Avoir les yeux plus gros que le ventre

Avoir les yeux plus gros que le ventre

Maman me dit toujours que j’ai un appétit d’ogre. Et c’est vrai ! Il n’y a que quand je suis malade que je ne mange pas. Cela en est d’ailleurs le premier symptôme. C’est mon manque d’appétit qui met la puce à l’oreille de maman quand je commence une maladie. En effet, comme beaucoup d’enfants, j’ai parfois de la fièvre, et malgré cela, je me sens en pleine forme.

 Aujourd’hui est un grand jour. Je suis à présent assez grande pour chasser toute seule mon repas ! Quel événement !

Dès mon réveil, à l’aube, j’imagine un plan d’enfer pour capturer mes proies.

 Mon fil de soie est très fin, solide et transparent. J’ai tellement d’énergie en moi que je m’attèle à un travail d’hercule, je construis une toile aussi grande que la niche du chien qui est dans ce jardin. Oui bon, c’est un petit chien, n’empêche, ma toile est gigantesque. Titanesque. Grandiose. En un peu plus d’une heure, elle est fin prête, une jolie forme triangulaire avec un cercle parfait au milieu. Le tout avec une vingtaine de rayons. Et cela avec environ trente mètres de fil.

 – Quel beau travail ma fille, me félicite maman dès qu’elle revient de sa balade près du gazon, au niveau du sol.

– Merci maman, mais viens au centre avec moi, j’ai hâte d’attraper ma première nourriture, je lui réponds en souriant.

Elle et moi on se met l’une contre l’autre, au milieu de ma toile diabolique, là où c’est très solide et non collant.

 Rapidement, un bourdonnement attire mon attention. Un bzzzz régulier, un bzzz que les humains détestent. Je n’ai pas une très bonne vision mais je distingue quand même un insecte jaune et noir au dard méchant qui volette près de ma toile.

 – Eh le mille pattes, tu crois que je te vois pas peut-être ? se moque la guêpe en parlant de la patte de maman qui tremble involontairement.

– D’abord, madame je sais tout, on est pas des mille pattes mais des araignées ! Si tu sais compter un peu, on a juste une paire de pattes en plus que toi, rétorque-je en rouspétant.

– Ouais bon, mais si tu comptes m’attraper pour que je te serve de petit déjeuner, va falloir te lever un peu plus tôt. On distingue ta toile à des kilomètres… t’as encore du pain sur la planche, crois-moi !

 Il n’en fallait pas plus pour que cette petite enquiquineuse me pousse à bout. Dare-dare, je cours sur le fil de ma toile pour lui dire de plus près ma façon de penser.

– Laisse-là, mon araignénounette, me crie maman, elle n’en vaut pas la peine, tu gaspilles ton énergie pour rien, reviens, y aura bien une autre idiote pour tomber dans ta magnifique toile.

 Mais maman n’en dit pas plus, car la guêpe s’envola en marche arrière et heurta le fil supérieur de mon piège. Ce petit frôlement suffit à faire vibrer toute la toile, surpassant de loin les petits tremblements de pattes de maman.

HA HA HA ! Le rire est sorti spontanément. Il ne faut pas grand chose pour s’emmêler les ailes ou les pattes… et plus l’insecte stupide se débat, plus elle fait des nœuds et moins elle a de chances de s’en sortir.

Je m’arrête de bouger et l’observe avec des yeux presque doux. Le fil colle à son corps comme de la glu et la victime – que j’aime ce mot si délicieux dans ma bouche – a beau battre vigoureusement de son aile encore libre, elle ne fait que monter et descendre un peu comme dans un saut à l’élastique. La seule grosse différence entre un bête élastique et mon fil, c’est que le mien est ultra-solide, aussi résistant que tu métal.

 La guêpe s’affaiblissait rapidement, c’est elle qui gaspillait inutilement son énergie ! Je tirai un peu sur mon fil pour lui montrer qu’à présent je la maitrisais parfaitement et que sa vie était désormais entre mes huit pattes.

 – Pitié, pitié, excuse-moi, laisse-moi m’en aller. Pardon, pardon. Je ne dirai plus jamais de mal de vous, vous êtes très intelligentes et très fortes. S’il te plaît, laisse-moi m’en aller et tu ne me reverras plus jamais, me suppliait mon repas.

