Vivre dans un autre monde

Voilà, je reviens avec un « petit » mot à propos de mon week-end d’écriture… oooh c’est déjà fini, snif, snif.

Stéphane Van Hoecke, conteur et animateur d’atelier pour ces 2 jours est à connaître ! Il sait échauffer notre imaginaire, nous fait travailler sans en avoir l’air, et avec ça, toujours dans la bonne humeur, bref une ambiance extra ! Avec moi, il y avait 7 autres participants, de toute âge, d’horizons différents. Comme Stéphane jouait le jeu avec nous, ça a donné 9 imaginaires, 9 écritures, 9 styles, 9 villages tous différents mais oh ! combien intéressants.

Durant 2 jours, j’étais ailleurs, complètement plongée dans mon village. J’avoue en avoir rêvé la nuit de dimanche à lundi et que même la journée du lundi me fut un peu bizarre. Il me reste donc une chose à faire : le terminer. Oui, continuer à construire ce village bizarre, avec ses histoires et ses personnages, faire monter la sauce pour qu’elle prenne bien afin qu’un jour, je puisse vous la servir sur plateau de mots.

Alors, pour vous donner un peu l’eau à la bouche, je vous retranscris ici, mes premières idées quant à la consigne suivante :

Dans mon village, il y a :

  • un puits interdit
  • une fontaine orange
  • l’Impasse des Mésanges
  • un arbre aux branches immenses
  • une épicerie tenue par un ancien détenu
  • un facteur sourd qui cultive des crevettes
  • un cimetière d’animaux
  • et il y aura aussi ça (voir photo ci-dessous)

20160414_173641.jpg

Et bien d’autres choses encore, mais chuut, je ne vais pas trop en dévoiler pour le moment…

Plongée dans un univers ailleurs, j’ai beaucoup rigolé durant ces 2 journées, j’ai aussi cogité, et j’ai même failli pleurer (de tristesse). J’ai été emmenée dans des mondes extraordinaires, j’ai été étonnée, surprise, embarquée. J’ai écouté, j’ai aimé, j’ai été transportée.

Il me faut à présent revenir à la réalité… mais je peux toujours rêver, de temps en temps…

J’ai changé d’avis…

Mon petit week-end d’écriture était tout simplement : EXTRA ! En dernière minute, juste avant de partir le samedi matin (après avoir programmé l’article sur mon blog pour vous parler de l’extrait que j’avais choisi initialement), j’ai changé d’avis… car je ne voulais pas rentrer directement dans le thème de cet atelier qui était « Un village sans (100) histoires ». J’avais envie de proposer tout à fait autre chose, pour ne pas me focaliser sur le conte de Tomek et Hannah et leur rivière à l’envers.

J’ai donc choisi un passage d’une nouvelle d’un auteur belge : Bernard Quiriny, dans son recueil de nouvelles intitulé « Contes carnivores ».

wp-1460990262131.jpgJe vous en parlerai prochainement… des histoires décalées, hors de la réalité, un autre monde que j’adore et que je vais redévorer à nouveau dans une prochaine relecture :-)

Pour vous mettre en appétit, voici ce qu’en dit la 4ème de couverture :

« Un botaniste amoureux de sa plante carnivore. Un curé qui se dédouble dans différents corps. Une femme-orange qui se laisse boire par ses amants. Une société d’esthètes fascinés par les marées noires. Des Indiens d’Amazonie qu’aucun linguiste ne comprend... »

Donner sa langue au chat

Dans mes rêves, rien n’est impossible. Donner la langue à mon chat, c’est ce que j’ai fait, une nuit. Donc, même la nuit, mon imagination carbure à grande vitesse. Pour quelle raison ai-je fait ce rêve ? Je ne sais pas trop…

Dans mes songes, Vicky (l’un de nos 2 chats) était malade. Je la voyais apathique, la langue pendante, la respiration difficile… j’ai tout de suite su qu’elle avait bu l’eau spéciale du chien dans laquelle le vétérinaire avait mis un médicament transparent, inodore et sans goût pour soigner le petit chien blanc souffrant de problèmes aux reins (en août 2015, pour de vrai, Vicky a fait un « empoisonnement » aux reins suite au stress du déménagement, elle avait failli y passer).
J’informe vite le vétérinaire pour qu’il la sauve et au moment où je commence à pleurer, Vicky relève sa tête,  me rassure en me disant qu’il ne s’agissait que d’un malaise passager et elle me promet qu’elle n’a pas touché à l’eau du chien.

Le réveil était bizarre… mon chat n’avait pas trop l’air de savoir pourquoi je le regardait intensément. Elle n’avait pas dû faire le même que moi ! Je n’en reviens toujours pas Vicky parlait dans « ma » langue.

