100 livres ! Faites pousser les ventes vous aussi, pour Make a Wish

100 livres et un peu + même ! Faire pousser des oiseaux continue son petit bout de chemin. Une commande de 10 livres supplémentaires va bientôt partir pour IzaCat, l’illustratrice.

Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule : je vous annonce que prochainement, sa version numérique sera aussi en vente pour un prix riquiqui. Alors, pour le rêve d’une enfant malade, procurez-vous vite un exemplaire… papier ou numérique :-)

faire pousser des oiseaux commande

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Trolls et légendes, poursuivez

Pour rester dans l’ambiance du festival de Trolls et Légendes, je vous invite à poursuivre ce début de texte.

A Mons, au festival de Trolls et légendes, il y régnait une certaine ambiance. Des gens étaient déguisés en trolls, en elfes avec les oreilles pointues, et autres créatures fantastiques. C’était une ambiance magique !

C’est ce jour-là précisément que le dernier troll décida de sortir en plein jour. Là-bas ou des les environs, il ne risquait pas de se faire remarquer. Contrairement aux autres, il n’était pas déguisé, mais il en avait marre de rester planter sous terre, à creuser des terrains pour agrandir son territoire de l’ombre.

Dès qu’il passa la porte des VIP, il se sentit bien. Mais très vite, la nostalgie le gagna. Il croisa d’autres faux trolls et la tristesse monta en lui. Si seulement, il pouvait ne pas être l’unique et dernier véritable troll sur cette planète… Si seulement…

Tout à coup, alors qu’un enfant le montrait du doigt, quelque chose d’extraordinaire se passa.

Suite de Allan Erwan Berger, merci !

La mère de ce gamin… elle avait du sang de troll dans les veines ! C’était évident.

D’abord, elle brillait un peu dans le noir – seuls les trolls voient cette longueur d’onde, bien utile pour se repérer dans les galeries (vous n’avez qu’à transpirer un peu sur les parois, et hop ! un petit sillon luminescent vous indique le chemin du retour (c’est comme pour les fourmis : plus c’est arrosé, plus c’est fréquenté, et plus on a de chances de ne pas se perdre et même d’aller là où l’on voulait (autant dire que notre troll, esseulé comme il l’était, ne suintait plus que « pour l’honneur » et ne risquait finalement de se perdre qu’en de ces rarissimes occasions qui, telles celle-ci précisément, l’amenaient à fréquenter des espèces étrangères en se retenant de dégouliner comme un malpoli (son « Bonjour madame la boulangère, je me suis laissé dire que vous entreposiez des pets-de-nonnes, et envisagiez même d’en céder contre du bon argent ? » restera un monument d’anthologie, à graver sur les parois de jaspe de ces enfoirés de nabots de Chimay, rien que pour leur faire tourner la bière)… Oh et puis zut, fermons toutes ces parenthèses (on dirait des portes ouvertes dans les courants d’air (à ce propos, avez-vous déjà entendu un troll éternuer ?)) et revenons à cette maman))) en clouant le bec à toutes ces incises.

C’est donc de manière très incisive que notre héros, prenant son courage à deux mains, mit le cap sur ladite maman-au-sang-de-troll, renversant quelques elfes en caoutchouc au passage, piétinant des faux pieds de mages, et songeant extatique à la seconde raison pour laquelle cette dame ne pouvait être que trolle, ou trolloïde.

(Maintenant, vous savez que les trolls raisonnent par emboîtements successifs, et que jamais, tout comme au fond de leurs labyrinthes, ils ne perdent le fil de leurs élucubrations… On attend quoi, là ? Ah oui, la seconde raison :-)

suite de Jamadrou, merci !

La seconde raison, bien sûr, c’est que cette maman traînait un vilain chien qu’elle avait appelé « Polémique », ce chien trop nourri, faisait très peur, encore plus peur que le vrai monstrueux Troll, dernier de sa génération.

C’est certain, les Trolls raisonnent par emboîtements successifs et cette femelle trolle devait résonner très fort, elle avait, en plus de sa sueur luminescente, deux cloches en guise de boucles d’oreilles. Deux cloches qui résonnaient très fort.

Son chien méchant bien nourri appelé Polémique, sa luminescence sous ses bras adipeux, ses cloches résonnantes sans raison,  son mariage avec un humain qui n’y a vu que du feu : tout cela  faisait d’elle une femelle Troll amoureuse du feu du tonnerre des tremblements de terre et des volcans mais pas trop de sa vie dans ce monde d’ici. Et croyez moi, le pauvre gamin n’était  pas à la fête avec une mère pareille !