– Trop tard. Ta maman ne t’as jamais appris à tourner sept fois ta langue dans tes mandibules avant de parler ? De toute manière, c’est toi qui t’es fourrée dans ce guêpier, enfin dans cette toile, toute seule. Il ne faut t’en prendre qu’à toi-même.

 J’attendais encore un peu pour être certaine qu’elle n’avait pas la possibilité de se retourner et de me tuer avec son dard. Quand elle ne donnait plus signe de forces, je passais sur le rayon suivant pour l’approcher par derrière. D’un coup de mandibule, je lui pince le cou et la paralyse pour de bon. Je l’emballe très vite, comme j’ai souvent vu ma maman le faire. Il faut faire très attention à cet emballage car ce serait dommage que j’en perde une miette quand je me mettrai à table.

 Quand je reviens au centre de la toile, maman me regarde bizarrement.

– Tu as les yeux plus gros que ton ventre mon araignénounette ! Comment vas-tu faire pour ingurgiter tout cela maintenant ? Tu en as pour une semaine.

– J’ai une faim de loup maman, tu me connais, j’en aurai juste assez pour ce matin, et ce soir si j’ai encore un petit creux.

Les homonymes, à s’arracher les cheveux

J’ai essayé de jouer avec Rébecca pour son avant dernier jeu qui consistait à écrire un court texte en utilisant que des homonymes… le but du jeu est de comprendre le texte en le lisant à haute voix ! Moi qui ai une mémoire visuelle, j’ai eu beaucoup de mal à travailler sur cela mais voilà le petit résultat :

Mac si mit lit an a dort son peu tic houx zin(c) allait qu’cendre.

–> Maximillian adore son petit cousin Alexandre.

Astuce, mon c est une lettre muette dans mon exercice (ha ha) et ce n’est pas un texte, mais une seule phrase…

Allez, encore une pour le plaisir (c’est que je prendrais presque plaisir à m’arracher les cheveux :-) )

Mètre corps beau haie un noix zoo quille faix parti heu deux la femme mie dé corps vidés.

–> Maître corbeau est un oiseau qui fait partie de la famille des corvidés.

Visite au centre de sauvegarde

Tiré de faits réels  :-)

Noémie et sa classe sont en excursions. Le matin, ils découvrent la vie dans une ferme puis l’après-midi, ils visiteront un centre de sauvegarde pour animaux sauvages.

Toute la matinée se passe tranquillement. Ce n’est pas la première fois que l’école organise cette rencontre avec une ferme de la région. Noémie n’attend qu’une chose, que l’après midi arrive au plus vite.

Au centre de sauvegarde, le soigneur a dicté une certaine règle de conduite.

–          Les animaux sauvages sont fragiles et très sensibles. S’ils sont ici, c’est pour être soignés. Il leur faut du calme. Je ne veux aucun cri ni geste brusque et personne ne courre dans les couloirs. Il est interdit de s’approcher des animaux ou de tenter de les toucher au travers des barreaux. Si vous avez des questions, notez-les et je répondrai à toutes vos interrogations une fois la visite terminée.

Dans les rangs, chuchotements de surprise et petits rires moqueurs de la part de certains élèves dits « perturbateurs. »

Noémie a les yeux grands ouverts. Dans les premières cages « à oiseaux », elle découvre en effet des petits oiseaux. Elle reconnaît un moineau. Celui qu’elle identifie sans mal a une patte abîmée. Il lui manque des doigts et il a l’air fatigué.  Un peu plus loin, elle voit d’autres oiseaux, qu’elle ne connaît pas.

« Comment s’appellent les oiseaux dans les cages 5, 6, 7 et 8 ? » Marque-t-elle dans son carnet.

A l’opposé des cages, il y a cinq boxes fermés avec une porte. Une petite fenêtre, un peu trop haute pour elle, permet au soigneur de savoir quel animal se trouve là.

« Qu’y a-t-il dans ces boxes ? » Noémie continue ses questions.

