Hier soir, dans l’arbre aux oiseaux (en face de mon salon), de petites Orites à longue-queue m’ont à nouveau rendu une visite éclair.
J’ai même réussi à les prendre en photo. Mais c’est qu’elles ont la bougeotte ! Je préfère vous montrer des photos nettes grâce aux supers généreux photographes qui partagent leurs photos sur le site de Pixabay.
Les deux photos de l’oiseau qui a la face blanche sont de Sharkolot. La troisième est de Kev dont j’ai déjà partagé d’autres photos d’oiseaux de ce site. J’ai choisi celle-ci en couverture de l’article.
Ma plus belle photo, recadrée. Désolée pour la qualité, mais c’est une photo de l’écran de mon vieux bridge.
Allez, une autre photo de l’écran où on en voit une de face et sa longue-queue qui lui doit son nom.
Aujourd’hui, jeudi, je travaille à la maison. Ça tombe bien, je suis malade.
Le matin, dès potron-minet, je « vérifie » le nid des tourterelles qui se trouve en face de mon salon. Je fais discrètement, je zyeute entre les tentures pour ne pas les effrayer. C’est qu’ils sont à deux mètres environ de ma fenêtre !
5h15, maman est sur le nid.
5h45, plus personne sur le nid, je vois, aux jumelles, deux trucs jaunes et noirs, les deux bébés.
6h10, papa ou maman est là et donne à manger. Les deux sont impatients et affamés. Ils tendent leur cou, se font plus grands et vont chercher la nourriture dans le bec de leur parent. Oui, les deux en même temps, chacun d’un côté du bec !
6h25, le repas est terminé, l’adulte est parti se poser près de sa moitié sur le câble en face, de l’autre côté de la rue.
Ce va-et-vient va se renouveler trois ou quatre fois, devant moi.
Dans l’après-midi, je ne sais plus vers quelle heure, je travaille quand même un peu (rires), je remarque que des mouches s’approchent puis se posent sur le nid, dans le nid, sur les bébés ! Hormis les mouches, rien ne bouge dans les brindilles. Les parents sont posés en face, non loin.
Les heures passent. Je trouve ça bizarre que ces mouches ne cessent de roder autour des bébés. D’abord, naïvement, je me dis que leur peau est trop.dur pour ces insectes. Puis, je me souviens des paroles de la nouvelle coordinatrice du Creaves près de chez moi : » quand les mouches pondent dans un hérisson, si on n’intervient pas rapidement, l’animal peut mourir en quelques heures ». Merde ! Les oisillons sont malades, affaiblis ou morts ?!
Cela pourrait expliquer leurs absences régulières depuis hier. Cela s’est fait petit à petit. Durant toute la couvaison des œufs, les parents n’ont jamais laissé plus de cinq minutes le nid tout seul – sauf quand la pie venait harceler et agresser l’adulte présent – et même les trois premiers jours où les bébés sont nés. Il est vrai que depuis hier ou même avant-hier, mais je n’étais à la maison que le matin et le soir, je voyais de temps en temps les petits laissés seuls. Seuls à la merci des prédateurs !!
20h30. 20h45 ? Je regarde le nid aux jumelles. Les deux petits sont déjà bien grands. Ils dépassent du nid, enfin, ils ont beau être couchés, je les vois sans problème, sans même devoir monter sur une chaise. Mais ils ne bougent toujours pas. Les mouches sont toujours là. Les parents sont toujours en face, sur les câbles.
Je lis un peu sur ma liseuse. Dix, peut-être quinze minutes. Mais je suis fatiguée. Je décide de commencer mon rituel pour me préparer à aller dormir : vérifier que les portes sont bien fermées à clé, le gaz éteint, les lumières OFF. Quand je vérifie la porte d’entrée (vitrée), j’aperçois un mouvement au sol, près de notre voiture. Un chat. Je n’ai pas le temps de voir si c’est un des nôtres, je pense immédiatement aux petits oiseaux, peut-être y en a-t-il un qui est tombé et que le chat le cherche (c’est déjà arrivé). Je lève donc la tête et je vois le nid. Vu d’en bas, trois mètres de différence. Un autre point de vue. Ah ! Je crois qu’un parent est revenu. Ouf, il leur donne à manger. Ils ne sont donc pas morts. Mais … C’est bizarre cette queue. Elle est plus large. Plus grande. Une pie ? Ses yeux sont clairs ?! Oh ! Mon Dieu ! Il ne donne pas à manger, il MANGE les bébés. Un épervier !!
