Atelier d’écriture : explorer la pluralité des points de vue

La vie au naturel, version humaine :

L’un des deux est coupable. Et si je devais miser, je mettrais ma main à couper que c’est le petit sauvageon, mon félin explorateur, celui qui passe ses journées à arpenter le jardin comme un détective de l’ombre, à se faufiler entre les pots de fleurs, sous la haie, dans des interstices que même la lumière ignore. Mais je ne l’accuse pas formellement — je n’ai pas de preuve. Pas de flagrant délit. Rien qu’une présence suspecte, hum… visqueuse.

De quoi l’accuser, me direz-vous ? D’avoir ramené ça. Encore une fois. Une intrusion discrète, mais bien réelle. Une invitation glissante à l’intérieur de notre maison, sans mon consentement. Je n’ai rien contre la faune locale, qu’elle soit rampante, volante ou bondissante — à condition qu’elle reste dehors. Surtout ce genre là !

Regardez-moi ça : brun-châtain sur le dos, une teinte gris bleuté sur le ventre, un petit modèle parfaitement standard. Une vraie débutante dans la vie, encore fine comme une brindille d’herbe, mais déjà assez téméraire pour s’aventurer sur le tapis. Et surtout, ces deux tentacules qui oscillent, véritables périscopes sensoriels, captant la lumière, les vibrations, l’odeur du tapis en sisal. Et derrière elle, une traînée luisante. Non, ce n’est pas une crotte — c’est une signature. Une œuvre. Une traînée de mucus, composée d’un mélange complexe de machinchose et d’eau, qui lui permet de glisser tout en s’accrochant au support. Magique, mais franchement pas bienvenue chez moi.

Elle avance lentement, comme mûe par une sagesse antique. Pourtant, je sais bien qu’elle n’a pas pénétré ici par la grande porte. Non, elle a profité d’un transport clandestin. C’est là que mon regard se tourne vers mon suspect numéro un : le chat. Ce petit sauvageon attendrissant, porteur involontaire de gastéropodes. Il fait mine de rien, se lave consciencieusement une patte, l’air innocent, pendant que la limace poursuit sa progression silencieuse au milieu du salon.

Je l’observe avec un mélange de répulsion et de fascination. Le limace commune, Deroceras reticulatum, ou Loche laiteuse ou encore Petite Limace Grise, affectionne les zones humides et sombres, se déplace grâce à un pied en perpétuel mouvement, et peut même détecter les phéromones de ses congénères à plusieurs mètres — ce qui, entre nous, est un sacré talent pour une bestiole sans oreille ni nez apparent.

Mais voilà, ma maison n’est pas une serre botanique ni un hôtel trois étoiles pour invertébrés. Alors, d’un petit coup de papier essuie-tout (pas de violence, juste un service de relocalisation), je la dépose jette délicatement dans la haie, à l’extérieur, loin des coussinets de velours qui l’ont peut-être transportée jusque-là.

Allez, zou, dehors la limace. Va glisser ta vie ailleurs. Et dis à tes copines que mes chats ne sont pas des taxis. Ils ont beau ronronner, ils ne sont pas là pour te faire visiter l’intérieur.


La vie au naturel, version rampante :

Journal intime de Lili la Limace
Jour 3 après l’éclosion – 5h47 du matin, heure de rosée

Cher journal,
Ce matin, j’étais tranquillement planquée sous une feuille de mauvaise herbe, en train de digérer un bout de pissenlit moisi (un vrai festin), quand le sol s’est mis à trembler. Un monstre velu, miaulant, à quatre pattes, a bondi dans le jardin. Encore lui. Il vient souvent par ici. J’aime pas son regard vertical ni ses pattes fourrées.

Mais bon, j’ai pas eu le temps de me replier. Une patte, une seule, a suffi. Pouf. Me voilà agrippée à son pelage, embarquée dans une odyssée totalement hors de mon plan de carrière.

Jour 3, suite – 7h12

Cher journal,
Je ne sais pas où je suis. C’est chaud. C’est sec. C’est même gratouillant, un peu déplaisant. Ça sent bizarre… de l’herbe à chats mélangé à de la poussière. Plus d’herbe tendre. Plus de rosée. Juste une surface dure et pleine de poils sous mon pied encore humide. Et cette lumière… violente ! Un soleil intérieur, peut-être ? Est-ce que je suis… dans l’Antre des Géants ?
Je laisse une trace pour ne pas me perdre. Une belle, bien brillante, bien gluante. J’espère qu’elle impressionnera quelqu’un. Peut-être même que je passerai dans un documentaire.