Notre Troll qui se croyait le plus moche et le plus méchant du monde des cavernes, arrêta sa course folle, fit demi tour et alla vite chercher dans la grande caisse de déguisements un costume tout autre pour ne plus jamais être Troll.

Et vous savez ce qu’il a trouvé au fond de ce grand coffre ?
Un joli petit singe avec une plaque autour du cou où le Troll a pu lire ceci :
                                            « Caresse ma tête avec ta main gauche
                                                            et ton vœu j’exaucerai… »

(A vous de continuer l’histoire, rappelez vous, le Troll est immense, méchant et moche, ce n’est pas un elfe ni un gentil lutin.)

Jamadrou est inspirée !

J’ai vu oui j’ai vu
Un troll en colère
Craché la lumière

J’ai vu oui j’ai vu
Les entrailles de la terre
Fusion en mystère

 J’ai vu oui j’ai vu
La désolation
Après extinction

 J’ai vu oui j’ai vu
D’un troll sans bonté
L’acte pas manqué

 J’ai vu oui j’ai vu
Et puis j’ai pleuré
Ceux qui sont restés

 La terre en colère
Son cœur en fusion
Chemin de lumière

 Est-ce une façon
D’interpeler
Donneurs de leçon ?

 Le monde ainsi fait
Lumière devient noir
Beauté devient laid

 D’un  cœur en fusion
Amour désolation
Vie en extinction

 Monde, désolation
Où trouver la force
De reconstruction ?

 C’était un grand cri
Un avertissement
Proche du chambardement.

 JD. Le 5 avril 4h du mat.

Suite de Val, merciiii

Le troll lut, à voix haute, ce qu’il y avait marqué sur le petit singe en peluche (qu’il venait de trouver dans le coffre de la maman Trolloïde (celle qui avait des boucles d’oreilles en forme de cloches, et un chien qui s’appelait Polémique) (je précise ce fait de la plus haute importance pour ceux et celles qui passent par ici et qui ne saurait pas qu’un troll raisonne pas emboîtement successifs))))

« Ca-res-se ma tê-te avec ta main gau-che

et ton vœu j’ex-au-cerai… »

Le troll fut tout ému à l’idée de voir son vœu exaucé : il n’en pouvait plus de la solitude au fond de son tunnel. La nuit, il ne rêvait plus que de conflits endiablés, d’empoignades homériques, de sorties exaltées. Sans réfléchir plus, il se décida aussitôt à formuler son vœu : Il caressa alors la tête du petit singe de ses trois doigts griffus et commença à scander bien fort « Il me faut une Trollesse, une drôlesse, pour faire d’abominables et repoussants bébés trolls, je l’imagine verte sur le corps, un visage hideux et blanc comme de la craie, grande comme un immeuble, avec un nez en forme de trompette »

Soudain, un énorme bruit se fit entendre et dans un nuage de fumée, notre troll (qui raisonnait toujours par emboîtements successifs) s’écria « Caramba et troll de bique, c’est pas possible, c’est une catastrophe qui dépasse l’entendement, quelle idée d’avoir formulé un tel souhait », et il se rendit compte, effaré, qu’il avait caressé le singe de la main droite et pas de la gauche. Sa dulcinée avait l’air d’une……

A vous d’inventer la suite ……

La poule du loup, jeu d’écriture

Devoir n°4 de mes cours d’écriture créative par correspondance. En partant des mots tourisme et bleu (mélangez les lettres, et vous obtiendrez d’autres mots… jouez avec ces mots et d’autres qui vont avec), écrivez un texte.

Un jour, un loup ordinaire se trouva seul devant un miroir. Il avait déniché l’objet dans la forêt des rêves bleus, abandonné à son triste sort. Ce loup avait faim et il venait de mettre ses chaussures, après son pantalon et sa chemisette, quand une idée extraordinaire lui était venue à l’esprit. Il toisa le miroir, se lécha les babines, puis dit d’une voix remplie de rimes :

« Miroir ! Oh ! Mon beau miroir, dis-moi où puis-je trouver une belle poule en ce beau soir ? Se cacherait-elle parmi la foule ? »

 Le miroir, contrairement au loup, n’était pas un miroir ordinaire. Il était magique, et aussi un peu moqueur.

Il brilla de mille éclats et lui répondit :

« Une poule tu veux, une poule tu auras. Je te conseille de marcher dans les bois pendant une heure, tu devrais y croiser, tout près d’une lueur, une belle poule.»

