Dans le rayon enfant, j’aimerais une fille et un garçon…

Voici, tout de go, mon texte imaginé suite à mon précédent article … , merci Bernard Friot pour cette idée :-)

Si je pouvais, si j’avais le droit de changer d’enfant ? Oh ! la bonne idée… Faut pas me le demander deux fois…

Alors, je fais mon choix. Je me dirige dans le rayon des 5-7 ans. Pour ne pas refaire mon stock de vêtements, je choisi d’abord une fille qui a environ la même taille que celle qui dort chez nous : 126 cm, d’ossature robuste, pour un poids de 26 kg. Peu importe la couleur des cheveux même si j’apprécie que les gens se retournent et engagent la conversation sur le ton roux-auburn du modèle qui ronfle actuellement dans la pièce d’à côté.
Étant moi-même d’un tempérament dynamique, je vais plutôt aller dans la section des sportives. J’en vois bien l’une ou deux qui correspond à l’idée que je me fais d’une petite fille modèle que j’aimerais bien avoir chez moi : la première a les yeux noisettes, quelques petites taches de rousseur sur le nez et en-dessous des yeux (tiens, comme la « mienne »), une peau claire, des fossettes quand elle sourit et de petits pieds. La seconde est d’allure un peu plus fine, plus féminine je dirais, les yeux bleus, les cheveux châtains clairs et raides, et celle-ci est habillée d’un ensemble de tenniswomen. D’ailleurs, elle a des baskets blanches et un bandeau « éponge » à chacun de ses deux poignets.

Je marque mon choix sur ces deux petites filles, je le validerai après être passée dans le rayon des garçons.

Alors, pour les petits trésors… voyons voir ce qu’ils proposent. Toujours pour ne pas changer toute la garde-robes, je vais directement vers ceux qui mesurent environ 105 cm. Le mien est tout frêle, donc j’élimine ceux qui sont un peu ronds. Pour être sûr du poids, je soupèse les cinq qui me semblent se rapprocher des 16 kilos. Une fois cette pré-sélection effectuée, je m’attache à observer, comme pour la future grande soeur, la couleur de leurs cheveux, l’allure générale, et la forme des pieds pour ne pas devoir m’habituer à d’autres chaussures. Celui qui se lève discrètement dans l’appartement a des pieds tout fins, à peine plus petits que ceux de sa soeur… j’en vois un seul qui aie cela donc c’est sur lui que je marque une croix. Pour ne plus me faire avoir, j’entame une discussion avec ce petit garçon, histoire de voir s’il parle bien (parce que le mien, franchement, il se bat encore avec sa langue et tous les « s, j, ch » sont des CH dans sa bouche !), s’il a un vocabulaire étendu (parce que le mien, il en connait pas mal de choses, il retient beaucoup ce qu’on lui dit). D’ailleurs, comme test, pour comparer, je lui demander de nommer tous ces dix doigts… Aïe, ça commence mal, il sait juste le pouce et l’index, les autres, connaît pas. Bon, ce n’est pas grave… ce ne sont que des doigts. Voyons voir s’il est doux, affectueux. QUOI ? Qu’est-ce que je lis sur le mode d’emploi ? Il n’aime pas faire des bisous !? Bon, j’espère au moins qu’il mange bien. Ah, ouf ! Soulagée… Je continue à lire le mode d’emploi, même ce qui est écrit en tout, tout petit. Mais quoi, comment ? Tu ne manges que des légumes cuits à la vapeur ? Bon ça, ça pourrait encore aller… de la viande BIO et des fruits qui ont poussés dans ton jardin ? mais chouchou, on n’a pas de jardin, nous, on vit dans un appartement…

En fait, ce n’est pas si évident que ça que de changer d’enfant… Revenons-en aux filles. Y en a bien une qui « rentrera » dans mon moule ?

