De gré ou de force

Avec Chouna, mon attention est prise, de gré ou de force…

Chouna Gallay

Le soir, avant de dormir, je lis un peu pour me préparer à un bon sommeil, orienter mes rêves, voyager dans d’autres contrées (bon là, je m’égare…) et là, j’ai à peine le temps de m’installer que la miss saute délicatement sur moi pour s’installer à son tour… si ce n’est que pendant que je mets bien mon coussin de lecture sous mon cou, elle prend possession de mon livre, ici « Dans l’or du temps« , de Claudie Gallay » que j’ai presque fini.

C’est bon, j’ai compris le message, je vais attendre pour lire et te faire un gros câlin avant :-)

L’expression « de gré ou de force » expliquée et détaillée ici.

Écrire et faire écrire, de Eva Kavian

ecrire et faire ecrire eva kavian

Voilà quelques temps, je n’ose pas dire années, que je pense à suivre la formation de Kalame « Animer un atelier d’écriture ». Mais voilà, les dates proposées jusqu’ici sont à chaque fois prises par une autre activité dans mon planning, entre autre mon boulot… Qu’à cela ne tienne, je ne désespère pas d’un jour trouver un créneau :-)

A la bibliothèque de mon quartier, je tombe sur ce livre. Un vrai petit bonheur pour moi, surtout quand je lis que l’auteure est cofondatrice du réseau Kalame… ça me rapproche un peu plus de mon objectif haha Eva Kavian, auteure éditée, à aussi fondé l’association Aganippé.

J’y retrouve de bons conseils sur plein de questions que je me pose : qui peut animer de tels ateliers ? Comment commencer ? Comment cibler mon atelier ? Quelle durée ? Quels jeux d’échauffement ? Comment faire des retours constructifs ? Etc… Mais il n’y a pas que ça, j’y retrouve également des jeux d’écriture ! chouette, ça tombe bien, j’ai faim d’écrire…

Dans le train qui me ramène à la maison, c’est la fin de l’après-midi. Entre deux gares, je pioche 10 mots au hasard dans une revue de bricolage et je me mets à table, enfin je commence immédiatement l’écriture. Le jeu s’intitule : les 10 mots... et voici mon petit texte écrit quelques jours avant Pâques, la veille des attentats de Bruxelles… les mots que j’ai trouvé sont en orange et gras… j’avais 5 minutes pour écrire un texte en incluant, dans l’ordre, ces 10 mots.

Je redoute le moment où je dois poster cette enveloppe. Voilà une heure qu’elle est dans mes mains, prête à être avalée par la grande boîte rouge. Dans cette enveloppe, une lettre. Sur cette lettre, toute une passion ! Une nouvelle et surprenante recette de glace. Quand j’y repense, quel cri j’avais poussé en la goûtant pour la première fois ! Hystérique, heureuse de cette découverte, j’en avais déchiré ma belle petite robe, toute excitée, toute joyeuse que j’étais.  Une glace aux légumes, fallait y penser ! Même mon petit lapin en redemanderait, lui qui a du mal à avaler une cuillère de carottes.  Et puis, ces petites perles, ces bonbons tout colorés mais pas sucrés… une idée de génie. Avril est mon mois porte-bonheur, je le sens, je le sais.

Je suis tentée de refaire ce petit jeu d’écriture, simple, facile et rapide, mais en collant directement les mots trouvés sur une feuille… voir les mots, découpés, en couleurs, peut inspirer encore davantage…

Premières vacances

Pour la proposition 58 de Tisser les mots… voici mon texte. Le début, en gris = l’incipit.