Dans la cour, deux immenses volières côte à côte, envahissent ce qui devait être auparavant un grand jardin. Des filets souples et d’autres grillages plus rigides composent cette volière impressionnante. De hautes plantes, des morceaux de troncs d’arbre et d’autres cachettes dissimulent des rapaces en convalescence. L’adolescente réussit à deviner l’un d’entre eux à cause de ses serres jaunes qui dépassent d’une plante bien verte.

« Combien et quels rapaces se trouvent dans les grandes volières ? » Note-t-elle à la suite de ses deux premières questions.

De l’autre côté des boxes, aussi à l’extérieur mais à l’abri du vent et d’autres intempéries, une troisième volière. Plus basse mais encore plus fournie en cachettes, celle-ci a aussi un petit étang artificiel. Des dizaines de petits oiseaux volettent en tous sens. L’adolescente n’arrive pas à les compter tellement ils ne cessent de bouger. Quand l’un ou l’autre se pose enfin, elle admire ces animaux qu’elle pense ne jamais revoir autre part que dans ce centre ou dans un zoo. Un canard se laisse timidement apercevoir sur l’étang, juste en dessous d’une branche.

–          Ouah, qu’est-ce qu’il est beau ! Je n’ai jamais vu de canard aussi joli ! Chuchote-t-elle à sa copine de classe.

«  nom du splendide canard » Écrit-elle joyeusement dans son carnet.

Quand elle pense avoir fait le tour du centre, la voix grave du soigneur l’interrompt dans ses pensées.

–          Et pour terminer, voici les boxes semi-ouverts. Ceux-ci sont prévus pour recevoir des animaux qui devront bientôt sortir pour retrouver leur liberté. Certains ont des cachettes pour pouvoir échapper à des bruits ou des observations trop effrayantes pour eux.

Contrairement aux autres boxes tout à fait fermés, ceux-ci ont des portes grillagées entièrement transparentes. Tout le monde s’émerveille devant ce renard craintif et curieux. Le mammifère recule jusque dans le fond mais ne va pas se cacher dans sa boîte en bois.

« Que mangent les renards dans le centre ? » Pense-t-elle clôturer sa liste de questions.

Dans le boxe suivant, l’animal ne se laisse pas apercevoir. Les suivants sont vides et le soigneur invite toute la classe à se regrouper dans le garage pour poser les éventuelles questions.  Noémie tourne la page pour débuter son questionnaire mais elle n’a pas le temps de lever le doigt qu’une personne vient chercher le soigneur.

–          Un oiseau rare. Tu peux t’en occuper si je me charge du groupe ?

L’ado est toute émoustillée.

–          Un oiseau rare ? Je crois que tous les oiseaux que j’ai pu voir ici, je ne les ais jamais vus. Ils sont tous rares pour moi, dit-elle à sa copine.

–          Tu crois que c’est un aigle ? lui répond son amie.

–          J’en sais rien, chuut, regarde par là.

Noémie en a oublié ses questions. Elle est obnubilée par la caisse en carton qu’elle peut voir dépasser du bureau d’accueil. Son institutrice l’interpelle doucement.

–          Noémie, c’est ici que tu es, pas là bas. Écoute les explications de monsieur et pose tes questions si tu en as. Je suis sûre que tu dois en avoir.

–          Oui, madame. Mais vous savez ce que c’est comme oiseau, là bas ? Un oiseau rare ?

L’autre soigneur trouve là l’occasion d’aborder le thème de rareté chez les oiseaux. Ému par la curiosité de la jeune fille, il finit par révéler l’identité de l’oiseau et mentionnant toutefois qu’il est menacé d’extinction.

–          Attendez-moi un instant les enfants. Je reviens de suite.

Quelques élèves parlent de ce qu’ils ont vu dans les cages. Peu semblent autant s’intéresser aux animaux sauvages que l’adolescente.

Le soigneur revient et s’approche d’elle.

–          Comme tu m’as l’air sage et que tu sembles vraiment porter un intérêt aux animaux, tu peux aller à l’accueil voir l’engoulevent…mais chuuut, doucement hein.

Noémie n’en revient pas ! Elle interroge du regard son institutrice, elle peut y aller. Elle dépose ses affaires sur le sol et avance tout doucement vers la pièce. Quand elle ouvre la porte, le soigneur qui a fait la visite lui chuchote :

–          Tu veux bien éteindre la lumière s’il te plaît. C’est un oiseau  nocturne, il n’aime pas trop la lumière du jour.