Le temps que je réalise ça, le rapace s’en vole à tire d’aile. Vite ! Vite ! Je monte au salon où j’ai meilleure vue. Avec les jumelles, je le cherche sur les toits voisins. Mais il n’est plus là. Et le nid, vide. Plus rien. Et les parents tourterelles, sont là, ils n’ont pas bougé de leur place. Indifférents ? Résignés ? Est-ce donc ça qu’ils attendaient ? Car à l’heure où je vous écris ça, une heure s’est écoulée et les parents sont… Partis.
Le reflet du ciel ou des arbres dans une vitre, est un véritable danger mortel pour les oiseaux.
Fenêtres d’habitation, d’immeubles, de bâtiments commerciaux, de serres, d’entrées d’hôpital, etc. L’oiseau en vol croit que le paysage se poursuit et fonce sur la vitre. S’il se prend la fenêtre de face, une « chance » sur deux pour qu’il y reste, fracture du crâne, cou cassé, hémorragie intracrânienne, invisible, c’est la mort. S’il ne meurt pas dans les deux ou trois heures, il a une chance de s’en sortir. Sauf si l’hémorragie est faible, il mettra plus de temps à succomber.
Certains s’en sortent. Si le choc n’est pas trop violent, si l’oiseau s’est pris la fenêtre de côté. Comme « ma » tourterelle, choc décrit dans un article hier.
Hier soir, ma fille, étudiante, m’envoie un message, une capture d’écran d’un message posté sur un groupe FB, d’une autre étudiante à Liège. Un oiseau s’est probablement cogné contre une vitre de la maison, il a été retrouvé groggy au sol, « au pied » de la fenêtre. Il a été mis en sécurité, dans une boîte, au calme et à l’ombre.
C’est un étourneau sansonnet adulte. Vous savez, ces oiseaux qui se rassemblent par centaines et qui font de jolis « dessins » quand ils volent en groupe dans le ciel.
Photo : Kev, de Pixabay
Hier soir, la Belgique a connu des orages violents. Je ne pouvais pas aller chercher l’oiseau avec cette météo. Et le relâcher par ces intempéries était risqué après le choc.
Après avoir donné les consignes en cas de traumatisme pareil, il est décidé de laisser l’oiseau dans sa boîte, à l’abri de la pluie violente et des chats, toute la soirée. Vu que l’étudiante va se coucher tard et que moi, c’est tout l’inverse, je lui propose de m’envoyer un message la nuit pour me dire si je dois venir chercher l’oiseau pour aller le déposer dans un Creaves (centre de revalidation pour animaux vivants à l’état sauvage) le lendemain.
À 5h du matin, ce mercredi, je lis un message de l’étudiante (posté à 1h40 😅) : l’oiseau semble blessé à une aile et il ne s’envole pas. J’avais décidé, hier soir, d’aller le chercher en allant au travail puis de le déposer au Creaves sur les coups de midi. Au lieu de ça, j’ai pris ma douche et j’ai préparé le nécessaire pour aller récupérer l’infortuné et le déposer dès potron-minet au refuge.
L’oiseau avait été déposé en lieu sûr, dans une boxe à l’extérieur, bien à l’abri et accessible facilement pour moi, petite souris. Sans réveiller les habitants de la maison, j’ai récupéré l’étourneau et trente minutes plus tard, une bénévole du Creaves de Theux le réceptionnait dès mon arrivée, à 6h55 !
L’oiseau était encore vivant, près de douze heures après le choc. Il criait et rouspètait à la manipulation, transfert de boîte. Mais il ne tenait plus sa tête droite ni ne tenait pas fermement sur ses pattes. Ses deux ailes s’ouvraient et il peinait à les refermer. Son cou était rejeté en arrière, comme s’il avait les vertèbres cervicales brisées qui ne pouvaient plus soutenir sa tête. Néanmoins, entre les mains de la bénévole, il arrivait à la redresser de temps en temps.
Je ne sais pas s’il leur sera possible de le remettre sur pattes et de le soigner afin qu’il n’ait plus aucune séquelle. Sans cela, il ne sera pas relâché.
Pour éviter ces chocs contre des vitres, il suffit de mettre soit des rideaux, soit des autocollants. C’est uniquement pour casser le reflet de la nature et « matérialiser » la fenêtre invisible. Pour la rendre visible, tout simplement.
S’ils ont le temps, cet hôpital pour animaux sauvages m’informera de la suite. En effet, en pleine grosse saison, ils ont des centaines d’animaux à nourrir, à soigner, à s’occuper.