Le mois prochain (10 avril au 10 mai), la proposition sera de reprendre le texte d’un(e) autre participant(e)  :-)

Prop58 – Premières vacances

Il sortit de la maison au moment précis où l’été commençait. Un frémissement dans les arbres, une syncope, un soupir qui monte au cœur de la rue (…), une hésitation à l’intérieur même du temps, comme si la nature attendait d’être bien certaine que les beaux jours sont vraiment là…

Xavier attendait cette journée depuis longtemps. Il avait enfin osé poser ses vacances, après sa première année de travail. Il avait attendu que tous ses collègues aient arrêté leur date pour voir ce qu’il restait, pour être certain de ne pas déranger, de ne pas ennuyer ses collègues par son absence.. Peu importait le moment de ses 15 jours de liberté, le tout était de se fondre dans sa société, de prouver qu’il était un bon collègue, à l’écoute de tout le monde, de ses supérieurs, comme de ses pairs.

Il ne restait donc que le mois de juin de libre. Les deux mois habituels, juillet et août, avaient été pris d’assaut par ceux qui ont des enfants, c’est-à-dire 5 collègues sur 7. Des parents aimants qui parfois râlent sur leur progéniture, mais qui les aiment de tout leur cœur. Septembre et même octobre et novembre étaient pour sa jolie voisine de bureau, enceinte, dont la date d’accouchement se situait autour du 5 septembre. Un premier bébé. Un ventre qui s’arrondit, un visage qui rayonne au fil des jours malgré les petits soucis d’une grossesse un peu difficile. En juin, les étudiants, les enfants qui sont plus grands, ont leurs examens, c’est bien connu. Pour eux, un mois de stress, d’attentes, de travail intensif, de tensions. Juin, pour Xavier, c’est un beau mois, le mois des beaux jours, le mois d’un soleil resplendissant, d’une température qui monte doucement. Xavier aime ce mois.

Débuter ses premiers congés ce 21 juin, lui convenait donc très bien. De plus, il ne partirait pas seul. En effet, il y a tout juste 2 mois, ce comptable de formation rencontrait une fille dans le métro. Une comptable elle aussi ! Même âge, même taille, même couleur de cheveux, même marque de lunettes. On aurait dit des jumeaux, des faux jumeaux. Mais non, tous les deux connaissaient bien leurs parents, avec lesquels ils vivaient encore. Ils n’étaient pas adoptés. Ils ne se partageaient pas les parents, l’un chez le père, l’autre chez la mère, non. Rien de tout cela.

Les amoureux s’étaient promis de montrer très vite une photo de leurs parents, par curiosité, pour stopper les questions qui ne cessaient de s’accumuler dans leur tête au fil des semaines qui passaient. Une ressemblance troublante, ça pouvait passer pour une coïncidence, mais que leur mère travaille toutes les deux dans la rédaction d’un grand journal et que leur père fasse du home working deux jours semaine, les mêmes jours, ça commençait à devenir un peu flippant. Ils n’avaient même pas été étonnés de découvrir qu’ils partageaient les mêmes loisirs : la cuisine (surtout de la pâtisserie) et la couture pour la mère, le jardinage et la peinture (que de l’abstrait) pour le père !

Finalement, en se rendant compte que les parents ont toujours des photos de leurs enfants mais que ceux-ci n’en ont jamais de leurs parents, Xavier et Louise avaient lâché l’idée qu’ils les accompagneraient à l’aéroport pour leurs premières vacances d’adultes travaillant et leurs premières vacances d’amoureux. Chacun savait qu’aucun de leurs deux parents ne leur refuserait ce petit service.

21 juin, au petit matin. Le soleil est au rendez-vous. Les oiseaux chantent. La rue Rive Gauche est calme à 6 heures du matin. Xavier ferme la porte de la maison avec un large sourire. Aujourd’hui, il a beaucoup de bonnes raisons pour croire que cette journée va être exceptionnelle : il part en Camargue avec son amoureuse, il est fou amoureux d’une jolie fille avec laquelle il s’entend vachement bien, il s’octroie des vacances de rêves en s’imaginant qu’il va enfin pouvoir cocher le héron pourpré dans sa liste d’oiseaux qu’il n’a pas encore immortalisé, il a reçu un superbe appareil photo de son parrain à l’occasion de son 22ᵉ anniversaire qu’il fêtera dans 11 jours, et enfin, il va faire connaissance avec ses beaux-parents, le papa et la maman de sa copine.