Jour 3, encore – 7h18

Cher journal,
Une Géante m’a vue. Deux pattes, pas de fourrure, mais un cri strident et un doigt accusateur. Je crois qu’elle me soupçonne de m’être incrustée. Je voulais pas ! C’est le chat qui m’a embarquée, j’te jure ! Il est reparti la queue haute, comme si de rien n’était.
J’ai tenté de négocier, j’ai soulevé mes tentacules pour paraître pacifique. Rien n’y a fait. La Géante m’a glissée sur un papier (quelle douceur tout de même), et hop, exil express par la porte-fenêtre. Bon, le saut a été un peu brutal. J’en ai la tête qui tourne.

Jour 3, 7h38 – retour au sol naturel

Cher journal,
Me voilà de retour dehors, posée sur une feuille indéterminée. Je suis vivante. Je suis libre. Mais je jure solennellement que plus jamais je ne m’approcherai de ce transporteur félin. Les chats, c’est pas fiable. Trop poilus, trop vifs.
Demain, je tente le pied de courgette du voisin. Beaucoup plus sûr.

Signé :
Lili la Limace, aventurière involontaire du plancher.


La vie au naturel, version féline

Carnet très privé de Prince Loki, chat libre à demi et esthète
Note : interdit à toute créature bipède ou gluante.

Jour 1095 de ma vie d’élégance – Matinée fraîche, brise légère

Je rentre d’une inspection minutieuse de mon territoire. Deux pigeons déplacés, une araignée humiliée, une sieste sur le compost. Productif.
En passant à la frontière de mon territoire, j’ai senti une sorte de chatouillis sur la hanche arrière. Rien de grave. Un courant d’air, sans doute. Ou une brindille. J’ai continué mon chemin, impassible. Les grandes âmes ne s’arrêtent pas pour si peu.

Quelques instants plus tard – Entrée dramatique dans le salon

Porte-fenêtre ouverte. Carrelage frais. Essuie-pattes à sa place mais que j’ignore royalement, on est prince ou on ne l’est pas. Odeur de croquettes au poulet (j’aime bien, mais juste les grosses croquettes, les plus foncées). Je fais mon entrée, queue haute, démarche chaloupée.
Et là…
La Grande Humaine pousse un cri théâtral, comme si elle avait vu un basilic. Elle gesticule, regarde le sol. Je jette un œil. Une chose brune et visqueuse progresse lentement, très lentement. Une limace. Encore. Ce n’est pas la première et ce ne sera pas la dernière à rentrer impunément chez nous.

Je ne dis rien. Je suis le silence incarné. J’observe.
Est-ce que je l’ai ramenée ? Possible. Je ne saurais dire. J’ai senti un frisson, plus tôt… Est-ce elle ? Possible. Mais est-ce ma faute si des invertébrés me prennent pour un Uber à pattes de velours ? Impossible !

Je m’étire. Je me lèche une patte avec intensité. C’est important d’avoir l’air occupé.
La Grande Humaine me fixe :
« C’est encore toi, hein ? »
Je cligne des yeux. Très lentement. Je me frotte à ses mollets en miaulant très, très doucement. Un chuchotement. Cela désarme toujours les bipèdes. Surtout la mienne.

Note de fin de matinée

La limace a été expulsée avec sans ménagement.
Moi, je suis retourné dormir sur la pile de linge propre, comme un prince. Puis, j’ai préféré la couverture toute douce du fauteuil. J’aime sentir bon pour ma sieste de trois heures de la matinée.

Je n’ai rien vu, rien senti, rien transporté.
Je suis innocent. Je suis discret.
Je suis Loki, Prince Sauvageon de la maison.


La vie au naturel, version du tapis :

Confidences d’un rectangle en fibres de sisal
(alias le tapis à gratter, fidèle compagnon félin et victime collatérale)

Je suis là pour une mission noble.
Protéger le canapé. Sauver les pieds de table. Canaliser l’instinct sauvage de ces félins domestiques. J’ai du taff, car il y en a quatre !
Je suis le tapis à gratter, tressé avec patience, robuste mais élégant, toujours en première ligne.

