Challenge NaNoWriMo 2012 : venez me lire

Voilà, pour venir me lire, me corriger, m’encourager, suivez-moi sur Atramenta.  Si vous n’êtes pas inscrit sur ce site, et que vous souhaitez me laisser un commentaire, vous pouvez me le laisser ici, sous cet article.

Je ne sais pas si j’aurai le temps de mettre tous les jours la suite sur ce site, mais je vais essayer.

D’avance, MERCI pour votre lecture et votre aide.

Premier jour d’écriture NaNoWriMo

Que dis-je ? Premières heures !  J’ai plus d’inspiration le matin, donc réveil en ce jour férié à 6h35…

Petit déjeuner avalé en écrivant, en réfléchissant… il est 8h25, et avec des petites pauses, j’ai écrit presque 2 pages. Et les idées arrivent, se bousculent dans ma petite tête ! chouette. Je pense que l’idée de mon roman n’est sûrement pas « nouvelle », mais qu’importe, j’ai envie d’écrire et d’inventer ces personnages et cette histoire. Et je vais tâcher de faire évoluer tout cela afin que les pages se suivent et ne se ressemblent pas :-)

Voici le résumé que je viens de mettre sur le site de NaNoWriMo :

Mysteria anime un bien étrange atelier d’écriture, virtuel, où seules quatre personnes y participent. Le but de l’animatrice : que plus personne ne redoute la page blanche.
Un thème fort connu mais qui angoisse toujours certaines personnes qui aiment écrire… comme elle autrefois.
L’animatrice sait que les relations par Internet peuvent être rapides, fortes et parfois dangereuses. Mais entre savoir et le vivre, il y a un monde de différence.

J 1 le matin : 995 mots.

(sans doute, sûrement,  à réévaluer ce soir !)

J 1 le soir : 2130 mots

NaNoWriMo

Grâce à Estelle, je viens de découvrir ce challenge : NaNoWriMo. Comprenez National Novel Writing Month, en français : mois national d’écriture de roman ! C’est un projet d’écriture créative qui a été lancé en 1999 aux USA. Depuis, le nombre de participants ne cesse d’augmenter et aujourd’hui, même s’il garde toujours son nom : il est international ! C’est gratuit et le thème est totalement libre…

En 1 mois, jour pour jour, heure pour heure, on doit écrire un texte d’au moins 50.000 mots ! soit environ 175 pages.  Voilà, moi qui voulais écrire quelque chose mais qui n’avait pas la moindre idée de sujet… je me suis décidée, très rapidement car le jeu commence le 1er novembre à minuit, et j’y participe !

1°) le roman, ce n’est vraiment pas mon style d’écriture, trop long pour moi !
2°) je n’aime pas la contrainte « temps »
3°) j’ai encore des livres à lire pour la prochaine recension du Centre de Littérature de Jeunesse de Bxl
4°) j’ai déjà du mal à trouver l’inspiration pour une petite nouvelle
5°) la gestion de mon temps n’est pas encore optimale

Bref, autant de points motivants qui je l’espère vont me pousser à faire au moins 10.000 mots ! C’est mon premier but à atteindre…

Je vous mettrai un mini article tous les jours du mois de novembre pour que vous puissiez suivre ma progression… ou pas  :-)

A moins de deux heures du début, YOUPPEEE, j’ai trouvé mon sujet !

Donc J-1 : zéro mot : une idée

La bique et le loir

Petit texte pour le jeu du mois d’octobre de la petite fabrique, dont le thème était : « rencontre« 

 

La petite bique se sentait si seule. Elle voyageait depuis si longtemps, quand tout à coup, elle trébucha sur un livre. D’abord, elle rouspéta, mais seule comme cette bique savait le faire : « crotte de bique », fallait que je tombe et que je me torde le sabot. Ensuite, elle ramassa le livre, auteur de sa chute, et lu le titre « La Ballade de Cornebique ».

–          Qu’est-ce que c’est encore que cette histoire de rien du tout ? dit le malchanceux.

