Trois souhaits

Proposition quotidienne de rédaction
Vous avez trois souhaits, que demandez-vous au génie ?
  1. que trois souhaits puissent à nouveau être exaucés tous les trois ans
  2. plus aucune violence, quelle qu’elle soit, dans le monde
  3. que personne ne souffre

Et maintenant mes trois souhaits réalistes :

  1. gagner, mensuellement, de l’argent grâce à mon écriture
  2. mieux dormir, sans réveils intempestifs
  3. être une optimiste heureuse

Enfin, mes trois souhaits félins :

  1. Minos soit moins peureux trouillard froussard
  2. Héra passe ses quarts d’heure de folie à l’extérieur
  3. Les visiteurs Griblanc et Fifille restent chez eux, heureux, aimés, choyés

Des cris que j’attendais

Vingt-quatre octobre
Les grues cendrées voyagent
Oh ! Je les entends


Écoute-les crier
Ce sont les grues cendrées
Soirée d’automne


Y a des grues
Dans le ciel
J’entends les grues qui crient
Y a des grues cendrées
Dans le ciel étoilé
J’entends les grues crier
J’entends, j’entends, j’entends les grues qui crient
J’entends, j’entends, j’entends les grues crier.


Mais je ne les vois pas, car il fait trop noir. Crotte et profite d’oiseaux

Photo de novembre 2020

Une araignée, une peur

Petit partage d’expérience. Scène vécue ce midi.
Au travail, tout le monde me connaît comme la sauveuse des animaux en détresse.
L’une de mes collègues, avant de partir rejoindre son bureau me laisse ce message écrit :
« Si tu veux sauver une araignée de la noyade dans l’évier 😂 »
Je cours, je vole… Et là, je m’attendais à chercher la petite bête dans l’évier (je m’imaginais déjà la prendre courageusement dans mes mains), et je tombe sur une Tégénaire 😨
Moi, à moi-même : « ah oui, mais non, faut pas exagérer quand même ». Et puis, je l’observe. Elle glisse et n’arrive pas à remonter. Je prends la première chose qui me tombe sous la main : un petit verre d’enfant. Une de ses pattes ne rentre pas dans le verre.

– Allez fais un petit effort, que je lui demande en tremblant quelque peu.
Zou, elle est dans le petit verre. Mais elle bouge vite. Et elle ressort tout aussi vite, pour…. Retomber dans l’évier !
On recommence. Bis repetita. Exactement la même scène se reproduit, si ce n’est qu’elle rentre plus vite dans le verre. Pour me fuir et retomber … Eh oui, dans l’évier !
3e et dernière tentative. C’est la bonne. Elle se déplace vite mais cette fois sur le bord du meuble et tombe par terre.
Surprise une micro seconde, elle court se réfugier sur la planche en bois, au pied du meuble de la cuisine et n’y bougera plus le temps de reprendre ses esprits – et les miens. (Et quelques photos)
Quelle aventure mes amis !

Et tout ça alors que je suis malade 🤧

Tégénaire des murs

On voit que c’est un mâle grâce à ses « petits gants de boxe » au niveau de sa tête. La femelle n’en a pas, c’est tout droit.

Il y a aussi une question de taille, le mâle est paraît-il plus petit. Mais pour moi, les Tégénaires sont de grandes araignées, qu’elles soient mâles ou femelles. Je ne me suis pas amusée à mesurer son petit corps, me rapprocher pour faire ces photos nettes, c’était déjà plus que courageux.

    Il a réussit parce qu’il le voulait

    Proposition quotidienne de rédaction
    Quand vous pensez au mot « réussite », quelle est la première personne qui vous vient à l’esprit et pourquoi ?

    Aussitôt, je pense à mon compagnon. En 2015, quand nous avons déménagé de la capitale en périphérie de la ville de Liège, soit à une centaine de kilomètres, nous avons joué avec toute une série d’imprévus et de malchance.

    4 mois après notre installation, mon compagnon apprenait une grande restructuration dans l’entreprise pour laquelle il travaillait depuis 16 ans. Il perdait son premier job. Il ne s’y attendait pas. Ce fut un coup dur pour lui.