Je commence avec la seconde vu que chez les petits gars, celui qui ressemble le plus au modèle que chez moi est en fait à l’opposé de ce que je cherche… Alors ma grande, comment vas-tu ? Comme elle ne me répond pas tout de suite, je lis l’étiquette se trouve à sa nuque et je reprends :
Alors n° ISBN 2005F814, comment vas-tu ?

– Bonjour Madame. Je vais bien, et vous remercie pour votre question. Savez-vous que chez les joueuses de tennis, chez les enfants, il y a beaucoup d’entraînement ? Qu’il faut me sortir deux fois par semaine, sans compter le week-end bien sûr, et qu’il faut venir m’encourager à tous mes matches. En vêtements, je ne suis pas difficile, il me faut du Ralph Laurent, et…

-STOP ! ma grande… je crois que, financièrement, on ne peut pas se permettre du Ralph Lauren…

– Pffff, excusez-moi madame, si je peux me permettre, vous n’êtes pas les parents que je souhaite avoir !

– Qu… Quoi ?

Heu… cela m’en bouche un coin ! Je n’ai même pas envie de savoir si celle qui ressemble le plus à la mienne, est moins bavarde, moins speedée… tout compte fait, je préfère garder les miens,  finalement, je n’aime pas les changements et j’adore mes petits loulous à moi :-)

Jeu d’écriture pour les mamans, papas, grands-parents… et enfants !

Hier midi, en mangeant à mon travail, j’ai fouillé dans la petite boîte de Bernard Friot et de sa fabrique à histoires.  Avec la fin de l’année scolaire – à présent enfin terminée – nos loulous sont un peu surexcités, survoltés, déchaînés… aussi, j’ai souri et des images me sont de suite apparues quand j’ai choisi ces deux outils pour me mettre en appétit :

Jeu de carte « Et si… ? » :
Et si
les parents avaient le droit de changer d’enfant
ET pour vous les enfants :
Et si
les enfants avaient le droit de changer de parents.

Moulin à mots « Qui parle ? » :
Tais-toi, je ne veux pas t’entendre ! Et arrête de gigoter comme ça, tu me donnes le tournis ! Tu ne sais donc pas t’occuper tout seul ? Tiens prends ton livre de français et révise tes conjugaisons, au moins tu ne perdras pas ton temps. Tu ne pourrais pas tourner les pages plus doucement ? Tu m’as fait rater une maille (ou plutôt : tu m’as fait rater mon jeu sur mon iPad…). Mais comment fait ta mère (ton père) pour te supporter ?

Je n’ai pas honte, ces dernières semaines, j’ai bien du leur dire au moins 3 phrases de ce style ! (3 fois sur … une journée bien sûr ! ;-) )

Et je n’avais pas encore pensé à ce jeu « avoir, en tant que parent, le droit de changer mes enfants », donc c’est avec joie que je m’y prête volontiers… et je compte bien demander ce qu’en pensent mes petits monstres… si eux ils pouvaient changer de parents – ben oui, ça va dans les deux sens !

A vos plumes et envoyez-moi par email ou en commentaire votre texte – vous aussi les enfants ! … je me ferai un plaisir de les mettre sur mon blog.

BONNES VACANCES

Faire pousser des oiseaux (1)

Cette année académique, j’ai participé à un atelier d’écriture pour la jeunesse, animé par la pétillante Evelyne Wilwerth. A la fin juin, nous avions toutes une très belle histoire à raconter à nos enfants, petits enfants, voisins, etc. Et, cerise sur le gâteau, nous avons aussi eu des ateliers « créatifs » afin de mettre en objet cette histoire. Une première pour moi qui ne m’imaginais pas une seule seconde faire autre chose qu’un livre d’après ce que j’avais écrit…

Grâce à Emma et à son garçon quand il était petit, elle m’a donné l’idée de base de mon texte. Cette année le thème était « Bizarre ce bazar ». Grâce à ma fille, j’ai été inspirée pour la création et l’évolution d’un des deux personnages principaux. Et grâce à Nathalie S., j’ai découvert qu’une histoire, ça pouvait vivre autrement qu’au travers de mots alignés sur une page :-) Alors à vous toutes, je vous dis MERCI !