Un petit loir qui passait par là, et qui s’ennuyait à dormir, entendit la biquette rouspéter à tout vent. Celui-ci s’approcha discrètement de la bique et lui souffla :

–          Eh mon ami ! Toi et moi, on peut devenir célèbres.

La petite bique, se gratta la barbe et lui répondit :

–          Cesse donc de raconter des histoires, les carabistouilles, c’est bon pour les nouilles, petit loir sans espoir !

Le petit loir, aimait les rimes. Aussi, quand son nouvel ami lui répondit, il vit son sourire grandir, grandir.

–          Regarde donc le livre, ouvre-le. Tu verras, il est magique ! Il ne tient qu’à nous de le remplir de mots féeriques ! D’ailleurs, tu en es le héros principal, car tu es déjà dans le titre !

–          De mots féeriques ? N’importe quoi ! Tu ferais mieux de te rendormir au lieu de dire des âneries.

–          Je ne suis pas un âne, moi, Môsieur, je suis un Loir, un grand petit loir.

–          Grand petit ? Petit petit, et même minuscule, tête de mule.

–          T’es nul de dire ça, espèce de bique à face de rat !

Et ainsi de suite, ils se chamaillaient en s’envoyant des gros mots tout gentil tout le temps. Soudain, l’un d’eux se mit à rigoler et à pointer du doigt le livre qui se tenait à présent tout droit.

–          Regarde ! Qu’est-ce que je te disais : c’est un livre magique. Il se remplit tout seul. Lit, ordonna le petit loir en essuyant ses larmes de rires.

–          En plus d’être sans espoir, tu es un analphabète, espèce de pauv’ petite bête ! continua la petite bique en se marrant tout autant.

–          Je ne sais pas ce que tu veux dire, je sais lire, mais pas déchiffrer les pattes de bique, car c’est bien de ton écriture qu’il s’agit.

–          Des pattes de bique ! T’as déjà essayé de tenir un crayon entre deux ongles seulement ? Bon ! Trêve de plaisanterie, face de loir qui rit. Voyons-voir ce qui se dit dans ce stupide livre qui s’écrit tout seul.

Voilà comment est né le petit roman « La Ballade de Cornebique », de Jean-Claude Mourlevat. Bien sûr, afin que tout animal puisse le lire, il a fallu demander à un auteur  de le ré-écrire en langage humain, car le petit loir n’a pas tort : déchiffrer une écriture de bique, ce n’est pas une mince affaire !

Pour ceux qui n’ont pas encore lu ce livre, je les encourage, à se tordre de rire :-)

La rupture

Un petit texte sur le thème « la rupture ». 

–          Je constate qu’il y a une rupture, dit le médecin à son patient.

–          Ah bon ? s’étonne Monsieur Robin.

–          Oui, poursuivit le thérapeute. Jusqu’il y a peu, à chacune de nos rencontres, vous me parliez de votre voisin. Pas un jour, me semble-t-il, il ne vous laissait tranquille. Ce comportement aurait pu être décrit comme du harcèlement.

–          Je suis tout à fait d’accord avec vous, docteur.

–          Mais alors, que s’est-il passé, il y a quinze jours, pour que vous n’abordiez plus ce sujet ?

 Monsieur  Robin réfléchit. Il regarde le plafond, à gauche, comme si le coin pouvait subitement lui donner la réponse. Dans sa tête, défile d’étranges images, mais il n’arrive pas à faire le lien entre ce voisin malsain et son calme presque olympien depuis sa disparition.

 –          Si vous parveniez à trouver ce qui vous rend si détendu depuis deux semaines, reprend le médecin, vous parviendrez à vous soigner plus rapidement.

 Monsieur Robin se rend en effet compte, lui aussi, de cette cassure. Avant, il était tendu, nerveux, agressif. Il ne chantait presque plus. Et là, depuis que son voisin n’est plus là, il se sent tout autre, plus serein, plus heureux. Il a même envie de repousser la chansonnette. Cela se peut-il que la nature reprenne le dessus ? Est-ce que son instinct seul a-t-il suffit à calmer sa faim ? Car c’est bien de cela qu’il s’agit : de nourriture !