21 juin au petit matin. Le soleil est au rendez-vous. Les oiseaux chantent. La rue Rive Droite est calme à 6 heures du matin. Louise ferme la porte de la maison avec un large sourire. Aujourd’hui, elle a beaucoup de bonnes raisons pour croire que cette journée va être exceptionnelle : elle part en Camargue avec son amoureux, elle est folle amoureuse d’un beau mec avec lequel elle s’entend super bien, elle s’octroie des vacances de rêves en s’imaginant qu’elle va enfin pouvoir cocher le bihoreau gris qu’elle n’a pas encore eu l’occasion de voir, elle a reçu une extraordinaire longue-vue de sa marraine à l’occasion de son 22ᵉ anniversaire qu’elle fêtera dans 12 jours, et enfin, elle va faire connaissance avec ses beaux-parents, le papa et la maman de son copain.

Ni Xavier, ni Louise n’a avoué à ses parents la raison principale de son excitation à l’aube de ce départ. Car avant de pouvoir s’embrasser, de passer du bon temps, ensemble, en Camargue à observer les oiseaux, leurs parents vont se voir. Tous les deux ont émis des hypothèses, chacun a dressé des statistiques, une liste des possibilités réelles, et comme ils ne sont pas « rigides », ils ont aussi commencé un tableau, fébrilement, des « Improbables ». Ils n’ont même pas besoin de montrer les résultats de leurs recherches à l’autre, en bons comptables, ils sont sûrs de leur boulot… reste plus qu’à monter dans la voiture.

Mot d’enfant, repair café

Le papa de mon homme est bénévole dans un repair café. Je l’ai accompagné un jour pour faire quelques photos et découvrir pour de vrai ces magiciens :-)  ils réparent de tout, des problèmes informatiques, aux problèmes techniques, électroniques et même de couture. Le tout dans la bonne humeur avec une ambiance extra. Bien sûr, il y a des machines, des objets qui ne peuvent pas réparer, mais le principe est de ne pas jeter quelque chose qui ne fonctionne pas/plus sans être passé chez le docteur avant.

C’est dans ce cadre que notre fille nous lâche un jour :

  • Tu vas au super café ?  :-)

Après tout, elle a raison, ce sont de supers cafés !

Balade à la ferme

Pour la proposition 57 de Tisser les Mots, je vous emmène dans une ferme et nous prendrons le goûter, ensemble, à la terrasse d’un sympathique café. 3 mots à « caser », que vous retrouverez en gras dans mon texte :-)

Balade à la ferme

Il a quatre ans. Il ressemble à un petit ange avec ses cheveux blonds frisés et ses grands yeux gris. Aujourd’hui, par un magnifique mois de mai lumineux, il a demandé à sa maman s’ils pouvaient aller à la ferme. Depuis tout petit, depuis qu’il sait marcher, il a d’étranges sentiments envers les animaux. D’un côté, il en a peur, mais d’un autre, il les aime bien. Tout dépend du bruit et des mouvements qu’ils font. Le chien de la coiffeuse par exemple, est minuscule, c’est un chihuahua, mais il est plein d’énergie, il aboie, il court et il saute de plaisir, tout le temps. De celui-là, il en a peur, il n’ose pas s’en approcher et demande à être porté dans les bras. Pourtant, tous les jours, après l’école, il passe devant la vitrine, car la coiffeuse travaille au coin de la rue où il habite. Il y a des jours alors où il demande à changer de trottoir !