Avant de vous montrer le résultat de mon « livre objet », je vous présente d’abord le début de mon histoire intitulée : Faire pousser des oiseaux.

Chapitre 1

 

Iris, jeune fée jardinière, aime la pluie. Aussi, a-t-elle aménagé son jardin en forme de goutte d’eau. Une goutte se terminant par une pointe.

Le jardin n’a donc qu’un seul coin. Heureusement, car la fée a peur du noir et là, il y fait aussi sombre qu’une nuit sans lune et sans étoiles.

Elle a hésité à laisser cette minuscule parcelle de côté, mais elle a choisi d’y jeter toutes ses boutures qui n’aboutissent à rien et autres bazars un peu bizarres.

 

Bien sûr, c’est toujours dans des endroits inaccessibles que se faufilent les plus étranges créatures. Et dans le jardin d’Iris, c’est Monsieur Boudin qui aime se cacher dans ce coin.

Monsieur Boudin, c’est son voisin. Un voisin malpoli, toujours de mauvaise humeur, qui vient lui rendre visite régulièrement en rampant telle une limace laissant plein de traces.

Lire le chapitre 2

Une histoire de lapin

Pour rester « dans les lapins », voici une de mes histoires publiée dans mon dernier recueil
L’idée de ce texte m’est venue en regardant les magnifiques photos de Benoit Henrion. Voici celle qui m’a inspirée.

 

C’est l’hiver, il fait froid et il neige.

Madame Valeria a faim. En tournoyant dans le ciel, elle a repéré une tache sombre sur la terre blanche. Cette tache ne bouge pas, mais un délicieux fumet de lapin semble venir d’elle.

— L’avantage avec la neige, dit-elle, c’est que les proies se voient plus facilement.

L’année passée, Madame Valéria a fait une mauvaise expérience. Elle s’était laissé tenter par un animal mort, et après l’avoir mangé, elle avait vite eu mal au ventre. La douleur était très forte, mais heureusement, grâce à des Bipèdes, elle a eu la vie sauve. Ils l’avaient emmené dans un centre où on soignait des animaux comme elle. Et bien qu’elle ne parle pas la langue des Bipèdes, elle avait retenu le son « poison » et avait très vite compris que les gens qui s’occupaient d’elle étaient très fâchés après ce mot.

Depuis ce jour, elle attend toujours un peu avant de fondre sur un cadavre. Elle patiente pour voir si un autre animal, intéressé par cette viande, allait se tordre de douleurs après l’avoir touchée.

— Alors, que font-ils ? Qu’on ne me dise pas qu’à cause de la neige, aucune corneille ne sort de chez elle ou qu’aucun rat n’est tenté par ce festin ? grommelle-t-elle dans son bec.

Une demi-heure plus tard, un gargouillis se fait entendre et Madame Valéria toise son ventre :

— Tu vas avoir à manger, je te le promets, lui répond-elle.

Elle termine à peine sa phrase quand, tout à coup, son ouïe détecte la présence d’un rival.

— Une autre buse ! siffle-t-elle. Elle va me piquer mon lapin !

Aussitôt, elle décolle de son perchoir et se pose non loin du gibier.

L’autre rapace arrive en même temps, et celui-ci, pattes bien tendues, ouvre ses ailes en grand pour s’imposer.

Face à cette posture d’intimidation, Madame Valéria se fait toute petite.

« Vas-y mon coco, goûte-moi ce lapin et dis-moi s’il est bon », ricane-t-elle en son for intérieur.

Madame Valéria réalise soudain que, quelle que soit l’issue de ce combat qui semble inévitable, elle va en ressortir perdante.

— Si ce lapin est bon et que je ne gagne pas le combat, je n’aurai que les restes et si l’autre crie « au poison » ou se plie en deux, je n’aurai rien à manger, l’un comme l’autre, c’est fichu, dit-elle tout bas pour ne pas que l’autre puisse l’entendre.