Chaque jour, je reçois leurs griffes avec honneur.
Je suis le confident silencieux de leurs frustrations, de leurs élans de joie, de leurs folies passagères de 5h du matin.
Et voilà que ce matin… je sens une fraîcheur inhabituelle sur mes fibres.
Un petit frisson visqueux. Je regarde du coin du coin — bon d’accord, je n’ai pas d’yeux, mais j’ai une sorte de ressenti textile, voyez ? Et là, posé sur moi, bien centré, comme s’il avait réservé la place : une limace.
Une. Limace.
Gris dessous, brun dessus, et des antennes qui s’agitent comme si de rien n’était.
Elle me laisse une trace baveuse, un peu comme un graffiti humide. Comme si elle revendiquait le territoire.

Non mais…
Je suis un accessoire de style ! Un outil éducatif ! Pas un bivouac gluant pour invertébrés égarés !

Je vous le dis, tout fout le camp.
Et le pire ? Le chat — celui qui est censé m’utiliser — passe tranquillement à côté, sans même une griffe, sans un mot. Il a sans doute déposé l’intruse et s’est carapaté. Monsieur joue les innocents, comme toujours. Et moi, me voilà, honorablement souillé, obligé d’attendre qu’on me secoue dehors avec toute la dignité qu’il me reste. Car bien sûr, secouer un tapis comme moi, avec une limace comme elle, ça ne marche pas !
Par pitié, la prochaine fois, qu’elle aille baver sur le paillasson.


Voir autrement : un même fait, quatre regards

Un bruissement dans les buissons.
Un chat qui rentre, l’air innocent.
Une limace sur le tapis.
Un tapis unique : créer pour servir les chats !

Quatre faits. Ou un seul ? Tout dépend de qui raconte.

La figure de style que nous explorons aujourd’hui consiste à raconter un même événement depuis plusieurs points de vue. On l’appelle parfois polyphonie narrative, ou encore variation de focalisation. C’est une invitation à sortir de soi pour entrer dans une autre tête, un autre corps, une autre logique.

Pourquoi c’est puissant ?
Parce qu’un même geste peut être vu comme une offense, une maladresse… ou un acte héroïque. Parce qu’un chat qui ramène une limace dans la maison n’a peut-être pas la même version que vous (et la limace non plus, croyez-moi).

Ce que vous allez explorer :

  • Changer de perspective : humain, animal, objet,…
  • Jouer avec le ton : sérieux, poétique, drôle, absurde…
  • Tisser une vérité plurielle : et si personne n’avait pas totalement raison ou tort ?

Exercice proposé :
Choisissez une situation simple : une tasse cassée, une lettre oubliée, une porte laissée ouverte. Puis, écrivez au minimum deux versions de l’histoire :
– Une du point de vue de la personne concernée
– Une du point de vue d’un témoin inattendu
– Une du point de vue… de l’objet lui-même, pourquoi pas ?

Un espace à soi, mon espace écriture

Mon refuge d’écriture

Pour avoir envie.
Pour écrire.
Pour respirer.

À la main, à l’ordi. Peu importe la forme.
Pourvu que ça coule. Que ça sorte. Que ça vive.

Mon bureau n’a jamais eu de racines.
Il bouge, il glisse, il cherche, il s’adapte.
Comme moi.

Il a vécu sous le Vélux,
dans la chambre, sur la mezzanine,
au bord du lit, près des rêves suspendus.

Puis il est descendu.
Au salon, il s’est posé.
D’abord face à la télé : trop de bruit muet,
puis perpendiculaire : un peu mieux.
Mais pas encore ça.

Alors j’ai bougé les meubles.
Coupé l’espace.
Dressé une frontière de livres.
Créé un pays à part,
où chaque page blanche
respire l’intime et le possible.

Un bureau ancien, noir et mystérieux,
m’a appelée depuis une brocante.
Ses tiroirs grincent de secrets,
sa surface attend mes mots.
Il dort encore dans le garage,
mais je l’imagine déjà,
restauré, caressé, prêt.

En attendant,
ma vieille table cherche encore sa juste place.
Un peu ici, un peu là.
Contre le mur. Près du radiateur.
Face à la lumière.
Je l’écoute. Elle me parle.
Parfois, elle me dit : reste.
Parfois : déplace-moi encore.

Un fauteuil doux a trouvé sa place, lui aussi.
Pour lire. Pour rêver. Pour respirer.
Et mes quatre chats dansent autour.
Ils bousculent, ils s’invitent,
ils ronronnent dans mes silences.
L’un d’eux ne me quitte jamais.
Un gardien de mes heures d’encre.

Minos le brave

Avoir un espace à soi,
c’est plus qu’un lieu.
C’est un souffle.
Une peau.
Un chant doux qui dit :
ici, tu peux être.

