Murmures de légumes

Pour les Impromptus Littéraires, j’ai participé avec ce petit texte.

Le fermier s’arrête et prête une oreille attentive aux murmures de ses légumes.

La carotte se plaint d’être aussi petite qu’une crotte de lapin.

Le poireau gazouille comme un oiseau fripouille.

Et la pomme de terre, elle, tire la tête d’un air sévère.

Le fermier veut les arracher délicatement pour une potée raffinée, mais là, il hésite à les entendre gémir de la sorte.

–          Si vous continuez ainsi, dit le fermier, comment voulez-vous faire partie des grands goûts sélectionnés ? Que dirait mon aîné en vous dégustant ? Il se métrait peut-être à pépier ou pire, il tirerait une tronche jusque par terre ! Cela serait d’ailleurs bien le comble, pour une patate comme lui. Cela dit, la carotte, tu as tes chances avec ma femme. Elle qui plaint d’être « dérangée », elle serait peut-être doublement constipée avec un légume de ta taille : crotte de carotte.

Que dites-vous ? Et le chou ? Il est aussi fou que vous, il ne sait que sauter sur mes genoux, se parer de ses plus beaux bijoux, et jeter pleins de cailloux à ce pauvre hibou qui se bat avec ses poux.

Ah, les légumes, ils ne sont plus ce qu’ils étaient !

 

Mot d’enfant sur les légumes

Maximillian, 5 ans, futur cuisinier ?

– Un haricot, c’était une princesse avant.

Je réagis au quart de tour en écrivant cette petite histoire…

Il était une fois une princesse qui avait désobéi à sa maman et qui était sortie du château sans sa permission. En chemin, la princesse rencontra un fermier pas plus haut que trois pommes. Ce dernier cultivait des légumes car il en avait marre de se farcir une salade de fruits chaque fois qu’on faisait une remarque sur sa taille. En effet, dès que quelqu’un disait qu’il n’était pas bien grand, guère plus haut que trois pommes, le fermier subissait un sort et se voyait obliger de se couper en quatre dans le sens d’un cheveu afin de pouvoir manger. Alors, le fermier eu une idée. S’il cultivait des légumes, peut-être que les gens cesseraient de le prendre pour un fruit. Il était mûr quand il croisa le chemin de la princesse. Elle était fine, et portait une très belle robe verte. Il n’en fallu pas plus pour que le fermier voyait un haricot marcher dans sa direction. Et quand la princesse la salua, il lui dit :

-Enchanté Haricot Princesse.

On va se griller une seiche

Texte n°3 pour mes cours d’écriture créative. Écrire un texte à partir des mots « cigarette » et « noir ». Voici ce qu’il m’est passé par la tête en pensant à ces deux mots.

–          On va se griller une sèche ! dit Marc d’un ton désinvolte en se dirigeant vers le jardin.

–          On va faire quoi ? demande Ludivine qui n’est pas dans le même courant que ses copains. Son vocabulaire n’est pas mis à jour régulièrement, et cela lui pose parfois des petits soucis de compréhension quand elle échange avec eux.

 Marc ne lui répond pas, pas plus qu’André, Natacha ou Brigitte. Ludivine les regarde s’éloigner et se regrouper au fond du jardin, près du barbecue. Même si le printemps est annoncé depuis dix jours, il fait frais pour la saison. La jeune fille voit de la fumée s’élever parmi le groupe. Elle n’a pas envie de les rejoindre, elle a froid. Dans sa tête, elle tente de comprendre ce qu’ils font. Perdue dans ses pensées, elle ne remarque pas que ses camarades la regardent et lui montrent d’une main une sèche grillée. Ludivine s’imagine une seiche qui cuit sur le barbecue. De nombreux points d’interrogation flottent autour de cette image cocasse… et pendant ce temps-là, la seiche continue à rôtir sur la grille. Et elle cuit, encore et toujours, donnant à sa peau une couleur dorée, puis caramélisée, et enfin carbonisée. Oui, la seiche commence à brunir et à avoir une teinte qui se rapproche davantage du noir charbon que du brun croquant. Un autre nuage se promène dans ses visions, celui-ci a une odeur de mollusque brûlé, et est plus foncé que la fumée qui sort des narines de ses amis.

