Silence, ça pousse !

Après les romans de gare, voici les champignons de gare :-)

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C’est bizarre de voir ces petits champignons à l’allure si fragile parmi les cailloux, les branches et malheureusement les déchets que les hommes abandonnent là tels mégots de cigarette, papiers, cannette, etc.  Mais qui sait, cette fragilité apparente n’est-elle peut-être qu’une façade ? Qui sait, si la nuit ces champignons riquiquis ne vont pas dévorer les petits morceaux de bois pour se nourrir, ou ronger les cailloux pour aiguiser leurs dentelles sous le chapeau ? On m’a toujours appris qu’il fallait me méfier de l’eau qui dort… il en va sûrement de même pour les champignons de gare.

Comestibles ? Je n’ai pas encore été chercher sur le net ou dans mon guide…

Forêt-Wood, d’Olivier Douzou et José Parrondo

Titre : Forêt-Wood
Auteur : Olivier Douzou
Illustrateur : José Parrondo
Édition : Rouergue
Genre : imagier
Année d’impression : 2013
Nombre de pages : 139
Note personnelle : 9/10

20170114_074036.jpgVoici un album, ou plutôt un imagier un peu particulier où l’auteur et l’illustrateur ont donné naissance et vie à des arbres de toutes sortes. C’est étonnant et génial. Autant les noms donnés à ces arbres que les techniques d’illustrations sont riches et variés. L’imagination, la frontière des rêves n’a pas de limite.

Généralement, il y a une illustration pour un arbre et son nom scientifique très sérieux (sourire) traduit en français, par page. L’origine des noms est bien trouvée et on ne peut s’empêcher de tourner les pages pour découvrir avec hâte les autres membres de la famille de cette forêt unique.

Ce livre est travaillé en classe de ma fille (dernière année primaire) pour la Petite Fureur de Lire où les élèves doivent imaginer une suite créative au livre. Ils ne vont pas obligatoirement utiliser les arbres, mais garder cet esprit imaginaire pour inventer une nouvelle nature ou une autre vie pour des objets quotidiens. Tout est bon pour montrer sa création : photo, histoire, chanson, poème,… tout, sauf ce qui est en 3D.

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arbor armorica comestabila  chou-arbre

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arbor tabula lux  arbre de chevet

Mot, compréhension d’enfant

Nous jouons  avec Weelingua, kit mathématique. L’une des questions est : « Déterminer un nombre de tour et citez l’un après l’autre, des objets ou éléments qui se situent généralement dans une fourchette allant de 1 cm à 1 mètre », et voilà que notre fille se met à citer de la nourriture qui peut aller sur une fourchette, de petits aliments comme des petits pois, puis de reprendre son frère car celui-ci avait dit « une bande dessinée ».
– ça ne se met pas sur une fourchette ! lui a-t-elle rétorqué.
Elle avait pris au pied de la lettre le mot « fourchette » et était restée coincée là dessus !
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Et moi en écrivant ceci, je me demande si un petit pois mesure vraiment 1 cm ?
Vérification faite, les moyens et les mi-fins : oui, sinon les extra-fins ne mesurent pas plus de 7,5 mm ! Les fins peuvent quand même aller jusque 8,75 mm ha! ha! la prochaine fois, je demanderai à ma fille de mesurer les petits pois qu’il y a dans son assiette pour que je puisse la reprendre (éventuellement, selon sa réponse) la prochaine fois que l’on jouera à ce jeu et que nous aurons cette question.
Et si je lui demandais de m’écrire une mini histoire avec les différentes façons d’écrire/ d’entendre le mot/le son  POIS/POIDS/POUAH !/POU…Ha/BOIS,etc  ;-)

Le Prince Riri, Willy Vandersteen

Willy Vandersteen est le « papa » des bandes dessinées que j’aime : Bob et Bobette. Mais il est aussi l’auteur, le créateur de bien d’autres séries. Il est décédé voilà 25 ans, mais que cela ne m’empêche pas de découvrir Les aventures de son altesse Le Prince Riri !

Une petite photo pour vous présenter la série des 4 titres… réédités dans 4 beaux livres à la couverture rigide, d’un beau bleu, et à la tranche écrite en lettres dorées.

Riri est né sous la plume de Willy Vandersteen dans les années 50 et ses gags ont d’abord été édités dans le magazine Tintin entre 1953 et 1959, avant d’être compilés dans des albums dans les années 1990. Riri est un prince adorable qui ne manque de rien, mais qui aime beaucoup rire. La longueur des petites histoires drôles varient entre 1/2 page et 2 pages environ (je n’ai pas encore tout lu)

Dans Riri, je trouve un peu du caractère de Bobette et certains personnages secondaires me font indubitablement penser à Lambique !