C’est ici, dans ces quelques mètres carrés,
que mes idées prennent corps.
Que mes romans naissent en silence.
Que mon projet s’ébauche, jour après jour.

Ce n’est pas grand.
Mais c’est assez.
C’est le début d’un monde.

Des poèmes de Zineb

Depuis mars 2025, je compte une nouvelle amie poétesse ! Elle a trouvé mon blog et, depuis ses premiers messages reçus sur mon formulaire de contact « ecrimagine », on ne se quitte plus :-)

Zineb partage ses poèmes et ses réflexions sur la Vie. Avec son accord, je les partage avec vous. Je les trouve magnifiques, pleins de lumière, de tendresse, de rêves et de beauté naturelle.

Merci Zineb pour ce partage de ton univers. N’hésite pas à m’en envoyer encore d’autres. Je les publierai ici, les uns en dessous des autres pour que tu puisses les retrouver facilement.

© Zineb M.

Belle Zinne
Embrasse le nouveau jour,
Incroyable, cette magie qui s’élève.
De cette aube qui éclaire nos rêves,
Zeno, l’essence qui couvre,
La saveur de souvenirs et d’émotion.

21/03/2025

Quand la lumière caresse tes lèvres,
Les rayons d’or te décorent,
Et ton sourire dévoile tes dents de diamant,
Éclairant la beauté de ton visage naturel.
Que le ciel même devienne jaloux
De tant d’éclat, de tant de douceur.
L’homme sur terre et l’ange t’attendront
Au plus haut de la lune.

© Zineb M. – 27/03/2025


Des poèmes moins récents, mais tout autant intéressants :-)

L’amour règne sur l’âme,
la magie.
Les désirs grandissent,
Les sentiments fleurissent.
Oh, quel plaisir ! L’amour fait rire, fait pleurer,
l’âme s’ouvre à l’amour vrai

© Zineb M. – 26/09/2024

Que faire de mes rêves?
Ils restent muets, sans aucun langage.
C’est dans le rêve que je vole sans ailes.
Mais il reste à découvrir ce qui est loin de mes rêves

© Zineb M. – 07/10/2024


Le crayon trace le beau
Il écrit en noir,
Le crayon signe la paix,
Entre le corps et l’esprit.

Le crayon est une promesse.
Criée des liens, proche et loin
Libère les pensées

En silence, sur la page blanche
Ses signes s’entrelacent
Tissent des rêves et des mots

Le noir, couleur du fond
Évoque la sagesse
Porte l’ombre et la lumière
Équilibre la nuit et le jour

© Zineb M. – 15/01/2025


Naissance

Je suis née dans un monde étrange,
Où j’ai découvert la beauté
Et les chansons des printemps.

© Zineb M. – 28/05/2024


Es-tu capable d’entrer dans  la bataille ?
Je t’offre l’occasion 
D’arrêter ton adversaire.
Ton œil, flèche acéré,
Pour partager la plume de paon.
Ton arme révèle  ta sagesse ;
Tu verras le trône,
Et la victoire t’emmènera
Vers  l’emprunteur.

© Zineb M. – 11/04/2025


La valeur de l’esprit
Et la beauté de la personne,
Sagesse aiguise
Le sommet  de l’efficacité,
Et la bénédiction.

© Zineb M. – 29/04/2025


Toutes les fleurs de prairies
Attendaient leur ouverture
Aux mois du printemps,
Blancs, rouges et roses…
A divers feuillages ronds et pointues
Le vent souffle, parfois forts, parfois doux,
Pour les  reproduire
Et en avoir  leurs  graines,
Afin de les conserver
Et de les faire repousser
Dans les merveilleuses poches
Sèches de belles garnitures,
Pour protéger du froid et les nourrir  du sous-sol.

© Zineb M. – 06/05/2025


Le silence ne me  suffit  pas .
Croyez en moi .
Les restrictions ,
Le temps passe.
Je dois laisser des traces
Et laisser mes traces
Sur  les pas,
Sur les pages .

© Zineb M. – 15/05/2025


La fleur,  on ne peut jamais voir
Ses  couleurs.
Qui peut toucher son cœur ?

Dans la fleur
S’enlacent
La lumière et l’ombre
Et l’amour

La fleur chante, qui peut l’entendre,
Ö, amoureux !
Son chant est divin.
Secret

© Zineb M. – 15/05/2025


Les lignes de nos mains limitent notre destin.
Chaque ligne, raconte une histoire,
Des rêves, des espoirs, des pleurs et des chants.
Les choix s’annoncent,
Sur ces pages de peau,
Un voyage intime, une scène,
Se mêlent nos passés, notre avenir.
C’est dans l’obscurité que l’on découvre la lumière,
Le destin peut changer,
Chaque jour est un début,
Ne laisse jamais le doute ternir ta prière.