 Le loup qui avait une grande faim ne prit pas même le temps de remercier le miroir et s’en alla dare-dare dans la forêt. Il y marcha une heure durant, puis comme le miroir l’avait prédit, il trouva une lueur. À une longueur de queue, un animal de gros gabarit lui tournait le dos. Si c’était là sa poule, elle allait pouvoir lui donner à manger dix jours durant ! Elle était toute noire et plutôt poilue, mais cela ne dérangeait pas notre loup ordinaire. Il mangeait des poules de toutes sortes, de toutes tailles, de toutes les couleurs.

Il prit alors la position du chasseur. Il allait bientôt fondre sur elle, s’imaginant la morsure fatale qu’il allait infliger à sa proie, quand tout à coup, la poule se tourna et dévoila son visage. En plein saut, le loup s’étonna : ce n’était pas une poule, c’était sa poule, enfin sa compagne, sa femme quoi, son amour, sa fiancée si vous préférez !!

Comprenant que le miroir l’avait dupé, le loup sauta dans une voiture pour lui briser le reflet. Grâce au véhicule volé, il avança rapidement. Affamé, et énervé, il ne fit pas attention à la route qui était verglacée. Sa voiture glissa et

il ne put éviter un nid de poule aussi gros qu’un nid d’aigle ! Un instant, le loup crut qu’il allait avoir des omelettes au menu, mais quand il se rendit compte que le nid n’était pas un vrai, mais un trou dans la chaussée, il enragea de plus belle, sortit de la voiture accidentée pour dévorer le premier qui croiserait son chemin. Et c’est ce qu’il se passa ! Jjuste après le tournant, il y avait une poule qui picorait des grains sur un mur.

« Picoti picota, trois petits tours, et puis le loup t’avala ! »

La marguerite des possibles, anthologies éphémères

Pour la 3ème année, les anthologies éphémères lancent leur nouveau projet pour la bonne cause : écrire un recueil collectif, tous et toutes ensemble : aminautes, blogopotes, copinautes. Cette fois, le thème est « la marguerite des possibles« , où tout ce qui est possible pour vous, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie,…

Les deux premiers recueils collectifs ont permis la réalisation de deux vœux d’enfants gravement malades. J’y avais participé, et je participe bien sûr encore aujourd’hui ! et vous ?

Pour plus d’infos, je vous invite à aller voir le site des anthologies ou celui de Quichottine.

Merci aux organisatrices pour cette nouvelle belle action.

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Lecture d’un kamishibaï : les 7 petits monstres

Je lis pour la 2ème fois à mes enfants « Les 7 petits monstres » au format Kamishibaï des éditions du Taillepage. Des rires et une interactivité garantie à chaque fois ! Texte de Annie Murat, illustrations de Alex Murat. Un duo qui fonctionne bien chez mes loulous de 5 et 7 ans. L’histoire existe aussi en album carré.

7 petits monstres pas bien méchants veulent jouer à saute-mouton, enfin saute-monstre, mais aucun ne veut se lancer le premier, sauf un…

les-7-petits-monstres

 

Expressions à gogo

Un texte dans lequel je me suis amusée à mettre le plus d’expressions possibles… cela n’a pas vraiment ni queue ni tête, mais j’ai pris plaisir à l’écrire.

Voyage bizarre

Nu comme un ver, Monsieur Lecoq faisait les cent pas devant la bibliothèque, quand tout à coup, un cri dans la nuit lui donna la chair de poule. Aussi muet qu’une carpe, Auvin Lecoq regarda partout autour de lui pour déterminer la source de ce cri horrible. Ses yeux derrière la tête s’ouvrirent également et scrutèrent l’horizon. Mais il ne vit rien. C’est sur ses pattes de velours qu’il avança discrètement jusqu’à l’entrée de la bibliothèque. Celle-ci, aussi aimable qu’une porte de prison, l’attendait au tournant du premier couloir. Monsieur Lecoq l’évita de justesse et s’en alla par le quatrième chemin.  C’est là qu’il vit le rat, propriétaire des lieux. L’animal épiait les moindres faits et gestes des visiteurs nocturnes. Auvin progressa doucement mais sûrement. Petit à petit, ce drôle d’oiseau faisait bien son nid. Il connaissait l’agencement de la bibliothèque sur le bout de ses nombreux doigts. Aucun couloir, aucun recoin n’avait le moindre secret pour lui. Il connaissait les lieux comme sa poche de pantalon qu’il n’avait pas mis aujourd’hui.  Aussi agile qu’un serpent, il rampa sur le sol jusqu’à l’allée des romans. Là, il se fit aussi petit qu’une souris. Il était si silencieux qu’on pouvait entendre une mouche voler. Il patienta que le chat, gardien de ce rayon, soit parti pour se faufiler entre les livres. Mais aussitôt le félin parti, Auvin aperçu une dizaine de souris venir de nulle part ! Celles-ci utilisaient l’allée comme une piste de danse et s’éclataient, bougeaient à qui mieux mieux. Ces drôles de rongeurs lui faisaient penser à la ferme qu’il venait de laisser derrière lui, car les souris caquetaient, gloussaient sans arrêt. Si elles continuaient ainsi, elles allaient finir par lui attirer des ennuis, le chat-gardien reviendrait, sans parler du rat-propriétaire ! Auvin était sûr que ce dernier, si on le dérangeait encore une fois, se mêlerait de ses oignons et fermerait définitivement les portes de la bibliothèque aux étranges visiteurs nocturnes. Or, pour lui, c’est l’endroit qui le fait rêver. Avec les livres, il voyage ! Oui, sans jeux de mots, il part à l’aventure rien qu’en lisant !

