le début : hier, première véritable journée printanière : 16 à 18 degrés, ciel bleu, soleil généreux. Après toute la flotte du mois de mai (pas tous les jours, mais presque), ce temps sec et dégagé fait plaisir aux humains que nous sommes. Certes, les insectes, oiseaux et mammifères n’ont pas attendu le beau temps pour se montrer ni pour se reproduire. Nous, humains, attendions le retour du beau temps avec impatience.

La preuve, j’ai commencé à faire un tri dans mes livres, à la maison. Un paquet de livres a déjà été déposé au Human store, ce magasin qui vend uniquement ce qu’il reçoit en dons (livres, vêtements, jouets) à petits prix pour aider les enfants défavorisés de l’ouest Afrique.

Six autres livres ont été déposés hier dans la nouvelle boîte à lire tout près de chez moi. Je savais, par mes enfants que la commune avait enlevé la vieille boîte abîmée et l’avait remplacée. Je ne passais plus par là et ne déposais plus de livres, car les portes étaient cassées et les livres n’étaient plus du tout à l’abri des intempéries.

Les élections approchant (demain chez nous en Belgique), la commune – et peut-être même la ville de Liège – essaie d’amadouer ses lecteurs par tous les moyens 😅

Regardez comme elle est belle !

J’ai donc déposé mes six livres. Rien d’autre ne m’intéressait ici.

Peu après, je fais une course un peu plus loin de chez moi. C’est toujours dans la ville de Chaudfontaine, mais une autre commune. Je n’ai pas fait de photo, car c’est exactement la même boîte à lire qui a été installée en face d’une librairie, de l’autre côté d’un rond-point. Cette installation est nouvelle, elle n’en remplace pas une autre. Accompagnée de ma fille, nous avons ouvert la boîte (grande porte vitrée, solide et bien fixée), et après un rangement – TOC quand tu me tiens !- nous avons trouvé notre bonheur.

C’est ainsi que j’ai découvert ce livre : Tirez pas sur le scarabée, de Paul Shipton. Roman jeunesse, éditions Le Livre de Poche Jeunesse, imprimé en… 2002 ! (2002, c’est l’année où j’ai rencontré mon amoureux). L’auteur a écrit le livre en 1995, mais a été édité pour cette édition, en 2002.  Il a aussi écrit « Un privé chez les insectes ».

Rien que les quatre lignes « biographiques » de l’auteur, m’ont d’emblée pliés :

 » Paul Shipton

Né à Manchester, Paul Shipton a enseigné l’anglais avant de devenir éditeur de manuels scolaires. Il aurait aimé être footballeur, apprenti astronaute ou viking, mais n’étant ni sportif, ni marin, il a finalement choisi le métier d’écrivain. « 

4e de couverture

Je m’appelle Bug Muldon. Je suis détective privé. Actuellement, je suis sur une histoire de disparition d’insectes. Et ce n’est pas une mince affaire, croyez-moi ! Depuis que j’ai mis mon nez là-dedans, je les ai toutes sur le dos : les fourmis, les guêpes, les mouches, et bien sûr les araignées ! Plus moyen d’être tranquille ! Je vous assure, ce n’est pas une vie pour un scarabée…

Je vous le recommande. J’ai commencé à le dévorer. Il est délicieux !

Des insectes de toutes les couleurs

Regardez vos pieds

Dans un jardin sauvage

La vie en couleurs


Ici (Chaudfontaine) ou ailleurs (Bomal-sur-Ourthe), je vous présente les minuscules que j’ai rencontrés en ce mois de mai (et début juin).

Un mois de mai parsemé d’averses, de vent parfois violent, de généreux soleil le temps d’un trop bref instant.

Les jardins ne sont pas entretenus. À peine tondus une fois quand on y pense, quand il ne pleut pas (facile de ne pas tondre durant le mois de mai, tellement il a plu très régulièrement).


Un matin nuageux mais sec, je me suis accroupie dans le jardin et j’ai observé la vie qui grouille à mes pieds. J’ai été impressionnée de voir un nombre incalculable de petites araignées noires et blanches. Ma première réflexion a été : Bon sang, je dois en écraser tout plein quand je marche dans le jardin !