© Zineb M. – 22/05/2025


Le cœur aime
Chaque jour
Tout ce qui est beau
Et moi, j’aime
Tout ce que tu aimes

© Zineb M. – 23/05/2025


Sans regarder au miroir
Qui suis-je ?
Je n’ai jamais vu mon visage entier
C’était une fois
Face à au miroir  
M’apparut un  visage ,
J’ai dit : « Oh ! comme il est beau »,

© Zineb M. – 27/05/2025


Le risque de l’attaque

Il vit dans mon intérieur,
Nous l’appelons Dieu .
C’est cela le chemin vers la réussite .
Le poison se mélange lentement ,
Mais mon cœur continue de dire cela :
C’est ça le chemin .
Si tu prends ta décision ,
tu atteindras ton destin .
Je vais garder ma promesse .
Mon destin doit changer.
Il vit dans mon intérieur,

© Zineb M. – 28/05/2025

Textes et photos © Zineb M.


Les feuilles l’achanties
Ne veulent pas quitter la tige.
Elles s’accrochent des petites, aux grands ,
Supportant la neige et le vent .
D’autres vivent bouillantes
Entre l’automne et le printemps,
Vivent le beau temps.
Et celles restantes debout,
Couvrent le fruit cuit et amère.

© Zineb Mokhtari – 03/06/2025


Ah ! Créateur ,au parfait pouvoir,
Sème la graine : Forêt, Fleur et Herbe
Gouverne, atmosphère, corps et âme
L’esprit, ange, homme et diable
Toutes ses voix répètent le même verset
Chant, poésie et prière
Prière aux mots des vers

© Zineb Mokhtari – 11/06/2025


Sans toi …

Sans toi, je resterai célibataire
Sans toi, je ne serai pas mère
Sans toi, je n’aurai pas la fraternité :
Sœurs et frères.
Sans toi, je ne serai jamais une tante
Sans toi, je ne fonderai pas le foyer ni le ménage,
Avec toi, nous sommes de sang et de race
Avec toi, nous  partageons l’héritage
Avec toi, tu es père, mari et frère
Avec toi, j’ai pleuré de perdre mon beau – frère
Avec le frère l’amant choisit sa propre âme.

19/02/205 – Zineb Mokhtari

Photo prise par Zineb Mokhtari le 09/05/2025.
Portrait d’un visage sur la pierre .


Votre chemin

Votre destin est entre vos  mains
Pour  changer votre chemin
Faites le premier pas !

Faire le premier pas
C’est vous découvrir !
Soyez sincère et  patient

Soyez  fidèle  à vous-même
Évitez le doute
Allez de l’avant !

Le chemin se fait en marchant

04/09/2019 – Zineb Mokhtari
photo prise par Zineb mois 02-2025 


Mes yeux perçoivent
Ce qui est vraiment beau.
L’âme et l’esprit s’éveillent,
Révélant l’image symbolique,
Le secret de l’être.
Là, où la sincérité est du plus
Haut niveau spirituel

Le 11/09/2025 – Zineb Mokhtari

Photo prise par Mineb Mokhtari 25/07/2025


Un message et un poème à l’occasion de mon anniversaire, signés Zineb

Merci Cécile 

Je t’offre mon âme,
Fleur du bien. 
Joyeux anniversaire 
À mon aimée 
Princesse 
D’ecrimagine. 

Zineb Mokhtari – 16/09/2025

Le levé du lundi 15/09/2025. Photo prise par Zineb Mokhtari 6h30

Ici, son commentaire en lien à ma retraite personnelle faite dernièrement, à l’occasion de mon anniversaire.

Merci à toi, Zineb, tes mots sont tout pleins d’amitié, de courage, de forces et de beauté !

Toujours, on est en chemin,
le bagage se fait en marchant.

Lettre d’une femme qui s’appelle Cécile,
chaque page d’écrimagine raconte un courage, un souffle, un succès …
Il faut militer pour atteindre l’horizon.

Bravo Cécile

Zineb Mokhtari

Changement d’heure, comment ça se passe chez vous ?

Généralement, le changement d’heure passe comme une lettre à la poste (autrefois). Sans problème (avant). Aujourd’hui, j’ai quatre chats à la maison. Enfin, deux qui passent leurs nuits à l’intérieur, et deux dehors.

