Le faucon des neiges, Stuart Harrison

Réponse du jeu sur la photo mystère 3

20160602_151720.jpgLe faucon des neiges, de Stuart Harrison, paru aux édition Albin Michel, en 1999. Traduit par Dominique Rinaudo.

Lu il y a des années, pas en 1999 date de sa parution, mais plus tard, bien plus tard. J’ai reçu ce livre de mon papa  :-)

Extrait au hasard, mais le hasard fait bien les choses car ce passage raconte tout aussi bien une autre scène de « provocation » entre des corvidés et des rapaces dont je vous avait brièvement parlé sur cet article (clic)

 » Au sommet d’un arbre, des corbeaux se disputaient avec force croassements et battements d’ailes. Il chaussa ses jumelles pour mieux les voir. Le faucon volait au milieu d’eux, ignorant superbement leurs feintes sans conviction. C’était quelque chose qui étonnait toujours Ellis chez les corbeaux : on aurait dit une bande de gamins des rues, pleins de morgue et de bravade quand le caïd passait sur leur coin de trottoir; ces oiseaux compensaient par leur nombre le courage dont ils manquaient seuls. Il les avait vus agir de même en présence d’un épervier ou même d’un aigle. Le faucon pouvait tuer le premier qui passait à sa portée d’un seul coup de serre. Plus gros, plus rapide, telle une voiture de luxe à côté d’un vieux tacot, il ignorait cependant leurs provocations et les dédaignait souverainement. Cela forçait l’admiration d’Ellis. »

 

C’est moi qui chante le plus fort !

Un petit poème pour accompagner cette série de photos.

Et une explication (photos prises le 27/05, au petit matin, vers 8h) : tchip tchip, ça n’arrête pas de tchiper pour le moment… je sais qu’il y a un nid, ou deux, ou trois, sous la rigole du toit… de petits moineaux sortent souvent de là. Voici donc l’origine de tout ces pépiements : papa moineau fait les va-et-vient… pas trop farouche, il est quand même aux aguets… que ces petits vont bientôt sortir du nid, cela ne m’étonnerait pas.

Malgré l’étrange météo,
C’est le printemps pour les oiseaux.
Merles, mésanges et moineaux
Se lissent les plumes, se font tout beau.
Je sors mon appareil photo,
Et je mitraille à gogo.

moineau dom. 27 05 2016 (4) moineau dom. 27 05 2016 (9)moineau dom. 27 05 2016 (5)moineau dom. 27 05 2016 (6) moineau dom. 27 05 2016 (12)moineau dom. 27 05 2016 (8)

Les colis ne sont jamais en grève

Le titre n’est pas tout à fait juste mais il en fallait bien un et c’est à la fin de l’écriture de mon texte que j’ai imaginé ce titre  :-)

Je joue donc avec Tisser les mots pour la proposition 61.

Les colis ne sont jamais en grève

En partant au boulot, juste avant de fermer la porte derrière moi, au petit matin, je me retrouve nez à nez avec le facteur. Celui-ci me salue, me sourit, puis me lance une tirade automatique.

— Madame Rantanplan, un colis pour vous, veuillez signer ici, dit-il en me donnant une petite machine et son bic gris en plastique tout fin qui a été touché par de nombreuses mains.

Au travail, j’ai l’habitude de signer pour mes collègues, un collègue surtout qui reçoit au moins trois fois par semaine des colis commandés aux 4 coins de la terre.

Ici, je suppose que c’est pour mon mari. Il fait ça régulièrement aussi, mais moins souvent quand même que mon collègue. J’ai l’habitude de réceptionner des paquets, aussi, je n’ai même pas été surprise quand le facteur a prononcé mon nom de jeune fille plutôt que celui d’épouse. Il nous connaît le facteur, depuis le temps qu’on habite là, toujours le même à se coltiner les livraisons de paquets, des petits, des grands, des légers, des lourds, des encombrants, des puants, des dégoulinants… Et alors que j’allais déposer le petit paquet sur le haut de l’armoire à chaussures, je lis mon nom, oui le mien, c’est vraiment pour moi ?! De taille modeste, il est quand même plus épais que les 3 centimètres réglementaires recommandés pour les envois sous enveloppe, d’où l’obligation de payer 3 fois plus cher pour ce colis riquiqui qui ne passe pas dans la boîte aux lettres. Aussi long et large que ma main, il est emballé soigneusement, sans aucun mauvais pli. L’étiquette, imprimée à l’ordinateur, prend toute la place d’une face. Le poids n’est pas bien lourd, aussi, je m’empresse de le prendre avec moi pour l’ouvrir dans le train. Dans mon sac à dos, il y a encore tout juste la place pour cette petite boîte. À croire que je l’attendais précisément ce jour… moi qui ne commande jamais rien et qui ne prend mon sac à dos qu’une fois par semaine.