La lumière artificielle éteinte, il reste un faible éclairage qui perce d’une des fenêtres qui donne dans le garage. C’est juste assez pour que les humains puissent encore voir quelque chose.

Le soigneur ouvre délicatement la boîte. D’un geste ferme, il prend l’oiseau de manière à ne pas se faire griffer ni mordre. C’est un oiseau brun avec de grands yeux sombres. Il est plus petit qu’un pigeon mais nettement plus grand qu’un moineau.

–          On dirait un morceau d’arbre, ne peut-elle s’empêcher de dire.

–          Oui, c’est un oiseau qui peut parfaitement se confondre avec son milieu. Il a un mimétisme  excellent, c’est un as du camouflage.

Alors que l’oiseau ferme ses paupières et semble mort, le soigneur explique à Noémie la raison pour laquelle on l’a apporté au centre.

–          Tu vois, c’est un oiseau qui chasse principalement quand il fait noir, alors parfois, il est victime d’un accident de la route. C’est ce qu’il s’est passé ici. C’est un oiseau très rare, il est en voie de disparition. Nous n’en avons pas souvent ici, c’est pourquoi, je vais d’abord le mettre dans un boxe fermé, dans le noir et au calme. Un animal qui est victime d’une voiture, a peu de chances de survie. Les vingt-quatre à quarante-huit heures sont décisives. Et puis celui-ci ne se nourrit que d’insectes attrapés au vol, ce n’est donc pas garanti qu’il mange en captivité. Dès qu’il montrera des signes de bonne santé, nous le libérerons aussi vite.

Au moment où le soigneur passe devant Noémie, une mouche brise le silence. Aussitôt l’oiseau retrouve une énergie insoupçonnée et ouvre un bec énorme qui surprend tellement la jeune fille qu’elle recule en émettant un cri de frayeur.

De l’eau dans le gaz, de l’orage dans l’air

Petite nouvelle pour enfant à partir de l’expression
« Il y a de l’eau dans le gaz » ou « de l’orage dans l’air ».

Dans l’étang de la ferme, il y avait de l’eau dans le gaz, de l’orage dans l’air.

On pouvait entendre une dispute éclater.

Deux bernaches s’insultaient et les noms d’oiseaux pleuvaient !

– Espèce de canard casserole !

– Toi-même, canard boiteux.

Les animaux des environs bouchaient les oreilles de leurs enfants afin qu’ils n’entendent pas pareils gros mots.

La différence qui opposait pourtant ces deux mêmes oiseaux était simple : une autre bernache. Mais pas n’importe laquelle. La princesse bernache, future reine de l’étang.

Les deux mâles étaient amoureux de la princesse et tous deux espéraient pouvoir voler avec elle et fonder une belle famille.

La princesse n’aimait pas les disputes, aussi voulu-t-elle partager les deux garçons par une épreuve.

– Celui qui saura me faire un nid confortable, doux, spacieux et pratique aura une chance supplémentaire de me séduire.

Nos deux bagarreurs cessèrent immédiatement de s’enguirlander. Chacun fila de son côté et commenca à récolter les matériaux pour la construction d’un nid.

L’un s’appliqua à mélanger diverses herbes et branches, et arracha quelques plumes au derrière de son adversaire pour que le nid soit plus doux.

L’autre se préoccupa plutôt du côté de la taille du nid et n’hésita pas à donner coups de bec et de pattes afin de repousser les voisins un peu plus loin.

Pendant ce temps-là, la princesse se fit une petite toilette (de chat). Elle était belle la princesse avec son bec brillant de santé, ses plumes aussi noires qu’une nuit sans étoiles, et son oeil vif. Tout dans ses mouvements était séduisant.

Les habitants de l’étang encourageaient l’une ou l’autre bernache qui était en compétition pour gagner le coeur de la princesse.

Personne ne prêtait attention à l’oiseau qui venait de se poser au bord de l’île. Celui-ci ressemblait à n’importe quelle autre bernache, mais il avait en lui cette bonté qui caractérise un futur prince.