Les deux oiseaux sont de taille identique, mais son rival semble être en meilleure forme physique, car il n’arrête pas de hurler, ailes ouvertes.

La guerre pour le lapin a commencé. Madame Valéria est impressionnée par la position de force de l’autre. Il siffle, ses yeux sont menaçants et il avance d’une démarche sûre. Elle n’a pas d’autres choix que d’accepter le conflit.

Madame Valéria se ramasse sur elle-même et bondit sur son rival toutes serres tendues. Puis, elle ouvre ses ailes aussi pour garder un meilleur équilibre.

Les deux grands oiseaux ne sont plus que deux masses brunes, mélangées. On reconnaît juste Valéria par son poitrail un peu plus clair, et mis à part ce détail, on pourrait presque les prendre pour des jumeaux.

— Il est à moi ce lapin, va-t-en voleuse, lui crache l’autre en plein visage.

— C’est faux, c’est moi qui l’ai vu en premier !

— Ah oui ? Et pourquoi as-tu attendu que je me pose pour venir ramener ton bec ?

— C’est que…

Valéria n’ose pas lui avouer qu’elle craint qu’il ne soit empoisonné. Alors, elle réfléchit à sa réponse et lui dit :

— En fait, j’avais un peu froid et l’idée de mettre mes pattes dans toute cette neige ne m’encourageait pas à aller le chercher si vite, mais quand tu es arrivée, je ne voulais pas le voir partir sous mes yeux, alors je me suis imposée.

À tout expliquer de la sorte, Valéria baisse sa garde et reçoit un violent coup de patte dans le ventre.

— Ouch ! Quel coup bas ! Je pensais qu’on pouvait trouver un terrain d’entente, mais visiblement, tu n’es pas prêt à écouter ma proposition, lui dit-elle en retrouvant son souffle.

— Que le meilleur gagne, ricane-t-elle.

En un rien de temps, Valéria se retrouve le dos dans la neige avec une serre puissante sur son ventre. Elle croit qu’elle va perdre un œil ou avoir un vilain coup de griffe, mais tout à coup, son rival penche sa tête sur le côté et la regarde d’un drôle d’air.

— Alors, je te plais vue sous cet angle ? lui demande-t-elle en fermant un œil.

Profitant de ce doute, elle se redresse tout aussi soudainement qu’elle était tombée, déstabilisant son adversaire. Celui-ci, de tout son poids, s’enfonce dans la terre et se retrouve avec de la neige jusqu’aux genoux, limitant ainsi fortement ses mouvements.

Ils sont à égalité. Chacun a marqué un point dans cette bagarre de proie.

Valéria, toujours obnubilée par le risque éventuel de poison dans le lapin finit par proposer un arrangement au mâle.

— Écoute, visiblement, tu es plus fort que moi. Je te propose ceci. Tu peux commencer à te servir, mais tu me laisses la moitié. Tu peux choisir les meilleurs morceaux. Je n’ai pas envie de continuer à dépenser de l’énergie dans ce combat par un froid pareil. Qu’en dis-tu ?

— Hum ! Très juste. Tu as bien évalué ton adversaire et tu as entièrement raison. J’accepte ta proposition. Et parce que je suis galant oiseau, je te déposerai le reste du lapin au pied de l’arbre rouge dans la forêt, ainsi tu n’auras plus les pattes gelées.

— Oh ! Quelle délicieuse attention, merci à toi.

Ainsi, Valéria a-t-elle finalement gain de cause. Certes, elle ne va pas pouvoir profiter de la partie la plus tendre du lapin, mais elle sera définitivement fixée quant à la qualité de ce met délicieux. Et vu comment l’autre rapace le dévore goulûment, elle attend impatiemment son morceau. Elle s’en lèche déjà le bec.

Porte ouverte

Je rejoue enfin avec Rébecca :-)  pour ce jeu, vive les rêves ! Le but de l’exercice est de faire travailler son imaginaire. On se promène dans un champ quand tout à coup, une porte, seul, se dresse devant nous, en plein milieu du champ.