Une photo et petit poème de moi dans cet article de juin 2020 !
7h15 ce mardi 9 juillet 2024. Je quitte la maison pour me rendre à mon travail.
Depuis la fin juin, j’observe quotidiennement l’évolution d’une nichée de Tourterelles turque. L’observation et le suivi sont faciles, car ce couple a choisi d’élever ses petits dans l’arbre qui est juste devant la maison, côté rue, sous mes yeux quand je suis à ma table du salon.
Photo : Marcel Langthim, Pixabay
Dès que j’ai remarqué le nid et un adulte dessus, je n’étais pas sûre que leur projet « bébés » allait tenir jusqu’au bout. Chez cette espèce, en journée, monsieur et madame couvent alternativement; mais seule la femelle s’occupe du nid, des œufs et des petits, la nuit. Je craignais pour les œufs et maintenant je crains pour les petits. Pourquoi ?
Au choix :
Nid tout petit, construit au bord d’une branche de l’arbre qui perd ses feuilles très tôt (il en a déjà perdu la moitié)
Cet arbre était avant le repère d’une famille de Pies. Les pies, que j’aime beaucoup, sont des prédateurs pour les petits oiseaux, les œufs et les bébés, uniquement quand elles ont à leur tour des petits à nourrir. Les petits oiseaux et les tourterelles peuvent avoir plusieurs nichées par an, les corvidés, une seule. Je donne cette explication que j’ai reçue pour « pardonner » aux pies leur régime alimentaire durant cette saison.
Nous sommes un quartier « à chats ». Rien que ma portion de rue et aux alentours de notre maison, il y a une dizaine de chats, stérilisés et identifiés (pas tous malheureusement), dont les nôtres, qui circulent librement.
Et de fait, alors que les petits ne sont pas encore nés, une pie, une seule, harcèle la tourterelle qui est nid. Généralement, deux fois par jour, au petit matin et le soir. (Peut-être aussi en journée, mais je ne suis pas présente tous les jours, en journée). La confrontation a été telle qu’une fois, la tourterelle, pour échapper à la pie, a foncé dans ma vitre ! Elle y a laissé la trace d’une aile. Heureusement, plus de peur – et de bruit – que de mal. Je pensais la nichée perdue. Mais non ! Quatre jours après ce choc, un premier bébé naît. Les bébés colombidés sont moches : gros bec disproportionné, gros yeux noirs, quelques plumes éparses et jaunes. Les attaques de la pie, quotidiennes, me font redouter le pire chaque jour. Le soir de la naissance, le nid est « déserté » suite au harcèlement de la pie. Heureusement, il fait encore chaud et le petit reste sans protection durant une bonne heure, les parents n’étant pas loin, veillent quand même à distance.
Photo : Felipé López, Pixabay
Le lendemain, le deuxième petit pointe le bout de sa tête ! Ils sont bien vivants et dynamiques.
Les petits sont seuls, le nid non couvé, de temps en temps. À chaque fois que je vois le nid non occupé par un parent, je regarde par terre, à la recherche d’une victime. Mais, après trois jours, les bébés sont toujours là, dans le nid. Ouf.
7h15 ce mardi 9 juillet 2024. Je quitte la maison pour me rendre à mon travail. Ce matin, en me levant à 5h, la maman était sur le nid. À 6h40, il n’y a plus d’adulte. Ils ne sont pas non plus à leur poste de surveillance : trois mètres plus loin, sur un câble, en hauteur. Je ne m’inquiète pas trop, j’ai pu voir au moins un des deux petits encore dans le nid.
7h15, je ferme la porte. Machinalement, je regarde par terre, puis ne voyant aucun bébé au sol, je lève la tête pour voir si un adulte n’est pas revenu. À l’instant où je constate que le nid est toujours « vide » de parents, j’entends du remue-ménage dans les feuilles. Je pense aussitôt à la pie qui embête une des deux tourterelles. Mais non. Un moineau sort du couvert des arbres, telle une fusée. À ses fesses, un autre oiseau plus grand, plus rapide qu’une pie. Cette scène se traduit par la chasse d’un épervier. J’en ai déjà vu plusieurs fois dans notre jardin, au-dessus de la maison, dans la rue capturant un pigeon. Le moineau a pris ses pattes à son cou et s’est enfui à une vitesse phénoménale. Il y allait de sa vie ! Le prédateur, d’abord deviné mais pas identifié clairement, s’est posé dans l’arbre voisin au « mien ». Là, je le vois. Un échange de regards. Un épervier. Magnifique. Majestueux. Pas très grand, à peine plus grand qu’un pigeon ramier. En moins bouboule, plus élancé. Torse moucheté de roux, yeux orange : c’est un mâle. Aucun doute. Le temps de profiter de cet instant, deux secondes à tout casser, et il est reparti à la quête de nourriture.