Discrètement, il construisit lui aussi un nid. Seul, sans demander de l’aide à personne, sans embêter le moindre voisin, sans arracher le plus petit duvet à quiconque.

Son nid était beau, grand, facile d’accès et avec une vue imprenable sur la ferme. Une réserve de nourriture était même mise à disposition non loin de là. Il se secoua un peu et, naturellement, de belles plumes blanches, douces et soyeuses, tombèrent sur le nid.

Un des deux mâles qui se querellait, attérit près de la princesse.

– Belle princesse, je vous invite à venir vous reposer sur notre nid d’amour.

Tout à coup, l’autre bernache en conccurence, arriva aussitôt et se planta entre la princesse et son rival.

– Venez d’abord chez moi princesse, vous verrez, vous ne pourrez plus quitter ce nid tant il est doux. Il est même plus près d’ici, venez donc avec moi.

Dans le dos de la princesse, des coups d’ailes se perdaient. Cette ambiance ne plaisait vraiment pas à la future reine de l’étang.

Elle demanda alors à ses amis de bien vouloir reconduire ces deux prétendants sur la berge, le temps qu’ils se calment et qu’elle puisse prendre sa décision.

Lorsque la princesse s’avança, nageant tranquillement vers l’un des deux nids, un éclat lumineux près de l’île attira son attention. Comme elle pouvait entendre les deux autres se disputer à nouveau, elle abandonna sa tâche et se dirigea vers la source lumineuse.

Depuis toujours, la princesse avait un faible pour les baies aquatiques. Elle ne l’avait jamais dit à qui que ce soit car ces baies-là, aussi bonnes soient-elles, avaient tendance à lui donner un reflet rouge sur le blanc de ses joues. Et là, sur l’île, sur une couronne d’algues fraîches, reposait une dizaine de baies rouges ! Son regard s’arrêta sur une étrange feuille dorée qui brillait avec le soleil. Sur cette feuille, elle pouvait lire « Pour la princesse de mon coeur ».

Tournant la tête à gauche, puis à droite, la princesse chercha l’auteur de ce mot et de ce succulent repas.

L’oiseau qui était à l’origine de tout cela était caché derrière le seul arbre de l’île. Amoureux et intelligent, il n’en était pas moins un grand timide. Il s’avança doucement, et se présenta gentiment :

– Bonjour chère Princesse. Je me présente, je m’appelle Canader. Cela fait longtemps que j’en pince pour vous… accepteriez-vous de prendre place dans le nid que je viens de terminer ?

Canader recula de deux pas et dévoilà sa construction.

La princesse, séduite par tant de gentillesses, de politesses et d’initiatives, s’émerveilla devant le nid.

– Oh ! Il est magnifique ! Grand, doux, pratique et avec une très belle vue. Mon cher Canader, je suis heureuse de vous avoir trouvé. Je suis sûre que nos enfants seront ravis de naître dans ce petit coin de paradis.

A la grande surprise générale, la princesse resta sur l’île, en compagnie du nouveau venu. Il avait tellement épaté tout le monde que la plupart des voisins devenèrent rapidement leur copain.

Sur la berge, deux mâles n’en revenaient pas. Ils ne digéraient toujours pas la pilule et trouvèrent là une excellente excuse pour se battre à nouveau.

Montrer pattes blanches

Petite histoire pour les enfants à partir de l’expression :
montrer pattes blanches

 

Il était une fois une maison de cygnes. La maison était grande et abritait papa et maman cygne ainsi que trois cygneaux. Un jour, alors que maman cygne était partie chercher à manger, papa cygne s’en alla lui aussi afin d’aller chez sa cousine lui demander des outils. En effet, l’hiver n’allait pas tarder à arriver et la porte d’entrée menaçait de s’envoler dès la première rafale de vent. Aussi papa cygne confia la maisonnée à l’aîné des trois cygneaux.

– Tu ne laisses entrer personne et vous ne sortez pas tant que maman n’est pas revenue. Avez-vous bien compris ?

– Oui papa, soupiraient les petits qui se trouvaient déjà pourtant bien grands.

Et il s’en alla.

Dans la maison, les petits cygnes faisaient les cent pas maladroits. Ils n’aimaient pas rester enfermés et rêvaient de pouvoir nager un peu dans leur étang préféré, situé au centre de la ferme.