Avant de vous raconter la vie de ces quatre chats, de leurs vies et de la mienne, de la nôtre, ensemble, parlons d’aujourd’hui, dimanche 30 mars 2025. Jour du changement d’heure. La nuit, à deux ou trois heures du matin, quand vous dormez, avancez d’une heure. Ils en ont de bonnes ceux qui ont pondu cette idée. Devons-nous nous réveiller pour actualiser ce changement d’heure ? Que nenni ! Aujourd’hui, tout est automatisé (ou presque) : téléphone, ordinateur, hop, magie, magie, ça change tout seul. Mais l’heure du micro-ondes, non.

RRRrrrrrrr Rrrrrr RRRrrrrr. Le moteur de Minos, chat N°1, se met en route. A vingt-cinq centimètres de ma tête, mes oreilles ne peuvent faire comme si elles n’avaient rien entendu. Tel un automate, je sors un bras de la couette, je le tends, je tâtonne à cinquante ou soixante centimètres de moi, du côté opposé au chat. Je dois m’étirer un peu, sortir l’épaule, rouler davantage sur le côté. Le téléphone est plus loin que je l’imaginais. 5h56, on change d’heure, il est donc 4h56. Minos a une horloge pointilleuse dans le corps. 5h00, c’est l’heure où il se réveille après avoir dormi d’une traite, sans bouger ou presque, toute sa nuit à mes côtés. Minos est un chat. Mais je l’appelle affectueusement mon chat-chien ou mon gros bébé. Pour comprendre pourquoi ces surnoms, il va vous falloir suivre nos aventures.

Je me suis couchée plus tard que prévu. La faute à Amoureux et à Fille, ils ont regardé un film bruyant à la télévision, jusqu’à passé 21h ou 22h comme je me l’imaginais déjà, ayant toujours un coup d’avance ! Je veux encore dormir trente à quarante-cinq minutes. Oui, je sais qu’à présent, à près de 45 ans, il me faut entre 7h30 et 8h de sommeil pour que le matin, je me réveille aussi fraîche qu’un gardon. Mais pour Minos, quand c’est l’heure, c’est l’heure ! Avant, ce n’est pas encore l’heure. Après, ce n’est plus l’heure. Le pousser, lui dire « chut ! », le bousculer un peu, lui parler, lui expliquer que j’aimerais encore dormir un peu, dix, vingt minutes… rien n’y fait. Le ronronnement est toujours là, même quand il descend, il remonte aussitôt. Donc, à six heures passées de quelques petites minutes, je me lève. Toujours en mode automate, je prends les escaliers pour aller vider ma vessie. Le robot que je suis veille à ne pas marcher sur la queue d’un chat, à ne pas en enfermer un dans la toilette, à ne pas me casser la figure dans les escaliers.

Dehors, le calme absolu. Même si la nuit il fait encore froid, le matin, j’ai laissé mes pantoufles dans le tiroir et enfile mes chaussettes car mis à part les escaliers en bois, tous les sols sont en carrelages. Et ça, c’est encore un peu frais pour mes petits pieds nus. Le mode « éveillée » s’active, mais il tourne encore au ralenti. J’ouvre la porte de la cuisine aux deux chats ayant dormi aux belles étoiles. Et puis, je râle ! Je viens de marcher dans un paquet de vomis. Beurk. Au moins, ça a l’avantage de me réveiller d’une traite. C’est mouillé, c’est froid. Ma chaussette droite transperce. Re Beurk. J’allume les lumières, quand même. A cloche pied. Une chaussette en moins. Oups, une deuxième. Des gouttes ont été semées un peu plus loin. Avant ou après que la boule de poils remplie d’herbes n’ait été expulsée du gosier. Bon, au moins, celui qui a fait ça, a bien visé. Pile sur l’essuie pour essuyer leurs pattes. Pour une fois que ce n’est pas dans les escaliers ! Je ne me fâche pas. Les boules de poils, faut que ça sorte. De préférence dehors, mais bon, on ne peut pas tout avoir dans la vie.

Je plie l’essuie avec mes chaussettes et la boule de poils. Avec un bout indemne de l’essuie, j’enlève ce qui reste sur le sol. Un essuie-tout plus tard, on dirait qu’il n’y a rien eu. Entre temps, trois chats me tournent autour « j’ai faim ! « , « moi aussi, j’ai faim ! », « je crève la dalle ! ». Minos a filé dehors. Soit c’est lui qui a vomit, soit il a vu le chat des voisins dans son territoire.