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Le blog de Bob et Bobette et compagnie (partie 2) en parle très bien. (partie 1 ici)

Démarrer au quart de tour

Mon livre est en vente !

Couverture finale de mon livre :

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Il est déjà au catalogue d’Atramenta
Acheter
12 euros (hors frais d’envoi) soit directement chez Atramenta ou chez moi (dans quelques jours).

Si vous passez directement par Atramenta, vous aurez le livre numérique en cadeau. Si vous passez par moi (ecrimagineATgmailPOINTcom), vous aurez un marque page + dédicace en cadeau :-)

Le livre numérique est également en vente chez Atramenta et dans d’autres librairies numériques au prix de 2,99 € :

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Au 14 janvier 2017

Je crois que je peux déjà compter 21 pré-commandes de livres papier !

J’ai créé une petite affiche, si vous avez envie de participer à ce beau projet, je peux vous l’envoyer par mail. Il faut que nous puissions toucher le plus de monde possible !

L’argent récolté servira à créer un grand espace sécurisé pour le Grand-Duc blessé qui se trouve au Creaves de l’Aquascope Virelles.

affiche démarrer au quart de tour

J’ai aussi créé une page facebook avec le titre de mon livre « Démarrer au quart de tour ». N’hésitez pas à l’aimer et à partager !

MERCI

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La flaque de boue meurtrière

Comme à mon habitude, je marche tranquillement sur le trottoir de ma rue. Je parcours quelques centaines de mètres, en cet hiver froid, tantôt sur des graviers, tantôt sur des pavés carrés, tantôt sur du bitume, tantôt encore sur un chemin balisé par les nombreux passages de pieds courageux, tout ça pour rejoindre mon abri bus.

Il ne gèle plus, mais on nous annonce de la neige et en belle quantité pour la fin de semaine, pour le week-end.

Comme tous les jours de la semaine quand je ne suis pas en congé, j’aime marcher durant ces 19 minutes, dans le silence du matin, où je croise davantage d’oiseaux, de chats ou de renards que d’humains. Ce n’est pas le chemin le plus court, mais c’est tout droit, enfin, droit comme le dos d’un serpent. Il doit être 6h15 environ quand je vois une lumière projeter mon ombre devant moi, c’est la voiture du facteur, une utilitaire, qui roule doucement dans le jour qui tarde à poindre le bout de son nez en ce début janvier. Le facteur fera plusieurs arrêts sur ma route, il connait les numéros des maisons par cœur, pas besoin d’illuminer la boîte aux lettres pour déposer le premier courrier de sa tournée. Parfois, nous mettons presque le même temps, le facteur et moi, pour aller d’un point A au point B : lui s’arrêtant par-ci, par-là, moi marchant tranquillement, perdue dans mes pensées, mais sans jamais m’arrêter.

Vers 6h15 donc, il arrive derrière moi et il me dépasse, doucement, presque silencieusement, et ne fera halte que bien plus loin. Le temps qu’il arrive à ma hauteur, ses phares illuminent un peu mon chemin et, coïncidence, j’ai juste le temps de faire un pas de côté pour ne pas me prendre une flaque de boue qui s’était bien camouflée sous un pavé instable. Tout à coup, un flash, un souvenir de lecture, un rêve… et je souris. Mon imagination déborde de son cadre, je n’ai pas de papier, pas le temps de me poser pour écrire l’incroyable film que je viens d’imaginer en une fraction de seconde…  mon pied gauche s’écarte du pavé qui bouge se pose juste à côté du piège éclaboussant, salissant. Pas assez loin ! La fiction est dépassée par une réalité brutale ! Un bras de boue immense, lisse, sale, humide sort comme d’un cauchemar et me happe le pied, la jambe, la hanche gauche. Le bras boueux se noue autour de ma poitrine, le liquide court s’enfoncer dans les moindres interstices de mon visage ahuri : bouche, nez, oreille, yeux. Le pavé se soulève à peine, je l’imagine plus que je ne le vois, et le trottoir m’avale tout entier ! Rapide, même pas le temps de crier. Ni vu, ni connu. Adieu.

Jamais personne ne le saura.

Pas même le facteur.

Petit délire passager… voilà ce que cela fait de lire du Stephen King, matin et soir, soir et matin !