Quand le plus petit voulu ouvrir la porte, l’aîné gronda gentiment.

– On ne peut pas sortir, si le renard nous voit, il nous mangera !

– Mais on s’ennuie ici, lui répondit son petit frère.

Alors le troisième, celui du milieu, trouva une idée de jeu :

– Et si on jouait aux expressions. Celui qui en trouve le plus pourra aller le premier dans l’étang quand maman reviendra.

Un cri de joie s’éleva parmi les cygneaux.

Ils jouèrent donc ainsi, une bonne partie de l’après-midi. Ils ne se lassaient pas de trouver et de mimer des expressions. Aussi, quand leur maman arriva et qu’elle trouva la porte fermée à clé, elle frappa à la porte.

Toc toc toc

Aussitôt, tous les cygneaux se turent.

– C’est le renard, chuchote l’aîné.

– Oui, sûrement, on a rigolé trop fort et il nous a entendu, répond tout doucement son cadet.

Et les trois cygneaux se faufilèrent dans différentes pièces et se cachèrent.

– Les enfants, c’est maman, dit maman cygne. Ouvrez-moi, j’apporte le souper.

Comme personne ne répondit à son appel, elle frappa plus fort à la porte.

Boum, boum, boum !

Le plus grands des trois, craignant que la porte ne cède sous les coups, s’approcha de la porte et cria :

– Il faut montrer pattes blanches !

Dès qu’il eu dit ça, les deux autres pouffèrent dans leur coin, trouvant cette expression extraordinaire vu la situation.

La mère n’en croyait pas ses oreilles. Elle montra à la fenêtre ses deux ailes, blanches comme neige.

– J’ai dis les pattes, pas les ailes. Nous savons que c’est toi vilain renard, va-t-en ou maman va te botter le derrière.

– Mais les enfants, c’est moi, maman ! Enfin, vous ne reconnaissez pas ma voix ? demande-t-elle sur un ton un peu dur, trouvant la farce de mauvais goût.

– Maman, elle ne nous rouspète jamais dessus, répondit le plus petit qui était sorti de sa cachette.

– Montre tes pattes blanches, répète encore une fois l’aîné.

Ne sachant plus que répondre, la maman alla chez son frère peintre et lui demanda de lui couvrir ses pattes avec de la peinture blanche.

Revenant bien vite, elle frappa une nouvelle fois à la porte, fit le poirier et montra ses pattes blanches à la fenêtre.

– Si tu étais vraiment notre maman, tu aurais les pattes noires ! dit le troisième cygneau en tirant la langue.

Désespérée et fatiguée, la maman cygne s’installa devant la porte et attendit le retour de son mari.

Ce dernier ne tarda pas et souria quand il comprit ce qu’il se passa. Il se posta devant la porte et dit :

– Les enfants, je me retrouve nez à nez avec votre mère. Elle me fait les yeux doux et espère que je vais la mettre sur la voie afin qu’elle tire son épingle du jeu. Vous savez, elle ne rentre pas bredouille, la pêche a été bonne. Allez ! Ne faites pas la fine bouche et baissez vos armes.

Tout de suite, la porte s’ouvre et l’aîné répond :

– Oh papa ! Tu es trop fort, tu as encore gagné à ce jeu. Redis-nous toutes ces expressions, on les aime trop !

Maman cygne en reste baba, et papa cygne, fier comme un paon, ne se fait pas prier pour jouer le jeu encore une fois.

Bécasse recyclée, cane violée

But du jeu : écrire un fait divers en 3 lignes ou 3 phrases. Moi qui ne suis pas habituée à faire si court… j’ai été inspirée.

 

  • Ce matin, à l’aube, une bécasse a perdu la vie en se fracassant la tête contre la vitre de l’association VOL (Vive les Oiseaux Libres). Son corps a été directement recueilli par le soigneur de l’asbl : « Elle a frappé à la bonne porte, son cadavre va servir au faucon pèlerin en convalescence chez nous. » dit-il en précisant qu’un tel recyclage est rare et qu’il faut en profiter tant que la victime est encore chaude et molle.
  • Une jeune cane colvert a été violée par trois mâles, en plein après-midi, sur l’étang des Canards Heureux à Bruxelles. La victime n’a pas survécu à son agression et elle est morte, noyée sous le poids de son dernier assaillant. Les gardiens du parc se mobilisent pour qu’on leur accorde le droit de renommer l’étang, car cet acte odieux est bien plus fréquent que ce que l’on croit.

