Romain Sardou, une seconde avant Noël

une-seconde-avant-noel-r-sardouEh oui, vous avez bien deviné le titre et l’auteur de ma dernière photo mystère : Romain Sardou avec « Une seconde avant Noël ».

Ce conte de Noël, je le lis actuellement à mes enfants. Une demi heure de lecture à voix haute le soir, avant le dodo… pour faire de jolis rêves… quoique le début n’est pas très réjouissant : au 19ème siècle, les enfants travaillent pour « payer » le gîte et couvert, un enfant fait une chute mortelle, un clochard est rossé… mais la magie est là, on découvre le génie qui va utiliser ses pouvoirs, on fait connaissance avec un orphelin qui va être le héros de l’histoire.

Chuut, je n’en dis pas plus pour le moment… l’ayant déjà lu, je ne peux que vous le conseiller en cette période pré-Noël.

Jardin fatal, de Patrick Cauvin

Titre : Jardin fatal
Auteur : Patrick Cauvin
Édition : Albin Michel / Le Livre de Poche
Genre : roman
Année d’impression : 2005
Nombre de pages : 314
Note personnelle : 8/10

jardin-fatal-patrick-cauvinAlan est biologiste pour une multinationale. Hélène est sa femme. Ils ont un petit garçon nommé Max-Max qui a 4 ans. Hélène et Alan sont un couple vraiment pas comme les autres. Ils aiment vivre des tas d’aventures pour pimenter leur quotidien et renforcer leur complicité. Ils sont loin de s’imaginer que les histoires qu’ils montent de toutes pièces vont être dépassées, et de loin, par la réalité.

Un jour, Antoine, un jeune chercheur, collègue d’Alan, demande à ce dernier s’il veut bien vaporiser un produit de sa fabrication sur un rosier de sa maison. Alan accepte de bon cœur, mais il ignore qu’il signe là un contrat avec l’Horreur !

Si on m’avait dit qu’un jour, je pourrais avoir peur des plantes… d’inoffensifs végétaux dit-on… c’est ce qu’on essaie de nous faire croire, de vous faire croire !

L’auteur sait faire durer le suspense et sait nous emmener en bateau avec brio. On croit d’abord une chose, puis on se trompe de chemin… jusqu’au bout, Patrick Cauvin m’aura eue ! J’ai adoré le rythme qui décrit les passages les plus effroyables : d’une lenteur et d’une douceur telle que l’événement m’a toujours surprise, me faisant tantôt sourire, tantôt rire aux éclats, tellement la chose était grosse et que je n’ai rien su voir venir.

Un passage un peu trop détaillé, à la fin, auquel je n’ai pas accroché, car pour moi cela m’intéressait moins.

Quelques extraits :

« – Des cauchemars ?
– Pas vraiment, avait répondu Hélène, simplement tout ce bordel verdâtre est sorti toute la nuit du bocal, a bouffé la moquette, une partie de l’escalier, aspiré Max-Max et Olibrius et commencé à me dévorer vivante (Olibrius étant leur chat).
– Et ça s’est terminé comment ?
– Je me suis réveillée.
– Dommage, avait ricané Alan, j’aurais aimé savoir ce que tu serais devenue après digestion. Il est fort probable que, transformée en spores, tu aurais essaimé par un jour de grand vent lorsque les capsules se seraient ouvertes. »

« Le coup de génie ressemble à s’y méprendre au coup de folie. »

« J’ai cru percevoir chez la laborantine incriminée dans l’affaire une attitude de je-m’en-foutisme qui m’a rebroussé les nerfs plus que de raison. »

« Mais la folie n’était pas la débilité, on pouvait toujours penser que dans le cerveau le plus inventif, au cœur de la raison et de la pensée la mieux constituée, une fissure pouvait naître, dont personne n’était capable de mesurer les conséquences. »

J’adore cette description d’un personnage :
« …. l’usage quasi quotidien du marteau ayant peu à peu conféré à la sexagénaire une musculature qui l’apparentait plus à Sylvester Stallone qu’à Julia Roberts. »

Encore un mot lu de travers, mais qui correspond tout à fait à l’histoire :

Le rosier… celui que j’avais apprivoiséau lieu du rosier... celui que je vaporisais.

Des fenêtres et des portes

Je reprends l’expression d’une amie… je ne sais pas si c’est d’elle ou si elle existe vraiment.

« Quand tu as besoin  de conseils ou de l’aide, il y a parfois dans la vie des personnes qui t’ouvrent des fenêtres tandis que d’autres te ferment les portes. »

Il faut avoir la force de trouver le chemin pour passer par la fenêtre, mais quand on sait qu’on a besoin des clés, on se rend compte que sans les portes, on ne va pas bien loin. (Ça c’est de moi)

Lire de travers

La fatigue ou le fait de penser à 36 choses à la fois fait que ces derniers jours, j’accumule des erreurs de lecture !

Hier déjà, avec l’expression « peigner la girafe » qui devenait « peindre la girafe » et ce matin, en lisant une BD, encore une autre expression mal lue : « en voir des vertes et des pas mûres », devient « en voir des verbes et des pas mûres ».

Mon fils doit étudier les verbes pour l’école… d’où ma lecture de traviole !

Et en parlant de mon fils, il a hérité de sa mère pour inventer un nouveau mot qui n’existe pas à partir de 2 mots qui se ressemblent, qui sont synonymes. Je ne sais plus ce que c’était, mais je sais que je ne l’ai pas repris, car pressée de parler ou d’écrire quelque chose, je faisais la même chose que lui à l’école. Exemple : un visagure : un visage, une figure… on hésite quel mot utiliser et du coup, notre cerveau fait un melting pot et notre bouche ou notre main fabrique un nouveau mot qui n’existe pas… même si on comprend le sens de la phrase, le prof met un zéro pour cette invention !