 –          Eh ! Ludivine, tu rêves ou quoi ? Viens ! lui lance Brigitte, une clope entre deux doigts.

 Ludivine chute de son petit nuage gourmand et répond par un signe distrait. Natacha avance vers elle et l’interroge du regard.

– Ben quoi, j’ai froid, je préfère rester ici plutôt que de m’empoisonner les poumons avec votre drogue dégoûtante. En plus ça pue ! Et puis, elle est où cette seiche que vous deviez griller ? J’ai faim, moi !

Texte avec tourisme et bleu

Devoir n°2 pour l’EAD. A partir d’une liste de mots tirée depuis TOURISME et BLEU, écrire un texte.

J’ai toujours rêvé d’un voyage sans doute irréalisable pour moi : les îles des Galapagos. Déjà que je ne voyage pas beaucoup, alors là-bas, si loin de moi, ça tient un peu du rêve. Mais, les rêves, les miens, je les entretiens. Certains songes sont éveillés, quand je me projette volontairement dans cet ailleurs qui m’est inaccessible. Un ailleurs qui se rapproche de moi selon l’intensité et la fertilité de mon imagination.

Aujourd’hui, face à ce ciel immensément bleu, je pense à ces oiseaux fabuleux qui fendent l’air, qui se laissent tomber d’une hauteur extraordinaire – une vingtaine de mètres, pour pénétrer dans la mer. C’est ainsi qu’ils pêchent, à la recherche de leur mets favori : le poisson. Je parle bien sûr de ces fous, ces oiseaux au corps fuselé, nés pour piquer l’océan, les rois des plongeurs. Dans cette famille des fous, il y a, je crois, trois ou quatre espèces. Celle qui attire ma curiosité et qui se rencontre facilement sur ces îles éloignées, c’est celle aux pieds bleus. Une couleur si intense et profonde à la fois sur des pattes ! Indigo, azur ou plutôt tiré sur le vert turquoise, on pourrait se demander d’où leur vienne cette couleur, si c’est comme celle des flamants roses qui se nourrissent de crevettes roses…

Petit à petit l’oiseau fait son nid

Je parle du nid de « Faire pousser des oiseaux ».

En ce 19/03/2013 : 90 livres vendus

Ce serait bien si on pouvait atteindre les 150 exemplaires vendus ! C’est pour le rêve d’une petite Iris très malade que je vends ces livres. Tous les bénéfices seront entièrement reversés à l’association Make a Wish south.

Fleur2_coul

Vocabulaire : véliplanchiste

A vos dictionnaires, pour ma part, je viens d’apprendre ce que cela voulait dire ! Certains mots semblent connus, mais pas pour moi… alors je les mets ici dans ma petite liste.

On peut jouer avec ce mot, le décortiquer, mélanger toutes ses lettres et refaire de nouveaux mots. Avec ces nouveaux mots, un texte ! Et ça, cela sera pour la semaine prochaine.

VELIPLANCHISTE, cela m’inspire bien des choses. (dérivés du mot ou en mélangeant les lettres)

planche, voile, vélo, plancher, hante, vent, plante, schiste, chante, vite, etc.

écriture créative par correspondance, mes textes

Voilà, je vous mets ici mes petits devoirs sympathiques que je dois faire dans le cadre de mes cours d’écriture créative par correspondance de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Devoir 1 de la série 1.

Je dis … et …

Je dis :             neige, et les flocons recouvrent bientôt mon balcon d’un froid duvet blanc.

Je dis :             blanc, et son visage pâle est le témoin de sa fièvre qui grimpe soudain et qui fait trembler ses lèvres.

Je dis :             lèvres, et je lis les mots qui se forment sur sa bouche, qui racontent une histoire, comme dans un livre.

Je dis :             livre, et dans de multiples histoires, je m’évade dans ces voyages dont je ne cesse de me régaler tous les soirs.

Je dis :             soirs, et mes paupières se ferment doucement et rejoignent la frontière des rêves.

Je dis :             rêves, et bientôt, je m’endormirai pour rejoindre une vie remplie de mille aventures, tantôt réelles, tantôt loufoques.