Comme les deux parties de mon cerveaux ne s’entendent pas fort pour le moment, elles s’abstiennent de jouer à l’avant dernier jeu de Rébecca qui consiste à écrire un texte sur une sortie mais de deux manières différentes : l’une en  utilisant le côté gauche du cerveau, et l’autre le droit… l’une est le rationnel, l’autre l’imaginaire.

Par contre, à ce dernier jeu, l’une des deux parties a gagné la partie… vous avez deviné laquelle ?  :-)

Jeu – questions sur mon recueil un oiseau peut en cacher un autre

Je me suis amusée à inventer 3 questions pour chacune des 13 histoires de mon dernier recueil pour enfants : Un oiseau peut en cacher un autre.

Une question de « lecture » et de compréhension de l’histoire, et deux autres plus générales sur la nature et les animaux que l’on rencontre dans mon livre (mésanges, moineaux, rapaces, martinets, mouettes, goélands et autres oiseaux de mer, pics, hérissons, escargot, fleurs, etc.)

Questionnaire que je peux vous envoyer par e-mail sur simple demande, en commentaire.

  • Pourquoi la mésange bleue ne peut-elle plus quitter son nid ?
  • Que veut dire dimorphisme sexuel ? Aide : chez les mésanges, il n’y a pas de dimorphisme sexuel entre le mâle et la femelle.
  • Remets dans le bon ordre O R I N H I C
  • Comment s’appelle l’oiseau qui sauve Troglo Dite de la noyade ?
  • D’où vient le nom Troglodyte ?
  • vrai ou faux : aphone veut dire éternuer.
  • Pourquoi Scar a-t-il peur de l’hiver ?
  • Est-ce qu’une limace, c’est un escargot sans sa coquille ?
  • Remet dans le bon ordre : D T A S R E O O P E G
  • Qui sont les PUB ?
  • Que veut dire « indigène » ? Aide : chez nous, les perruches vertes ne sont pas des oiseaux indigènes.
  • vrai ou faux : les sittelles nichent dans les arbres?
  • Comment fait le coucou pour tromper la rousserolle avec son oeuf ?
  • Quel est le chant du coucou ?
  • Remets dans le bon ordre : A A I P S R E T
  • Comment reconnait-on l’épervier qui a tué le petit moineau ?
  • Il existe deux espèces de moineaux chez nous, cites-les.
  • vrai ou faux : les pies sont des rapaces
  • Pourquoi le Prince est-il pressé de se marier ?
  • Que veut dire pélagique ? Aide : le pétrel (ou fulmar boréal ) est un oiseau pélagique.
  • Remets dans le bon ordre : G E N R U E R V E
  • Qu’est-il arrivé aux autres clématites ?
  • De quoi le hérisson aime-t-il se régaler ?
  • vrai ou faux : le papillons sont de petits oiseaux.
  • Pourquoi Valéria hésite-t-elle à manger le lapin ?
  • La buse variable est diurne ou nocturne ?
  • Remets dans le bon ordre : I O P N S O
  • Quelle catastrophe naturelle est à l’origine dans l’histoire du petit Dio ?
  • Pourquoi est-ce que les albatros ont-il tant de difficultés à se déplacer sur la terre ferme ?
  • vrai ou faux : l’albatros de Laysan existe vraiment.
  • De quels mammifères est-il question dans l’histoire des maisons-pomme?
  • Pourquoi est-il dangereux de réveiller un hérisson qui hiberne ?
  • Remets dans le bon ordre : E I N T O S T E
  • Qui aide les oiseaux à trouver un toit ?
  • De quoi se nourrit exclusivement un martinet ?
  • vrai ou faux : le martinet est capable de dormir en volant.
  • Quelle est la particularité des pierres d’Olonne ?
  • Que veut dire « limicole » ? Aide : le chevalier fait partie de cette famille.
  • Remets dans le bon ordre : A A R I M S