Aujourd’hui, grâce au soleil ou à la fin de l’année scolaire qui approche, Louis se sent d’humeur à surmonter sa peur. En ce mercredi après-midi, c’est avec le sourire qu’il passe l’entrée d’une ferme un peu particulière. Cette ferme, située juste après la ville, travaille avec des jeunes adultes en difficultés. Que ces difficultés soient physiques ou psychologiques, la ferme les aide vers une certaine autonomie sociale. Ce n’est pas nouveau, le contact avec les animaux est une vraie thérapie à elle-seule.

Aujourd’hui, Louis tient la main de sa maman avec quand même une petite angoisse. Il sait quels animaux il va voir et il est légèrement inquiet pour les plus grands. Il espère aussi que des chiens, s’il y en a, ne sont pas laissés en liberté, car leur aboiement le font paniquer.

La visite commence calmement, il y a peu de monde et les premiers animaux qu’ils voient sont des lapins, dans un grand enclos. Louis ne les distingue pas vraiment, ils sont cachés dans la maison, ils doivent certainement dormir. Juste après, ce sont des poules. Des petites poules tranquilles qui marchent et qui picorent en zigzag, qui roucoulent doucement. Louis ramasse une petite plume qui dépasse du grillage. Plus loin, ils passent par un bois, le jeu d’ombres et de lumières des feuilles amuse beaucoup l’enfant. Il lâche la main de sa maman et va de lui-même à gauche, puis à droite. Il se sent confiant et n’a pas plus peur. À la sortie du bois, un bac à sable est disposé tout près d’un autre enclos, celui du paon, un magnifique mâle filiforme. Sa maman le prévient, cet oiseau peut crier « Léon », alors Louis se bouche les oreilles tout en regardant, fasciné, cet oiseau coloré. Les yeux dans les yeux, l’enfant et l’oiseau se toisent. Ils s’évaluent, ils se détaillent. Louis semble comprendre un message silencieux et ôte les mains de ses oreilles. Le paon, pour le remercier de sa confiance lui offre le plus beau spectacle qu’il est possible de voir chez cette espèce : la roue. Louis a agrippé le grillage avec ses petites mains. Il sourit à ce qu’il voit et espère secrètement que personne d’autre que lui – et sa maman – ne va venir déranger ce moment magique. Son vœu est exaucé, il profite pleinement de cet instant et remercie l’oiseau en lui envoyant un bisou volant.

La suite de la visite se passe calmement. Les chevaux, les vaches sont observés, de loin, et l’étang avec son couple de cygnes et ses canards est passé rapidement à cause du cancanement incessant d’une étrange oie bariolée. Les chèvres, il n’a pas osé les caresser, mais il a regardé une fille de son âge s’approcher de ces animaux. Maintenant il sait que ces bêtes sont inoffensives, il osera peut-être les approcher d’un peu plus près la prochaine fois.

Il est 16h. La balade se termine et sa maman l’invite à manger un goûter à la terrasse du café qui propose une petite restauration avec les produits de la ferme. Louis ne dit pas non. Il fait toujours très beau et l’endroit n’est pas trop bruyant. Et puis, il a faim. Il ne l’avoue pas, mais cette balade lui a ouvert l’appétit.