Un regard vers le micro-ondes pour connaître l’heure. Ils ont effectivement tous l’air affamé. Se seraient-ils déjà mis à jour avec l’heure d’été ? Si vite ? Pas possible ! Et en réalité, je lis l’heure, puis j’oublie qu’elle n’est pas « à jour ». J’ai quatre chats et je vérifie toujours que chacun mange sa gamelle. Héra, la sœur jumelle de Minos, fait la difficile. C’est Madame la Marquise. Néanmoins, à sa décharge, je crois qu’elle est toujours sous le coup du vaccin reçu quatre jours plus tôt. Elle est apathique, elle dort davantage, elle mange moins. Surtout, surtout, elle ne me réveille pas (avant son frère il va de soi). Je ne vais pas m’en plaindre, juste la plaindre, elle, un tout petit peu. Héra veut sortir, je lui ouvre la porte. Minos, son frère est toujours dehors. Les deux plus jeunes mangent de bon appétit. Mais je sais que je dois faire la police avec Orion. Il mange pour quatre. C’est le plus petit et le plus mince de ma tribu féline. Comme dirait la vétérinaire : il doit nourrir tout un petit monde dans son bidou. Hélas, oui, Orion a beau être traité contre tous les parasites, il se nourrit la nuit de rongeurs et sans doute l’un ou l’autre est-il infesté de puces, en découle de petits vers blancs semblables à des grains de riz qui squattent les intestins de mo petit chat noir. Orion et moi, on se comprend. Il sait qu’il doit attendre que son copain a fini de manger et se détourne de sa gamelle pour lécher les restes. Orion est un lave-vaisselle ambulant. Il nettoie impeccablement toutes les gamelles. Enfin, ça dépend de la viande, mais généralement, il vide les restes.

Je mets quand même les deux gamelles pour Minos et Héra de côté, sous une cloche. Quand les deux jeunes ont fini de manger, hop, ils ressortent. Et moi, je peux espérer me recoucher. Mais impossible de me rendormir. Le vomit, la chaussette mouillée, l’odeur, le jour qui se lève… Et ça y est, je suis complètement perdue dans le Temps ! Il était presque sept heures dans la cuisine et là, il est huit heures. Je suis tourneboulée. Alors, je sors mon ordinateur et je commence à écrire. Je n’ai même pas pensé à écrire dans mon cahier d’écriture quotidienne ! C’est dire que je suis à côté de l’heure.

Minos et Héra sont rentrés ensemble. J’ai proposé une autre boîte à la Miss (Héra est la seule femelle de la tribu féline), mais elle a décliné et est allée se coucher. Son frère a un peu mangé, moins que d’habitude, mais il a été mangé un peu dans la gamelle de sa sœur. Quand Orion rentrera, il se fera un nouveau festin.

Là, il est 9h30 de la nouvelle heure. Et tout le monde dans la maison est levé et réveillé ! Un dimanche ! C’est unique, du jamais vu en Temps Normal.

Ce changement d’heure, franchement, de vous à moi, c’est du n’importe quoi. Avant, ça me faisait ni chaud ni froid, mais là, les années passant, je râle. En plus, il fait moche. Le ciel n’est pas d’accord non plus, il ne sait plus où donner des nuages.

Créer un roman de A à Z : entre passion, patience et persévérance

Mon futur roman jeunesse : Une aventure née d’un atelier d’écriture

L’écriture est une aventure, et ce roman jeunesse en est la parfaite illustration ! Tout a commencé en avril 2016, lors d’un atelier d’écriture dont le thème était : Le village sans (100 ?) histoires. Un atelier imaginé et créé par Stéphane Van Hoecke (grosse pensée pour lui en ce moment, il saura pourquoi). Un concept intriguant qui m’a immédiatement inspirée. La première étape consistait à choisir un nom de village au hasard sur une carte, puis à le décrire en y intégrant un élément étrange et mystérieux. C’est ainsi que sont nés la fontaine orange et le puits interdit, éléments centraux de mon histoire.

Un peu plus tard dans l’atelier, une nouvelle contrainte est venue enrichir mon récit : piocher une photo d’un inconnu dans une revue et en faire un personnage. J’ai décrit cet homme, imaginé son passé… et il est devenu Sean, l’épicier au passé trouble. Ce personnage a pris une telle importance dans l’histoire qu’il est rapidement devenu l’un des piliers du roman.