Photo : Gavin Tutt, Pixabay
Je souri. Je rayonne. Je le sais. Je suis tellement heureuse de pouvoir être témoin de ce genre de visite.
Et puis, je pense : » Zut, il s’est peut-être fait les bébés tourterelles ! ». Deux heures plus tard, je ne le crois plus, car il n’aurait pas pourchassé le moineau. Mais peut-être qu’il n’a pas vu le nid à ce moment-là… Et moi, je suis partie, et je ne découvrirai ce qu’il en est que ce soir.
En voiture, le regard orange et vif imprimé sur mes rétines est légèrement chassé par le vol d’un héron cendré qui passe à moins d’un mètre de ma voiture.
Aucun doute, cette journée sera belle. Belle et exceptionnelle. Belle et extra.
Photo : Jack Bulmer, Pixabay
Il n’y a rien à faire, j’aime tous les oiseaux, mais je reste subjuguée par les rapaces, même quand ils chassent d’autres oiseaux !
Merci aux photographes de Pixabay qui me permettent d’illustrer les petits et grands héros du jour avec leurs sublimes photos.
Eh bien, j’utilise l’application « Obsidentify » exactement de la même façon 😄 sauf qu’ici, en place de balle, c’est l’optique de mon smartphone que j’utilise pour les photographier et, surtout, il s’agit de véritables créatures, des insectes pour la plupart, mais les oiseaux, batraciens, champignons et compagnie n’échappent pas à ma nouvelle lubie. Comme pour les Pokémon, il existe différents stades d’évolution : larve, chenille, nymphe, adulte (imago).
Mon jardin est Le Lieu de prédilection. Mais celui de ma maman (blog de Cigalette – pré aux sources), celui de mon travail le sont tout autant. Les rues, les endroits où je vais, les vacances, etc. sont autant de lieux où je dégaine mon smartphone pour apprendre à identifier les moindres créatures à deux, quatre, six et huit pattes (voir davantage pour les « mille pattes).
C’est mon nouveau « jouet » du moment. C’est gratuit et ludique pour moi. Je n’en reviens pas du nombre d’espèces d’insectes différents que je peux « avoir » dans mon jardin. Bien sûr, aucun n’est capturé, je m’amuse à essayer de les photographier de façon à ce que l’application puisse reconnaître avec une certitude de 80% minimum, la bêbête.
Par la même occasion, ces données que je télécharge sur cette application sont utiles à d’autres, aux spécialistes qui vérifient et suivent l’évolution de la faune et de la flore sauvage. Évidemment, pour que cela puisse avoir un intérêt quelconque, il faudrait énormément de données.
Me concernant, je l’utilise pour identifier mes nouveaux minuscules amis, je tente de les croquer dans un petit dessin sans prétention, puis si l’envie et l’inspiration sont au rendez-vous, j’écris une tranche de vie, notre rencontre, leur comportement du moment.
Il est trop tard, pour moi, pour commencer à chercher l’explication de ce changement de nom. Mais avant, on appelait ces petites boules de plumes, des Mésanges à longue queue. Aujourd’hui, sans devoir payer quoique ce soit à l’administration, elles sont devenues des « Orites à longue queue ». Pour moi, elles restent des mésanges à longue queue.
Rose, blanc et noir, elles arborent délicatement ce trio de couleurs. Vivaces, elles ont un peu la bougeotte continue. Leur cri est reconnaissable : bref et aigu, pour qui sait le reconnaître. Je ne sais si c’est la couleur de leur tête ou leur forme globalement ronde, mais j’ai l’impression que leur tête est plate et plus grosse que les autres mésanges. C’est leur très longue queue qui caractérise cet oiseau qui fait qu’on ne peut pas le confondre avec un autre.
Quelques infos complémentaires, pour se coucher moins bête : oiseaux.net
Quelques mots en passant pour vous la présenter brièvement, car je viens d’en observer depuis mon salon, un groupe de 8 à 10 individus. Elles sont arrivées et parties aussi vite. À peine le temps de les voir, de les reconnaître. Pfuit, elles s’envolent à tire-d’ailes. Un oiseau coup-de-vent.