Dans le bus qui me conduit à la gare, je ne peux m’empêcher de ressortir le paquet pour essayer de deviner son expéditeur. Bien sûr, il n’y a rien de noté… trop facile. Je me demande quand même si l’ouvrir dans le train est une bonne idée. À cette heure de pointe, tous les wagons sont pleins. J’ignore tout de cette « surprise »… je cache difficilement mes émotions… en ouvrant le carton, je pourrais être étonnée, apeurée, choquée, voir me mettre à pleurer ! Et tout ça devant de parfaits inconnus. Je pourrais aussi en rire, non ? Pourquoi pas ? Non, j’attendrai d’être dans mon bureau, seule avec moi-même. Même si cela me fera sourire, je préfère ne pas risquer donner un spectacle gratuit et désolant du grand matin, même si la plupart des navetteurs poursuivent leur nuit, assoupis, assis, tranquilles.

Voilà que j’arrive à la gare… Tiens, il y a un monde inhabituel à l’entrée… des drapeaux, des hommes en uniformes, d’autres avec des vestes de couleurs. Oh ! Une grève surprise, comme j’aime ça !! Après avoir compté le nombre de fois où je suis arrivée en retard à mon boulot à cause d’un problème technique d’un bus, ou d’un train, ou suite à une grève annoncée ou pas (en tout, 8 fois sur 18 jours de taff ce mois-ci qui n’est pas encore terminé), je soupire pour la forme puis je me pose d’autres questions : qu’est-ce que je fais ? Je l’ouvre ou pas ce colis ? Ici, maintenant ? Au café de la gare, à l’arrêt de bus, dans le bus ou chez moi ? Pfff, je suis las de toutes ces questions.

Je décide de l’ouvrir un peu plus loin, sur un chemin (long, très long) qui me ramène à la maison, et qui passe dans un bois où il n’y a ni bruit, ni bus, ni pollution, bref, le calme plat. Je me demande comment je dois l’ouvrir, délicatement, avec ou sans petit canif ? Des questions, encore et toujours des questions… Ce n’est qu’au moment où je colle mon oreille sur la boîte que je fais bouger de gauche à droite que je réalise que le contenu est hyper bien calfeutré car rien ne bouge à l’intérieur. Sous le couvert des arbres, il fait plus sombre, plus frais aussi. C’est à cet instant que je discerne de minuscules trous sur le pourtour de la boîte. Des trous aussi grands qu’une aiguille à coudre peut faire. Des trous aussi nombreux qu’une nuit étoilée, libre de tout nuage. Il y en a des dizaines, non des centaines… des trous luminescents qui étaient invisibles avant. Qui dit trou, dit bestiole. C’est logique. C’est cohérent. C’est rationnel. Ou peut-être est-ce une plante ou toute autre chose organique nécessiteuse d’oxygène pour vivre. Bref, c’est la vie, c’est fragile. Fragile ! Pourquoi cette mention n’était-elle pas notifiée sur la boîte ?

Que de mystères, que de questions…

J’ouvre donc avec application, assise sur la souche d’un arbre, le colis sur mes genoux. Je prends autant de précaution que si c’était un nouveau-né que je tenais dans mes mains. Une attention tout à fait opposée au début de son transport… Dans quel état vais-je trouver la chose ?

J’hésite quand même à prendre mon canif, les petits ciseaux, pour ouvrir un côté de la boîte. Arracher le collant provoquerait beaucoup de gestes brusques et surtout beaucoup de bruit. Que faire ?

— Toc, toc ! Y a quelqu’un ? Je chuchote, je préviens, j’interroge… Il n’y a quand même personne autour de moi…

En penchant légèrement la boîte pour inciter – vainement sans doute – la chose à aller d’un côté, je me décide à continuer avec les petits ciseaux aux bouts légèrement arrondis pour couper le collant sur toute une longueur, et je remercie intérieurement mon patron pour ce cadeau d’anniversaire que j’utilise régulièrement. Un tout petit couteau suisse, à multiple usages, qui remplit à merveille son rôle en ce moment.

J’y vais tout doucement, en parlant dans un souffle à la bête que je suppose être une souris, un rat, ou un rongeur de la sorte. Si ça se trouve, c’est une plante, ou une fleur. Ma maman m’a toujours dit qu’il fallait parler aux plantes…

Tchic, tchac, deux petits coups soignés de ciseaux sur les bords latéraux me permettent de soulever légèrement le dessus de la boîte, enfin, ce que je suppose être le dessus car il y a l’étiquette.