 Monsieur Lecoq était fatigué de ses sorties nocturnes. Il portait sous ses yeux de si grosses valises qu’on croyait chaque fois qu’il partait pour longtemps. Mais de ses voyages, il revenait toujours, avec de plus en plus de sous rires aux lèvres. Oui, sur sa bouche, de petites pièces rondes se dessinaient au fil du temps. Des petites pièces qui riaient à chaque fois qu’on ne leur adressait pas la parole.

 Dehors, cinq chats gris veillaient sur la nuit. Auvin, que l’aventure excitait, était déterminé à trouver l’objet rare. Celui qui allait le conduire au septième étage du ciel. Ce livre, unique, qui allait lui en faire voir de toutes les couleurs. Cette histoire qui allait le faire dormir debout sans passer par la frontière des trente-six chandelles. Et pour cela, il était prêt à tout, même à vendre la peau de l’ours qu’il n’avait pas encore tué. Hier, il avait déjà mis à sa main au feu, cela ne l’avait même pas atteint car, sachant que cela le blesserait, il avait joué de lui et avait brûlé sa main de fer, au gant de velours.

Mais tout à coup, alors qu’il se prenait pour une fouine, un dictionnaire tomba de l’étagère et s’écrasa à ses pieds. A un cheveu près, il était raplati, complètement ratatiné, écrasé par des milliers de mots. Avec ses valises, il n’avait pas froid aux yeux.  Il en fallait plus pour le décourager. Prenant son courage dans ses deux mains immenses et poilues, il grimpa comme une araignée le long des armoires. Gardant son sang-froid, cet animal étrange buvait chaque histoire des livres grâce à une paille qu’il enfonçait dans chaque reliure. Ces livres, c’était comme du petit lait, il en buvait, buvait, tant et si bien qu’il finit par en être malade. Il avait tant lu et donc tant bu, que son ventre était aussi rond qu’une citrouille. Malgré la quantité de livres ingurgités, Auvin n’était pas repus. Il cherchait toujours chaussure à son pied ou plutôt le livre qui lui ferait prendre son pied. En parlant de pieds, il ne fit pas attention où il grimpait et il les mit carrément dans un plat. Que faisait ce plat de raviolis en haut de l’étagère des contes et fables ? Nul ne le sait. Toujours est-il que Monsieur Lecoq, ses pattes de velours dégoulinant de sauce tomate, glissa et tomba comme un cheveu dans la soupe de cochon du terrible et grand méchant loup. Naturellement, il cria « au loup ! », mais comme il était muet, rien ne sorti de sa bouche et personne ne l’entendit. Comme s’il avait le feu aux fesses, Auvin couru aussi vite qu’il pu et se réfugia dans l’allée des thrillers. Il n’était pas sûr que cela était une bonne idée, mais comme il avait semé la pagaille derrière lui, il ne réfléchissait pas plus. A court d’idées, ne voyant pas plus loin que le bout de son petit nez crochu, il s’installa dans ce rayon et s’écroula de fatigue. Il dormit en chien de fusil, et sombra dans un sommeil aussi profond que celui d’un bébé qui fait ses nuits.

 Le hasard fait parfois bien les choses. Vidé de ses forces, Auvin dormit tout le reste de la nuit et une grosse partie de la journée suivante, dissimulé dans les livres. Quand il se réveilla, le soir n’était pas loin et il se trouva coincé entre un chien et un loup. Se secouant comme s’il avait des puces, il glissa de l’étagère. Mais agile comme un singe, il retomba sur ses pattes et pris les jambes à son cou devant l’air féroce du loup qui se tenait devant lui.