Assis sur sa chaise en osier, sous un parasol blanc, Louis observe le monde qui l’entoure. Il y a une serveuse toute douce, toute gentille, avec ses longs cheveux bruns et son regard pétillant, un autre monsieur à l’intérieur du café qui sert les boissons, et encore un autre monsieur qui doit travailler au service car il porte aussi le même tablier noir et blanc que les autres. Celui-ci passe tout près de lui, le regarde rapidement et lui fait un clin d’œil complice, auquel Louis ne répond pas. Et puis, il y a les autres visiteurs. Une maman avec des jumelles, deux filles tout à fait identiques, habillées pareil. Une autre dame avec un enfant, un garçon bien plus grand que lui, qui marche rapidement. Le garçon connaît l’endroit, il court immédiatement sur le chemin qui mène aux chevaux. Il ne doit venir que pour eux, pense Louis. Plus loin, un chat. Seul. Tranquille. Roux et blanc, aux longs poils. Le chat se couche soudain sur le flanc et frotte son dos sur un morceau de terre sèche. Il se roule, se retourne, se reroule. Il a l’air d’apprécier ce petit bain de terre. Ça fait marrer Louis qui éclate de rire. C’est si bon d’entendre son rire que sa maman profite de cette soudaine démonstration auditive pour prendre en photo son fils rayonnant, la bouche ouverte, les yeux plissés. Pas très loin du chat, il y a une jeune fille qui se déplace en boitant. Elle marche avec les mains qui bougent dans tous les sens et porte de grosses lunettes rondes sur son nez. Gauchement, elle s’approche du chat. Louis s’arrête de rire et regarde avec inquiétude ce que va faire cette fille. Il pense qu’elle va l’embêter, le chasser, ou pire, lui tirer la queue, ça serait alors un véritable crève-cœur pour Louis qui adore les chats. Mais rien de tout cela n’arrive. La jeune fille qui travaille dans cette ferme connaît bien ce chat. Arrivée tout près de celui-ci, elle s’accroupit puis s’assied à même le sol, en tailleur. Il lui suffit qu’elle tende le bras pour que le chat se relève d’un bond et loge sa petite tête dans le creux de sa main.

L’attention du garçon est rompue, la serveuse toute douce vient lui apporter sa crêpe et son jus d’orange tout fraîchement pressé. Il commence à peine à manger sa crêpe remplie de sucre roux qu’un oiseau, un tout petit oiseau, vient se poser sur le rebord de la chaise voisine. Le moineau, une femelle, le regarde d’un air curieux. Pas effarouché du tout, il penche sa tête pour mieux observer ce qu’il y a dans l’assiette de Louis. Le garçon, tout doucement alors, tend sa main avec un doigt tout collant de crêpe. Sans aucune hésitation, le moineau vient se poser sur son doigt et picorer délicatement le doigt. D’abord surpris, Louis, retire immédiatement sa main pour regarder son doigt. L’oiseau s’est alors posé sur la table, offrant son plus beau profil à la mère de l’enfant qui a sorti aussitôt son appareil photo. Le petit garçon prend entre son pouce et son index un petit morceau de crêpe dans son assiette. D’une main tremblante, il va quand même proposer à manger au petit moineau. En quelques bonds sautillants, le petit oiseau s’approche de Louis, penche à nouveau sa tête, regarde les doigts, puis regarde le visage, puis regarde à nouveau les doigts et puis la table. Louis comprend aussitôt. Il dépose le petit bout de crêpe sur la table, devant les pattes du moineau qui ne bouge plus, et qui attend avec grande impatience sa pitance.

Pendant cet instant, le temps s’est arrêté. Pour la maman et pour Louis, plus rien d’autre n’existe. Le bruit environnant a disparu, sauf le « chip, chip » du moineau. Plus aucune odeur d’animaux n’arrive jusqu’aux nez de cette petite famille, plus le moindre cri d’enfant ne perce les oreilles. Il n’y a plus que Louis, sa maman, et le moineau gourmand.

Vocabulaire : sylphide

Dans les livres adultes, si si, il m’arrive d’en lire de temps à autres, il n’y a pas que la littérature jeunesse que j’aime, il y a presque toujours un mot de vocabulaire que j’apprends ou que je redécouvre car j’ai oublié la signification exacte.

Sylphide, dans le contexte d’une silhouette sylphide. En lisant le passage avant et après ce mot, on devine aisément, mais je voulais avoir plus de détails quant à la signification exacte de ce terme utilisé.

Sylphide : dans certaines légendes, il s’agit d’un génie ailé, de sexe féminin. Quand on parle donc d’une silhouette, c’est pour dire que la personne est fine, frêle, tout en délicatesse et élégance.