Alicia, jeune enfant intrépide, s’amuse à courir dans un champ de maïs, quand tout à coup, sa course est interrompue. Face à elle, se dresse une grande porte en bois clair. La petite fille est curieuse et elle entrouvre cette porte pour voir ce qu’il y a derrière.

Au début, elle entend juste deux voix. L’une qui semble demander quelque chose, l’autre, plus ferme, est davantage autoritaire. Quand elle cherche du regard à qui peut bien appartenir ces petites voix, elle est surprise de constater que ce sont deux lapins qui se parlent, tout près de l’autre côté de la porte.

L’un porte une casquette sur sa tête et tient une barre de maïs géante dans une main. Il semble interdire la route à l’autre lapin.

L’autre, tape frénétiquement le sol d’une patte. Celui-ci a l’air plutôt fâché !

–          Nom d’une carotte croquante, laisse-moi donc passer. Puis-ce que je te dis qu’il s’agit d’une question de vie ou de mort, dit-il au lapin gardien.

–          Je ne peux pas te laisser franchir cette porte. Tu le sais bien. Trop de lapins partis, ne sont jamais revenus. Et de ce que je sais, la plupart vit une vie difficile de l’autre côté. Qu’est-ce que tu crois pouvoir trouver là-bas ?  lui répond l’autre avec des oreilles qui marquent son impatience.

–          Il existe un maître des histoires. Une corneille exceptionnelle qui dompte les mots et qui joue avec les phrases. Je suis sûre qu’elle saura trouver la formule magique qui m’aider à enfin dormir tranquillement.

–          QUOI ? Toute cette scène pour que tu puisses mieux faire dodo ? Je rêve !

–          Tu ne comprends pas ! Je manque cruellement d’heures de sommeil, je suis à bout, je n’en peux plus. Ma femme ronfle, n’arrête pas de bouger et de faire des cauchemars, chaque soir. J’espère que le maître des mots puisse inventer une merveilleuse histoire qui fera que ma douce s’endorme comme un bébé et fasse de jolis rêves sans plus jamais me réveiller.

Soudain, Alicia a le nez qui chatouille. A… Aaa….ATCHOUM ! Oups, vite, elle ferme la porte, faut pas que ces lapins sachent qu’ils sont épiés.

–          Puisqu’il est interdit de voyage par ici, je vais trouver ce maître des histoires et l’envoyer de l’autre côté, dit la petite fille désireuse de vouloir aider ce petit lapin fatigué.

Sur ces paroles, elle se retourne et cherche du regard un oiseau noir.

Poésie d’une autre vie

Un petit rangement s’est imposé ce week-end… et j’ai retrouvé des poèmes que j’avais écrits peu de temps avant de connaître mon compagnon.
Des petits poèmes qui venaient du cœur, à un moment où je ne connaissais pas le bonheur.

***

A l’aube de mes 22 ans,
En ce début de printemps,
J’avoue ne pas être stable ;
Ma vie n’est construite que sur du sable.

Je ne sais rien garder,
Travail, amour ou amitié.

Je me pose toujours des questions,
Il me faut absolument des raisons.

Et quand quelqu’un pense m’aimer,
Il ne sait pas dans quoi il va s’engager.

Entre les doutes et les certitudes,
Il risque d’en prendre l’habitude.

Entre mes rires et mes pleurs,
Son cœur balancera entre bonheur et malheur.

* * *

On peut tout oublier !
Même celui que l’on a aimé.

Oublier son enfance,
Et oublier ses souffrances.

Faire tout disparaître,
Et ne plus rien reconnaître.

Commencer une nouvelle vie,
Se refaire des amis.

Avoir de nouvelles passions,
Pour de nouveaux horizons.

Se refaire une santé,
Réapprendre à aimer.

Rouvrir son cœur,
Pour connaître le bonheur.

Ne plus regarder derrière soi,
Suivre le chemin de ses pas.