Voilà des mois qu’il écoute son cœur. Des semaines entières, où, pour faire plaisir à sa nouvelle fiancée, il ne touche plus le moindre ver ! Il est sobre depuis si longtemps que son appétit d’oiseau s’est modifié. Son régime a changé, et son caractère aussi par la même occasion.

À y réfléchir encore plus intensément, le patient dit qu’en effet tout a commencé quand Monsieur Farine, grand ver de sa famille, a emménagé à côté de son nid. Le voisin se tortillait tous les jours, sous ses yeux, pour sortir de son trou. Il s’étirait et ondulait d’une façon ! Cela en était dégoûtant ! Provoquant même ! À force, ben oui ! Il l’a fait retrouver son appétit.

 –          Je ne suis pas un rouge-gorge pour rien, dit Robin en baissant les yeux. Tout le monde sait que le plat préféré de mon espèce, c’est le ver. Quel culot, il avait eu de venir s’installer juste sous mon bec. C’était de la provocation, n’est-ce pas docteur. De la légitime défense, non ?

Le médecin, dans son élégant costume blanc et noir, ne répondit pas tout de suite. Dans sa tête à lui dansait une scène délicieusement horrible où il se retrouvait, l’été passé, à dévorer les œufs d’un nid de rouge-gorge…

« Moui, sûrement, il me pardonnerait si je lui disais tout. Après tout, pondre des œufs juste sous mes yeux de pie, ça aussi c’est de la provoc’ »

 

L’amitié est une couleur

Un mini texte écrit à l’occasion d’un défi d’écriture sur Atramenta.
Le thème : l’amitié et le temps qui passe.

J’ai une famille rouge comme l’amour. C’est une amitié forte, puissante, et qui déteint sur les autres quand elle s’agrandit, qui traverse toutes les saisons, celles de soleil comme celles de pluie.

J’ai des amis roses, au parfum tendre et précieux. Ils sont peu nombreux et pâlissent parfois quand le Temps nous sépare trop longtemps. Alors il faut raviver la teinte par des sourires, des bisous, des petites attentions pour ne pas que  le Temps nous vole la couleur du bonheur.

Certaines connaissances, comme les schtroumpfs, sont bleues. Elles sont nombreuses, parfois fugaces, parfois durables. Des connaissances sourires, des connaissances grognons, des connaissances coquettes, d’autres tristounettes et d’autres encore travailleuses. Parfois, certaines épousent des roses, alors elles deviennent mauves.

J’ai aussi des amis verts. Symbole de la nature, je les retrouve lors de mes balades. Ils aiment se laisser prendre en photo, ce sont mes amis les animaux, les arbres, le ciel, la vie qui respire.

Des amis jaunes, il en existe aussi. Des bougies, des étoiles qui illuminent le ciel des Partis Trop Tôt. Ils m’accompagnent toujours, même si je n’en parle pas souvent, je pense à eux régulièrement.

Enfin, et malheureusement, le noir tache par moment mon arc-en-ciel d’amis. Mais, heureusement, l’union fait la force et les autres couleurs sont plus fortes, et tel le souffle puissant du vent, emporte le Noir loin de moi.

.. pour télécharger ce petit texte, c’est ici sur Atramenta  :-)

Des rails qui chantent (mot d’enfant)

ah notre petit garçon est de nouveau en forme pour les « mots d’enfants ».

Nous sommes dans le tram, direction l’école. Il n’y a que deux arrêts à faire, mais y en a des choses à voir même sur un si court trajet. Entre autres, regarder le changement d’aiguillage, ça le fascine !

La semaine passée, avec un nez un peu encombré, il me dit :

– Maman, je peux aller devant pour voir l’aiguillage qui … chante.

Maman, avec le bruit du tram, est un peu bouchée des oreilles, et elle lui répond :

– Tu veux quoi ? chanter ?

Et là, il « crie », histoire que tout le monde l’entende bien :

– NON, je veux voir l’aiguillage CHAN-TER !

– Aah, tu veux dire CHAN-GER !

– Mais oui, c’est ce que j’ai dit !

Photos du musée du tram, visité avec mes enfants…
montage photo : maman Cigalette