Expression : peigner la girafe

Grâce à mon inscription sur le site des expressions, je découvre tous les jours, une expression française. Certaines sont harchi connues, mais d’autres sont pour moi un mystère que je m’empresse de découvrir.

Vous est-il déjà arrivé de peigner la girafe ? Parfois, je dis que faire et défaire, c’est toujours travailler, mais là, ce serait faire un travail inutile et très long. Un travail fastidieux pour pas grand chose, car considéré comme ne rien faire d’efficace.

Et comme ce soir, quand je programme cet article, je suis fatiguée, je n’arrête pas de tordre le mot et de lire ou de penser « peindre la girafe »  !

Ça me fait une jolie petite histoire : la girafe qui se peignait avec un pinceau pour se faire la plus belle ! OK, je vais aller dormir Zzzzzzz

Bob et Bobette, souvenirs, enfance

Bob et Bobette, une histoire d’enfance qui se poursuit

Quand je pense aux Bob et Bobette, qu’est-ce qui me vient à l’esprit ?

La poupée Franfreluche qui est vivante, Bob qui se change en daim, Jérôme qui perd sa force quand on lui coupe les cheveux, Lambique qui ne cesse de faire des bêtises, Tante Sidonie qui soigne un arbre, le frère de Lambique qui vole dans les airs avec ses bras, l’âne qui dresse la queue car c’est l’antenne de la radio qu’il a dans le ventre, et bien d’autres images.

Quand je pense aux personnages, j’aime le côté de Bobette qui protège et sauve tous les animaux qu’elle rencontre, mais je peste contre son foutu caractère de miss je-suis-la-seule-qui-compte. J’aime ce Bob courageux qui parvient à supporter Bobette malgré tout ce qu’elle lui fait subir, car au fond, il aime bien sa « petite sœur ».

Je rigole toujours sur les farces de Lambique et ses maladresses. Je lui en veux un petit peu de ne pas être plus gentil avec Sidonie, elle fait tellement pour lui (sourire).

Quant à Sidonie, cette pauvre tante, qui fait grand-mère, se plie en 4 pour ses petits qu’elle adore plus que tout. Rien n’est jamais de trop pour attirer Lambique à la maison, même si parfois, son comportement l’exaspère, elle en pince toujours pour lui.

Et Jérôme, toujours pareil à lui-même, sauveur du monde et de toutes les vies en danger. Il a toujours les yeux fermés, j’aimerais bien une fois le voir avec les yeux ouverts ! Mais ça risque de devenir dangereux, alors… tant pis, on s’y fait (sourire)

Je serais dans l’incapacité de dire quel album je préfère, car il y en a un tas que je n’ai pas encore relus !

Petite, j’avais tous les albums, je crois, je ne sais plus. J’ai oublié. Mais ce dont je me souviens encore très bien et avec tristesse, c’est que j’ai perdu tous ces livres (et d’autres, mais quand j’évoque ce moment, c’est toujours aux Bob et Bobette que je pense) lorsque ma tante Sidonie à moi est décédée. J’avais 12 ou 13 ans quand elle est partie et avec ce départ, tous mes souvenirs liés à la lecture de ces bandes dessinées se sont aussi envolés.

Aujourd’hui, plus de 20 ans plus tard, je relis ces bandes dessinées et certains souvenirs se mêlent, d’autres se créent, d’autres changent. Par exemple, je viens de relire La kermesse aux singes, le numéro 77. Je me souviens très bien que j’avais eu un peu peur des singes et j’avais cru que Bobette garderait à jamais sa tête de chimpanzé quand elle avait enlevé son (premier) masque. Je me souviens également que j’avais eu peur pour cette petite enfant singe qui était coincée sur un rocher au milieu de la mer en furie. Adulte, ce sont les références aux gadgets et aux noms empruntés de James Bond 007 qui m’ont les plus frappées ainsi que bien sûr l’univers de la Planète des singes.

Bien sûr, j’ai développé, avec l’âge, un certain goût pour les jeux de mots, expressions et autres dictons et c’est un vrai petit bonheur pour moi d’en lire tout plein dans mes BD préférées ! C’est d’ailleurs en commençant à les recenser que j’ai commencé par faire des fiches pour chacun des numéros de B&B que j’ai chez moi. Je ne les ai pas tous, mais ça en fait déjà un bon petit paquet. J’essaie de me fixer comme objectif de réaliser et de remplir deux fiches par semaine.

Féliciter quelqu’un, encourager

Il y a des moments où on a besoin d’entendre des encouragements, des félicitations. Et quand ces mots positifs viennent de quelqu’un que vous ne connaissez pas, et dont vous redoutiez son avis, c’est vachement gratifiant !

Il y a quelques jours, un monsieur m’a dit :

-Avec vous, il n’y a pas un mot de trop, c’est concis, bref, juste. Vous allez droit au but ! Vous avez des idées et vous transpirez l’honnêteté.

Je ne savais plus où me mettre (sourire)… Les mots sont importants, les paroles, les échanges, les discussions. Les mots sont puissants. Certains peuvent vous blesser, d’autres peuvent vous transporter sur un nuage de bonheur et d’émotions, d’autres encore vous donnent des ailes et vous booste.

On dit souvent que les paroles s’envolent tandis que les écrits restent. De bonnes paroles peuvent se graver au fond de votre mémoire et être aussi solides que s’ils étaient écrits.

Bien sûr, c’est valable pour les bonnes comme pour les mauvaises choses. Aujourd’hui, je préfère dire que c’est la journée du positif et que c’est à sens unique : complimentez quelqu’un sans attendre un retour ou en oubliant la gaffe d’hier ou la dernière maladresse.

:-)