L’étiquette !! J’ouvre un colis qui a été envoyé à mon nom, alors que je n’ai rien commandé… Je ne sais même pas de qui ça vient ! Si ça se trouve, peut-être bien que c’est un piège, un poison, une plante carnivore, un rat enragé !

Pfiiiooouuuu !

Comment ça « pfiiiooouuu » ? C’est tout ? Ça m’a fillé entre les doigts, devant mes yeux, si vite, que je n’ai rien vu, rien senti, juste entendu un « pfffiiioooouuu » ? A dire vrai, j’ai vu quelque chose. Un éclair. Une flèche. Une couleur : bleu turquoise. Ou ne dit-on pas plutôt vert turquoise ? Je ne sais plus à la fin ! Rapide, fin, poilu, mais pas trop, car il, elle, enfin la chose ne m’a pas touchée ! Ultra fin pour être passée par cette minuscule ouverture, ce côté de boîte même pas ouverte entièrement. 1 cm. 1,5 cm à tout casser ! Bon sang, mais qu’est-ce que c’était ?

Oh ! Mais ça par exemple ! Des traces, des empreintes bleues, vertes, indigo… enfin, empreintes, j’exagère, ce sont des taches, des points. Des points aussi grands qu’une aiguille à coudre peut laisser comme marque.

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Agression à la récréation

Dans la cour de récréation
Il y a eu une agression.
Un seul coup a été porté,
A ma fille, oui, on l’a cogné !
Un coup de poing au visage,
J’ai la colère, la tristesse, la rage !
C’est sur le côté qu’on l’a frappé,
A sa tempe, un hématome s’est formé !

Ils n’ont pas encore 11 ans,
Ce ne sont que des enfants,
Mais la colère, par la violence, a parlé,
C’est ainsi que le garçon s’est exprimé.

Au départ de ce conflit,
Un instant de jalousie,
Le jeu des policiers et des voleurs,
A ma fille, a porté malheur.
Non, le jeu n’a pas mal tourné,
Car il n’avait même pas encore commencé.
C’est dans le choix du personnage à définir,
Que le garçon a décidé de la punir !

J’ai toujours eu peur de ces jeux violents
Qui tournent dans la cour, chez les enfants,
Et c’est avec un autre, plus gentil,
Qu’on a agressé ma fille.

La taille du bleu et de la bosse est impressionnante,
Témoin du coup de poing, de la force violente.

Choquée, elle l’est, surtout physiquement,
Et moi, sa mère, aussi émotionnellement.

Voler de ses propres ailes

Et voici une petite photo d’une jeune mésange charbonnière, qui, au vu de sa taille, ne devrait pas tarder à bientôt voler de ses propres ailes. Elle est plus petite que sa maman qui vient encore lui donner la becquée, mais elle a déjà le réflexe de sauter de branche en branche pour échapper à l’ornithorazzi (paparazzi) que je suis :-)

jeune mesange charbo

La vie ne tient qu’à un… bord

Même s’il est vrai que la vie ne tient parfois qu’à un fil, ici, Tigrou, notre voisin est le roi de l’équilibre comme vous pouvez le voir. La scène valait plutôt la peine d’être filmée mais j’ai eu le temps de faire juste une photo pour vous montrer que les pies n’ont pas froid aux yeux, qu’elles cherchent bagarre ! Le tintamarre que celle-ci faisait a en effet attisé ma curiosité. Je savais les corneilles joueuses avec les rapaces, et voici à présent les pies joueuses avec les chats :-)

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Explications de la photo, Tigrou en équilibre sur le bord de la barrière et la pie qui le harcèle carrément à quelques longueurs de queue de chat, à droite. La vérité était que la pie allait jusqu’à essayer de piquer la queue de Tigrou avec son bec !

Je n’ai pas pu faire une autre photo, un autre jour, où toujours le même chat était enquiquiné par une pie dans un arbre; était-ce la même pie que cela ne m’étonnerait pas ha ha

Un chat à 2 têtes !

Mheuu non ! Juste une photo, une seule, un moment, un rayon de soleil, un instant figé… elle est belle ma Vicky. Comme d’autres chats, elle devient sensible au bruit, je dois mettre le « silencieux » quand je veux prendre une photo… on voit d’ailleurs son regard… méfiance, méfiance.

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Je vous invite à faire parler mon chat. Que dirait-elle ? Tout est dans son regard :-)