    5 ans plus tard, la même chose se reproduisait dans la nouvelle fonction qu’il exerçait depuis cinq années ! Pour le même motif ! Après avoir digéré cette seconde mauvaise nouvelle, il m’a dit un soir « moi, je veux trouver un nouveau travail qui me challenge, un travail qui paie bien et où je dois réfléchir. » En cela, niveau salaire, nous n’avons absolument la même attente. Quand moi je cherchais un travail dans le « social », dans une fonction qui me plaît, qui donne du sens à ma vie, lui il cherchait plus grand, plus loin, plus haut.

    Et il a réussit ! Il n’a jamais lâché. Il a toujours visé ce qu’il voulait, où il voulait (ou presque). Quand il veut quelque chose, il l’a ! Je suis tellement admirative, fière, subjuguée par lui, par sa volonté de fer, par sa motivation sans faille, par sa réussite.

    Je devrais prendre exemple sur lui, mais j’ai encore du pain sur la planche « confiance en soi », sur celle de « sortir de sa zone de confort » et même sur la planche « oser aller ce l’avant ». Je ne parle même pas de celle qui accumule toutes les miettes de « peur de ne pas être à la hauteur ». Tous ces pains doivent encore être travaillés, malaxés, mis en forme avant que je puisse les découper, les tartiner, les avaler et les digérer ;-)

    Se sentir adulte

    Proposition quotidienne de rédaction
    Quand vous êtes-vous senti(e) vraiment adulte pour la première fois (le cas échéant) ?

    J’ai vécu une enfance particulière, jalonnée de difficultés et de douleurs. Á 15 ans, j’ai été émancipée par les autorités compétentes pour pouvoir quitter mon père qui avait ma garde et vivre chez ma mère et son futur second mari. Je me suis donc sentie adulte dès ce moment-là.

    À cet âge, j’ai dû faire un choix. L’on me proposait, par ordre de préférence selon l’assistante sociale :

    • quitter mon père, à cause de mon frère aîné qui vivait toujours sous le même toit et aller vivre chez ma mère
    • faire les démarches pour être sous la tutelle d’une famille d’accueil (le grand changement avec toutes ces « inconnues »)
    • retrouver mon parrain, l’un des frères de mon père, dans l’espoir qu’il veuille bien de moi (ce qui n’était franchement pas garanti)

    Je me suis donc vraiment sentie adulte à l’âge de 15 ans, même si j’étais toujours aux études. Je me souviens d’un propos que je me suis dit à cette époque : « J’ai 15 ans et je vis pour la seconde fois. Une nouvelle vie s’offre à moi. »

    Je me rappelle aussi du coup de fil que j’ai passé à ma maman. Je crois que cet appel, sur poste fixe, les GSM n’existaient pas encore, elle l’attendait depuis longtemps :-)

    Même si les presque cinq années qui ont suivies n’ont pas été toutes rose, c’est ce changement qui m’a permis d’ouvrir les yeux sur une vie meilleure.

    Je ne regrette absolument pas le choix que j’ai fait.

    Si je devais tout perdre, que ferais-je ?

    Proposition quotidienne de rédaction
    Que feriez-vous si vous perdiez tous vos biens ?

    Je ne suis pas riche. Je ne possède pas grand chose. Mes plus grandes valeurs sont ma famille, mes enfants, mon amoureux, mes chats. Les Vivants.

    Le reste, mes biens matériels tels que mes livres, mon ordinateur, mon smartphone, mes carnets de dessins, etc. eh bien si je devais tout perdre, je serais triste sur le moment même, mais je crois que je serai plus libre. LIBRE de tout recommencer à zéro. Et d’être heureuse de ne rien avoir en comparaison et d’avoir la possibilité de choisir à nouveau, de m’y remettre sur de nouvelles bases.

    Tiens, c’est seulement en tout dernier lieu que je pense à ma voiture. C’est ma première voiture, cela fait 6 ans que je la conduit. Si je devais la perdre, je n’en achèterais pas une nouvelle, c’est sûre. Les pieds, rien de tel pour me déplacer. Je marcherais enfin un peu plus, comme avant. Je prendrais l’air plus souvent. Certes, ça m’embêterais pour porter les courses et pour me rendre au refuge, mais les transports en commun existent, même s’ils ne sont pas sans me faire râler de temps en temps ;-)

    Un dessin, un haïku, une photo, un souvenir

    J’ai froid. Je pense à mes vacances pas si lointaines à la mer du Nord.

    Alors, je fais un petit dessin.

    Puis un haïku.

    Et une photo pour compléter ce souvenir d’été.

    Je l’ai faite souriante pour dédramatiser la mort 😔