J’ai commencé à vouloir les compter, mais cela m’étais un peu difficile tellement il y en avait. Celles-ci sont très timides et se réfugient sous les herbes à une belle vitesse. Je n’osais plus bouger de peur d’en écraser. Puis, j’ai réalisé que l’herbe était tellement haute et les brins, nombreux, qu’elles pouvaient sûrement trouver refuge sur la terre et que les pieds n’arriveraient pas à les aplatir.

Ces jolies petites araignées de moins d’un centimètre sont des Pardosa spec.  Ce n’est pas moi qui le dit,  mon application ObsIdentify.

L’application

ObsIdentify a été installée en août 2022. Par curiosité, pour apprendre à découvrir les noms des insectes que je rencontre. Il n’y a pas que les insectes qu’elle peut identifier : fleurs, plantes, champignons, oiseaux, etc. Tout ce qui est sauvage.

C’est sympa et relativement facile à utiliser. Mais il y a encore quelques bugs et fonctionnalités absentes ou défectueuses. Je dis ça, pour moi. Je ne suis jamais arrivée à télécharger une photo prise avec mon smartphone, avec position activée, et à l’intégrer dans l’application, après l’observation. Il me dit que les donnés géographiques ne sont pas localisées et donc il est incapable de faire l’identification. Car la photo n’est pas toujours bonne, nette, sans la « macro » de mon smartphone. Dommage.

Bref, j’apprends ainsi à identifier les insectes. Mais les noms sont parfois compliqués et je ne les retiens pas tous.

Quand l’application n’est pas certaine de l’identification à 100%, un administrateur, expert, peut apporter ses connaissances et ainsi valider l’identification, la corriger, déterminer le sexe ainsi que le stade (l’âge) de la bête. Mais, les corrections arrivent parfois tardivement.

Et dernièrement (hier), j’ai voulu aller trop vite et l’application a reconnu à 100% l’espèce photographiée, mais elle a choisi d’identifier la plante plutôt que le magnifique insecte posé sur une de ses feuilles !! J’espère qu’un administrateur va pouvoir corriger cela rapidement, car « mon » Agrion est vachement plus intéressant et plus beau que le lierre 😂

Je vais donc vous présenter quelques insectes colorés que j’ai aperçus dans mon jardin ou dans celui de ma maman.

Si vous découvrez une erreur d’identification, merci de me le signaler pour que je puisse corriger cela dans cet article.

Un très bel insecte aux couleurs métalliques et voyantes : la Cétoine dorée

Je poursuis avec un autre insecte tout aussi coloré et aux couleurs vives électriques : l’Oedémère noble. J’ai découvert que le spécimen en photo est un mâle, reconnaissable à ses « cuisses » épaisses.

Une photo un peu floue pour le Cardinal à tête rouge.

Pour rester dans cette couleur, je crois que Gendarme est déjà bien connu…

Mais connaissez-vous le Rhophale faux-gendarme ? Plus grand, plus haut sur pattes, tête rouge… À s’y méprendre si on ne fait pas attention.

Un peu moins rouge mais plus orangé, deux insectes de la même famille : le Téléphore sombre

Et son frère, le Téléphore livide. Photo recadrée et un peu floue, la bestiole ne voulait pas poser pour moi, s’envolant rapidement à la moindre approche.

La belle demoiselle au corps flamboyant : la Nymphe au corps de feu

Et son cousin Agrion gracieux que l’application a zappé, préférant identifier le lierre…

Un insecte moins coloré, mais si l’application à raison quant à son identification, ce serait un insecte rare qui était dans mon jardin. Je vous le présente donc aujourd’hui. Mesdames, Messieurs, applaudissez le Podops européen.

Un administrateur a approuvé mon observation, avec preuve (photo). La photo n’est pas très nette.

Pour terminer le choix de ces premières présentations entomologistes, voici le Charançon damier. Encore un autre insecte moins coloré mais pas moins intéressant.

Oh ! Au temps pour moi. Une chenille se rappelle à moi. Pardon futur papillon.

C’est sous un soleil présent, à quelques trente centimètres du sol, que j’ai remarqué ce magnifique Bombyx du chêne

Le pays des minuscules est à portée de nos yeux. Il suffit de s’accroupir, de se baisser, de patienter.


Depuis août 2022 :

246 observations enregistrées

129 espèces différentes (tout confondu, insectes, fleurs, champignons, oiseaux)