La clé du bonheur (3)

— Bonjour Myosotis. Je me présente, je m’appelle Iris et lui ce mignon papillon, c’est mon meilleur ami. Nous avons entendu tes pleurs et venons voir si nous pouvons t’aider dans ton malheur.

À cet instant, pile à ce moment, une petite bête avec des ailes vient se poser sur l’épaule de la fleuriste. Étonnée par cet atterrissage, Myosotis soupire en pensant que les coccinelles sont, dit-on, des porte-bonheur mais que ces derniers temps, de bonheur, elle en manque cruellement.

Iris reconnaît sa conseillère de coccinelle, et lui sourit. La fleuriste tente d’expliquer la situation, sans trop dramatiser.

— Les saisons changent, en fait, il n’y a plus de saison. Il neige en automne, la douceur en hiver, et moi je perds la boule car mes fleurs perdent le nord. La semaine dernière, j’ai dû jeter mes roses trémières, hier ce sont mes coquelicots qui ont éclot alors qu’on prévoit des gelées nocturnes la nuit prochaine et aujourd’hui, je ne sais pas qui, m’a joué un vilain tour en saccageant ma plantation de mes muguets… Je ne pense pas que vous puissiez m’aider. Il faut que j’invente de nouvelles fleurs, plus résistantes aux changements de temps, plus parfumées pour les nez bouchés, plus colorés pour ceux qui ont les yeux fatigués. Mais je ne trouve pas de recette miracle.

La fleuriste a parlé presque d’une traite. Iris et son compagnon se sont regardés, bouche bée. Y a rien à dire d’autre, Myosotis en a gros sur la patate.

« Il faut l’aider » pense notre fée. Elle ne s’attendait pas à une tâche aussi ardue, aussi, sa proposition est donnée avec précaution.

— Je comprends, je ne suis pas magicienne, mais j’ai un certain don pour faire pousser un peu tout ce que je veux. Fais-moi visiter ton magnifique jardin, et dès demain, nous reviendrons pour t’offrir, je l’espère, un bouquet de solutions.

Les iris de Myosotis se sont mis à briller, à pétiller de joie et d’espoir.

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Lâcher la proie pour l’ombre

Ou comment se faire attraper par une ombre… Cette expression et proverbe :  » il ne faut pas lâcher la proie pour l’ombre » nous vient de loin. Je vous invite à découvrir toute sa signification, son origine sur le site « expressio » que je viens de découvrir et qui me plaît beaucoup :-)

Tout cela pour vous dire qu’au départ, je voulais photographier la belle lune ronde et lumineuse derrière une branche d’arbre. Au final, mon appareil photo ne voulant pas faire la mise au point sur la lune, mais plutôt sur la branche, je trouvai que le résultat n’était pas si mal, finalement.  Je me suis donc fait attraper par l’ombre de la branche, j’ai abandonné ma « proie », mon sujet qu’était la lune haha (même si je ne pouvais pas toucher la lune, même si je ne l’avais pas en main, elle était là, à ma portée…)

fevrier2016 embourg (4)

cou – coup – coût, plein d’homonymes

Un petit coup de pouce pour s’en sortir dans ces homonymes ? :-)

cou –> c’est la partie du corps qui se trouve en-dessous de la tête et au-dessus des épaules.
J’ai mal au cou, c’est peut-être un torticolis !

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FAUTE
dans cette BD de l’agent 212
: ici il s’agit de « tordre le cou à… »

coup –> blessure quand on se cogne, ou quand on cogne quelqu’un. Bruit que peut faire une cloche, une arme ou un marteau.
J’ai entendu un coup de feu. Les coups de marteau m’ont réveillé. Cendrillon doit être rentrée avant le douzième coup de minuit

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CORRECT

coût –> par rapport à l’argent.
Ce jeu coûte les yeux de la tête !

coud(s) –> du verbe coudre.
Je couds une trousse pour ma fille. Ma maman coud mieux que moi ;-)

coucou –> terme amical et familier pour dire « bonjour ». Coucou gris : oiseau de la famille des cuculidés qui doit son nom à son cri qui fait kou-kou. Ou encore terme utilisé pour désigner un avion vétuste qui n’a pas l’air en bon état de fonctionnement.
Coucou, comment tu vas ?
Durant ma promenade dans la forêt, j’ai entendu le coucou chanter.
Je tiens à la vie, je ne monte pas dans ce vieux coucou !

coup de main, coup de pouce –> terme utilisé pour apporter de l’aide (un coup qui ne fait pas mal) avec une main. Ou si l’aide est toute petite, on n’a pas besoin d’une main entière mais le pouce suffit ha ha
J’ai besoin d’un coup de main dans la cuisine. Tu veux un coup de pouce pour démarrer la côte en vélo ?

Aux bord du lac Baïkal, de Christian Garcin

Titre : Aux bords du lac Baïkal
Auteur : Christian Garcin
Édition : Medium, école des loisirs
Genre : roman, jeunesse
Année d’impression : 2011
Nombre de pages : 133
Note personnelle : 9/10

aux bords du lac baikal chr garcinVoyageons un peu, reconnectons-nous à la nature le temps de la lecture de ce livre et même un peu plus car son histoire remplie de belles images coule encore dans mes veines, bien après que j’ai refermé cette malle aux trésors.

Quelque part en Russie orientale, dans le sud de la Sibérie pour être plus précise, existe un endroit paisible avec un lac qui a la plus grande superficie d’eau douce … au monde ! ( lien site de l’Unesco avec description du lac qui fait partie du patrimoine mondial), c’est le lac Baïkal.