Un long chemin vers la publication

Si l’atelier d’écriture a été une véritable étincelle créative, transformer ce passage en un roman complet a été un long chemin. J’ai mis énormément de temps à développer l’histoire, à peaufiner l’intrigue, à créer du suspense et des tensions entre les personnages. Puis est venue l’étape des corrections, de la relecture, et enfin de la mise en page… une tâche titanesque, surtout en autoédition !

L’autoédition : un défi passionnant

Le défi, maintenant, est de ne pas oublier toutes ces règles pour le prochain livre… mais c’est une autre histoire !

Une aventure inspirée de la réalité

Comme pour toutes mes histoires, je puise mon inspiration dans la réalité : des scènes auxquelles j’ai assisté, des anecdotes entendues, mais aussi et surtout mes enfants, qui m’inspirent énormément. J’aime mélanger ces éléments du quotidien avec une touche de fantastique, insufflant une atmosphère unique à mes récits. Et bien sûr, les animaux – en particulier les oiseaux – ont toujours une place spéciale dans mes histoires.

J’ai adoré travailler sur ce roman, imaginer ses scènes, son ambiance, ses personnages. Bientôt, il sera entre vos mains, et j’espère qu’il vous fera voyager autant qu’il m’a transportée pendant toutes ces années d’écriture.

L’aventure ne fait que commencer !


Le puits interdit était déjà là, de même que la fontaine orange

Avril 2016, l’atelier d’écriture. Avril 2025 l’impression du livre.
9. Comme 9 mois pour une gestation. 9 comme 9 ans de maturation.
Le chiffre 9 est important pour moi. J’en parle même dans ce livre ;-)

Mon temps préféré, ma saison préférée

Proposition quotidienne de rédaction
Quel est votre type de temps préféré ?

Sans hésitation, c’est le printemps. Mais le printemps lumineux, doux, ni trop chaud ni trop humide. Ensoleillé. Avec les fleurs qui poussent et qui s’ouvrent à l’astre diurne, avec les oiseaux qui chantent dès potron-minet, avec les insectes qui arrivent et visitent notre jardin ou notre maison… mais surtout avec les matinées et les soirées claires.

Elles sont là !

Alerte invasion : les bestioles sont de retour !

Elles sont là. Doucement mais sûrement. Sans carton d’invitation, sans prévenir. Les BVI ont débarqué ! Chez moi, chez toi, partout. Et cette nuit, elles ont décidé de faire une fête surprise… à mes dépens.

Mais qu’est-ce qui attire ce petit monde ? La météo, bien sûr ! Le printemps sonne l’heure du grand réveil ! Pour les BVI matinales, un combo gagnant : température + lumière artificielle = piste d’atterrissage directe dans ma cuisine. D’ailleurs, une d’entre elles a été interceptée en flagrant délit ce matin. D’abord par moi, puis par mes chats, qui l’ont observée avec ce regard qui hésite entre « futur jouet » et « déjeuner express ».

Et la nuit, me demandes-tu ? Eh bien, c’est simple : concert privé. Pas de billets en vente, et pourtant, j’ai eu droit à une sérénade de Bzzzz Bzzzzz Bzzzz à 5h du matin, en parfaite synchronisation avec un merle, un moineau et une mésange. Magnifique, si seulement j’avais demandé un réveil aussi matinal.

Pourtant, hier, les BHP m’avaient déjà soufflé l’info. Une le matin, une autre le soir. Ça aurait dû faire tilt, mais mes neurones étaient en mode « hors service ». J’aime le printemps, mais les BVI qui transforment mes oreilles en circuits de Formule 1 nocturne… bof. Leur objectif ? Me pomper mon sang, façon mini-vampires. Leur compensation ? Une substance censée apaiser la piqûre. Spoiler alert : ça gratte quand même !

Heureusement, la nature a un plan. Les BHP sont là pour réguler les BVI ! Une fois leurs pattes échauffées, leurs mandibules prêtes, et leurs toiles printanières tissées avec l’élégance d’un designer en pleine Fashion Week, elles s’attaqueront aux moustiques. Et moi ? Je pourrai ENFIN dormir tranquille, sans ce maudit Bzzzz à l’entrée de mes oreilles.

Vive le printemps… mais à distance raisonnable, s’il vous plaît.


lumière allumée
il fait encore nuit dehors
Oh ! un papillon !


BVI ? Bestioles Volantes Identifiées : moustiques et papillons de nuit, ces charmants colocataires non sollicités.
BHP ? Bêtes à Huit Pattes, alias les araignées, celles qui regardent tout ça d’un œil… euh… de plusieurs yeux.

Une Tégénaire d’assez belle taille Brrrrr