J’ai donc littéralement donné ma langue au chat, cette nuit-là ha ha

20160310_144903.jpg

Vocabulaire

Un petit mot de vocabulaire du boulot. Zhom connaissait, mais pas moi… et vous ?

Antépénultième : celui qui se trouve avant l’avant-dernier…

En Belgique, on donne un chiffre pair à l’antépénultième du numéro national pour les filles et un chiffre impair pour les garçons. Les 6 premiers chiffres de notre numéro national sont notre date de naissance à l’envers, puis 3 chiffres et 2 autres pour finir. L’antépénultième est donc le dernier chiffre de la série des 3 qui suit notre date de naissance à l’envers.

Vous m’avez suivie ? Super… je ne sais pas si cela est la même chose en France ou ailleurs… faites le test ;-)

Où trouver l’inspiration pour écrire ?

Fiston, 8 ans, a la bonne idée de présenter mon petit livre « Faire pousser des oiseaux » en classe. Il est adorable (mon fils, hein, mais mon livre aussi hihi)

wp-1460296048731.jpg

J’en profite pour le relire entièrement, pour mieux « coller » la suite que je corrige (oui oui, ça ne fait que 4 ou 5 pages à l’ordinateur et il me faut des jours pour corriger, je n’ai pas l’habitude de me relire, comme vous le savez maintenant:-)  ) et que je pourrai bientôt vous proposer en téléchargement libre et lecture complète sur Atramenta : la clé du bonheur. (avec une superbe couverture imaginée par ma maman grâce à son talent et à celui de La Ninette qui a illustré Faire pousser des oiseaux)

A relire mon livre, écrit depuis un atelier d’écriture avec Evelyne Wilwerth en 2011-2012, je suis étonnée de lire certains passages, mais où est-ce que j’ai bien pu trouver l’inspiration ?

Le thème était « tout un bazar », avec bien sûr, à chaque rencontre avec Evelyne, une contrainte à respecter pour pouvoir poursuivre l’écriture de notre nouvelle. C’est grâce à elle, grâce à ces rencontres, à ces contraintes que mon histoire tient la route, qu’il y a un fil rouge, qu’il y a des onomatopées, des retournements de situations, etc.

Dans les coulisses de l’histoire :

  • La relation difficile, conflictuelle mais néanmoins d’amitié qui se tisse entre la fée et son voisin = l’entente entre mes enfants
  • le surnom du voisin en Monsieur Boudin = vient de ma fille âgée de 6 ans qui ne cessait de bouder quand on le lui faisait une remarque
  • le titre et le fond de l’histoire = un article paru sur le blog d’Emma (clic) où l’on voyait son petit-fils planter une plume pour… faire pousser des oiseaux :-)
  • Iris qui a peur du coin noir où se cache Mr Boudin = une de mes peurs d’enfance
  • Les petites phrases qu’Iris chantonne quand elle est gaie et qu’elle plante ses plumes = inspiré par Carla Bianca, la petite chouette d’un livre de la série « Bientôt je lis, avec Marlène Jobert »
  • Le fait que Mr Boudin devient tout petit et plus clair quand on fait attention à lui = inspiré par le livre « Les dragons ça n’existe pas », de Jack Kent
    20160413_173932.jpg
  • Les lierres qui n’arrêtent pas de dire des mots gentils à Mr Boudin = inspiré par la fable « Maître Corbeau » de La Fontaine
  • Les graines de gros mots plantés par Mr Boudin = inspiré par « La ballade de Cornebique », de Jean-Claude Mourlevat
    20160413_174758.jpg
  • La réplique : « Aujourd’hui, je mangerais bien un soleil », est tiré du livre pour enfant « Je mangerais bien un enfant », de Dorothée de Monfreid
    20160413_173912.jpg

Bon, si je comprends bien, je devrais relire des petits albums illustrés pour enfants si je veux que la suite de cette histoire soit aussi chouette que la première ;-)

Depuis cette année scolaire, septembre 2015, mes enfants lisent tout seul le soir. Mais parfois, je lis encore pour eux, avec eux. Mais ce ne sont plus des albums car ils veulent de plus grandes histoires…

Inspiration ? tu as compris ? tu dois te débrouiller pour trouver d’autres idées, ailleurs !

Mot d’enfant : macaron

Pupuce, 10 ans, à son papa : « Dis papa, c’est quand que tu feras des macaronis ? » dit-elle en regardant les macarons colorés dans une boulangerie-pâtisserie.

Maman à ses enfants : « On va prendre ce jeu à un repair-café, je pense qu’il faut juste un point de suture aux fils », ben oui, c’est malin, maintenant j’ai ce mot là dans ma bouche même quand il s’agit d’un point de soudure.