Dans ce lac, autour de ce lac, à proximité de ce lac, il y a aigle, oui, une famille d’aigles, c’est la famille de Lelio Lodoli. Et tout commence avec cet aigle et aussi avec une marmotte. Cette marmotte, c’est Stavroula Spassiba. Mais l’histoire ne serait pas la même sans bien sûr l’Esprit du Grand Lac qui n’est autre que la grande, la divine Dianda, ni non plus sans Pandolphe Popovitch, l’ours, ni sans Anoushka Petzoula la taupe, et encore moins sans Malmousque Gourbi, le 48ème glouton. Et puis que serait devenue cette histoire si Opatija Domoul, mouette de toutes les mouettes, n’était pas là ? Peut-être que Dwayne Dodo s’en serait porté mieux ? Qui sait ? Avec cet escargot, tout est possible. Mais vous ai-je déjà parlé de Maximilian Oblomov ? Oui ? Quand ça ? Ah oui, dans l’extrait, où avais-je la tête ? Mais je suis sûre que vous connaissez pas Nastiouchka Pilipili, la pie medium qui m’inspire une histoire ? Aaaah, je le savais !

Je crois que je vais arrêter là cette liste de présentation. Comment ? Que dites-vous ? Je n’ai pas nommé le vieux couple de rats ? Raïssa et Sacha Borchtch ne m’en voudront pas, j’en suis sûre, car voilà, maintenant, vous connaissez leur nom :-)

Toujours est-il que dans tout ce livre, pas le moindre humain pour interférer dans cette paisible nature. Enfin, presque pas… car il y a Geirg Dordjé, jeune chaman, quasi muet et très peu sourd, mais comme il ne parle à aucun autre animal humain, ou juste à son frère, il n’y a aucun souci à se faire.

J’ai lu ce livre très vite. Chaque chapitre raconte le moment M où un évènement se passe. Mais durant cet évènement, d’autres ont lieu, même si on ne le voit pas, même si on ne l’entend pas, ça bouge, ça vit sur terre, dans la terre, dans les airs, dans l’eau… la vie est partout !
L’auteur fait parler Chen Wanglin qui semble-t-il soit le héros d’un autre de ses livres (que je n’ai pas lu). Ses phrases sont écrites comme si on écoutait cette histoire racontée. Il y a des liens partout, entre tous les animaux, c’est fantastique ! Je pensais que le seul humain présent dans cette histoire aurait plus de poids, mais c’est tout l’inverse et c’est parfait comme ça. On sait qu’il existe, on sait qu’il est en communion avec les animaux et que rien ni personne ne pourra interférer dans cette relation particulière.

Étrangement, tout à la fin, les 3 dernières pages, sont mise en page de telle manière que ce n’est qu’à la fin de la première page que je me suis rendu compte qu’il n’y a aucun point, sauf le point final qui termine l’histoire. Ce qui fait une phrase un peu longue mais pas indigeste contrairement à ce que j’aurais pu le croire. Est-ce un « jeu » d’écriture que l’auteur s’est donné ou un défi ou je ne sais pas quoi d’autre ?? Mystère, on n’en parle pas dans le livre  :-)

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Stavroula Spassiba ?? c’est toi ??  ;-)

La clé du bonheur (2)

Iris caresse le cou du papillon et lui chuchote à l’oreille ces quelques mots tout ronds :

— Cela ne te rappelle pas le travail de quelqu’un de spécial ?

Le papillon, un peu confus, rougis un peu.

— Tu n’as aucune honte à avoir de ton comportement passé. Regarde aujourd’hui, grâce à ce que tu as fais dans mon jardin, nous sommes devenus inséparables ! Pour rien au monde, je ne voudrais changer le passé, car s’il nous a posé quelque difficulté, il nous a permis de nous rencontrer et ensemble, nous avons surmontés nos petits soucis respectifs, n’est-ce pas ? Tu n’es pas d’accord avec moi ?

Ce papillon, ce voisin qui se faisait appeler autrefois Monsieur Boudin, retrouve le sourire et, de sa trompe, pousse un cri de joie, un cri qui pète la forme.

Notre fée Iris rigole sans retenue, elle se fait remarquer par la petite Myosotis toute éplorée.

— Allons, descendons, nous allons nous poser ici mon ami, dit Iris en désignant un parterre florissant.

La fleuriste essuie vite ses larmes, frotte ses mains sur son tablier et se dirige d’un pas chancelant vers ces visiteurs venus des hauteurs.

Dans le coin de son jardin, il y a aussi un voisin, un autre Monsieur Boudin. Différent, mais pas moins charmant. Il est fait de papier recyclé, se cache toujours au lever du jour et pourtant, la fleuriste en a fait son confident. Ce Monsieur Boudin s’appelle en réalité Monsieur Journal. Myosotis écrit dans son journal toutes ses pensées, ses questions, ses réflexions, ses doutes. Elle attend de lui qu’il lui révèle le secret pour que ses fleurs ne fanent jamais. Mais il ne connaît pas ce secret, et Myosotis, par dépit, l’a abandonné à son triste sort de journal inutilisé. Alors, pour se venger, Monsieur Journal a donné vie à ses écrits cachés, à ses rêves oubliés, à ses cauchemars récurrents. Tout ça pour qu’elle lui revienne, qu’elle s’occupe de lui comme avant. Il ne peut pas décrocher la lune, mais il peut la faire briller dans son cœur. Comment lui faire comprendre que c’est elle qui a la solution à ses questions ?

Il en est là, à épier l’arrivée d’Iris et de son complice, quand Myosotis lui passe sous le nez, sans un seul regard pour lui.

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